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Sur La Route #12
Mardi 24 Octobre 2017

avec Nicolas Quilliet Maxime Thieffry

CEO V.E.V.

Bonjour tout le monde ! On est mardi. Il est 09 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

On tourne l’épisode numéro 12 de « Sur La Route ».

Je m’appelle Nicolas QUILLIET.

Mon invité d’aujourd’hui, c’est Maxime THIEFFRY.

Maxime, c’est le CEO de VEV, le patron de VEV.

Il va nous expliquer un petit peu ce qu’il fait aujourd’hui.

Puis surtout avec lui, on va parler de trois choses.

La première, c’est comme souvent : comment a-t-il eu l’idée ?

Comment s’est-il organisé ?

Quelle méthode a-t-il utilisée pour trouver l’idée il y a quelques années ?

Plus de 10 ans, son idée de création d’entreprises, de startup.

La deuxième chose, c’est qu’il va nous expliquer un petit peu son environnement familial,

puisqu’il a eu le virus très tôt de la création d’entreprise.

Et enfin, comme beaucoup de chefs d’entreprise,

on va parler d’un sujet qu’il rencontre beaucoup.

C’est le fait qu’au bout de 10 ans, dans sa boîte,

à un moment, il ne s’est plus trouvé à sa place.

Il ne faisait plus forcément ce qu’il voulait.

Il va nous en parler et il va surtout nous expliquer

comment a-t-il résolu le problème ?

Comment a-t-il recommencé tout à zéro ?

Qu’est-ce qu’il a appliqué comme méthode réaliser cela ?

On accueille tout de suite Maxime THIEFFRY.

(Générique)

Salut, Maxime !

Salut, Nico !

Ça va bien ?

Ça va très bien.

C’est parti, « Sur La Route ».

C’est parti !

Merci de m’accueillir. C’est sympa.

Avec un grand plaisir, merci d’avoir accepté mon invitation.

Juste en introduction, on a une nouvelle lumière.

Parce qu’on est dans le Nord à Lille.

Il est 9 heures du matin, on est au mois d’octobre.

Donc, il fait tout noir.

Pour pouvoir avoir une qualité d’image un peu meilleure,

on allume la lumière tout simplement.

Maxime, qui es-tu ?

Présente-toi pour ceux qui ne te connaissent pas.

Rapidement, j’ai 37 ans.

37 ans ?

— J’ai 37 ans. — Bel âge !

Donc, je suis le dirigeant de VEV.

Cela veut dire quoi VEV ?

VEV, à l’origine, c’est pour la vente en vidéo.

D’accord !

Aujourd’hui, VEV fait deux activités.

C’est une activité d’agence de production.

D’accord !

Production d’audiovisuelle carrément.

Tu fais des films et des pubs.

Exactement ! C’est cela.

Sur cette activité-là, c’est...

on travaillait beaucoup pour les grosses consos.

On développe des films publicitaires pour le Web,

D’accord !

pour des grandes marques de la région, mais aussi pour Paris,

des boîtes basées à Paris.

On développe, cela peut-être du film publicitaire.

Cela peut-être du film pédagogique.

Oui !

Du coup, l’idée, c’est toujours de valoriser les produits et les services.

C’est un peu notre fil conducteur de départ.

C’est du film de produits et de services pour le Web.

C’est cela.

On a une super équipe d’une petite dizaine de personnes avec derrière des clients très variés.

C’est qui est marrant ce qu’on est amené à faire aussi bien de la pub pour des crèmes solaires

et dans la même semaine, on va faire la présentation d’un train pour Bombardier.

— D’accord ! — Donc, c’est assez rigolo.

Ce sont des équipes qui doivent changer de sujet en permanence, quoi.

Voilà, oui, c’est très sympa !

On a eu la chance de faire un tournage en Chine récemment.

Cela bouge beaucoup. C’est une activité qui est vraiment sympa.

Qui est rattaché, donc tu disais une deuxième activité.

Alors, il y a la deuxième activité, qui elle est toute jeune.

Elle s’appelle Cliple. D’accord !

Cliple, c’est pour Clippy Simple.

L’idée de Cliple, c’est quoi ?

C’est de rendre accessible la vidéo pour les petites boîtes.

— Là où sur ???, les grands comptes et les PME. — Oui.

— Cliple, c’est de la TPE, c’est de l’artisan. — Exactement, c’est cela.

Même si les petites boîtes... Pardon ! Les grosses boîtes sont aussi intéressées

parce qu’à partir du moment on agit, il n’est pas cher.

Où tu réduis les coûts forcément.

— Cela intéresse tout le monde. — Cela les intéresse. Oui !

— Cliple, cela fait un an qu’on a lancé la commercialisation. — D’accord !

— Cela marche bien ? — Cela marche bien. On est content.

— Bravo ! — On est content.

On a une petite centaine de réalisateurs.

Le principe de Cliple : c’est quoi ?

C’est une communauté de réalisateurs indépendants basés partout en France.

Puis derrière, on a un site qui s’appelle « Cliple.com ».

Les gens vont sur le site et choisissent un modèle de vidéo.

Le jour « j », un réalisateur vient faire le tournage et le montage dans la journée.

En fin de journée, la vidéo est pilée et le client peut la diffuser sur Facebook.

— On voit vraiment une évolution de ton modèle là-dessus. — Oui !

De la vidéo institutionnelle, pub assez lourde, complexe,

de l’agilité extrême à la journée.

On en parlera juste après, mais j’aimerais avant que tu m’expliques :

Comment as-tu l’idée de te lancer dans la vidéo ?

Pourquoi fais-tu ce que tu fais aujourd’hui ?

— Tu ne le fais pas tout seul, il me semble ? — Non !

Exactement, ce sont vraiment des concours de circonstances de certaines manières.

— Tu as fait quoi comme études ? — J’ai fait l’EDHEC.

— Tu as fait l’EDHEC, l’école de commerce ? — Voilà !

— Exactement, suite à cela. — Donc, c’est marrant...

après plusieurs épisodes, compter les points entre ceux qui ont fait l’école d’ingénieur et l’école de commerce

ou pas d’études ou peu d’études.

C’est bien segmenté !

Oui, finalement, il n’y a pas de profil type.

Il n’y a pas de profil type, exactement, tout à fait.

En sortant de l’EDHEC plutôt finance, mais vraiment un peu par défaut.

— Chez Mazars, c’est cela ? — Voilà, chez Mazars à Paris.

— Un gros truc ? — C’est sympa. Je me suis fait de bons copains.

Voilà, c’était évidemment intéressant, mais je ne me suis pas projeté là-dedans.

Assez rapidement avec mon associé Nicolas HELFENBERGER

avec qui j’ai créé VEV il y a 10 ans.

10 ans ?

Oui ! On va même fêter nos 11 ans cette année.

OK !

On était dans nos postes respectifs,

puis on sentait bien qu’on n’allait pas s’épanouir.

Vous étiez tous les deux en poste ?

Oui, tous les deux en poste.

Votre CDI en poche.

Le boulot qui commence.

Tout juste un an ou deux dans la boîte.

D’accord !

Puis tout en continuant notre job, on s’est mis à se retrouver toutes les semaines

pour brainstormer sur des idées de création de boîtes.

Vous vous êtes vus toutes les semaines à deux ou à plusieurs ?

— Non, à deux ! — À deux !

Oui, c’était....

C’était pour boire des coups en fait.

Oui, en partie, mais c’était vraiment de bons moments.

On foisonnait dans tous les sens.

Globalement, les idées étaient assez pourries.

Mais à un moment, on s’est dit qu’il y avait quand même des sujets à creuser.

Voilà, on avait vraiment envie de créer et on prenait un peu les choses dans l’autre sens.

Quand on allait voir des gens comme Réseau-Entreprendre, ils nous disaient :

Super, vous avez la motivation, mais vous n’avez pas d’idée.

Donc, revenez nous voir.

Vous avez tous les deux envie

de faire quelque chose,

mais pas d’idée ?

Non, pas d’idée !

La solution, c’était : toutes les semaines pendant un an,

on se retrouve, on brainstorme, on échange et on discute.

Voilà, il y a quelques idées où on commençait à tirer un peu le fil,

à poser des chiffres et faire un petit business-plan.

Mais cela n’allait pas bien loin jusqu’à un moment où on se dit :

« tiens, il y a un truc qui vient de manière régulière.

C’est seulement de la cuisine ».

La cuisine !

Voilà !

Il s’est passé quelque chose à l’époque.

Il n’y avait pas du tout, tout ce qui était Master-Chef.

Tout cela n’existait pas, mais on sentait qu’il avait un truc marrant à faire.

Puis le Web, on voulait être dans le Web.

Le Web devenait vraiment un canal à part entière.

Ce n’était pas un effet de mode.

Cela commençait vraiment à s’installer.

Si tu tiens à la cuisine + Web, on va vendre des ustensiles de cuisine sur Internet.

— OK ! D’accord ! C’est parti comme cela. — Exactement, c’est cela !

Juste voilà, c’est aussi une façon atypique de créer son entreprise,

parce que souvent, ce qu’on voit, ce sont des gens qui ont de super idées,

qui ont envie de la déployer vite, de la mettre en œuvre,

qui cherchent une équipe et qui cherchent des partenaires pour la mettre en place.

Toi, c’était l’inverse, vous aviez déjà l’équipe.

Vous étiez déjà deux associés, mais pas d’idée.

Voilà !

Au fur et à mesure, l’idée t’est arrivée : de la cuisine sur le Web.

On avait l’envie. Oui, c’est cela.

En sortant de chez Mazars. Il n’y a rien à voir.

C’est juste l’idée ?

Exactement !

On a testé cela et assez rapidement, on s’est mis à se dire,

on s’est rapidement dit qu’il fallait se différencier.

Puisqu’en fait, entre le moment où on a eu l’idée

et au moment où on a commencé à se lancer,

on a eu de gros acteurs qui se sont installés sur le même secteur.

Il y a encore en moins d’un an.

En un moins de temps. Oui, c’était vraiment flagrant.

Je me souviens que quand on est allé au salon de maison et objets

on me demandait :

« alors, vous en pensez quoi, de vendre votre casserole sur Internet ? »

Ils nous regardaient comme un extra-terrestre.

Oui !

Et puis on revenait un an après, il nous disait : « mais ce n’est pas possible,

vous avez tous envie de faire cela. Qu’est-ce qui se passe ? »

Effectivement, beaucoup se sont lancés : « Redoute, Boulanger, Alice Délice ».

Ce qui prouve que c’était une bonne idée.

Ce n’était pas une mauvaise idée. Exactement !

Sauf qu’eux avaient des moyens pour acheter en quantité.

Donc, vendent pas cher derrière.

Le Web, déjà à l’époque, même encore un peu plus à l’époque,

c’est le prix qui faisait basculer le consommateur.

Le consommateur, celui qui va acheter.

On s’est retrouvé face à une difficulté.

On s’est dit qu’il faut qu’on se différencie pour se différencier.

C’est là que la vidéo est entrée en jeu.

Moins d’un an après le démarrage de votre activité, vous dites déjà :

« merde, on ne va pas dans le bon sens,

parce qu’il y a déjà un problème ».

Oui !

Et tout de suite, on prend le problème et on essaye...

— Tu changes complètement ton modèle. — Complètement !

Cela est arrivé trois mois après. En fait, on s’est dit :

« on va utiliser la vidéo pour vendre nos produits ».

Très rapidement, on se dit : « non, on va arrêter de faire du Web ».

Oui !

On va juste faire de la vidéo, donc on change notre fusil d’épaule.

On devient prestataire de service.

Alors qu’avant on était...

E-commerçant.

E-commerçant, voilà !

Il n’y a rien à voir.

Et en fait...

On a appris à découvrir un tout nouveau métier,

on a complètement basculé.

Et cela dès trois mois, six mois de l’activité ?

Oui, parce qu’on s’est rendu compte que nos fournisseurs d’ustensiles

trouvaient l’idée géniale de faire des vidéos.

Oui !

Puisqu’à l’époque, soit c’était de très grosses machines, soit il n’y avait rien.

Ils ont trouvé cela assez intéressant.

Ils ont trouvé qu’on avait un discours très marketing dans la vidéo.

Cela les a amusés et ils se sont dit : « tiens, c’est marrant, il y a quelque chose à faire ».

Du coup, nos fournisseurs sont devenus nos clients.

D’accord !

Tu as rencontré en ressourçant tes produits pour ton E-commerce.

Oui !

Tu as rencontré tes futurs clients.

Exactement !

Oui, cela a démarré comme cela.

Vous avez complètement laissé tomber la partie E-commerce.

Complètement !

Du jour au lendemain !

Oui, très rapidement. On n’avait pas développé de grande chose...

Puisque 10 ans après, c’est toujours...

Oui, il y a toujours. Puis c’est devenu une tendance de fond.

C’est intéressant, il y a vraiment une appétence forte pour l’outil vidéo.

Même s’il y prend ses protéiformes.

C’est dingue le nom de formats, de propositions

qui existent aujourd’hui pour réaliser une vidéo.

On peut la faire comme on le fait maintenant.

On peut la faire avec des caméras à cent-mille balles.

C’est...

C’est-à-dire : tu veux dire que ce n’est pas des caméras

à cent mille balles qu’on utilise là, pour tourner ?

Si, je ne raconte pas tout...

Ne raconte pas tout.

A mon avis...

Tu as eu très vite envie d’entreprendre ?

Oui !

Tu n’avais pas d’idée. Tu as expliqué

comment l’avais-tu trouvé.

Mais cette envie d’entreprendre,

elle n’est pas arrivée comme cela, n’importe comment.

Non !

Tu as quand même une grande famille.

Avec dedans, tout le monde est entrepreneur en fait.

Oui !

C’est vrai que c’est assez...

Ton père ?

Ce n’est pas du tout calculé, on ne s’est jamais mis en conseil de famille à se dire

qu’on va tous être entrepreneurs, ce n’était pas du tout cela.

Mais je pense que par mimétisme

Ouais !

Effectivement, j’ai un père qui est paysagiste.

— Paysagiste ? — Voilà, paysagiste.

Ensuite, mes deux frères se sont aussi installés.

Plus vieux que toi ?

Plus vieux que moi, oui.

Moi, je suis le troisième sur quatre.

D’accord !

Pardon, je suis le quatrième.

Ce qui est marrant, c’est effectivement

on est tous les quatre lauréats de Réseau-Entreprendre.

Deux frères et une sœur ?

Oui !

Et toi

Voilà, une sœur qui est juste au-dessus de moi

et qui a repris l’activité de mon père, il y a maintenant trois ans.

De paysagiste ?

De paysagiste.

Donc rien à avoir avec la vidéo.

Rien à avoir.

Donc, oui, l’entrepreneuriat, cela peut-être dans les gênes.

Mais après le sujet, l’idée et la thématique, c’est ultra-personnel.

Le thème n’est pas imposé.

Le thème n’est pas imposé comme tu le dis.

Ce n’était pas lors d’un dîner un samedi.

« Maxime, qu’est-ce que tu vas faire ? »

En gros, chez Mazars, tu y es resté peu de temps.

Ce n’était pas un hasard, quoi ?

Oui !

Non, je sentais au fond de moi que j’étais plutôt

en mission en CDD d’une certaine manière.

Parce que tu avais cela au fond de toi ?

Oui, j’avais...

Je ne l’explique pas réellement.

C’est quoi ? C’est le fait de le voir au petit tous les jours à la maison.

Oui, c’est cela.

Oui, de parler...

De discussions ?

Oui les discussions, une mentalité et un état d’esprit, je pense

Finalement, on se prête au jeu.

Évidemment, je ne regrette pas même si parfois il y a des vraies questions qui se posent.

On en parlera peut-être tout à l’heure,

mais il y a des moments où on a l’impression qu’on a un peu fait le tour.

Même en tant qu’entrepreneur.

C’est pour cela que c’était...

J’ai un peu honte à en parler,

mais il y a eu un passage intéressant en 2014 avec mon associé.

Voilà ! C’est qu’en gros, même avec le virus d’entreprendre et le fait de créer sa boîte, on pourrait se dire :

« allez, c’est parti. C’est tout beau et tout rose. »

On déroule le sujet.

Mais, c’est assez récurrent chez les entrepreneurs à qui je parle.

Au bout d’un certain temps,

toi, c’est 10 ans, d’autre, c’est plus et d’autre, c’est moins.

On s’en rend compte parce qu’on a créé, on n’est plus à l’aise avec ce qu’on a fait.

On ne fait plus ce que pourquoi on a commencé en fait, l’aventure entrepreneuriale.

Toi, c’est arrivé au bout de 10 ans ?

Un peu moins.

Un peu moins, 08 ans.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

En fait en 2014, on a fait un bilan avec Nicolas.

— Ton associé ? — Mon associé.

Mon ex-associé aujourd’hui.

J’ai racheté ses titres en début d’année, de la VEV.

On s’est fait un bilan. En fait, l’idée, c’est que clairement, on ne trouvait pas...

on n’avait plus nos places l’un et l’autre

dans le business qu’on avait créé. C’est un peu comme si

l’activité nous avait emmenés à un endroit où on n’était plus réellement à notre place.

L’adéquation de projet était là en début de vie d’entreprise.

Puis, c’est un peu effiloché au fur et à mesure.

Il y aurait un moment en 2014, j’ai pris conscience

que je n’étais plus à ma place dans ce que je faisais au sein de VEV.

J’étais...

Tu t’en es rendu compte tout seul ou on t’a aidé ou on t’a accompagné ?

Non, on a fait un peu de l’accompagnement.

Il y a eu des coaches.

Tu as eu des coaches ?

Voilà, cela a été un passage hyper intéressant,

puis cela a débouché sur le fait qu’il fallait

que j’aille prendre l’air.

Vraiment, m’aérer.

M’aérer.

Tu n’étais plus à ta place dans ta propre entreprise ?

Oui, puisque je me retrouvais à gérer surtout des contrats,

à faire des DRH et à faire toute sorte de...

voilà, beaucoup d’administratifs.

Des sujets sur lesquels je perdais en créativité.

Là où j’aime bien m’éclater, rencontrer du monde.

Voilà, j’étais beaucoup moins dans ce sujet-là.

Cela ne me convenait plus.

Tu t’es fait bouffer par le quotidien.

Exactement !

On s’est fait emporter par nos clients, par le marché.

Pour autant, la vidéo, c’est toujours quelque chose qui m’a vachement intéressé.

Ouais !

Moi, je trouve que c’est un média, c’est un support qui est magique.

Parce que tu peux en capsuler en une minute de temps plein de choses, de l’émotion

avec la musique et avec des prises de vue.

Je trouve que c’est un outil qui est fabuleux.

Je sentais bien quand on était encore au début de cet outil-là.

D’accord !

Tu n’avais pas forcément envie de changer la thématique entrepreneuriale, mais plus la manière de faire ?

Oui, exactement !

À un moment, je me suis posé plein de questions.

Puis, je me suis dit : « il y a quelque chose à faire là-dessus. »

La vidéo, cela fait longtemps qu’on en parle.

Tout le monde dit qu’il y a un boom incroyable.

Nous, sur VEV, cela marche très bien. Mais, ce n’est pas non plus des croissances à 50 %.

Ce n’est pas des prestations avec des croissances classiques de boîte de prestation.

Et on se demandait : « mais le boom de la vidéo, il est où ? », d’une certaine manière.

Quand est-ce que j’en profite ?

Quand est-ce qu’on va pouvoir surfer vraiment ?

Et c’est là qu’on s’est...

je me suis penché vraiment sur le cas des petites entreprises.

Oui !

Je suis parti d’une page blanche, puis j’ai commencé à faire Audace.

La formation Audace.

Audace, oui !

C’était vraiment canon.

C’est une école de patrons ?

Oui ! L’idée, c’est de travailler son idée et voir quel est le moteur,

quel est notre moteur qui nous fait avancer vers cette idée.

Quelles sont les valeurs que tu ... à cela ?

Oui, exactement !

— Tu as retravaillé sur tes valeurs ? — C’était canon.

Voilà, exactement !

Puis tu t’es relancé en mode startup, en gros.

Après, j’ai intégré l’incubateur d’Eura-Tech.

D’accord !

Après huit ans d’entrepreneuriat, une boîte qui tourne,

puisqu’elle tourne toujours et elle tourne très bien.

Oui, complètement !

Donc, ce n’était pas un problème économique.

Non !

C’était plus toi, ta position, tu t’es dit : « je fais table rase,

Oui !

je redémarre à zéro avec de nouveaux partenaires,

des nouvelles façons de faire ».

Exactement !

Je vais...

Un nouvel écosystème.

D’accord !

Oui, oui !

Cela, c’est Cliple, dont tu parlais.

Voilà. Cela, c’est Cliple.

En début de l’interview.

Après un an et demi d’incubateur.

Un an et demi ?

Alors, j’avais toujours un pied chez VEV sur l’opérationnel.

D’accord !

Mais je m’accordais beaucoup de temps pour avancer sur Cliple.

D’accord !

Donc, voilà. Je suis vraiment rentré.

Cela fait quoi alors, de passer du patron d’une boîte,

je ne sais pas combien, d’une dizaine de personnes

il y a deux ans

Oui !

à Start-UPPER, à EuraTech, tout seul ou avec quelques partenaires ?

Une vraie cure de jouvence, c’était génial.

C’était génial ?

Oui, c’était génial.

Il y a un effet de partage qui est très fort à EuraTech

Oui !

C’est un énorme « open-space », on a tous des métiers, des projets très différents.

Donc il n’y a pas de problème de confidentialité.

On s’échangeait nos business-plan, il y a un échange vraiment hyper libéré.

C’était génial.

Voilà, on découvre plein de choses et on s’en rend compte que :

en fait, le métier qu’on fait, il y a vraiment un moyen de le réinventer.

Tu t’es donné un timing pour le faire, pour le réaliser ?

Tu t’es dit : « après cela, j’arrête si cela n’aboutit pas »

ou « il faut absolument que j’aboutisse en un tel temps » ?

C’était...

Je ne m’étais pas réellement fixé de timing. Mais, je savais que dans les deux ans,

il fallait qu’il y ait quelque chose qui sorte et qui puisse générer de l’activité.

Dans les deux ans ?

Oui !

Et cela a réussi ?

Oui, oui donc là, oui donc c’est...

C’est intéressant, c’est...

Moi, ce qui me plaît, c’est d’avoir reparcouru un métier

qui peut paraître un peu poussiéreux parce que la vidéo en mode traditionnelle,

c’est de la gestion de projet comme une agence de communication.

Là, avec le système Cliple, cela a beaucoup surpris, il a fallu convaincre les réalisateurs.

Parce que cela peut-être parfois des gens qui travaillent d’une certaine manière

et qui ont besoin de...

En gros, tu as cassé le modèle de l’agence ?

Voilà !

En mettant en direct, quasiment des gens qui veulent une vidéo

et des réalisateurs qui sont disponibles pour la faire.

C’est cela en gros ?

Exactement, c’est cela.

C’est l’intermédiation, mais avec une grosse couche

de service, de conseils, d’accompagnement et de packages.

Donc tu as complètement réinventé ton modèle vidéo ?

Oui !

Est-ce que cela ne rentre pas concurrence avec l’agence que tu as encore aujourd’hui, le VEV ?

Ce qui est hyper intéressant et c’était le pari.

Il n’y a pas ???

c’est qu’on constate qu’il y a vraiment un besoin pour les deux.

Pour les deux ?

C’est-à-dire qu’il y a des gens qui vont avoir besoin

de beaucoup d’accompagnements, de beaucoup de conseils.

À côté de cela, on va avoir des gens qui ont besoin d’une vidéo juste comme cela,

à grignoter ou quelque chose de très consommable et éphémère

qui sera diffusé sur Facebook puis dans deux semaines, on n’en parlera plus.

D’accord !

Donc il n’y a pas de cannibalisation,

au contraire, il y a de vraies synergies qui se sont créées.

Donc, VEV envoie des clients à Cliple et Cliple envoie des clients à VEV.

Parce qu’aujourd’hui, c’est un seul et même groupe en fait que tu gères

et qui te permet d’avoir réinventé ton métier d’un seul coup,

de t’être posé sur tes valeurs aussi.

Oui !

Et puis de redémarrer une aventure pour 10 ans.

Oui au moins, j’espère.

Je te le souhaite !

OK !

On est arrivé. Maxime, merci beaucoup pour l’échange.

Merci à toi. Je te laisse sortir.

Très bonne journée.

À très vite !

À très vite, oui ! Salut, Maxime.

Voilà c’était Maxime THIEFFRY, vente en vidéo, VEV et Cliple.

J’espère que cela vous a intéressé.

Voilà, il nous a parlé de trouver son idée pendant un an,

s’enfermer avec son futur associé

toutes les semaines.

Moi, je soupçonne quand même que c’est surtout pour boire des coups.

Mais, il nous dit que c’est pour trouver des idées.

Donc, on va le croire.

La fibre entrepreneuriale : ou on ne l’a pas et il faut l’avoir.

Il faut l’apprendre.

On l’a vu dans les précédents échanges, il y a des formations.

Il y a des accompagnements qui permettent d’avoir

cette fibre pour avoir de bonnes idées et une bonne équipe.

Maxime, il a eu la chance de voir cela chez lui

avec son père, ses frères et sœurs

et de sauter le pas lui-même.

Puis qu’il a été assez courageux pour se dire :

« allez, j’y vais ! », alors qu’il était en poste.

Il a tout quitté pour créer sa boîte.

Enfin, là, sur huit années d’entreprenariat, il a réussi à se dire :

« mon métier doit évoluer. Ma façon de faire doit évoluer.

Je recommence tout à zéro.

Mode startup, pas d’équipe, c’est parti. On réinvente un projet.

Au final, ce projet fait grandir le tout et le fait grandir lui.

Parce qu’il a dû se poser sur ses valeurs, son ADN et ce qu’il voulait faire.

Et fait grandir en fait sa boîte, puisqu’il a tout regroupé pour faire

une activité, aujourd’hui, qui fonctionne très bien.

Donc, c’est l’aventure de Maxime.

La semaine prochaine, on va échanger et discuter avec Olivier DESURMONT.

Olivier DESURMONT, c’est le patron de Cooptalis.

Il a une aventure entrepreunariale extraordinaire.

On va en parler avec lui, il ne crée que des sociétés

où il embauche plusieurs centaines de personnes.

Voilà, 100, 200, 300, il ne sait pas faire autrement.

Il faut qu’il y ait plein de monde, c’est assez impressionnant.

Donc, on va échanger avec lui sur :

comment fait-il cela, comment s’organise-t-il pour faire cela ?

Comment à chaque fois qu’il crée une boîte, c’est un succès ?

Il va essayer de nous donner... On va essayer de lui demander sa recette.

Voilà, c’est la semaine prochaine : mardi neuf heures comme tous les mardis à neuf heures

en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

C’est “Sur La Route”. D’ici là, entreprenez, bougez-vous.

Faites ce que vous avez envie de faire. Testez, essayez et prenez des risques.

Passez une très bonne semaine. À mardi !

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