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Sur La Route #19
Mardi 12 Décembre 2017

avec Nicolas Quilliet Guillaume Spriet

CEO de Drawer.fr

Bonjour tout le monde !

On est mardi.

Il est neuf heures.

On est en direct de ma voiture

et en live sur Facebook.

On tourne aujourd’hui l’épisode numéro 19

de « Sur la route ».

L’épisode numéro 19.

Alors, avec une petite nouveauté.

Dans l’épisode vous avez vu juste

avant l’introduction.

Avant c’était une image fixe

qui présentait l’invité.

Là et à partir des prochains épisodes

si cela fonctionne bien,

c’est un petit décompte de 30 secondes.

Puisqu’on m’a souvent dit

qu’en pensait que la vidéo plantait au début,

puisque c’était une image fixe.

Maintenant, c’est une image qui bouge

Elle fait 30 secondes avant de démarrer.

Pourquoi ?

Parce qu’en fait, il y a un décalage

de 17 secondes

entre le moment où on clique sur play

dans l’enregistrement

et le moment où la vidéo est vraiment en live

sur Facebook.

Et donc, ce petit laps de 17 secondes,

je ne peux pas bien le maîtriser

sur mon ordinateur,

sur mon téléphone.

D’où ce petit décompte. Voilà !

Vous me direz en commentaire si

cela a été efficace ou pas.

Mon invité aujourd’hui,

puisque c’est cela l’important,

c’est Guillaume Spriet.

Et non pas Spriette,

donc Spriet.

Guillaume Spriet, c’est le CEO

de Drawer.

Drawer, c’est un site de vente en ligne.

Il va nous en parler.

Avec lui, on va échanger,

discuter. Il va nous parler de son idée. Voilà !

Comment il a eu l’idée de lancer Drawer,

un site d’E-commerce

comme il y en a plein.

Pourquoi cette thématique ?

Pourquoi maintenant ?

Pourquoi à ce moment-là,

il a choisi de se lancer ?

Il va nous expliquer aussi,

qu’entreprendre en couple,

c’est possible.

La semaine dernière,

on a vu qu’entreprendre en famille,

c’était possible.

Donc là, c’est entreprendre en couple, avec sa femme.

Et enfin, on va parler des locaux,

des bureaux. On connaît l’open space,

et lui, il a imaginé une autre façon

de travailler dans ses bureaux avec ses collaborateurs.

Et il va nous en parler.

Et comme d’habitude, à la fin de l’épisode,

la question de l’invité.

Donc, Guillaume aura

la question de l’invité de la semaine dernière.

Là, il posera une question à l’invité de la semaine prochaine.

On accueille tout de suite

Guillaume Spriet.

On est en live. Salut, Guillaume !

Salut, Nicolas !

Tu vas bien ?

Super bien et toi ?

Très bien !

- Allez, c’est parti - Cool !

« Sur la route ».

Let’s go !

Let’s go ! Attache-toi bien.

Cela peut être dangereux.

Tu crois ?

Je n’espère pas.

On s’en sort mieux qu’hier pour l’instant.

Allez, avec le temps oui.

- Il n’a pas neigé aujourd’hui, ce matin encore. - La route est dégagée.

Super ! Donc, il n’y a pas besoin de venir la pousser

comme il était prévu

de le faire potentiellement.

Guillaume, présente-toi

pour celles et ceux qui ne te connaissent pas.

Eh ben, écoute, je suis Guillaume Spriet,

et pas Spriette.

- Et pas Spriette, je l’ai dit en intro. - Dans la famille,

- on le dit comme ça. - On dit Spriet.

J’ai 44 ans.

Je suis le papa de deux petits garçons.

Alix et Ruben. Marié à Valérie

dont on en parlera tout à l’heure.

Tout à fait !

- Je pense que c’est aussi mon associé. - On voit ça ensemble

- Et je suis un - C’est ton associé ?

Je suis un pur Lillois Roubaisien,

plutôt d’origine familiale.

D’accord !

Voilà ! Vraiment un gars du coin.

Même si je n’ai pas mal bourlingué

dans ma vie.

Tu es né à Roubaix ?

Ouais, je suis né à Croix

et je suis issu de famille d’entrepreneurs

du nord. Et plutôt basé à Roubaix

du côté de mes grands-parents. Voilà

ce que j’avais à dire.

Tout cela, c’est dans le nord ?

- Oui ! - Pour celles et ceux qui nous regardent

en dehors du Nord-Pas-de-Calais

des Hautes-France. Il y en a de plus en plus.

- Absolument ! - Notamment des Parisiens

qu’on salue.

Je parlais donc de Drawer.

Drawer, qu’est ce que c’est aujourd’hui ?

Drawer, c’est un...

On le définit comme E-boutique.

Un E-concept store.

On aime bien ce concept de concept store.

D’accord !

On distribue sur internet

exclusivement du mobilier

contemporain, design.

D’accord !

Des objets de décorations

qui sont constituées pour parti de produit

vraiment estampillé Drawer.

- Oui ! - De marque Drawer

Tu vends tes propres produits ?

Oui ! Absolument, c’est... - D’accord !

La majorité de notre chiffre

et une bonne partie de la collection

est vraiment du produit Drawer.

Donc si j’achète sur ton site,

j’ai chez moi une table, un fauteuil de Drawer ?

Oui ! Dans la plupart des cas.

Encore qu’on distribue également d’autres marques

qu’on appelle des marques amis

ou des marques invitées sur le site.

D’accord !

Qui sont des marques qu’on aime bien.

On essaie de n’être pas trop diffusé en France.

C’est un peu original

et qui colle un peu au concept.

Le concept étant de proposer

du mobilier vraiment actuel.

Un peu cool,

toujours tendance

et à des prix, on va dire accessible

à la plupart.

On se situe plutôt sur le milieu de gamme.

D’accord !

On ne vend pas de chip,

mais on ne vend pas non plus du mobilier d’édition

Super cher !

que personne n’a les moyens de se payer.

OK !

Aujourd’hui, c’est combien de personnes ?

Combien de chiffres d’affaires ?

Aujourd’hui, on est quatorze environs.

Quatorze personnes ?

Basée à Eura Technologie.

- Oui ! - et le chiffre d’affaires va atteindre

six millions d’euros cette année.

Six millions cette année ?

Cela fait de nous probablement un des

principaux sites sur ce segment

du milieu de gamme

contemporain indépendant en France.

Oui !

Parce qu’on a beaucoup de confrères

qui ont soit disparus,

soit qui ont été rachetés.

- Il y a eu beaucoup de concentration - Ah oui, d’accord !

ces derniers temps, sur ce marché.

Tu restes indépendant ?

Et nous, on a la chance.

Je le vis vraiment comme cela,

d’être complètement indépendant et en autofinancement.

D’accord !

Depuis le démarrage.

OK !

Tu as créé cela il y a combien de temps ?

La boite a été créée en 2011.

- D’ailleurs c’est... - 2011, donc ça fait six ans ?

Cela fait six ans.

Je voulais faire un petit clin d’œil à

Laurent Evin qui a co-crée Drawer avec moi.

- C’est vrai ? - Il a quitté, je sais qu’il a un peu

- inspirer ce drive test. - Tout à fait !

Il a été mon premier invité

cobaye.

Coucou, Laurent !

Voilà, je voulais te faire un petit coucou également,

Laurent, si tu nous regardes.

Effectivement, il m’a aidé à faire

le premier épisode pilote

de « Sur la route ».

Le premièr d’ailleurs.

- Effectivement la boite date de 2011. - Exactement !

- Cela fait six ans, - avec Laurent.

au tout début.

D’accord ! OK ! Super !

Est-ce que tu peux nous dire comment tu as eu,

comment tu as trouvé l’idée ?

Voilà ! Comment tu t’es dit un beau matin :

« tien je vais vendre des meubles ou de la déco

en ligne ».

- Écoute ! - Comment on fait cela ?

Oui, moi, j’ai créé à 38 ans.

Donc, je n’étais plus un petit jeune

- qui sortait d’étude. - Oui !

Il y a plein d’entrepreneurs

autour de nous qui ont créé en étant encore étudiants

parfois.

Moi, c’est plutôt le résultat

d’un parcours de vie

- qui repose sur... - Tu faisais quoi avant ?

Oui, cela repose pas mal là-dessus.

J’ai été longtemps acheteur-chef de produit

dans la distrib.

J’ai bossé aux 3Suisses.

J’ai bossé comme chef de produit chez Leroy Merlin.

D’accord !

J’ai été également responsable du marketing

pour Deux Meilleurs.

C’est une boite de la région qui fait du meuble,

- qui fait du mobilier - D’accord !

- suivant un - Donc, tu étais déjà dans le milieu du meuble ?

Un peu dans le monde entier.

Et une autre particularité de ma carrière,

c’est que j’ai énormément passé du temps en Asie.

Parce que j’ai fait ma...

à l’époque, il y avait un service militaire.

- Tu sais... - Oui !

Moi, j’ai été coopérant du service

militaire à Hong Kong dans les années 90.

Alors, pour les plus jeunes qui ne connaissent pas,

et je vais m’inclure puisque je n’ai pas fait

mon service militaire.

- Tu es jeune comme cela... - On est en 80.

C’était la dernière année.

C’est quoi « coopérant en service militaire » ?

C’était quoi ?

Écoute, tout simplement, à l’époque,

le service militaire était obligatoire.

Il existait un service

civile en entreprise

Oui !

qui s’appelait VSNE.

C’était les Volontaires de Service National Entreprise.

C’est exactement ce qui s’appelle maintenant,

le V.I.E.

Ah, d’accord !

- L’avantage, c’est - Ah OK !

plutôt que faire le bidasse

ou de faire une préparation militaire comme

pas mal de potes ont fait,

tu pouvais partir

seize mois à l’étranger.

OK !

Travailler pour une entreprise française.

Oui !

C’était une sorte de soutien

à l’économie française à l’étranger.

Moi, j’ai eu la chance d’être embauché par EDF.

Tu as saisi l’opportunité ?

Oui, j’ai beaucoup ciblé mes recherches

sur les boites qui étaient présentes en Asie.

Parce que j’avais déjà fait un stage à Hong-Kong.

J’avais été complètement emballé par cet endroit

qui continue à être un endroit

que j’adore.

Tu conseilles cela aujourd’hui aux personnes

qui ont l’opportunité ?

Les étudiants ou même après

de partir comme cela à l’étranger

plusieurs mois, années.

Écoute, je pense qu’il n’y a pas un stagiaire ou un jeune

qui est passé chez Drawer

à qui je ne l’ai pas vivement recommandé.

Ah oui !

Je considère que cela a vraiment forgé vraiment ma vision

du monde aujourd’hui.

Cela, on l’entend beaucoup chez les précédents invités

avec qui j’ai discuté.

J’ai entendu Yves parler d’Erasmus.

Moi, je suis aussi parti une année en Espagne

pendant mes études.

- Oui ! - Puis j’étais en Asie pas mal.

Clairement, je trouve que cela permet de prendre

du recul et également peut-être de gagner

en caractère. On apprend plein de choses.

Moi, cela m’a beaucoup façonné en tout cas.

Oui !

Cela a été important dans ma vie. Ça l’est toujours d’ailleurs.

J’ai toujours la bougeotte et

toujours autant de plaisir à me déplacer,

ce que je continue à faire quand même.

Oui !

Donc oui ! Pas mal d’Asie.

Un parcours d’acheteur et puis une rencontre

il y a sept ans maintenant.

Celle de Thibaut Bayart

qui avait crée Vendido à l’époque.

Puis d’Arnaud Senlis qui était en train de créer

ce qui est devenu Alice Gardonne.

Et puis les deux sont venus me voir.

On a fait la même école.

On a fait l’ESCA tous les trois.

Ils sont venus me vois sur la pulsion

de Dominique Nayet.

- Je pense que tu le connais également. - - Tout à fait !

En me disant : « dit donc, on cherche du meuble,

comme ci comme ça, tu ne peux pas nous aider ? »

Je leur ai dit : « si, bien sûr ».

Qu’est ce que vous cherchez ?

Et puis en discutant avec eux, je me suis dit :

« mais c’est carrément génial cette idée

de vendre du meuble sur internet ». En 2009

ou 2010, cela semblait encore

relativement nouveau.

Oui !

Et puis ils m’ont montré qu’il y avait un marché.

Ils m’ont montré qu’on pouvait

- C’est possible. - pouvait vendre du mobilier en particulier

sur les places de marchés.

D’accord !

Donc, j’ai négocié mon départ

chez Deux meilleurs. Je suis parti.

Puis je me suis trouvé en septembre 2010,

tout seul chez moi.

J’ai appelé Thibaut au téléphone.

« Alors, ça y est, je suis prêt ».

En disant : « quand est ce qu’on démarre ? »

Et Thibaut m’a dit : « mon pauvre gars,

ce n’est pas de bol.

Je viens de revendre la boite

au boulanger, donc il faut que tu te démerdes

sans moi ».

Donc, tu quittes ton taf en disant :

« allez, je vais y aller. Je vais lancer mon truc ».

J’étais au taquet,

prêt à repartir en Chine

acheter mes premiers containers.

Et puis donc un peu patatra.

Oui !

Et bon, je ne me suis pas laissé démonter.

Par réseau, j’ai rencontré plein de monde.

- J’ouvre un peu parce que dit donc, tu... - Ouvre-la...

Alors, c’est la problématique.

- On en a dans du live. - On parle tellement que cela fait...

Cela fait plein de buées partout.

Et je ne peux pas mettre la clim

sinon, cela fait un bruit phénoménal dans le micro.

- On va trouver une solution - Tant pis, on va

un peu gelé, mais au moins on va

Donc, tu quittes ton job.

Tu veux rejoindre Thibaut dans Vendido,

mais au final Vendido était vendu entre temps.

Exactement, Vendido n’est plus là.

Et tu fais quoi là alors ?

Écoute, je me dis : « merde ! Je connais bien le produit,

le marché du meuble. Cela, je comprends assez bien.

Par contre, je ne connais vraiment rien du tout au E-commerce.

Je ne sais rien au web.

- Oui ! - C’était vraiment le cas.

Et je me dis, il faut que je trouve quelqu’un pour

m’aider et démarrer

avec moi, gérer cette partie.

Donc, je cours tous les clubs d’entrepreneurs.

Tu n’as pas laissé tomber en fait ?

- Tu aurais pu à ce moment-là laisser tomber - Ah non !

complètement l’idée, parce que les partenaires prévues

ne peuvent plus être les partenaires voulus.

Et non, tu continues. Tu dis : « allez,

on y va ! »

En fait, cela ne m’a même pas effleuré,

- D’accord ! - l’idée d’arrêter parce que

vraiment, chaud comme la braise.

Et j’y croyais très fort.

Et puis encore une fois, on savait qu’il y avait un marché.

Cela fonctionnait dans le cadre du meuble de jardin.

- Oui !, - Donc, non, j’étais au taquet.

Il fallait juste que je trouve les compétences.

Et au hasard d’un apéro,

c’était un apéro des entrepreneurs

ou apéro du web, je ne sais plus.

Je rencontre Laurent Evin.

D’accord !

C’est lors d’un apéro ?

Voilà !

On se rencontre un peu par hasard,

mais un petit peu par la bande.

On avait des amis communs.

Et puis j’explique mon idée à Laurent

qui me dit : « bon sang, mais c’est bien sûr... »

- Je te rejoins, on y va, on le fait. - C’est exactement

ce que je cherchais.

- Donc on a créé ensemble. - En fait, c’est une complémentarité

de compétences.

Toi sur le sourcing, le meuble en Asie

et Laurent sur le digital, le web.

Le E-commerce.

Le tandem, cela semblait parfaitement

logique.

Donc, on a démarré comme cela, en juillet 2011.

Un petit peu avant, je vais un peu vite.

Oui !

Mais la chance qu’on a eue à ce moment-là,

c’est qu’on a découvert qu’il y avait un truc

- qui s’appellait Eura Tech. - Oui !

Eura Technologie à Lille.

En octobre 2010,

j’ai été frapper à la porte d’Eura Tech.

Et puis j’ai rencontré toute la petite équipe

- de l’époque : - De l’époque oui.

Raouti, Samuel, Jérôme, etc.

- tu leur passes le bonjour d’ailleurs - qui m’on dit : « écoute, welcome ».

Oui, je voulais évidemment les mentionner

dans cette histoire.

Puisqu’ils ne sont pas non plus pour rien

- dans cette aventure. - Oui !

Donc, je me suis retrouvé à Eura Tech

avec Laurent qui était consultant,

qui faisait plein de missions

pour plein de boîtes de la région.

Et moi, à développé ce qui est devenu Drawer

quelques mois après, en juillet 2011.

Donc, c’est comme cela que l’idée est née,

que malgré les aléas, tu l’as quand même lancé.

Tu es allé jusqu’au bout.

Oui, absolument.

Rapidement, ta femme t’a rejoint ?

Alors, effectivement c’est la suite

- de l’aventure. - Comment cela s’est passé ?

Parce qu’aujourd’hui tu travailles avec ta femme.

- Elle est même associé dans la boite. - Absolument oui.

Tous les deux associés.

Comment c’est de travailler en couple ?

Beaucoup se pose la question de créer

à deux, en couple.

Est-ce que c’est facile ? Est-ce que c’est compliqué ?

Comment vous le vivez ?

- Je pense que... - Pourquoi ta femme

t’as rejoint ?

Alors, je pense qu’elle me regarde,

- je vais faire attention à ce que je dis - à ce que tu dis.

- Je lui envoie des petits bisous - Bien sûr !

avec... d’ailleurs, au passage.

Bonjour Valérie !

Alors, l’histoire, c’est que Valérie,

quand on a créé Drawer avec Laurent,

à un moment de sa vie où elle était depuis 10 ans

acheteuse chez Norauto.

Oui !

Elle en avait un peu marre.

Elle tournait un petit peu en rond

et tous les soirs, elle rentrait un peu avec les pieds de plomb.

Moi, j’étais au taquet.

Ça l’a un peu titillé, ce que je faisais.

Oui !

Et j’ai fini par lui dire : « écoute, Valérie,

casse-toi, j’en ai marre de t’entendre soir

- rentrer en râlant alors que... - On sait bien.

que la vie est belle en ronchonnons.

Et elle a fini par faire cela

en se disant : « je verrais bien après.

Oui !

- Ce que je fais - C’est courageux...

- Elle a quitté... Oui, c’était un... - Elle a quitté son boulot ? Un CDI ?

C’était un peu rock and roll.

On avait deux petits enfants.

Moi, je n’avais plus de boulot.

J’étais au chômage. Je venais de monter ma boite.

Oui !

Et elle, elle était en CDI tranquille,

mais vraiment, on était à une étape de notre vie

où on avait, je pense vraiment besoin de changement.

D’accord !

- Donc, elle a quitté. - Elle a quitté.

Elle a démissionné et elle est venue.

- Elle a quitté son boulot - En fait, oui.

Elle n’a pas quitté pour me rejoindre.

- D’accord ! - Elle a quitté en se disant :

« je verrais après ce que je fais ».

Elle avait plein d’idée.

Puis elle m’a donné un petit coup de main sur la compta,

les achats, les machins.

Elle a mis le dos, la main, le bras.

Elle s’est fait happer complètement

- par le projet. - Par le concept.

Ah oui !

Et elle m’a rejoint à cent pour cent.

D’accord !

Alors, comment c’est de bosser en couple ?

Nous on considère que c’est une chance

extraordinaire que de travailler

de cette façon.

Les avantages y sont nombreux.

Et nous, on y voit surtout l’intérêt d’avoir

une grande liberté

- Par rapport aux couples ? Oui ! - Personnel, familial

et même professionnel.

Cela veut dire que vous prenez aussi les enfants au boulot

de temps en temps ?

Non, les enfants, ils sont un peu grands maintenant.

Ils sont grands maintenant ?

Mais c’est vrai que pour la petite histoire,

au début, l’été on partait

dans le Midi,

se reposer un peu.

Et puis on n’était qu’à deux.

Donc, cela nous arrivait de décrocher le téléphone

pour répondre à nos clients en étant

sur la terrasse ou sur la plage avec les bruits des vagues

et on décrochait le téléphone.

Bonjour madame missu,

- votre lit va partir. - Votre lit va partir.

Bientôt arrivé.

- Tout va bien... - Avec le bruit des vagues derrière ?

Avec le bruit des vagues, il devait se dire que

c’était une sorte de musique d’ambiance,

mais c’était un peu folklo.

Et puis ensuite, la boite s’est structurée.

Mais c’est vrai qu’on continue à penser

que c’est une vraie chance.

Pour que cela marche, à mon avis,

ce qui est particulièrement important ;

Oui !

c’est que chacun ait vraiment son précarré.

- Et aujourd’hui... - Dans l’entreprise ?

Oui !

- Et aujourd’hui... - Chacun son domaine ?

l=La façon dont on fonctionne,

c’est qu’effectivement, on avait vraiment notre domaine

un peu délimité.

Oui !

Avec des compétences extrêmement différentes

et complémentaires.

Ce qui fait qu’on ne se marche pas trop sur les pieds.

Au quotidien, on travaille ensemble,

mais on ne bosse pas ensemble toute la journée.

On a vraiment nos missions

et taches respectives.

D’accord !

Donc, cela se passe super bien.

Oui, cela se passe bien.

On se fait un peu engueulé le soir par les gosses,

parce qu’on a un peu tendance à parler boulot

- à table. - À la maison ?

À table ?

Heureusement qu’on a les deux tchi-tcho

pour nous rappeler à nos obligations

parentales.

- C’est remmetre les pieds sur terre, un petit peu. - Exactement !

C’est vrai que la difficulté,

c’est de réussir à couper un peu

parfois, à penser à autre chose et

à ne pas se faire complètement

- bouffé par le boulot. - Oui, parce que le matin,

vous vous réveillez, vous allez au boulot ensemble.

Le midi, vous mangez ensemble.

Le soir, vous rentrez ensemble.

- Oui, c’est un peu cela ! - Et puis à table,

vous parlez boulot.

- Cela peut vite devenir fou. - Oui, c’est un peu cela.

C’est un métier qui est vraiment,

qui reste une passion pour nous deux, je pense.

Oui !

Donc, cela nous sauve, mais

la façon dont on gère,

c’est qu’on essaie aussi d’avoir d’autres centres d’intérêt.

Moi, je fais pas mal de choses à côté.

Oui !

Je vais au Ch'te-commerçants, je vais à Lille design.

J’essaie de voir mes potes.

Je fais un peu de sport.

Oui !

Valérie a aussi d’autres occupations

qui lui sont personnelles.

On a besoin de ses bouffées d’oxygène.

Oui !

Et puis moi, je voyage pas mal encore

pour le boulot.

Puisque le sourcing, c’est encore...

c’est tout à fait moi qui...

- Quand tu dis : en Chine... - Oui, donc je suis en chine,

en Asie.

Là, j’étais en Pologne il n’y a pas très longtemps.

D’accord !

Je bouge encore énormément.

Donc, cela nous fait des petits breaks

que tout le monde apprécie.

Je suis content de partir

- et je suis content de revenir. - De revenir aussi.

Et de l’autre côté aussi je pense.

Quand tu reviens,

vous revenez dans vos bureaux,

dans vos locaux.

J’en parlais à l’introduction.

C’est un sujet...

Est-ce que tu as réfléchi les bureaux, puisque bon,

il y a l’espace de travail.

Puisque c’est un espace de vie au travail en fait.

Il y a quelques années,

chacun avait son petit bureau fermé.

Est arriver le concept de l’open space

où on était plus ouvert,

avec ses avantages et ses inconvénients.

Là, aujourd’hui, c’est encore en train d’évoluer.

On voit tous les espaces de coworking

qui explosent.

Les espaces de travaux partagés.

Là, aujourd’hui, tu es dans une entreprise, on va dire

traditionnelle avec ton business

et tes équipes.

Mais tu as décidé d’avoir des bureaux un peu différents ?

Écoute, pour nous, il y a évidemment une réflexion

qui est autant lié à l’organisation

de l’entreprise

- Oui ! - qu’à notre métier, qui est finalement

d’aménager des espaces de vies.

Et en plus c’est ton métier.

Et voilà, notre job, c’est de vendre du meuble

pour être pragmatique.

Oui !

Ce qui fait évoluer notre...

Ce qui a apporté notre réflexion là-dessus,

c’est qu’effectivement, les bureaux,

on va dire : c’est un peu fini.

En tout cas, c’est en train d’évoluer très rapidement.

On a beaucoup de sollicitation

de professionnel, d’entreprise pour meubler

leurs espaces de travail.

D’accord !

Peut être pas les bureaux et les caissons,

parce que ce n’est pas notre force.

Mais pour meubler les salles de pause,

les endroits un peu de breaks, etc.

Des trucs un peu différents.

Et même les salles de réunions.

Oui !

Autour de chez nous, il y a Critizer.

Critizer, il n’a pas mis des fauteuils de bureaux.

il a mis des chaises de séjour

qu’ils ont acheté chez nous.

Qui sont des trucs un peu scandi,

sympa, à la mode d’aujourd’hui.

D’accord !

Cela fait une ambiance qui est quand même assez différente.

Alors, en terme d’organisation...

Ce n’est pas que du mobilier en fait,

d’avoir des bureaux différents ?

Non, c’est effectivement...

Ce n’est pas du mobilier, même si c’est pour nous

évidemment lié.

Pour moi, ce qui est fondamental,

c’est que mon entreprise est emmenée à

Eura Technologie, dont l’incubateur

en particulier.

Je n’imagine pas aujourd’hui

de passer de cette espace d’échange

extrêmement partagé

qui est hyper ouvert, où tout le monde se tutoie,

s’échange les bons plans, des bonnes idées,

des bonnes pratiques et des carnets d’adresses.

Oui !

À passer de cela,

- je n’imaginais pas passer de cela : à un truc fermé, - Bureau fermé.

- bureau vitré, machin truc - Oui !

où on vient frapper à ma porte pour me parler.

Oui !

Donc, pour moi, c’était fondamental, déjà pour moi-même,

de garder une ambiance très ouverte comme celle-là.

Oui !

Et puis c’est aussi pour moi, hyper important,

que mes équipes soient aussi sollicitées

en permanence.

Animé, oxygéner par l’autre.

Par l’extérieur ?

J’ai besoin et j’ai envie que mon équipe

soit en permanence

à rencontrer des gens.

À discuter avec elle.

Concrètement, comment cela se passe ?

Tu as des espaces ouverts où tu accueilles

- d’autres entreprises. C’est ça ? - Oui ! Alors,

la première étape,

c’est qu’on est sortie du bâtiment principal d’Eura Tech.

On loue un beaucoup plus grand bureau

- Oui ! - qu’on partage avec

trois autres entreprises, aujourd’hui,

Oui !

dans un espace qui est ouvert.

Mais pas des entreprises qui bossent dans le même métier que toi ?

Non, qui n’ont rien à voir.

Rien à voir ?

Qui sont toutes des boites de digitales,

- parce qu’on est Eura Tech, - Oui !

Forcément !

Et voilà ! On partage les bureaux avec Picanto...

qui est une solution de gestion

des procédures et les process dans l’industrie.

Donc tu vois, rien à voir. - Oui !

Il y a un petit bureau de R et D autour

de la mobilité urbaine

qui désigne des overs boards et des machins comme cela.

- D’accord ! - Donc cela, c’est un poste qui a une dimension

- de produit qui est intéressante. - Oui !

Et puis on a nos deux développeurs informatique

de Fractory, qui nous ont rejoints.

Qui sont en entreprise,

mais qui sont hébergé chez nous.

D’accord !

Et du coup, tout cela, ça fait un joyeux Melting pot

vachement sympa.

Donc, tu as tes équipes qui bossent à côté de ces boites-là ?

C’est que c’est mélangé ?

On est presque mélangé.

Presque mélangé ?

Presque mélangé. Et l’étape suivante,

c’est qu’on a signé l’achat d’un grand plateau

à Eura Technologie qui devrait sortir en 2019.

D’accord !

- On vient de signer cet accord d’achat. - D’accord !

Et là, l’idée c’est de créer un

coworking à notre façon.

Parce que là aussi, je ne veux pas mettre mon équipe

dans un bureau.

Je veux qu’elle continue à être

- irriguée de partout. - D’accord !

Et donc, qu’elle soit dans un environnement partagé.

On est en train de travailler avec un architect

qui s’appelle Franck Fermo.

Qui a d’ailleurs, aménagé l’incubateur d’Eura Technologie.

D’accord !

Pour imaginer ce bureau de demain.

- D’ailleurs,... - Bureau de demain ?

ce bureau de demain, pour nous, il s’appelle :

Le Draworking.

On a fait une contraction de Drawer

- et de coworking. - et de coworking. Ce sera le Draworking,

qui sera ouvert à Eura Tech en 2019

avec une réflexion autour de :

« je n’ai pas un bureau attribué,

mais j’ai quand même l’impression d’être accueilli,

- d’être chez moi quand j’arrive au bureau. - Oui !

Autour de... évidemment, il y a des zones de break.

Il y a des zones de pause.

Il y a des zones de calme.

Il y a des zones pour téléphoner sans emmerder

les voisins.

Parce que cela, ce sont des choses qu’on vit

assez bien aujourd’hui.

Au téléphone, on fait beaucoup de bruit.

Oui !

On essaie d’imaginer toutes les situations

pour créer un nouvel espace de travail.

Absolument !

Et évidemment, pour nous, il y a une notion

un petit peu quand même de showroom.

- Puisqu’on veut que... - Et comme cela, tu vas inviter...

On veut que ce soit meublé avec nos produits

- pour que les gens... - La boucle est bouclée au final.

Exactement !

Super !

Merci, Guillaume !

On est arrivé.

On a fini notre petit tour.

C’est la fin de l’émission.

À la fin de l’émission, il y a la question de l’invité.

L’invité de la semaine dernière,

c’était Mathieu Tarnus.

Le CEO de Sarbacane.

Oui !

Et de poser une question à la fin de l’émission.

Savoir, comment tu tirais ton épingle du jeu

face à un géant comme Amazon.

Donc, réponse très courte.

Question très courte de Mathieu.

- et réponse très courte. - Réponse courte.

Face caméra, tu peux répondre à Mathieu.

Écoute, Mathieu. c’est vraiment la question

pour tous les E-commerçants.

Je pense qu’on l’a tous dans le collimateur.

Nous, on considère qu’Amazon est

plutôt une menace qu’une opportunité,

pour répondre très franchement.

Et on imagine que la seule manière

de lutter contre eux,

c’est vraiment de passer par la qualité.

D’abord, la qualité de l’offre.

On design nos propres produits à partir d’en ce moment,

avec Pix Desing.

Un cabinet de desing Markan Varoll.

Donc on veut vraiment passer par la création de l’offre

pour avoir une marque et une offre

- qui soit totalement différente. - Différente, quoi.

Qui nous soit propre, qui nous appartienne.

Et puis cela passe aussi par l’expérience d’achat.

Donc on travaille beaucoup sur la qualité... d’achat,

autant sur le site que sur la partie servie client

qui est fondamental pour nous.

On est persuadé qu’il faut qu’on

soit vraiment différenciant sur la qualité globale

de l’expérience de nos utilisateurs sur le site.

Et globalement à l’achat chez Drawer.

- Super ! - Il y a du boulot.

Il y a du boulot, mais c’est ton boulot.

Absolument !

OK !

La semaine prochaine,

mon invité, c’est Davonn Choquet.

Alors, Davonn, elle fait de la cuisine thaïlandaise.

On parlera de tout cela avec elle, la semaine prochaine.

Quelle question tu as à lui poser.

Pareil, question à Davone.

Écoute, Davone. Moi j’ai passé pas mal de temps en Thaïlande.

C’est un pays que je connais bien.

J’ai même pris des cours de cuisine à

Shang Mei il y a quelques années,

pour apprendre les secrets du pâte thaïs.

Donc, parlons de secret.

Est-ce que voudrais nous révéler

ta petite recette de cuisine

thaïlandaise magique ?

Celle que tu fais,

quelques ingrédients sans que ce ne soit trop compliqué.

Mais la petite recette magique de Davonn.

Moi, je serai vraiment très ravi de la connaître,

et je sais qu’elle en a une

en plus.

- Une petite sauce, je crois, oui. - Cool ! C’est vrai ?

- Mais disons, on verra si elle accepte - On verra si elle...

- de partager avec nous - de la révéler.

la semaine prochaine.

OK !

Super !

Merci, Guillaume

pour cet échange.

Merci, Nicolas !

- À bientôt ! - Je te laisse partir.

Je te laisse sortir.

- Très bonne semaine à toi. - Salut et bonne journée à tous !

Bye !

Voilà, donc c’était Guillaume Spriet.

Drawer.fr, je vous invite à aller sur son site :

drawer.fr.

Voilà ! On a discuté avec lui

de son idée.

Comme quoi, il ne faut pas forcément être ultra innovant

pour créer son entreprise.

Puisque vendre des meubles sur internet,

à l’époque c’était encore peu commun.

Mais au final, ça reste un site E-commerce.

Il l’a fait, mais il le fait avec une façon différente.

Ensuite, entreprendre en couple avec sa femme,

Visiblement, cela se pas très bien,

mais il l’a dit, bien avoir ses tâches,

chacun de son côté pour être complémentaire.

Et puis avoir aussi des activités

à côté.

Mais surtout ne pas avoir peur de prendre ce risque

et d’essayer, de tenter

et de voir ce que cela donne.

Et enfin, les bureaux.

Le lieu de vie au travail.

C’est le lieu de travail, mais aujourd’hui,

c’est un lieu dans lequel on passe beaucoup de temps.

Le lieu de vie au travail.

Il est important de le réinventer.

Mais voilà, il réinvente complètement

avec cette espèce de coworking à lui

l’année prochaine.

On a hâte de voir ça.

C’est une vraie tendance d’avoir un espace

de travail différent.

Voilà ! la semaine prochaine.

Donc, c’est mon invité Davonn Choquet.

Davonn Choquet, on va discuter avec elle

de son boulot d’aujourd’hui.

C’était une employée modèle

et elle a tout quitté

pour vivre de sa passion : la cuisine thaïlandaise.

Elle fait cela différemment aussi,

Puisque c’est un vrai art culinaire,

ce n’est pas juste de la cuisine.

Elle nous parlera de tout ça

la semaine prochaine.

Donc, la semaine prochaine, c’est mardi

prochain à neuf heures.

Comme toutes les semaines.

Ce sera le dernier épisode de l’année d’ailleurs,

puisqu’on arrive à la fin de l’année 2017.

Donc, Davonn sera ma dernière invitée

avant 2018.

D’ici là, la semaine prochaine,

portez-vous bien, entreprenez,

prenez des risques, osez,

faites, bougez-vous.

Et puis, passez une très bonne semaine.

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