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Sur La Route #20
Mardi 19 Décembre 2017

avec Nicolas Quilliet Davonn Choquet

Créatrice de Davonn

Bonjour tout le monde.

On est mardi. Il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et normalement en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas Quilliet.

Et on tourne l'épisode, le vingtième épisode de sur la route.

Donc, 20 épisodes depuis, le démarrage de l'émission.

C'est un numéro un peu exceptionnel.

Puisque, c’est noël.

Voilà ! Puisque c'est le dernier numéro de l'année.

C'est la semaine de Noël.

Donc, je fais une petite déco sympa.

Bon, avec les moyens du bord de ma voiture.

Et je remarque que le bonnet me va particulièrement bien.

Mon invité puisque c'est ça qui est important ce matin.

C'est Davonn Choquet. Davonn Choquet, c'est la créatrice de Davonn, sa marque.

Qui fait de la création culinaire thaïlandaise.

Elle va nous parler de tout ça.

Et elle va surtout nous expliquer,

comment elle a décidé à un moment de changer de vie.

De quitter son boulot.

Et de se lancer tout simplement.

Donc elle va nous expliquer ça.

Elle va nous expliquer aussi, pourquoi elle a choisi la cuisine

qui est avant tout une passion pour elle pour se lancer.

Et en fin d'émission, elle nous parlera aussi

de comment elle a concrètement lancé son business.

Et surtout, comment elle a fait pour tout faire à l'envers. Voilà !

Vous verrez.

Elle a commencé bizarrement.

Et elle continue bizarrement.

Elle fait tout à l'envers, mais ça marche très bien en plus.

Voilà ! En fin de l’émission comme d'habitude, la question de l'invité.

Et on retrouve tout de suite Davonn.

Salut Davonn ! Salut Nico !

Comment vas-tu ? Bah, ça va bien et toi ?

Ça va bien.

C'est parti ! Sur la route.

Sur la route.

On y va.

Je te laisse te présenter Davonn, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, qui es-tu ?

Je peux mettre mon bonnet comme toi parce que là je suis jalouse.

C'est vrai, regarde

Regarde, tu as vu mon petit bonnet. Regarde.

Tu es belle aussi avec ton bonnet.

C’est vrai ?

Ouais, c’est Noël.

C’est la semaine de Noël.

Bon ! Alors, Nico pour me présenter.

Donc je suis Davonn.

Tu es Davonn.

Voilà ! J’ai 42 ans.

Super !

Tu ne le fais pas du tout.

C’est vrai ? Voilà !

C’est le fait de manger la cuisine thaïe.

C'est vrai ça.

J’ai mes secrets.

Eh bien, on va bien en parler.

Alors, je suis d'origine à moitié thaïe, à moitié laotienne aussi.

D’accord.

Ça, c'est bien aussi de le préciser.

Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ?

Alors moi, je suis une créatrice d’émotion culinaire.

Alors, j'ai dit créatrice culinaire.

Créatrice d’émotion culinaire.

Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Alors en fait moi,

J’ai dit que je faisais de la cuisine.

Ce n’est pas ça en fait ?

Je revisite la cuisine thaïe.

Tu revisites la cuisine thaïe.

C’est vraiment ma singularité.

Et c'est ce que je fais de mieux.

Donc voilà !

J'adore explorer la cuisine thaïe et revisiter à ma manière

puisque je propose de découvrir, mon univers

autour de mes créations

D'accord !

très personnel.

Et voilà ! Ça fait un moment que j'ai ouvert ma première boutique.

Un mois que tu as ouvert ta boutique

Ouais ! Un mois tout pile.

Mais tu as créé ton entreprise, il y a plus qu’un mois ?

Alors, j'ai créé mon entreprise, il y a trois ans.

D'accord.

Donc voilà ! J'ai fait des choses.

Et là ben voilà ça fait un mois vraiment où le projet se concrétise.

Et que ta boutique est ouverte.

Et la boutique est ouverte.

C’est où ? Vas-y informe.

Alors à Marquette-lez-Lille.

À Marquette-lez-Lille.

L'adresse ? L’adresse, 1 Rue de l'union.

Vraiment à la limite de Marquette et de Saint Roch.

On mettra tous les liens en commentaire.

Ouais. Il n’y a pas de souci.

Pour aller voir et venir te dire bonjour.

Alors, tu n'as pas toujours été créatrice d'émotion culinaire.

Puisque avant de faire ça, tu me racontais en préparant l’émission que tu étais banquière.

Alors, j'étais banquière pendant sept ans.

Pendant sept ans.

Raconte un petit peu

qu’est-ce que tu faisais

Bah, écoute !

Finalement, je suis arrivé par hasard en banque puisque j'ai plutôt un parcours atypique.

J'ai fait une formation plutôt généraliste avec vraiment

Tu as fait quoi ? Tu as fait une école de commerce ?

Ouais, option plutôt marketing ???

En tant que chef de produit et finalement je suis arrivé en banque parce j'avais voulu

aussi connaître d’autres expériences et je pense que le fait d'atterrir là,

ça m'a forgé aussi.

Et tu étais en agence ? Tu étais ou ?

Oui, j’étais en agence et je me suis occupé donc dernière...

dans les dernières années en gestion de la clientèle professionnelle.

D'accord, clientèle.

Voilà !

Je pense que ça m'a donné envie aussi de vouloir créer aussi.

Parce qu'en fait, tu voyais plein de créateurs autour de toi.

Voilà, je voyais plein de créateurs

et puis moi j'avais envie, j'avais en moi ce désir, cette envie de me lâcher

et de pouvoir créer également à mon tour.

Alors, comment tu as fait pour justement changer de vie ?

C'est-à-dire de passer ton contrat en banque.

Tu avais ton CDI ?

Ah oui, j’avais un CDI.

puis du jour au lendemain, j'ai tout lâché puis j'ai donné ma démission.

Tu as donné ta démission ? Ouais.

Mais comment c'est venu ? Bon écoute, en fait moi j'avais une passion

et je voulais transmettre ma passion, mon amour de la cuisine thaïe.

D'accord.

Et je pense que voilà à un moment donné tu as un déclic et tu te dis :

bah c'est le bon moment.

Avant de le faire en fait, j'avais la possibilité de pouvoir transmettre ma passion et partager

par des ateliers culinaires.

Le week-end en fait, j'avais double vie.

D'accord.

En fait tu as commencé à bosser.

À tester ton idée.

Ouais ! Pendant que tu étais salariée.

Voilà ! Donc, j’ai cumulé deux activités.

Ça veut dire que finalement, la semaine, j'avais mon activité et le week-end

changer de bonnet.

D'accord.

Voilà ! Après, je devenais Davonn, créatrice d’émotion culinaire.

En fait, j’animais plutôt les ateliers, comme un voyage.

Et moi, j'ai créé le concept de voyage culinaire qui me voilà qui me branchais vraiment.

J'ai voulu le faire à ma façon avec vraiment un univers qui soit aussi un univers d'évasion

et de voyage avec une identité aussi très propre et des créations puisqu’on allait plus loin

pour sublimer surtout la cuisine thaïe et essayer d'aller plus loin

dans la recherche des saveurs et du goût.

Donc tu faisais ça le week-end ? Je faisais ça le week-end.

C’était des voyages… Mais tu étais auto-entrepreneuse ou

Alors j’étais auto-entrepreneuse.

tu faisais ça comme ça ?

Non, j’ai été autoentrepreneur.

D’accord. OK.

Il fallait que j’aie vraiment ce statut-là aussi.

Ouais.

En fait, c'étaient des ateliers.

J'avais nommé ça : « Des ateliers ici et ailleurs ici. »

Ici et ailleurs.

C'est-à-dire qu'il y avait des ambassadrices

des hôtesses et des ambassadrices qui mettaient à disposition leur cuisine.

D'accord.

Et puis voilà !

En fait, tu allais chez tes clients dans leur cuisine.

Voilà !

Tu faisais tes préparations

Ils m’ouvraient leur porte.

Et vous mangez le soir tous ensemble.

Voilà ! On faisait un atelier.

On était un groupe.

Comme un chef à domicile.

Comme un chef à domicile, sauf que ben voilà, on cuisinait ensemble.

D'accord.

J''apprenais.

Ah oui ensemble, tu transmettais en plus.

Voilà ! Je transmettais.

Et puis, on apprenait à faire.

Et ça, tu as fait ça donc

Alors, j’ai fait ça pendant un an et demi.

Pendant que tu étais en poste encore.

Ouais ! J’ai fait ça, mais après, ça a été vite dominé.

Parce que finalement, l'effet bouche-à-oreille a tellement bien fonctionné.

Ça a pris de l'ampleur.

En fait, ça a pris.

Ça a démarré au bout d'un mois.

Au bout d’un mois, ça a pris et les gens en parlaient.

Et puis voilà, on s'amusait tellement bien.

Puis, c'était dans un cadre super convivial.

Mais c'est ça aussi, ce que tu ne le faisais pas du tout de manière

d'après ce que je comprends, du business.

C'était vraiment de la transmission de ta passion.

C’était vraiment... Comme avec des amis.

Et puis....

C’était comme chez

Comme à la maison.

Sauf, qu’on était dans plusieurs maisons.

Et puis voilà chez plusieurs hôtesses, plus sympa les unes que les autres.

Puis c'était vraiment.

J'ai la chance d'avoir aussi un pilier, un socle et aussi d'ambassadrice et d’ambassadeur aussi.

Puisqu'il n’y avait pas que des femmes.

Il y a aussi des hommes qui adorent la cuisine et qui sont fan.

Tu as pu donc apprendre ton métier comme ça,

avant de te lancer concrètement.

En fait, j’ai pu tester aussi

voir comment ça pouvait prendre.

Et en fait avec l’activité d’atelier

finalement les gens m’ont tellement recommandé et ont tellement réagi

que ça a débouché en fait sur quelque chose qui était étonnant.

Puisque finalement, j’étais voilà.

Je suis arrivée à proposer des voyages culinaires

à organiser des évènements.

Puisqu’on a souhaité qu’au lieu d’apprendre à cuisiner ensemble,

on m'a demandé aussi d'organiser et de cuisiner aussi

pour voilà dans le cadre d'événement

de réception aussi d'exception.

D’accord !

C'est là je pense que ce que j'avais en moi, c'est vraiment révélé.

C’est à dire que le fait de pouvoir aussi explorer ma créativité.

parce qu'en banque

Bah oui...

En banque, j'étais frustrée quoi finalement.

Il fallait que ça se lâche.

Tu as décidé de créer.

J'ai décidé de...

Tu as créé avec ta passion en fait.

Ouais, j’ai créé avec ma passion.

Tu as fait de ta passion, ton métier donc, la cuisine.

Mais concrètement, comment ça t’est venu cette passion ?

Alors....

Pourquoi la cuisine ? Je parle souvent de…

Parce que tu n’as pas fait d’école hôtelière ? Non !

Tu n’as pas fait d’école de chef.

Il fallait que je démontre que « j’avais une légitimité. »

Finalement, tu fais une école de commerce.

Ça t’apprend des choses, mais ça ne t’apprends pas forcément à faire la cuisine.

Puisque je ne sortais pas d’une école de cuisine.

En fait, je pense que ma passion et je le sais

je ne le sais même pas, je le pense et j’en suis persuadé.

C’est que tout est lié à l’histoire de mon père.

Et je raconte aussi souvent parce que mon papa en fait

c’était un aventurier.

D’accord !

Il était en Thaïlande. C’est ça ?

Il était en Thaïlande.

Mon père a quitté son pays en 1981.

Et lui, je l’appelle mon Robinson Crusoé.

Ouais. C’est un voyageur.

Voilà ! Et il a décidé de quitter

lui aussi, il avait une âme aventurière.

Donc, il avait décidé de quitter la Thaïlande en 1981.

Il a pris pour seul bagage, ma maman

et ses enfants.

Puis dont moi puisque j’étais déjà née à l’époque.

Donc, il est arrivé en France et mon père adorait manger.

Ouais !

Bah, il était

Une bonne passion

Voilà ! C’est une bonne passion.

Et surtout, il adorait manger, mais c’est surtout faire la cuisine pour partager avec ses amis.

D’accord ! Déjà, quand tu étais toute petite.

J’ai été toute petite.

Tu voyais ton père cuisiner.

Non, j’ai été avec lui en cuisine.

Tu le faisais toi ?

Ah bah oui ! Non en fait, j’étais…

C’était déjà une passion familiale.

Ouais.

J’étais l’aînée des filles.

Donc, je me suis retrouvé aide commis de mon papa.

Du coup, j’avais ce rôle.

Voilà, je trouvais rigolo peut-être moins à l’époque

parce que je me suis dit : tiens, je passe mon dimanche avec mon papa.

Et finalement sans m'en rendre compte et sans le savoir, j'ai appris.

Et tu sais après, ça ressort à un moment donné et tu dis : « bah ouais, je vais faire des choses. »

Mais mon père en fait, c'était un passionné aussi.

C'est un artiste.

Et je sais qu'il était super doué de ses mains.

Il cuisinait avec son cœur et je pense que j'ai pris ça de lui.

C'est ce qu'il a réussi à transmettre.

C’est ce qu’il a réussi à transmettre.

Les émotions.

C’est formidable.

Oui parce que ce n'est pas que de la cuisine.

Moi, j'ai la chance d'avoir déjà goûté ce que tu as fait et participer à tes voyages

« tes voyages culinaires. »

C’est vrai, que ce n'est pas que de la cuisine.

Tu as mis autre chose.

Non ! En fait, je pense que cela transcende.

La cuisine c'est pour moi,

c'est l'expression déjà de ma personnalité, de mon vrai moi.

De qui tu es.

Voilà ! Ça m'a révélé déjà le projet me révèle.

C'est-à-dire que je suis vraiment, complètement épanouie.

C'est important.

C'est vraiment ta passion à fond.

Ouais, c’est à fond.

Et finalement, pour moi la cuisine,

ça doit être juste un lien pour pouvoir toucher l'autre.

Et je sais que ce que j’ai réussi à faire et à transmettre,

c'est vraiment ce que je donne.

Et quand je cuisine, je cuisine souvent avec mon cœur.

Ouais ! Je pense que ça passe de cette façon-là.

Et j'arrive à bien le transmettre.

Donc, ce n'est pas vraiment l'expression, c'est comme un langage.

Mais finalement, ça passe par les émotions, les saveurs.

Et je peux toucher une personne rien qu’en éveillant ses sens.

Et moi, j'essaie d’éveiller tous les sens, dont le palais

avec la cuisine thaïe.

Avec la cuisine thaïe.

Et ça, c'est avec le recul aussi.

Tu disais que tu as compris ce lien avec ton père

et que ça venait de là.

Ce n’était pas forcément évident au début, mais petit à petit.

Non parce qu’on se pose la question de dire : « tiens maintenant, c'est dingue quoi

on essaie de se chercher ou on essaie de trouver.

Puis moi, c'est venu naturellement.

Et après comme on parle souvent, c’est

parce que dans mon

Tu sais dans mon voyage ou dans mon projet,

j'ai toujours une histoire à raconter.

Finalement même dans mes recettes, la recette du Tartare de mon père

le plat qu'il faisait tellement bien.

Tu as appelé… Tu as donné des noms en fait…

J’ai donné les noms à tes créations ?

Je disais que le Tartare prussien,

c'est le Tartare de bœuf de mon père, qu'il coupait au couteau.

Il était bien que je faisais au couteau moi

pas avec un robot mineur pour aller plus vite.

Donc, c’était…

C'est lui qui t’a appris donc ? Oui, c'est lui qui me l'a pris.

Et finalement tu vois, quand je raconte mon histoire

comment cet héritage culinaire paternel ou maternel qui ressort.

Parce que ma maman aussi, elle est là présente.

Parce que mon père en fait, on n’a plus notre papa depuis 15 ans.

Ouais ! Mais en même temps, il a eu le temps de me

transmettre quand même.

Oui et en plus.

Et ma maman en fait, elle et Laotiennes

et j'ai toutes ces recettes aussi plus typiques de Laos.

Ouais ! Dont la poudre de riz de ma maman.

Riz gluant que je fais avec amour,

mais avec beaucoup de secrets et que je transmets et que je donne aussi.

Et les gens sont fans.

Je l'ai appelé la poudre de riz Mæ̀ Ying.

Mæ̀ Ying, c’est... le prénom de ta mère

Ma maman s'appelle Ying

et Mæ̀, c’est maman Ah d’accord !

Maman Ying Mæ̀ Voilà !

OK, super !

Tu as vraiment transmis tout ton héritage personnel dans ce tu fais aujourd'hui.

Oui.

Complètement.

C'est génial !

Et ce que tu fais aujourd'hui, ce que je disais

en introduction aussi,

tu ne l'as pas fait du tout dans le bon sens.

Non Tu as fait un peu

J’ai tout fait à l’envers.

Tu as tout fait à l’envers.

Parce qu’en gros, c'est ce que tu disais.

Tu as créé depuis un peu plus de deux ans ta société.

Tu viens seulement depuis un mois, d'ouvrir une boutique.

Alors qu’on n'aurait pu l'imaginer à l'inverse.

Il y a deux ans, tu commences par ouvrir ta première boutique.

Après, tu vois ce que ça donne puis voilà.

Tu n’as pas du tout fait ça ? Non.

J'ai fait complètement à l'envers.

Je trouvais ça, bah finalement rigolo de le faire,

de ne jamais faire les choses comme les autres.

Ouais ! Et ça, c'était mon sens à moi.

C'était de dire qu’il fallait que je me fasse connaître aussi.

Tu sais quand on une légitimité, de dire bah voilà !

Je vais faire de la cuisine.

Quand tu t'es lancé, tu t’es dit :

je ne peux pas ouvrir une boutique. Je ne peux pas ouvrir un restaurant

Non !

Pace que je ne suis pas légitime.

D’abord, je vais bosser ma légitimité.

Puis d’abord, je vais essayer de trouver mes clients.

D’accord ! Mais en fait, finalement c'est le bon sens.

Bah oui, c'est le bon sens.

D'abord trouver des clients et après….

Et j’ai mis en fait à travailler ma réputation.

tu sais « me faire reconnaître »

cette notoriété.

Donc, j'ai commencé par le plus simple. C’est-à-dire, quand je viens cuisiner chez toi du coup.

Ouais Il y a des invités.

Bah oui.

Finalement je te transmets.

Et puis, toi tu peux en parler.

En même temps, ça a rebondi aussi tout de suite

très rapidement sur des événements où là j'ai pu créer du lien,

mais donner aussi un sens à mon univers en touchant beaucoup de monde.

Le travail aussi de... Avec les entreprises aussi, c’est ça ?

Avec les entreprises.

C'est-à-dire qu'en fait, j'ai pu démarrer par des ateliers culinaires, des ateliers

voyage culinaires qui a débouché sur les voyages culinaires.

Et donc de client particulier, ça a débouché sur des clients en entreprise.

Donc là, tu passes d'un salon où il y a 6, 8 invités ou 10

à des entreprises où tu as.

Où voilà où je peux faire des vernissages à 150 personnes.

Voilà ! Et là au bout de deux ans finalement,

je me dis : voilà moi, j'ai ma clientèle.

Maintenant je suis prête.

D’accord ! J'ai vraiment travaillé ça en pensant voilà

me faire connaître, asseoir ma légitimité, de me dire :

Voilà, je peux être… aussi explorer, vous emmener aussi,

vous transporter avec moi dans mon univers,

avec un univers très personnel de création.

D'ailleurs ma signature aujourd'hui, tout le monde me connaît

parce que je suis l’inventrice du sushrolls.

Sushrolls ! J’ai mes sauces secrètes.

Qu’est-ce que c'est que le sushrolls ? Moi, je connais le sushi et le roll ou les

ronds….

C’est quoi le sushrolls ?

Tu connais le cronut ?

??? de cuisine.

Alors, le cronut est-ce que tu connais les cronut. Je ne sais pas ce que c’est le cronut.

Parce que finalement on se dit : « ben oui, c’est le sushrolls. Est-ce que ça existe ? »

J’ai dit : « mais non, c’est moi qui l’ai créé. »

Si, on va en Thaïlande, il ne faut surtout pas demander un sushrolls.

Ah non, ça n’existe pas.

En fait, ça m'est venu.

J'ai eu l'idée parce que je me suis dit que je revisite la cuisine thaïe.

Mais il fallait que j'aie une création signature.

Ouais ! Ils me disent : Davonn, c’est la sushrolls

et ses sauces secrètes.

Ça, c'est important aussi.

Sauce secrète.

Sushrolls et sauce secrète.

Donc, le cronut c’est…

Donc, on ne le trouve pas en Thaïlande.

on ne le trouve pas en Thaïlande.

Et on ne peut pas l’acheter dans les supermarchés ?

Et, je suis persuadé que ça peut faire un carton

même en Thaïlande.

Il y a moyen.

Le sushrolls made in France avec des saveurs thaïes en Thaïlande.

Ce n’est pas mal ça.

Ce n’est pas mal.

Le sushrolls en fait voilà… L’idée du sushrolls, c’est parce que

j'avais lu un article sur le cronut.

C'était un pâtissier picard.

Tu sais il a créé.

Il est parti à New York.

Et donc il a eu l'idée de croiser le croissant

français avec le donut américain

avec un petit trou pour mettre.

En fait oui, d’accord.

Donc, tu as voulu faire comme à Lille

on a Fred et son merveilleux.

Bah voilà ! On a des pâtissiers ou des personnes qui

ont réussi vraiment à se spécialiser dans un produit.

Même s’il y a une gamme large.

Toi, tu t'es dit voilà ! C'est ce que tu appelles le produit signature.

Voilà ! Davonn, c’est le sushrolls.

Alors, sushrolls, c’est juste une petite bouchée,

un concentré de saveur thaïe dans une petite bouchée

où en fait, comme je revisite la cuisine thaïe,

en fait l'idée, c'est de dire dans un sushrolls, je revisite un plat typique de la cuisine thaïe.

Le plat complet ? Ouais !

Je ne suis pas un expert de cuisine thaïe, même si j'aime beaucoup.

Je connais le Pad Thai, le plat principal.

Je peux le faire en sushrolls.

Tu fais un sushrolls... un Pad Thai en sushrolls.

Avec sa petite sauce tamarin.

Avec la sauce secrète.

La sauce secrète au tamarin.

Et donc voilà, l'idée c'est ça.

Ça s'inspire un peu du sushi sur la façon de faire puis du sushrolls.

Mais, il n’y a que des saveurs explosive Thai dans un sushrolls.

D'accord !

Donc, tu prends le temps en plus de revisiter complètement une cuisine

qui est très traditionnelle.

Oui avec des créations que je souhaitais innovante puis moderne aussi.

Mais en même temps, tout en respectant aussi l'authenticité.

Parce que ça me tient à cœur d'avoir cette empreinte aussi

de l'ADN de la cuisine thaïe.

Parce que finalement, toutes mes recettes

sont vraiment ampli

beaucoup d'amour aussi mais beaucoup de richesses dans les parfums.

Parce que tous les aromates et toutes les épices, les choses qu'on peut trouver

de notre cuisine qui est merveilleuse,

je l'explore et je l'exploite aussi.

Je fais découvrir aussi des aromates compléments atypiques

qu'on ne connaît pas et qu'on ne trouve même pas

tu vois au restaurant parce que plus c'est dingue, plus j’ai envie de…

Tu as envie d’y aller !

J’ai envie d’y aller !

Tu as vraiment tout pas dans le sens typique.

Tu l’as fait aussi avec toi, tes envies.

Voilà ! Ce que tu as envie de faire.

Voilà et je me lâche complètement.

Super ! Je m’éclate.

Voilà !

On est arrivé à la fin.

Je me suis garé.

J’ai trouvé une place. C'est super.

À la fin de l'émission, il y a la question de l'inviter.

Oui !

Donc la semaine dernière, mon invité Guillaume Spriet du drawer.fr.

Il te posait une question très simple et très courte.

Il ne te connaissait pas avant la semaine dernière,

mais il connaît très bien la Thaïlande et la cuisine thaïe.

Et il s'est dit : elle doit avoir une recette secrète à nous dévoiler.

Alors, est-ce que tu peux répondre à Guillaume, face caméra ?

Alors ici ! Guillaume, tu m'avais posé la question

J'ai écouté par rapport à la recette du Pad Thai.

Moi, ce que je vais faire, je vais aller plus loin pour te révéler mes secrets.

Je vais te donner la recette.

Pas forcément du Pad Thai, mais un secret pour que tu réalises ton Pad Thai d'une façon

imparable.

Là maintenant ? Là maintenant, tout de suite.

Que la recette soit inratable.

Allez. Vas-y ! Alors, je te donne secret.

Finalement, c'est d'avoir la bonne sauce et la sauce secrète.

La sauce.

Alors la sauce

La sauce sécrète de la sauce tamarin.

Tamarins, c’est ça ?

Écoute voilà ! Si tu notes bien, donc alors

il faut 200 g de jus de tamarin,

200 g de sucre de canne.

Tu as également alors 4 cuillères à soupe.

Je vais le noter.

C’est vrai ? De sauce de poisson.

4 cuillères à soupe de sauce d'huître.

Et il faut un kilo de tonnes d'amour.

Il faut tout mélanger.

Et après, tu prends une petite cocotte.

Tu mélanges le tout.

Tu fais revenir pendant dix minutes.

Et tu as ta sauce secrète.

Et tu pourras réaliser ton Pad Thai et le faire sauter.

Et ce sera vraiment rempli d'amour et beaucoup de goût.

Et ça sera vraiment très réussi.

Ça donne faim.

Voilà, Guillaume.

Il va être content. Et ce n’est que pour Guillaume.

Et ce n’est que pour Guillaume.

On est d’accord.

Et s’il la rate. Comment il fait ? S’il la rate, bah il m'appelle et je viens.

Je fais du service après-vente aussi.

Écoute, c’est génial.

Super ! Tu as ramené des petits produits ?

Tu en as dedans ou pas ? Oui, alors, regarde.

Rien que pour toi, parce que je voulais aussi te remercier.

Ouais Et comme on est fin d’année.

C'est Noël Alors, je t’ai ramené plein de sauce secrète.

Je vais garder le meilleur pour la fin.

Je veux que tout le monde me demande pourquoi je fais cette émission.

Ben voilà ! Tu as la sauce.

Alors la sauce satay.

Sauce satay.

Sauce satay... Secrète.

On ne la voit pas.

Attends !

Tourne-la de l’autre côté, regarde.

Sauce satay.

La sauce satay, elle est formidable.

La sauce Suki Yaki, elle est topissime.

Suki Yaki Pour la fond du Thai, sauce satay, brochette de poulet

à la sauce satay.

Super ! Le sushrolls, sauce satay.

Parce que le sushrolls, il faut savoir que ça réussit parce que j'ai mes sauces secrètes.

Il y a un replay.

Ah oui. Sinon, ça ne marche pas

On peut copier le sushrolls, mais on ne pourra jamais l'inégalé puisque finalement.

Et ça… C'est là où elle est forte Davonn.

C'est que ça, on ne l'achète que dans sa boutique en fait, c’est ça ?

Oui, on ne le trouve que dans ma boutique.

Regarde.

C’est du business.

Et puis en plus, regarde tu pourras même avoir.

Regarde l’essence de piment de ma maman.

Tu sais que je ne fais jamais de la pub moralement dans cette émission.

Bah oui, mais attends C’est exceptionnel.

Il faut une première fois.

Je me fais soudoyer.

Et moi, tu sais, l’exception qui confirme la règle.

Exactement ! Et bah voilà !

La sauce yuzu.

Piment. J’en ai trop.

Attends. Pour toi, tu sais quoi j’ai gardé le meilleur.

Qu’est-ce que c’est que ça ? Ça, c’est ma nouvelle création.

Attends. Sauce yuzu, c’est quoi à l’intérieur ? C’est du riz ?

Non, c’est du sésame ? C’est du sésame, ouais.

C’est du sésame.

Et là, regarde. Ça, c’est pour toi.

J’ai gardé le meilleur pour que tu passes une excellente journée.

Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est ma nouvelle création,

c’est la sauce qui cartonne.

Tout le reste cartonne, c'est du basique, mais…

Avec tigre qui pleure, c’est avec le bœuf ça ?

Alors sauce tigre qui pleure en fait, j’ai mis, tu sais quoi ?

Non ! C’est une sauce secrète donc, il y a du gingembre.

Il y a du gingembre, bah voilà !

Du galanga, de la citronnelle et un arbre topissime…

Il y a de la coriandre chinoise aussi.

Voilà.

Et du sucre.

Et ça tu sais quoi, tu en prends ??? ingrédient, je n’ai pas le droit.

Non, mais il y a un peu de secrets et beaucoup d’amour aussi.

Mais oui.

Je n’ai pas tout mis.

Alors avec cette sauce tigre qui pleure.

Ouais Tu sais quoi.

Ta journée, elle va être formidable.

C’est vrai ! Ouais !

Ouais à fond ? Ouais, à fond.

Tiens je te laisse. Remettre ça.

Écoute, c’est très gentille Davonn. Merci beaucoup.

Écoute,

Bah, je t’en prie Et avant de finir puisque la question à l’invité

c’est dans les deux sens.

Bah oui.

Il y a toi aussi

Donc, mon invité,

Alors, attends. Hop ! Je range tout ça.

Bon c’est du live. Voilà ! Donc mon invité, non pas de la semaine prochaine

puisque c’est Noël, petit pompon.

Tu remets ton bonnet d’ailleurs.

Ouais, je vais remettre mon bonnet.

La semaine prochaine, c'est les vacances.

Donc pas d'émissions mardi prochain.

La prochaine émission c'est le mardi 2 janvier.

Donc pour commencer l'année et pour bien commencer l'année.

Mon invité, ce sera Hanine.

Hanine qui s'est spécialisé dans le développement personnel.

Donc il va nous foutre une patate dès le 2 janvier

et qui a créé un projet qui s'appelle Goodbye Comfort Zone.

Donc pour sortir de sa zone de confort.

Vous allez voir, c'est passionnant.

Et donc, je te propose de lui poser une question à laquelle il répondra le 2 janvier.

Davonn une question à Hanine.

Hanine, on ne se connaît pas, mais j'ai pu regarder un peu ce que tu faisais.

Je suis complètement fan de toi.

Et donc, j'avais une question à te poser parce que tu dis bon

moi, j'ai vécu un peu ce que tu souhaites faire.

Tu nous pousses à sortir de notre zone de confort

et à aller au-delà de nos limites.

Et tu t'es fixé un défi par jour pour réaliser.

Moi, j'avais une question à poser : c’est : alors quel serait finalement le défi que

tu ne ferais jamais ? Puisque finalement, aller au-delà de ses

limites.

Est-ce qu'il y a quand même une limite que tu ne feras jamais dans tes limites. Voilà !

C’est juste ma question.

Effectivement, il a fait énormément.

Il s’est imposé beaucoup de défis.

Toi, ta question c'est quel est le défi qu’il ne fera jamais.

Voilà ! C’est ça.

Super ! On va voir s'il atteint ses limites

et s'il pourra nous parler de ses limites.

C'est top ! Parfait !

Eh ben écoute merci beaucoup pour cet échange.

Merci à toi ! Pour tout ça.

Je te souhaite une très bonne journée.

Je sais que tu as du boulot en plus.

Oui ! Parce que ce soir, tu…

J’ai un voyage culinaire Tu as un voyage culinaire à préparer.

Eh ben vas-y ! Allez go !

Merci beaucoup.

Je te laisse sortir. Très bonne journée à toi.

Et merci beaucoup tout ça.

Voilà ! Donc, c'était non pas une émission de cuisine,

mais une émission sur la route avec Davonn.

J'espère que ça vous a intéressé autant que moi.

Moi en plus de m'intéresser, je repars avec des petits cadeaux

que j'espère avoir la chance de partager avec certains d'entre vous.

Donc voilà avec Davonn, qu'est-ce qu'on a pu voir.

Qu’elle est même aussi, on en parlera à la rentrée et sortie de sa zone de confort

en créant sa société en quittant son poste et en faisant de sa passion son business,

la cuisine.

Elle nous a expliqué aussi à quel point la cuisine était un héritage pour elle

et elle s'en est rendu compte plus tard.

En créant, elle s’est dit : « bah voilà, ça vient de mon père, ça vient de ma mère. »

Tout ça, ça lui a permis aussi d’écrire son projet et de se professionnaliser.

Et enfin, elle nous a montré qu'il n’y a pas d'ordre pour créer sa boîte.

Il ne faut pas juste ouvrir une boutique ou penser à son plan marketing.

Elle a fait ça un peu tous les sens et ça cartonne.

Ça cartonne pour elle aujourd'hui Et on souhaite que ça continue de cartonner

encore longtemps.

Encore une fois, on mettra le lien de la boutique dans les commentaires.

Comme je vous le disais, la semaine prochaine pas d'émission, c'est les vacances.

Il faut en profiter.

C'est Noël. Voilà mon pompon.

J'espère que vous avez apprécié cette qualité de déguisements.

Je ne sais pas s’il faut le mettre à droite ou à gauche.

Enfin, je suis très mignon.

Donc Noël, fin de semaine et profitez des vacances.

Donc nous, on se retrouve mardi 2 janvier à 9 heures comme d'hab.

Avec donc mon invité Hanine « Goodbye Comfort Zone »

Vous allez voir c'est top, c'est génial.

Il va nous foutre la patate dès le 2 janvier.

et ça va donner envie de faire plein de choses.

Donc, amusez-vous.

Prenez du bon temps.

Prenez des vacances.

Ressourcez-vous.

Et dès le 2 janvier, ne faites pas de… comment on appelle ça, de reste de bonnes résolutions.

Donnez-vous simplement des objectifs

et tenez-les pour l'année 2018.

Très bonne fin d'année à tout le monde et à l'année prochaine.

Salut !

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