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Sur La Route #24
Mardi 23 Janvier 2018

avec Nicolas Quilliet Yann Dubois

CEO de Les Vieilles Choses

Bonjour tout le monde !

On est mardi. Il est 9h.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

On tourne ce matin, le numéro 24 de sur la route.

Je m’appelle Nicolas QUILLIET et mon invité ce matin, c’est Yann DUBOIS.

Yann c’est le CEO, le créateur du site internet : « les vieilles choses ».

« vieilleschoses.com » qui est dans le domaine du vintage.

Donc, il va nous expliquer un petit peu comment il a trouvé son idée.

Comment il s’est lancé ?

Comment il a cherché la bonne idée et qu’il s’est lancé.

Il va nous expliquer aussi comment on passe de l’idée à la création d’entreprises.

Et enfin, on va aussi parler avec lui des aléas

que rencontre un chef d’entreprise lors de sa création.

Voilà, on accueille tout de suite Yann DUBOIS.

Bonjour Yann !

Bonjour Nicolas !

Comment vas-tu ?

Très bien !

C’est parti sur la route.

Je te remercie pour l’invitation.

J’avais hâte de rencontrer k2000 avec Michael Light dedans.

C’est cela, c’est moi, mais elle ne parle pas ma voiture k2000, malheureusement.

Avant de commencer, je t’ai ramené un croissant.

Ah ! Ben, c’est gentil.

Merci beaucoup pour le petit déjeuner.

Quand je te vois dans ton ordinateur, dans ta voiture comme cela, je me dis :

il n’a peut-être pas mangé ce matin.

Cela donne faim, tu as raison.

Effectivement, c’est gentil.

Merci beaucoup pour prendre soin de ma ligne.

Est-ce que tu sais qu’un de mes objectifs de l’année, c’est de perdre du poids ?

OK !

Bon, on va dire que c’est un croissant « diet ».

Exactement !

Merci beaucoup !

Est-ce que tu peux, Yann, te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ?

Alors, bonjour à tous !

Moi, je m’appelle Yann DUBOIS.

J’ai 47 ans.

J’ai 3 enfants.

Je suis divorcé.

Et voilà, je suis un ancien, on va dire directeur commercial

ou directeur des ventes France dans les parfums cosmétiques.

Voilà !

Tu as fait ton parcours dans le commerce ?

Commerce avec une formation scientifique.

D’accord ! Et aujourd’hui, tu gères un site.

Voilà, je gère un site qui s’appelle : « les vieilles choses ».

« lesvieilleschoses.com ».

Ce n’est pas « .fr ».

Cela peut marcher « .fr » aussi ?

Cela marche aussi « .fr ».

« .com ».

Super !

Raconte-nous un petit peu comment tu as eu ton idée de lancer

un site internet autour du vintage.

Puisque comme tu me le disais en préparant l’émission,

ce n’est pas du tout ton domaine, ni de compétence, ni ton métier à la base.

C’est avant tout une passion.

Oui ! C’est cela !

Comment cela s’est passé, la transition entre ton emploi salarié

et cette idée de « les vieilles choses ».

Tout s’est déclenché il y a à peu près 4 ans quand j’ai été licencié économique.

D’accord !

Tu as subi un licenciement ?

- J’ai subi un licenciement économique. - Tu étais chez qui ?

Tu étais où ?

J’étais dans une boîte de cosmétiques qui vend depuis des parfums et des cosmétiques de luxe.

- D’accord ! - Une société de vente de 25 commerciaux.

D’accord !

Donc, j’ai vraiment un univers, un profil très négociation,

très marketing opérationnel et assez managérial.

Oui !

Donc ce licenciement, c’est un peu des choses qui arrivent dans une vie

et je me suis dit : c’est peut-être l’occasion de rebondir.

Donc, j’ai refait un point, puis j’ai géré tranquillement ma crise de la quarantaine.

- C’est assez violent comme approche. - C’est vrai ?

Ce n’est pas un mythe cela, la crise de la quarantaine ?

Non, ce n’est pas un mythe.

Puis je pense qu’on en a besoin un jour, cela s’appelle : la crise de milieu de vie.

On a besoin de faire un point sur soi-même,

voir le parcours qu’on a fait et là où on va aller.

D’accord !

Et à ce moment-là, j’ai eu principalement de scènes qui m’ont beaucoup fait réfléchir.

La première, c’était ma maman qui était chez elle

et qui me faisait à manger dans son Vorwerk des années 70.

Vorwerk, ce sont les mixeurs, c’est cela ?

Le mixeur carré avec la colonne en alu et le couvercle orange.

Oui, qu’on a tous connu.

Qu’on a tous connu.

Et je la voyais encore faire des sauces avec, etc.

Je dis : « mais ton truc, il fonctionne encore depuis 40 ans ».

Puis : « oui, cela fonctionne super bien, je fais des supers plats ».

Je me dis : « c’est quand même marrant ces objets qui durent dans le temps

et qui continuent à fonctionner.

C’était la première étape, je me suis dit un peu plus tard, je me suis dit…

Puis il y avait un petit effet Madeleine de Proust qui était assez important.

Et peu de temps après, donc moi j’ai collectionné des vespas, des vieilles voitures.

Voilà, c’est ma clé d’entrée dans le vintage.

Oui !

Et j’ai un ami qui m’a demandé d’essayer ma 2CV dans le temps.

Donc, je lui ai donné les clés.

J’ai décapoté la voiture et je lui dis : « vas-y, tu t’en vas ».

Il est parti 20 minutes.

Il est revenu, il m’a rendu les clés.

Il était presque en train de pleurer.

Je lui ai dit : mais qu’est-ce qui s’est passé ?

Il m’a dit : « tu ne peux pas savoir tous les souvenirs qui ont ressurgi de mon enfance.

Je me suis vu en culotte courte derrière, debout.

Je me suis vu avec mon père, mon grand-père.

Oui !

Et à ce moment-là, j’ai pris conscience que je n’étais pas le seul

à ressentir ces émotions dans ces objets.

Oui !

Et je me suis dit : « tiens, pourquoi ne pas essayer de faire quelque chose autour de ce concept ».

Du vintage ?

Du vintage sur une de mes forces qui est de fédérer les gens.

D’accord !

Alors, je me suis dit :

« tiens pourquoi ne pas fédérer les gens autour de cette passion que j’ai qui est le vintage ».

D’accord !

Tu t’es posé la question longtemps avant d’y aller ou c’était vraiment un éclair ?

C’était un éclair.

Ah oui ?

Cela a été un éclair et je pense que…

Tu avais d’autres idées ? Tu avais d’autres pistes ?

Oui, j’avais plein d’idées et plein d’autres pistes, mais je ne sais pas…

- C’est bien d’avoir des idées, on pense à plein de choses. - Comment tu t’es dit que c’était

celle-là, la meilleure ?

On le sent.

Feeling ?

Ah oui !

- Tu en parles aux autres, tu discutes, tu échanges ? - On en parle et puis...

Puis toute la réflexion, elle est fluide, voilà.

- D’accord ! - Je crois le principe que quand on doit réfléchir à un concept,

c’est que ce n’est pas bon.

Oui !

- Mais quand il est fluide, c’est naturel. - C’est naturel ?

Et tout vient, tout s’emboîte comme il faut.

Je me suis dit : « il y a peut-être quelque chose à faire ».

Mais la grande difficulté que j’ai eue, c’est que tu l’as bien dit tout à l’heure,

c’est que moi, je ne viens pas du web.

Oui !

Donc, je dis : « mais comment je fais pour me lancer dans ce web,

sachant que j’ai plus une expérience de vente,

- de négo et de force de vente, de coaching de forme de vente - Business.

- De business pur. - Commerce pur.

Voilà commerce pur.

Donc, j’ai fait l’EDHEC.

Donc, j’ai repris l’école.

- Tu n’as pas fait l’EDHEC quand tu étais étudiant ? - Non !

- Tu as repris ? - J’ai repris l’EDHEC.

Juste après mon licenciement, j’ai fait l’EDHEC.

Donc à 40 ans, tu t’inscris à l’EDHEC ?

Oui, un petit peu plus de 40 ans, mais voilà…

- Eh oui ! - Deux ?

Oui ! 42 !

- D’accord ! C’est quoi ? Donc, j’ai refait l’EDHEC.

- C’est les NBA ou c’est... ? - Oui !

- C’est un style de NBA, c’est le CSM en fait, un site super de management. - D’accord !

Alors, juste en deux mots, parce que cela peut intéresser pas mal de monde, cela.

C’est toi qui te…

Parce que l’EDHEC, cela coûte quand même très cher.

Le financement, cela s’est fait comment ? C’est toi qui te le finances ?

Ton licenciement économique qui a permis de le financer ?

Il y a trois solutions de financer.

Il y a des aides.

Oui !

Il y a à titre perso.

Oui !

Ou il y a des boîtes quand on bosse.

Oui !

Voilà !

Là tu étais licencié ?

Moi, j’étais licencié.

Gros avantage aussi, d’être licencié économique en France,

c’est qu’on est très bien coaché et suivi.

- D’accord ! Tu as un suivi fort. - On a énormément d’aide.

Et donc, j’ai réussi à tout faire financer à 95 %.

Ah oui !

- Voilà ! Donc, cela ne m’a rien coûté. - Super !

Et moi ce qui m’a permis surtout d’asseoir mon concept,

Oui !

c’était vraiment la condition aussi quand je suis revenu

au sein de l’EDHEC avec la présidente.

Oui !

Puis moi, je voulais acquérir les compétences que je n’avais pas.

- C’est la stratégie, la comptabilité, du financement. - Oui ! Le management...

Plein de choses comme cela.

- La gestion que je n’ai jamais faite. - Business plan.

Eh ben, c’est le score.

Cela a duré combien de temps, l’EDHEC ?

Un an.

Un an ?

Voilà !

- Un an et à la fin… - C’est génial, c’est vachement...

- C’est une aventure humaine qui est extraordinaire. - Tu le conseilles, cela ?

Oui, je le conseille l’EDHEC ou autre école.

Je le conseille par l’EDHEC ou autres écoles.

Mais quand tu dis financièrement,

il n’y a pas de blocage, parce qu’avec ton statut,

malheureusement, de licencié économique,

cela permet de te rebondir et d’avoir des aides qui te permettent de…

D’avoir des aides pour le faire.

Super !

Donc, cela, c’est top !

Cela, c’était ma première rentrée.

Oui !

La deuxième entrée, c’était de me dire :

je vais réfléchir à un concept, en fait, je ne connais pas grand-chose.

Donc, je me suis créé un comité de création.

D’accord !

Pourquoi ? Parce qu’à un moment tu passes de la phase d’idée pure

- où tu es dans ton salon, tu trouves cela génial, tu parles à tes potes. - Voilà !

On met tout à plat.

Voilà !

Aussi la phase où ça y est, il faut aller créer la société puis on démarre quand même.

Voilà !

Avant de créer la société, c’est de me dire :

« OK, je mets tout à plat et j’essaie de voir avec des experts ».

-Oui ! - C’était mon entourage.

D’accord !

Donc, j’avais un directeur financier, une RH, un coach d’ailleurs, un directeur web.

Voilà ! Donc, j’avais 8 expertises différentes

et ces gens-là, j’ai partagé en fait toutes mes avancées,

toute ma réflexion, tous mes tableaux, toutes mes idées.

D’accord !

Avant même de créer ?

Avant même de créer.

- D’accord ! - Et cela, tu vois c’est comme si j’envoie une patate chaude.

Oui ! Un effet miroir.

Voilà et eux,

je les entendais discuter entre eux et c’est une source.

- C’est une source d’énergie d’idées qui est extraordinaire. - C’étaient tes amis à la base ?

- Des amis, puis des connaissances de Pro. - Tes potes.

- Voilà ! Amis et réseaux. - D’accord !

Et qui ont accepté de passer un petit peu de temps avec toi

- pour t’accompagner dans la création ? - Voilà !

De m’offrir deux soirées par mois.

- Deux Soirées par mois ? Pas mal. - Oui !

Ils ont été adorables là-dessus.

Et c’est là où j’ai pris aussi conscience que ce concept,

- il fédérait énormément de gens, en fait, d’une façon naturelle. - Oui !

Donc, ce que tu as fait dans ton expérience et avant même de créer,

- tu t’es entouré de gens complémentaires de toi ? - Oui !

Tout à fait cela.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas tes associés ?

Pas tous.

- Il y en a qui sont devenus tes associés. D’accord ! - Il y en a certains qui ont voulu venir.

OK !

Sur des petites parts.

- Oui ! Non, mais symbolique… -... des « love money », tu vois ?

- Voilà ! Au démarrage. - Voilà ! C’était assez symbolique.

D’accord !

Mais ce sont des gens qui se sont transformés ensuite en associés ?

Voilà !

D’accord !

OK !

Et cela, cela a pris quelle forme, c’était des réunions chez toi ?

Chez moi ou dans les bureaux.

Plus structuré ?

- Non, on avait un vrai bureau avec un vrai paperboard. - Oui ?

C’est beau.

C’est quoi, ce n’est pas : « on boit un coup entre potes et on discute ».

Évidemment, on boit un petit peu après,

mais c’est assez violent, parce qu’en fait, il y a tous les rendez-vous pairs et impairs.

J’appelais cela : tous les rendez-vous pairs, en gros, je présentais ce que j’avais à dire.

Oui !

Et tous les rendez-vous impairs, j’en prenais plein la tête, quoi.

D’accord !

OK !

Donc, cela fait réfléchir.

C’est là où on commence déjà à apprendre dans la tête, en disant :

« non Yann, cela c’est naze ».

Non, cela, il faut que tu voies peut-être autrement.

Cela non, moi je suis responsable.

Je suis spécialisé dans le web cela, cela ne marchera pas.

Voilà !

Donc en fonction de tout ce qu’ils me donnaient en information,

moi, j’arrivais à rectifier le tir.

D’accord !

Cela n’a pas dû être simple quand même de se faire matraquer son idée comme cela,

une fois sur deux.

Oui, mais…

Tu l’encaisses, quoi !

On l’encaisse, puis je pense que cela évite les échecs.

- C’est directement, puis c’est nécessaire pour avancer, parce que - C’est nécessaire.

combien de fois j’ai vu des gens créer des sociétés,

partir sur leur business sans avoir un peu discuté autour

et surtout avoir pris l’avis d’un expert pour savoir si c’est cohérent ou pas.

C’est vrai que c’est un sujet dont on parle souvent, c’est l’entourage,

le fait de se faire accompagner.

Toi, tu l’as fait, voilà.

Tu l’as fait avec ton cercle proche où il n’y a pas besoin d’avoir un gros réseau,

il n’y a pas besoin de connaître plein de monde.

Il suffit d’aller taper aux portes des amis proches ou des copains proches,

au moins de dire ce qu’on a envie de faire.

Et c’est vrai que quand naturellement, des gens ont envie de se bouger,

on se rend compte qu’il y a toujours des gens disponibles pour filer un coup de main.

C’est cela !

C’est cela, c’est-ce qui s’est passé.

C’est-ce qui s’est passé et dire ce qu’on a envie de faire,

mais avec une thématique ciblée dans le domaine de compétence de cette personne.

Pour vraiment échanger sur son domaine de compétence et l’écouter.

Et l’écouter.

Prendre note et surtout rectifier.

Et en fait, tout n’est jamais acquis.

Voilà, il faut savoir se remettre en cause tous les jours.

Et voilà, c’est ce que j’ai fait avec cette approche.

Te remettre en cause en plus, c’est quelque chose que tu n’as pas arrêté de faire.

Je le fais tout le temps.

Et notamment, il y a quelques mois, avant même la sortie,

au moment de la sortie du site, puisque je parle en introduction, la vie d’un chef d’entreprise,

ce n’est pas un long fleuve tranquille.

Non !

Et des galères, il t’en est arrivé quand même pas mal.

Un paquet.

Un paquet, raconte-nous un peu.

Pour te guider, quand tu décides de te lancer, c’est un site internet,

à un moment, il faut parler argent.

Argent, puis des difficultés qu’on peut retrouver aussi à cela.

C’est bien d’avoir un concept, c’est bien de mettre plein de zéros sur le tableau,

comme on fait, quoi.

Oui ! C’est cela.

La première difficulté que j’ai eue, c’est de trouver des financements,

mais alors, cela, je fais quoi ?

Comme j’avais un directeur financier,

il m’a énormément accompagné dans les différents dossiers, idées et approches

qu’il fallait avoir avec des banquiers.

Puis, j’ai pris ma petite mallette avec mon dossier tout fait et je suis allé voir toutes les banques.

D’accord ! Pour demander un prêt ?

Voilà, j’ai fait un prêt à une dizaine de banques.

J’ai eu trois retours positifs et donc une qui est le Crédit Agricole.

Qui est ta banque aujourd’hui.

Qui est ma banque aujourd’hui, à qui j’ai des super relations,

qui ont fait une super proposition et c’est vraiment un allié.

Quand j’ai un souci, je les appelle, ils m’accompagnent, voilà.

C’est vraiment un partenaire, quoi.

Oui ! Tu communiques avec eux.

Oui, tout à fait.

Donc cela, c’est le premier point,

c’est de trouver le financement, parce que ce n’est quand même pas évident.

Et après la deuxième difficulté, c’est anticiper la tréso.

Parce qu’on sait...

C’est bien de lancer un concept, mais on ne sait pas pendant combien de temps,

combien de temps cela va s’amorcer.

Combien de temps il va falloir avant de faire le premier chiffre d’affaires ?

Avant de faire le premier chiffre d’affaires, le point mort, etc.

Donc, cela peut prendre un certain temps comme le fût du canon, comme on dit.

- Cela, c’est vintage. - Oui !

Mais voilà…

Et cela, c’est anticiper tout cela, mais sans catastrophe.

Et moi, j’en ai une.

C’est que l’agence web par qui je passais, qui m’a planté,

j’ai perdu beaucoup d’argent et quand on est un site startup,

qu’on n’a pas beaucoup de tréso et qu’on perde beaucoup d’argent, c’est compliqué.

Parce que c’est la structure, ton site web, c’est ton moteur.

C’est mon moteur.

C’est ce qui génère ton chiffre d’affaires.

Voilà !

Donc, si tu n’as pas de site web, tu n’as pas de chiffre d’affaires.

Tout à fait.

Donc là, j’ai vécu... j’ai un peu vécu l’enfer.

Surtout qu’ils n’ont pas été super-clean dans la façon de développer le site.

C’était compliqué.

Oui !

Oui, j’ai envie de dire : c’est même le pire qui peut arriver un entrepreneur

qui est sur le web.

C’est le pire.

C’est de ne pas avoir de site web.

C’est pire, pourtant, la personne...

J’en rigole là, ce n’est pas pour moquer.

J’en rigole, mais bon...

C’est cela, c’est que je dis : c’est comme si tu lançais une boulangerie

et que tu n’as pas de four à pain.

Voilà ! Ou alors, le four à pain, il tombe en panne.

Il tombe en panne et personne... réparer.

D’où le croissant que je t’ai ramené.

C’est gentil.

Mais après, je me suis dit : « tout ce qui ne tue pas te rend plus fort ».

Donc, après il y a toujours plein de problèmes qui arrivent,

mais aussi, il y a surtout au bout plein de solutions.

Voilà !

Donc, j’ai essayé de rebondir.

Pour parler un peu argent et budget, si tu le veux bien,

il y a plein de personnes qui nous regardent,

je pense, qui ont envie de se lancer dans un business,

notamment dans un business sur le web,

parce que c’est ce qu’il y a de plus accessible aujourd’hui, puis on se dit :

« voilà, il n’y a qu’à créer un site web ».

Je le mets en ligne.

Cela y est, mon chiffre d’affaires, il tombe.

Puis on oublie souvent, effectivement, ce que tu as dit,

c’est-à-dire qu’il faut de la trésorerie, qu’il faut un peu de cash à temps,

il faut se payer, il faut payer les autres.

Combien cela coûte aujourd’hui, pour faire quelque chose de sérieux ?

Je parle de quelque chose qui a de la gueule, comme toi ou d’autres.

Combien cela coûte aujourd’hui, pour se lancer sur le web en e-commerce ?

Je vais prendre une fourchette parce qu’à mon avis, c’est très large.

Tout va dépendre de quel type de « market place »,

- sur quels types d’environnement, de produits et de domaine de vente. - De domaine de vente.

Après, est-ce qu’il y a du stock d’achats, tu vois ?

Est-ce qu’il y a du fonds de roulement et plein de choses.

Mais en gros, je dirais entre 100 et 200 000 €

Entre 100 à 200 000 €

à vue de nez mais....

Ce n’est pas que pour...

Sans couac.

Sans couac, ah oui.

Le couac qui m’est arrivé, je n’aurais jamais pu anticiper cela.

Des fois, tu n’as pas de bol.

Donc oui, c’est ce que tu dis. Voilà, un budget entre 100 et 200 000 €

pour vraiment avoir le minimum vital de ce qu’il faut pour commencer à bosser

et en se disant que peut-être, dans l’aventure,

il va y avoir des couacs et des magouilles,

et donc là, rajouter et anticiper tout de suite, parce que

c’est vrai que c’est le jour où... ce n’est pas le jour où on regarde sa tréso

et qu’on est à 20 000 ou 10 000, qu’il faut aller voir la banque

ou s’exciter en se disant : je dois encore mettre 50 000 pour continuer.

Je rebondis sur ce que tu disais,

c’est qu’il y a beaucoup de gens,

quand je disais, quand je parlais un peu de mon budget,

ils me disaient : « mais non, cela coûte une fortune ton site, il y a beaucoup moins cher ».

- Oui ! - Oui, il y a beaucoup moins cher.

- Bien sûr ! - Mais les gens ne se rendent pas compte qu’un site internet, c’est un iceberg.

Il y a 20 % visible que tout le monde voit,

mais il y a 80 % en dessous où c’est l’usine.

Ces gens ne voient pas les 80 %

et elles ne se rendent pas compte du travail qu’il y a à faire dans ces 80 % de l’iceberg.

Travail qui est du travail technique, mais qui est aussi du travail humain.

Travail technique, référencement, humain, voilà.

Et c’est là où dans tout ce que j’ai pu traverser après,

c’est le fait de rencontrer aussi des gens et Yves.

Tu connais Yves DELNATTE ?

Oui, tout à fait.

Qui adorait mon site et qui m’a fait confiance

et qui a voulu aussi m’aider et me filer un coup de main

et c’est eux qui s’occupent de mon site à l’heure actuelle.

D’accord ! OK !

Donc là, je pense que je suis assez rassuré.

Tu as un bon partenaire qui te permet de te développer.

Voilà !

Le site est en ligne ?

Le site est en ligne.

Depuis combien de temps là, aujourd’hui ?

La nouvelle version du site est en ligne depuis à peu près : bientôt deux mois.

Deux mois, tu es content ?

Super content.

Cela fédère énormément de gens.

On a plus de 100 000 visiteurs, de plus en plus de ventes,

des passionnés sur nos réseaux sociaux.

Parce que oui, tu ne vends pas que du produit, comme tu disais,

c’est du produit passion, c’est du produit affectif.

C’est des objets, c’est des services, c’est des conseils,

c’est des événements et la thématique, le lien qui accroche tout cela, c’est le vintage.

Le vintage.

Voilà.

Le Vespa, puis le…

Le Vespa, la voiture, la commode, la chaise, le jouet, le billard, le flipper.

- J’ai des motos, des motos anglaises. - Des motos ?

Il y a tout un monde super !

On peut venir les tester quelque part ou pas ?

Alors après, il faut prendre contact avec la personne sur le site, puis...

Parce que toi, tu n’es qu’une « market place », que tu mets en relation.

Je mets en relations.

Tu es basé où ?

Tu bosses où, aujourd’hui ?

Alors maintenant, je suis à Tourcoing, la Plaine Images.

- À la Plaine Images qui est dans la pépinière d’entreprises

où il y a plein de… - Pépinière d’entreprises

où il y a plein d’entreprises comme moi.

Super ! Parfait !

Nickel !

On arrive à la fin du chemin.

Alors, j’ai un petit cadeau pour toi.

Un petit cadeau pour moi ?

Tu connais ?

Qu’est-ce que c’est que cela ?

- Des dragées bus, non ? C’est quoi, cela ? - Tu ne connais pas ? Non ?

Des Carensac.

Des quoi ?

Des Carensac. Tu ne connais pas ?

C’est des bonbons ?

C’est des petits bonbons.

C’est des bonbons, si je m’en souviens.

C’est pour t’aider à grossir.

Il n’y a pas de calories là-dedans.

Tu mets cela dans ta bouche, tu verras.

Et cela, si tu as une petite ???

Cela va te replonger dans ton enfance.

Si, je m’en souviens bien, mais comment cela s’appelle ?

Des Carensacs.

Des Carensac !

Je ne savais pas que cela s’appelait comme cela.

Je trouvais le rapport avec « car » : ta voiture, et le k2000.

Très bon, un peu d’humour ne fait pas de mal.

Tu as raison.

- Super, merci beaucoup. C’est cool. - Il n’y a pas de quoi.

Plus je fais d’émission, plus j’ai de cadeaux.

Cool ! Je vais continuer.

On arrive dans une partie de l’émission qui est la fin et qui est la question de l’invité.

Donc, question de l’invité, le but est de faire le lien entre l’invité précédent,

toi et l’invité suivant.

Donc, mon invité précédent, c’était Djidawi.

Djidawi, il t’a posé une question la semaine dernière.

Il voulait savoir comment tu as réussi tout le temps à rester motivé et ne pas abandonner.

En plus, c’est tout à fait en raccord avec ce que tu as vécu : de bonnes petites emmerdes.

Comment on reste motivé ?

Réponds à Djidawi.

Djidawi, bonjour.

Je suis très fan de ce que tu fais d’ailleurs.

J’ai vu l’émission et voilà donc.

Je suis toujours impressionné par cette force de caractère.

... les jeux de mots.

Les gestes, mais avec cette force de caractère

qu’ont les sportifs de haut niveau.

Pour répondre à ta question, je pense que pour rester motivé quand on traverse des galères,

je pense que la passion, cela aide beaucoup.

L’envie.

Voilà ! Moi, je suis quelqu’un de très passionné.

Donc, cela aide.

Mais c’est surtout tous les retours qu’on peut avoir et qui sont des petites doses de positive.

Positive.

Positivité.

Et qui viennent alimenter positivement, entre guillemets,

tous les échecs qu’on peut avoir,

tous les moments difficiles qu’on peut avoir.

J’ai déjà plusieurs fois voulu baisser les bras et continuer,

mais il y a toujours quelque chose ou quelqu’un qui vient te féliciter,

qui vient t’encourager.

Et cela, c’est des petites choses importantes.

C’est des petits succès qui viennent aider et renforcer.

Maintenir la motivation.

Oui !

OK ! Super !

Retour de la passion.

C’est important d’avoir cette passion comme moteur.

Et je pense que tu as raison, c’est quelque chose qu’on entend beaucoup et qui est important,

c’est que le fait d’être positif,

c’est aussi s’entourer de gens de positifs.

Voilà !

Et que quand on est entouré de gens négatifs qui vous dit que votre projet,

c’est nul, qu’il ne faut pas y aller,

que c’est compliqué, que c’est risqué,

forcément, au bout d’un moment, on y croit.

Et puis on se dit que c’est risqué et qu’il ne faut pas y aller.

Alors que si on a des gens positifs autour de soi qui motivent,

en fait, il faut les choisir.

Il faut les choisir.

Et quelqu’un m’a dit il n’y a pas tellement longtemps,

quand j’ai lancé le concept :

« attention, il ne faut pas vivre de sa passion, mais il faut être porté par sa passion ».

Et cela, au début, je ne l’ai pas compris.

Mais quand tu regardes tous les passionnés qui vivent de leur passion,

en général, c’est rare de vraiment d’en vivre.

Qui font vraiment un business, qui veulent vraiment faire leur business.

Parce qu’en général, il n’y a pas de rigueur, s’il est passionné donc effectivement.

Et quand on est porté par sa passion, là on peut avoir de la rigueur

et on peut pouvoir permettre de réussir.

Super !

La semaine prochaine, mon invité, c’est Nicolas VERHULST.

Nicolas, c’est le fondateur d’une association, d’un concept qui s’appelle « Mange Lille »

qui met en avant les bonnes tables et la gastronomie lilloise.

Est-ce que tu as une question à lui poser ?

- Tu peux directement poser ta question à Nicolas. - Alors, oui !

Oui, Nicolas, je connaissais de nom, mais c’est vrai que quand Nicolas,

l’autre Nicolas m’en a parlé,

j’ai un peu creusé et je suis super fan, parce que j’adore manger.

Et la première question qui m’est venue,

c’est : comment tu as réussi à fédérer autant de passionnés,

mais surtout, autant de chefs à ton idée autour de cette association ?

On parlera de l’idée encore la semaine prochaine, carrément, avec plaisir.

Voilà, c’est la fin de l’émission.

Merci beaucoup !

Merci pour ton accueil en tout cas.

Je te laisse sortir.

Merci à toi pour ces cadeaux.

- Pour t’aider à maigrir, cela va bien. - Pour prendre un kilo.

Au revoir.

Salut ! Bye !

Voilà, c’était Yann DUBOIS, l’invité de l’émission 24 de « Sur la route »,

CEO de « lesvieilleschoses.com ».

Avec lui, on a vu la manière de trouver son idée,

L’idée passion, la base, souvent, c’est cela,

quand on a la chance d’avoir une passion à en faire son business,

c’est ce qu’il y a de mieux.

Comment on passe de l’idée à la création ?

Son parcours EDHEC est vachement intéressant,

de voir les opportunités qu’on a même quand on est dans une phase un peu basse

qu’est un licenciement économique,

eh ben, il y a toujours des solutions pour rebondir.

Il faut juste les trouver et se bouger.

Puis enfin, les galères des chefs d’entreprise,

toute personne, tout entrepreneur,

que ce soit dans le business ou dans n’importe quelle forme d’action,

ses vues confrontées, à vue des problèmes, a dû les régler et les surmonter.

Voilà, donc il en a parlé.

Cela n’a pas été simple pour lui.

Et aujourd’hui, il en est sorti et cela cartonne pour lui.

Et on souhaite que cela continue de cartonner.

Mon invité de la semaine prochaine Nicolas VERHULST, « Mange Lille ».

Tout bon lillois qui aime manger connaît « Mange Lille ».

Donc, on va, une fois n’est pas coutume, parler bouffe la semaine prochaine,

cela devient une thématique un peu récurrente,

je ne sais pas pourquoi, dans cette émission.

Mais voilà ! Je vous invite à être au rendez-vous.

Donc, c’est mardi prochain à 9 heures.

Comme tous les mardis à 9h sur Facebook, « Sur la route ».

D’ici là, entreprenez, bougez, faites des choses et prenez des risques.

Et à la semaine prochaine.

Salut !

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