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Sur La Route #26
Mardi 06 Février 2018

avec Nicolas Quilliet Véronique Fournier

Créatrice de Juste une impression

Bonjour tout le monde!

On est mardi. Il est neuf heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Mon invité ce matin, c'est Véronique FOURNIER.

Créatrice de "Juste Une Impression".

Véronique, elle va nous parler de son parcours et de son chemin.

Notamment du fait qu'elle était fonctionnaire.

Et qu'elle a démissionné de la fonction publique pour créer son entreprise.

Lors de la création, elle a dû faire un choix dans les statuts et dans la forme.

S.A.R.L, auto-entrepreneur.

Elle va nous parler de ces différents formes et de son expérience.

Enfin, elle va nous expliquer :

comment elle communique notamment en utilisant Facebook.

Les parties émergées de cette communication puis les parties cachées.

Voilà, son retour d'expérience sur cette communication.

Voilà ! On a accueille tout de suite Véronique FOURNIER.

Bonjour Véronique !

Bonjour Nicolas !

-Comment vas-tu ? -Écoute, nickel !

Super ! Merci d'avoir accepté mon invitation.

Écoute, my pleasure !

C'est gentil. On est parti Sur La Route. - Oui.

Est-ce que Véronique, tu peux expliquer qui tu es?

Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas.

Oui. Alors, je vais commencer vous rappeler

que je ne suis pas Chantal THOMASS.

Oui, c'est vrai.

Voilà ! Parce que on me prête très souvent pour elle.

Dans la rue, ça arrive ?

Dans la rue, ça arrive très souvent.

Voilà, y compris des gens qui la connaissent personnellement et bien.

-Voilà ! -Donc, ce n'est pas toi.

-Ce n'est pas moi. -Tu es Véronique FOURNIER.

Voilà ! Donc, je suis plus jeune.

-Voilà, j'ai...beaucoup plus jeune. -Beaucoup plus jeune.

J'ai néanmoins 51 ans, trois enfants.

Voilà, je suis basé dans les Hauts-de-France.

-Et mon... -Ça marche.

Donc, j’y reviendrai un petit peu plus tard.

-Je vous dirai : pourquoi ça a du sens pour moi. -Les Hauts-de-France.

Les Hauts-de-France, voilà.

-Aujourd'hui, donc tu as une entreprise ? -Oui.

Une auto-entreprise.

Voilà ! Donc, ma marque s'appelle : "Juste Une impression".

Et mon métier en cours, je suis : designer produit, mode et décoration.

D'accord !

-Designer produit, mode et décoration ? -Oui.

Donc, un des produits que tu designes, c'est ce que tu portes.

Voilà ! Donc, à la base, je suis fondamentalement communicante.

-C'est le concept d'identité visuel. -Oui

Que je décline sur du vestimentaire.

-Ta robe ? -Donc, ma robe.

J'ai une identité visuelle forte.

-J'assume et je la porte. -C'est quoi la matière ? C'est du vinyl ?

-C'est quoi ça ? Du tissu ? -C'est du tissu.

-On est sur du polyester. -D'accord !

Imprimé à 200 degrés, doublé coton.

- Donc, on n'est jamais en contact avec le polyester. - D'accord !

Parce que c'est un matériau que les gens n'aiment pas toujours.

Par contre, c'est ce qui garantit en fait un produit pérenne

quelque soit le nombre de lavages, à 30 degrés.

- Voilà, je travaille beaucoup la couleur. - Et c'est du coton à l'intérieur.

- Donc, c'est tout doux. - Voilà, c'est doublé coton.

-C'est tout doux. -Voilà, c'est tout doux.

Donc, c'est ce qui permet une tenue

et du tissu et de l'impression, de façon définitive et pérenne.

- Ça, c'est ton métier aujourd'hui ? - Oui.

Et comme tu disais : mon métier aujourd'hui, c'est ça.

- Parce que tu en a eu beaucoup d'autres de métiers avant. - Oui.

Tu as passé notamment plus de 10 ans dans la fonction publique.

Oui.

Fonction publique que tu as quittée pour créer ta première entreprise.

Oui.

Mais ça n'a pas été si simple que ça de quitter la fonction publique.

Non ! Voilà, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent.

Ouais

Voilà ! Parce que c'est vrai qu'il y a une espèce d'opacité aussi

qui est sans doute entretenue.

Mais voilà les gens n'imaginent pas

qu'on ne peut pas démissionner aussi facilement.

-Voilà ! -Comment ça s'est passé ? Tu avais quel poste ?

que dans le secteur privé.

Alors moi, j'étais chargée de communication.

Mon dernier poste, j'étais rattachée à une université du Nord.

D'accord !

- Université de Lille Nord de France, à l'époque. - Oui.

J'étais détachée dans une structure assez précurseur, en tous cas à l'époque

qui était une impulsion du ministère.

L'idée, c'est de mutualiser.

Voilà, pour la faire un peu courte.

De mutualiser les moyens et les réflexions au niveau des universités lilloises.

D'accord !

Et des grandes écoles. Notamment en lien avec le classement de Shangaï.

Voilà !

L'idée, c'est d'imaginer...voilà, faire des économies d'échelle.

Et de commencer à fonctionner un petit peu ensemble.

Donc, c'est un peu particulier d'ailleurs,

puisqu'on est venu te chercher. C'est ça pour ce poste ?

Voilà, c'est ça. Donc, il y a eu un appel à candidature, mais de façon privée.

J'étais déjà assez connue en fait pour sur-fonctionner.

Voilà !

Donc, j'ai candidaté comme dans le privé.

Je me suis dit : "super! Enfin, une structure qui cherche des gens."

Des gens qui sont là pour y aller. Il y a une force de proposition.

Voilà, pour être très pro-actif.

- Faire bouger les choses ? - Voilà, faire bouger les choses enfin.

Donc, je me dis : "génial ! j'ai enfin trouvé la structure qui me correspond."

Donc, là, on était déjà quand même déjà à neuf ans de très bons et très loyaux services.

- Voilà, avec un tempérament en fait qui est sans doute pas... - Qui est le tien.

Qui est le mien. Voilà, qui n'est pas...

-C'est ta marque de fabrique ? Voilà, qui est ma marque de fabrique.

Qui est moins classique.

Je rappelle que la fonction publique n'était pas une vocation.

Voilà, je l'ai intégrée et j'ai assumé.

Voilà, je n'avais à rougir d'être fonctionnaire dans la mesure où je me défonçais quotidiennement.

Donc, à un moment, tu as envie d'autre chose ?

Oui. Parce que très rapidement, je découvre que cette

supra-structure,

finalement, elle est un petit peu comme toutes les autres.

Et qu'il y a une espèce d'inertie systémique.

Une espèce de lourdeur qui fait que, - Ouais

encore une fois, tout prend des années lumières.

Qu'on me dit que qu'est-ce que je fais, c'est trop beau.

Voilà, il y a...Donc, je me retrouve engluée, à me défoncer.

Voilà ! Et avoir l'impression que les choses n'avancent pas.

Tu as la bougeotte aussi, tu as envie de faire des choses.

J'ai envie de faire des choses. Voilà !

J'ai...Là, tu te sens un peu enfermée.

Je me sens un petit peu enfermée.

Et je...Donc, assez rapidement, je me dis :

"voilà, j'avais mis plein d'espoirs dans cette dernière structure.

J'arrive à 11 ans d'engagements."

Voilà, on y laisse quand même de l'énergie et un petit peu de plumes.

Et je me dis : "voilà, si je peux sur-fonctionner dans un système qui n'est pas fait pour.

Je peux sur-fonctionner toute seule et sans le système.

Voilà, pour mon propre plaisir et pour mes propres clients.

Donc, tu as envie de créer ton propre projet ?

Voilà !

Donc, c'est tout simple comme partout.

Tu changes un petit peu de vie. Tu démissionnes. Et tu commences.

C'était très simple en fait ? Non ?

- Voilà ! Alors, sur le papier, c'est comme ça. Ça parait très simple. - C'est simple ?

- Mais en fait pas du tout ? - Sauf que pas du tout. Voilà !

-Parce que... -Pourquoi ?

Parce qu'on commence à creuser un petit peu le sujet.

Puis, il y a une opacité quand même des ressources humaines dans ce type d'organisation.

Qu'est-ce qui est compliqué ? Tu vas voir ton patron. Tu dis : "je démissionne."

Non ! Parce qu'on ne va pas voir son patron. Et on dit...

Enfin, on n'obtient pas en fait les informations en fait comme ça.

Donc, d'abord, on commence par effectivement faire un petit peu de veille pour venir un petit peu armé.

Parce qu'on se dit que voilà, on a quand même un petit peu intérêt à avoir de quoi argumenter.

Très rapidement, on découvre que voilà, une démission en fait dans la fonction publique peut être refusée.

Peut-être refusée ?

-Voilà ! Pour des raisons de service. -D'accord !

On est dans un contexte, à l'époque.

Donc, j'ai démissionné en 2011.

-On est dans un contexte où on ne remplace déjà plus les départs en retraite. -Oui.

Qu'effectivement, quand on a sous la main des compétences qu'on risque d'avoir du mal à retrouver.

Oui.

Tu en profites. Ce n'est pas cher ou quoi ?

Voilà ! On peut invoquer des raisons de service et dire : "non ! Enfin, je..."

Voilà, à priori, on apprécie beaucoup ce que...

Voilà ! Ce que...

- Ce que vous faites ? - Ce que vous apportez à l'organisation.

- Et que c'est niet ! - Vous allez y rester.

Donc, c'est ce qu'on a commencé à m’alléguer.

Voilà, j'ai été convoquée à l'époque par le président qui m'a dit qu'il n'était pas question qu'on me laisse démissionner.

-D'accord ! -Parce qu'on avait trop besoin de moi en fait sur place ou quoi.

Voilà ! Je découvre en fouinant un petit peu que

fort heureusement une loi est venue renforcer un petit peu le dispositif.

-Et qu'à moins d'alléguer une création d'entreprise. -D'accord !

C'est un motif qui n'est plus opposable à une démission de la Fonction publique.

D'accord !

Donc, je me dis : "voilà, c'est le sésame.

Je n'avais pas de modèle entrepreneurial."

Et je me dis : "bon, je ne suis plus à un challenge près."

-Oui -Voilà, tout mon parcours professionnel est truffé en fait de challenge.

-Oui. -Je me dis : "Pourquoi pas ?"

-Donc, là, création d'entreprise qui te permet de valider ton changement de vie ? -Voilà, création d'entreprise.

Voilà ! Donc, le parcours est un petit peu compliqué et un petit peu long.

Mais je finis par effectivement réussir à démissionner en fait de la fonction publique.

- A trouver ta liberté comme tu dis ? - Voilà !

Pour l'anecdote, j'ai quand même formé.

On m'a demandé de former deux personnes en fait pour me remplacer.

D'accord !

-OK ! Avant de partir ? -Avant de partir.

Voilà !

Ces deux personnes formées ; toi, tu es parti.

Ça y est. Tu crées ton entreprise ?

Je crée mon entreprise.

-Tu crées ton entreprise sous une forme juridique qui est la S.A.R.L ? -Oui.

Mais il n'y pas que la S.A.R.L dans la vie.

Puisque là aujourd'hui, tu es sur une autre aventure entrepreneuriale qui n'est pas la première.

-Et je suis... -Là, tu es auto-entrepreneur.

-Voilà ! Alors, là, maintenant, on appelle ça : une micro-entreprise. -Micro-entreprise ?

Voilà ! Mais on peut passer. Alors, curieusement, beaucoup pensent aussi :

voilà, quand on passe plutôt classiquement du statut en fait de la micro-entreprise ou de l'auto-entreprise à la S.A.R.L.

Dans l'autre sens ? Toi, tu fais l'inverse ? -Moi, je fais l'inverse. Voilà !

-Je fais l'inverse. -Donc, c'est vachement intéressant. Tu as les deux expériences.

Pourquoi tu as fait l'inverse ? Qu'est-ce qui t'a échaudé dans la création d'une S.A.R.L ?

Alors...Donc, à l'époque, quand je créais mon entreprise,

- Je pars moi de mon... - Ça s'appelle comment, à l'époque ?

Donc, je crée une agence de communication. Je pars de ce que je sais faire et de mon expertise métier.

Donc, j'étais Chargé de communication.

Voilà, avec une expertise d'outil, puis d'approche.

Et je me dis : "voilà, je vais me positionner sur un secteur ultra concurrentiel."

Donc, encore une fois, je fais des choses...Voilà, je n'ai pas peur de rien.

Et je me dis : "pourquoi pas moi ?"

On est quand même dans un contexte où il y a plus de 1.000 sur la région.

Mais je communique différemment.

Donc, très rapidement, je me rends visible.

-Tu as des clients quasiment tout de suite ? -J'ai des clients en fait tout de suite.

Voilà ! Donc, le statut, j'opte -sur les conseils de mon expert-comptable- pour une S.A.R.L.

-Je suis sur une activité de prestation intellectuelle. -Oui.

Donc, assimilée profession libérale.

Donc, il faut savoir en fait que dans ce statut-là,

on est sur un modèle de cotisation maximale avec trois caisses.

Je cotise à l'URSSAF, la CIPAV et au RSI.

Le fameux RSI ?

Et fameux RSI que tout le monde connaît bien.

Voilà !

Donc, j'ai du Chiffre d'affaires. Je paie mes cotisations.

Voilà, tout va bien.

Puis, très rapidement, j'arrive en fait à l'effet pervers suivant :

C'est qu’à activité pleine, Chiffre d'affaires correct...

« Activité pleine », c'est-à-dire : tu bosses quoi ?

- 70 heures par semaine. - 70 heures !

-Voilà. -C'est énorme.

Au bout de quatre ans, je me rends compte que je ne finis...

que je suis en fait dans une espèce de spirale infernale

qui fait que je ne travaille que pour payer les autres.

Donc, mon expert-comptable...

-Tu n'arrives pas à te payer correctement ? -Je n'arrive pas à me payer

-même plus du tout en fait à la fin. -Plus du tout ?

-En bossant 70 heures par semaine avec des clients -Et en faisant du Chiffre d'affaires ?

et en faisant du chiffre d'affaire, donc, j'arrive à ce type d'aberration,

avec des frais de fonctionnement qui viennent aussi gratter en fait du budget.

Voilà, pour vous donner un ordre d'idée

qui va être assez parlant ; pour 100 euros facturés,

j'arrive à un niveau de charges tout compris de 90 %.

Donc, il me reste 10 euros pour envisager peut-être de me rémunérer.

Alors, je suis prudente, je ne me rémunère pas.

-Voilà ! Parce qu'il y a quand même un petit peu d'investissement. -Mais ce n'est pas possible.

Donc, ça devient vite…,

Voilà ! Donc, ça devient vite...

De commencer au début comme ça, ça peut-être un investissement personnel,

mais au bout de quatre ans, c'est pas tenable.

Voilà ! Puis, on s'aperçoit que de toute façon

le système fait que… on paie ses cotisations en fait par anticipation.

Et comme la régularisation ne se fait qu'à N-2.

Voilà, si on ne dit pas : "j'arrête."

Voilà, ça ne s'arrêtera jamais.

Voilà !

-Donc, tu décides à un moment d'arrêter ? -Donc, je me dis : "je décide".

Donc, je dis : "ça suffit !". Je reprends encore le contrôle.

Donc, j'informe mon expert-comptable qui ne m'a pas très bien accompagnée.

Parce que j'estime que dans les prestations d'accompagnement,

il y a des prestations aussi de conseil et d'accompagnement.

Elle avait la même visibilité que moi avec les mêmes tableaux de bord que moi.

Elle aurait dû aussi tirer la sonnette d'alarme aussi bien avant.

-Oui, qu'est-ce que tu dis ? -Donc, je l'informe que je prends la décision de liquider.

Et là, la partie accompagnement, elle est importante.

On en parle souvent dans cette émission de se faire accompagner, entourer des bonnes personnes.

Oui.

-Tu te rends compte avec le recul que tu n'étais pas assez accompagnée. -Non !

-de la bonne façon ou... -Voilà !

Ou il a manqué quelque chose à ce moment-là qui aurait pu te permettre de faire différemment.

Voilà, tout à fait !

Donc, encore une fois, je suis pro-active en fait.

Y compris, quand il y a de choses comme ça :

Braver des décisions graves à prendre.

-Tu décides d'arrêter. Tu vas voir un juge. -Je décide.

Liquidation devant le juge.

Voilà, avec le paradoxe suivant que j'explique bien au juge.

Parce que pour moi, c'est important.

- Enfin, on a aussi un devoir pédagogique de partager nos quotidiens… - La réalité, oui ?

Et la réalité est de lui expliquer que

voilà, malgré une pleine activité, je suis contrainte de liquider.

-C'est fou. -Voilà !

Alors, là, même chose, parcours un petit peu du combattant,

c'est à peu près six mois de procédures.

Je liquide proprement. Donc, je n'ai aucune dette.

-Oui, c'est toi qui fait la liquidation ? -Voilà ! Donc, toutes mes cotisations sociales sont payées.

-Mes fournisseurs, je les paie cash. -Tu leur rends le total ?

Voilà ! Donc, j'ai tout payé.

Je me bats juste pour faire valoir en fait mes droits à un arrêt d'activité.

A ce qu'on arrête de m'envoyer des appels de cotisations.

A réclamer moi et à récupérer en fait ce que j'ai trop versé.

Donc, là, après cette expérience malheureuse, mais expérience quand même.

- Oui. - Tu as pu voir donc le fonctionnement d'une S.A.R.L.

-Tu as choisi un autre mode de fonctionnement. -Oui.

Tu continues ton activité différemment qui est l'auto-entreprenariat.

-Donc, maintenant, la micro-entreprise. -Voilà !

- Et c'est complètement différent ? - C'est complètement différent.

Alors, sachant qu'il y a une petite même période transitoire.

C'est-à-dire qu'à l'époque, ce qui m'a aussi...

Enfin, ce qui fait partie en fait des atouts et des forces dans lesquels j'ai pu puiser.

Au moment où je liquide mon activité d'agence de communication,

j'avais déjà amorcé en fait des prototypes de produits pour cette deuxième activité

qui s'appelle "Juste Une Impression".

-"Juste Une Impression" ? -Voilà !

-Là, où tu pars dans l'impression de support ? -Voilà !

Donc, sans noyer personne.

Comme je me retrouvais avec des clients qui voulaient continuer en fait de travailler avec moi.

J'avais...Voilà ! Puis, j'ai été engagée en fait sur des projets.

Il faut savoir aussi si on est dans des petites ficelles.

Quand on liquide, on ne peut pas poursuivre son activité

à moins de partir en fait en Portage Salarial.

Tout en liquidant, j'ai poursuivi légalement en fait mon activité, en intégrant une coopérative.

-D'accord ! -En Portage Salarial.

C'est-à-dire que je suis mon propre patron.

Je dégage un Chiffre d'affaires.

Je me fais mes propres bulletins de salaires.

Enfin, toute la partie administrative est gérée en fait par la coopérative

-moyennant 10 % du chiffre d'affaire dégagé. -D'accord ! OK !

Voilà ! Donc, autre petit statut transitoire...

-S.A.R.L., portage salarial... -Voilà !

-Enfin, auto-entreprise. -Et enfin auto-entreprise.

Voilà, où je me dis que déjà je ne repars plus sur une activité de prestations intellectuelles.

Puisque là, je suis sur une activité en fait commerciale.

-Tu produis. Et tu vends des produits. -Je produis. Je vends du produit.

-De belles robes entre-autres ? -Je vends de belles robes, entre-autres.

Voilà ! Donc, déjà je ne repars plus sur des prestations intellectuelles.

Donc, on n'est plus sur le même régime en fait de cotisations.

Mais surtout, je prends bien le temps avant de me réengager sur un statut de société

qui m'engagera inévitablement sur des cotisations plus conséquentes que

ce que peut représenter en fait la micro-entreprise.

Oui. Parce que la micro-entreprise a un avantage fiscal.

-En terme de taux de cotisation, ce n'est pas du tout le même niveau que...

Ce n'est pas du tout la même chose.

Alors, par contre, je ne récupère pas moins la T.V.A.

-Oui, il y a d'autres des contraintes. -Voilà, il y a d'autres contraintes.

Voilà !

Aujourd'hui, si on doit faire un petit bilan de ces trois expériences,

laquelle toi, te va le mieux ?

-Pour l'instant, en ce moment, je suis bien, quoi ! -Tu es bien en ce moment ?

- Donc, on ne sait pas. - Ça te correspond ?

Puis, à partir du moment que ça ne pose pas de problème.

Je vais dire : "moi, mes clients se foutent de savoir quel est mon statut juridique."

Tout à fait.

-J'ai autant de légitimité -L'important, ça se produit.

Là, je pense que j'ai autant de légitimité que je sois en S.A.R.L ou en micro-entreprise.

Voilà, pour moi, c'est l'engagement temps plein. Toujours à 70 heures par semaine.

Toujours ? Voilà, toujours.

Voilà ! Après, c'est vrai que ce n'est pas la panacée.

Qu’idéalement, j'aimerais bien à un moment donné basculer sur un autre statut.

Voilà ! Puis, pourquoi pas partir.

Puis, développer. Ça veut éventuellement dire aussi de ne plus travailler toute seule.

-Mais pour l'instant, je ne suis pas là. -D'accord ! OK !

-Pour te développer justement, tu as misé sur la communication. -Oui.

Tu utilises… alors, tu es très active sur les réseaux sociaux. Notamment Facebook.

Où on peut aller donc sur ta page et ton profil où

c'est très visuel quand tu montres.

-Puis, tes produits sont très visuels. -Oui.

Et en préparant cette émission, tu me disais,

c'est : voilà, quand on parle de toi ou quand j'ai parlé de toi d'autres personnes,

"Waouh ! Véronique, c'est génial ce qu'elle fait. En plus, elle cartonne."

C'est vraiment bien.

Et en parlant avec toi, tu disais : "oui, ça marche bien.

Mais en fait, on a l'impression sur les réseaux sociaux que ça marche mieux.

-que c'est ce que ça réellement." -Voilà !

Alors, c'est un peu l'effet pervers.

Voilà, en tant que communicante, je suis bien placée pour maîtriser quand même un petit peu le sujet.

-Tu communiques trop bien en fait ? -Je communique trop bien.

Voilà, il y a un amalgame qui est fait entre des bons communicants et le concept de réussite.

Ce n'est pas parce qu'on est très visible et qu'on communique très bien,

qu'on est au top de sa réussite.

-On est juste en train de la construire. -Voilà, c'est ça !

Voilà, pour réussir, on a besoin d'être visible et de gagner en notoriété.

D'où la nécessité en fait de communiquer et de raconter sa petite histoire.

Donc, moi, j'ai...c'est vrai que j'ai un storytelling.

Je porte mes produits.

-Voilà, j'ai des choses sans doute à dire -Et à montrer ?

Et à montrer.

Je pense que ça intéresse quelques personnes.

Donc, j'arrive à fédérer un petit peu là-dessus.

Puis, parce que je fais les choses un petit peu différemment aussi.

Voilà, je pense que ça intéresse les gens.

Mais c'est vrai que quotidiennement, je m'en mords parfois un petit peu les doigts.

Parce que je croise régulièrement des gens qui me suivent avec plaisir.

Et qui pensent qu'ils n'ont pas besoin de m'acheter mes produits parce que ça cartonne.

Il n'y a pas besoin de t'aider. En fait, tu cartonnes déjà.

-Voilà ! -Mais si, en fait.

Il faut soutenir la production. En plus, tu le disais en introduction :

-"Les Hauts-de-France, c'est important." -Oui.

-Tu fais une production locale ? -Je fais une production locale.

Alors, pour l'anecdote, ça fait partie de mes engagements.

On parlait des matières tout à l'heure.

Voilà, j'aurais pu, moi, voir la partie prix.

En fait, partir sur des matières plutôt développement durable, plutôt écologiques et autre.

Sauf que moi, pour arriver à faire ce type de produit,

déjà, quand on imprime, on n'est pas sur des encres écologiques.

-Mais pas sur ce type de produit. -C'est compliqué.

Voilà, le polyester, ce n'est pas le cas.

Moi, mon positionnement, alors non pas pour effectivement,

trouver absolument quelque chose d'éthique.

Mais c'est mon engagement. Je travaille moi...

Je fais du 100 pour cent "Made in local".

Donc, je travaille avec des partenaires et des prestataires...

- Notamment des imprimeurs. - Oui

- …Exclusivement locaux. - D'accord !

Moi, c'est mon devoir de faire bosser des gens qui ont des machines.

- Ici sur le territoire. - Ici, sur le territoire.

Voilà, ça faisait marrer un peu tout le monde.

Parce que dans le cadre du développement de ma notoriété et de ma visibilité,

j'ai fait beaucoup de salons. Voilà ! Donc, je fais le pitch.

Et je dis déjà depuis deux ans et demi que

- voilà, tout est 100 pour cent "Made in Hauts-de-France".

"Made in Hauts-de-France".

Voilà ! Donc, ça fait rire tout le monde.

Sauf que pour moi, voilà, c'est important

parce qu'on va en crever.

Voilà ! Et tout ce que je produis.

Ça va du sourcing jusqu'au produit final,

tout est fabriqué localement.

Donc, cet engagement-là va même encore plus loin.

Puisque dernièrement, j'ai eu l'idée en fait,

pour revendiquer le "made in local".

D'aller creuser la question du "Made in Hauts-de-France".

Oui.

Donc, je me suis payée le culot en fait de réserver

le nom de domaine "Made in Hauts-de-France".

- D'accord ! - Voilà !

Alors, non pas pour faire le buzz ou la tune, mais pour interpeller.

Alors, je sais bien que ça ne fait pas partie de mes prérogatives.

C'est une initiative privée.

Ça appartient effectivement à la puissance publique et notamment en fait à la région.

Mais j'aimerais bien qu'effectivement,

on puisse fédérer non seulement en fait le consommateur.

Mais les acteurs, des entrepreneurs comme toi.

- Comme toi ? - Est-ce que...

Voilà ! Parce qu'il y a beaucoup de gens.

Enfin, tu es là pour les faire témoigner.

Qui créent aussi localement.

Je trouve qu'on peut fédérer sur cette thématique-là.

Des Hauts-de-France ?

-Des Hauts-de-France sur le "made in local" -Donc, le message est tout de suite...

-Sur l'acheter local -Si tu veux passer le message au président de la région.

Voilà, je lui ai fait un petit mail via le portail.

Pour l'informer en fait de cette initiative privée.

Super !

Voilà, en espérant qu'effectivement,

ça ferait avancer un petit peu le "schmilblick".

Voilà, j'ai un petit peu communiqué sur le sujet.

Je m'aperçois que beaucoup d'acteurs locaux,

-quelle que soit en fait la dimension de l'entreprise, -Ça parle d'aller et du retour.

ont envie de revendiquer aussi du "Made in local".

C'est important. C'est le territoire où on est, c'est là qu'on travaille et c'est là qu'on vit.

Voilà, on a les "Saveurs en or",

mais au de-là de ça, pour d'autres prestations,

ça mériterait peut-être une labelisation.

En tout cas, un engagement.

Super, Véronique !

Écoute ! En tout cas, on voit que tu bouges.

-Que tu t'engages et que tu entreprends. -Oui.

C'est super ! On arrive à la fin de l'émission.

-Oui. -Qu'est-ce que tu prends là ?

Je prends parce que je ne sais pas.

Je crois que les gens te font volontiers des petits cadeaux.

-Faire un petit cadeau, moi, je trouve que... -J'ai droit à des cadeaux encore !

-Alors, dans les choses que je m'étais amusée à faire... -C'est cool !

-Justement, on est dans le local. -Je crée local.

Donc, j'espère que tu le porteras.

-Avec un grand plaisir. -Avec fierté et ça ira bien avec ton sweat.

Tout à fait !

-Voilà, je peux même... -Si, c'est à l'envers.

C'est totalement à l'endroit, j'espère. "Je crée local.", il est marqué.

-Merci beaucoup. -Puis, j'avais même décliné en fait le petit...

-Le petit "tote bag" qui revient. -Le petit "tote bag". Voilà !

"J'achète local". Voilà, que je te le laisserai aussi.

Dedans, j'avais les petits interrupteurs,

-mais c'était pour montrer aussi ce que je faisais en fait. -C'est ce que tu fais ?

Oui, tout à fait.

-Tu ne fais pas que des robes ? -Non !

Tu fais des interrupteurs.

Entre-autres, j'imprime dans la masse.

Voilà, des interrupteurs électriques.

On peut ? Ça n'allume rien ça.

Puisque là il n'est pas branché.

-Mais si c'était branché. Voilà ! -Mais si c'était branché, ça fait de la lumière.

Ça ferait la lumière en fait.

Puisque c'est un vrai interrupteur qui fonctionne.

Donc, c'est ancré dans la masse.

C'est du "made in Hauts-de-France".

Voilà, j'achète comme un artisan électricien du matériel.

-Donc, chez le Grand ou n'importe quel autre fournisseur ? -Le Grand, Hager et Schneider.

-Donc, du matériel de marque. -Tu personnalises ?

Et je l'imprime dans la masse.

Super !

Je reprends pour l'installer chez moi. Je ne suis pas très bricoleur.

-Non, non ! Écoute... -Super !

Merci beaucoup. C'est très gentil.

Écoute.

On arrive à la fin de l'émission.

A la fin de l'émission, il y a une rubrique. C'est la question de l'invité.

Oui !

Alors, question de l'invité. Donc, le but, c'est que

mon invité de la semaine précédente pose une question. Et que toi, tu répondes.

Et que tu poses une question à l'invité de la semaine suivante.

Oui.

La semaine dernière, mon invité, c'était Nicolas VERHULST,

le fondateur de "Mange, Lille !", entres-autres.

Il nous a expliqué ses différentes activités

et nous a demandé justement pour faire le lien avec tout ça :

après les interrupteurs, les T-shirts et les robes,

c'est quoi ton prochain produit ? Je te laisse lui répondre

Alors, je vais lui répondre.

Pour l'anecdote, vous avez bien droit quand même à ça.

Voilà, avant de démarrer le direct,

il s'avère que, de façon improbable, mais bien réelle.

-J'ai rencontré en fait Nicolas. -En vrai ?

En vrai. Voilà ! Au café à proximité.

Donc, pour te remercier, parce que pour moi,

-tu crées non seulement du lien universel, mais réel. -Je n’y suis pour rien. Ce n'était pas prévu du tout.

Donc, c'était assez drôle. On s'est découvert en réel avec plaisir.

On a pu échanger en fait avant l'émission.

-On lui passe le bonjour ? -On lui passe le bonjour.

Voilà, je vous fais la réponse protocolaire.

Voilà, à ces questions.

Donc, je le remercie déjà en fait d'être allé

voir avec intérêt et curiosité à ce que je propose.

Donc, ma dernière nouveauté ;

alors, c'est vrai que j'aime les challenges.

Et j'aime expérimenter des nouveaux produits.

Voilà, j'ai imaginé imprimer dans la masse

des bracelets assortis, ou pas, aux robes.

Voilà, je suis partie en fait des mêmes illustrations.

Elles étaient...les bracelets étaient...

Des prototypes ont été portés là, hier, pendant un défilé.

Sachant que pour ce produit-là, c'est une autre version de mon activité.

J'aime faire des collaborations avec d'autres créateurs.

Donc, là, je me suis associé avec un créateur.

D'accord !

L'idée de base, en fait, ne m'appartient pas.

Par contre, je trouvais ça assez intéressant parce qu'on était sur l'impression.

Donc, j'ai fait les créations. Et on est sur une collaboration pour ce type de produit.

Citer le créateur, peut-être ?

Oui. Donc, c'est "Entre quatre yeux*, c'est un créateur belge.

Voilà, que j'ai pu rencontrer.

Donc, c’est des bracelets, là ?

On est sur des bracelets résine, imprimés face interne et face externe.

OK ! Super ! Pour aller avec les vêtements, la robe et tout.

- Aller ou pas. Voilà ! - Ou pas.

Nickel ! Parfait ! Voilà, il a eu sa réponse.

Et tu as le prochain produit.

La semaine prochaine, rien à voir et tout aussi intéressant ; un autre parcours d'entrepreneur.

Cette fois-ci, le "repreneur".

Frédéric MOTTE, "repreneur" et patron et créateur de "Cèdres Industries".

Est-ce que tu as une question à lui poser ?

- Oui. Alors, je... - Question à Frédéric en direct.

Alors, je trouve assez drôle effectivement de tomber sur toi Frédéric.

Je me permets le tutoiement, Monsieur le Président.

Alors, encore une démonstration qu'effectivement

je communique, en tout cas suffisamment

pour être suivie entre autres par des gens comme toi.

Ça me touche assez.

-Il te connaît effectivement par les réseaux. -Il me connaît.

Par les réseaux sociaux. Voilà !

Donc, ça a commencé en fait comme ça.

On s'est rencontré en fait dans la vraie vie.

Voilà, dans le cadre du MEDEF.

Ce qui m'amène un petit peu à la question.

Il y a un engagement en fait sur le territoire.

Il y a donc...Ça me permettra de rebondir sur les Hauts-de-France.

Donc, il y a sans doute des choses à imaginer de ce côté-là

et peut-être aussi du côté de MEDEF.

Par contre, mon autre question, elle est...

que je serais très intéressée de connaître ton sentiment

par rapport à des petits entrepreneurs comme moi

qui ne font pas partie en fait du CAC 40.

Mais qui font partie quand même

-de la réalité entrepreneuriale. -Du tissu économique ?

Voilà ! Et de la multitude des profils.

Voilà, je me doute déjà un petit peu de la réponse.

Le fait que tu me suives sur les réseaux sociaux montre qu'effectivement,

tu es, je pense, attaché à ce type de profil.

Effectivement ! Puisque là, c'est la deuxième casquette de Frédéric

que tu vas interpeller, qui est aujourd'hui,

donc président du MEDEF Lille-Hauts-De-France.

Nord de France, je crois.

Il expliquera ça la semaine prochaine

et répondra avec plaisir à ta question.

Donc, l'intérêt pour les petites entreprises.

Voilà, c'est ça.

Super ! Parfait !

-Merci beaucoup Véronique pour cet échange. -Merci à toi.

-Je te libère ? -Oui.

Je te laisse sortir.

Et je te souhaite une bonne continuation et plein de courage pour la suite.

Je n'en manque pas.

Et on suivra avec intérêt sur les réseaux sociaux tes nouveaux produits.

Très bien !

-Salut Véronique ! -Salut !

Voilà, c'était Véronique FOURNIER, "Juste Une Impression".

Voilà, elle vous a expliqué son parcours jalonné d'étapes.

Quitter la fonction publique d'abord, ce n'était pas si simple en fait

qu'on pourrait le croire. Elle nous a fait part de son expérience.

Le choix du statut, quand on entreprend dans le business,

quand on crée une entreprise, S.A.R.L, coopérative, Portage salarial.

Micro-entreprise, il y en a plein. Voilà !

Elle y est passée. Elle a fait quelques tests et quelques essais.

Elle vous a expliqué : ce qu'elle en pensait.

Enfin, la communication. Voilà, les réseaux sociaux et le positionnement régional.

Ce sont des choses importantes.

Et ce n'est pas parce que les gens communiquent bien fort,

qu'il ne faut pas continuer à les soutenir.

Voilà, Véronique fait partie de ces gens qui communiquent très bien.

Et qui ont besoin d'avoir du soutien tous les jours.

J'espère que ça vous a intéressé.

La semaine prochaine, donc mon invité

comme je vous disais, c'est Frédéric MOTTE.

Fondateur de "Cèdres Industries" et président de MEDEF régional.

Avec lui, on va parler d'un sujet dont on n'a pas encore parlé

qui est la reprise de l'entreprise.

Puisque lui, contrairement à d'autres créateurs, il n'a pas créé.

Il a repris une entreprise très jeune.

Et il a développé un groupe industriel avec ça.

Voilà, je vous souhaite une très bonne semaine.

Entreprenez.

Bougez-vous.

Faites plein de choses. Prenez des risques.

Et à la semaine prochaine mardi à neuf heures sur Facebook "Sur La Route".

Salut !

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