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Sur La Route #30
Mardi 13 Mars 2018

avec Nicolas Quilliet Eric Boitel

Fondateur de Brikx Consulting

Bonjour tout le monde !

On est mardi, il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas QUILLIET et on tourne l'épisode numéro 30 de sur la route.

Mon invité ce matin c'est Éric BOITEL.

Éric BOITEL est le fondateur de brikx consulting.

Il a eu un parcours de vie multiple, hétéroclite et il va nous en parler.

On va discuter avec lui de la partie sportive.

C'est un sportif et c'est toujours un sportif de haut niveau

notamment dans les arts martiaux, le budo, je crois.

Il va nous expliquer pourquoi aujourd'hui

il continue à se donner des défis de malades dans le sport et qu'est-ce qui le fait vibrer là-dedans.

Il va nous expliquer ensuite tout son parcours business.

Il a accompagné des entreprises dans de grosses levées de fonds

plusieurs dizaines et centaines de millions d'euros.

Il n'était pas tout seul, mais il va nous raconter ce parcours, notamment aux États-Unis.

C’est assez incroyable.

Enfin pour réussir tout cela,

il va nous expliquer que cela se passe surtout dans la tête

et il va nous expliquer avec quelques petits conseils

j'espère, ce que c'est que la préparation mentale.

Voilà, on accueille tout de suite Éric BOITEL.

Salut Éric !

Salut Nico !

Comment vas-tu ?

Super !

À fond !

Tu vas bien.

De toute façon, tu es levé depuis 4 heures du mat, c'est cela.

4 heures 50.

Tu me disais en regardant la photo du générique qui faisait de gros yeux,

mais qu’en fait tu étais sympa.

Ouais en vrai je suis beaucoup plus sympa que cela.

En fait, tu es cool.

Bon Éric pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, présente-toi.

Bonjour à tous !

Je m'appelle Éric BOITEL.

J'ai quarante-trois ans.

Depuis que j'ai 5 ans, je pratique le budo.

Je m'entraîne à peu près tous les jours.

Depuis 3 ou 4 ans, j'essaie de respecter les codes de vie du bushido qui est un code moral.

Brikx aujourd'hui, c'est quoi ?

Alors, il y a quelques années avec Marie-Camille et Hegazy, on a monté brikx.

C’est un centre de formation, un centre d'entraînement pour l'entreprise,

pour les CEO,

pour le codir, pour les managers, les chefs de projet.

Et notre particularité, c'est de faire de la préparation mentale.

Alors, on fait la formation de la technique.

La technique de négociation par exemple avec les vendeurs,

mais à chaque fois on y ajoute le mental, le physique, la technique, la tactique.

Et on ne sépare pas comme on le ferait dans le budo,

on ne sépare pas le mental de la technique, du physique et du comportement.

Alors effectivement, je suis venu te voir il y a quelque temps.

La salle de formation est très physique aussi.

Parce que tu as, alors je dis c'est un lourd passé,

mais c'est celui actuel de sportif, sportif de haut niveau,

raconte-nous un petit peu parce qu’alors tu as été,

je ne connais pas les termes exacts dans le budo, ceinture noire.

Si j’ai commencé par ceinture noire effectivement.

C'est le début, en fait.

Pour moi c'est le top.

Non, c'est le premier jour.

Le tout début, c'est le judo.

J'ai eu la chance de vivre dans un environnement où j'ai pu m'occuper de cela

quand j'étais tout petit et j'ai vécu dans l'amour.

J’ai pu commencer par judo.

On appelle cela la voie de la souplesse, JUDO.

Donc, c'est un des arts martiaux et commencer par cela, donc ceinture noire de judo.

Et les ceintures, c'est un peu quelque chose de très européen au Japon.

On n'a pas cette notion de ceinture jaune, ceinture blanche.

D'accord !

En tout cas chez brikx, ce qu'on enseigne,

c'est d'être la ceinture noire de ta ceinture blanche.

Peu importe si tu es blanc, jaune ou vert, ton comportement peut être ceinture noire.

Les exploits sportifs derrière, tu les enchaînes encore aujourd'hui.

Ouais !

L'arctique, le pôle Nord.

Ouais !

L'Isère.

Alors, raconte un peu.

Pourquoi après avoir fait du sport de très haut niveau comme tu l'as fait,

tu as continué à te fixer des objectifs sportifs de très haut niveau ?

Ouais, encore une fois

environnement, j'ai eu la chance de rencontrer des gens

par exemple comme Gérard TILLIETTE

qui faisait de grandes méharées dans le désert en moto

en solitaire avec peu de moyens au début.

Puis dans mon éducation du tatami, c'était très disruptif parce que cela me passionnait.

Alors, on me disait : tu ne peux pas faire tatami.

C’est quoi tatami ?

L'entraînement au quotidien au judo, à l’aïkido puis en même temps vouloir traverser le désert.

Puis quand j'étais tout petit, Gérard m’a amené puis cela m'a plu.

Ah, c’était quand tu étais petit cela.

Ouais, ouais, il avait pris de risques d’emmener un petit avec lui.

Donc, j'ai découvert le désert comme cela.

Après, j'ai voulu le faire en solitaire.

Mes lectures à cette époque-là, c'était Gérard d'ABOVILLE.

C'était MOITESSIER.

Et la rencontre avec MOITESSIER comme cela, elle a été incroyable.

Juste pour l'histoire, en 1969, c'est le premier tour du monde en solitaire.

Ouais !

Et donc il y a 5, 6 gars comme cela dans le monde.

Des aventuriers !

Qui partent à l'aventure.

On ne savait pas vraiment si c'est faisable de faire le tour du monde en bateau.

Ouais !

Puis donc, certains sont très dans la compétition.

Puis MOITESSIER est sûrement celui qui est le plus rapide au début en 1969.

Il fait le tour de l'antarctique donc du pôle Sud.

Le pôle Sud.

Il arrive pour remonter vers le cap et il se dit : mais non la voie, c’est de continuer.

Il faut continuer toujours droit.

Donc, il continue tout droit.

Il repart sans remonter donc vers l'Europe, il repart vers les Galápagos.

Et voilà, ce style de comportement, ce style de rapport aux sports,

à l'exploit versus la compétition, cela m'a passionné.

Cela t'a parlé.

Cela m'a parlé.

C'était l'appel du large.

Donc voilà, j'ai eu la chance avec Gérard de partir les premières fois donc en moto,

au Sahara occidental depuis notre bled à Clairmarais à côté de Saint-Omer.

Puis, j'ai continué sur des trucs un peu plus gros, un peu plus engagés.

Comme quoi ?

Notamment comme aller au pôle Nord à pied.

J'ai traversé.

Attend deux secondes, tu es allé au pôle Nord à pied.

Ouais !

C'était une aventure géniale.

Je ne sais pas d'où cela se sort.

Cela devait être un matin en me levant.

Tu as perdu un pari.

Ouais, je pense que cela devait être lié à cela.

Raconte un peu cette histoire.

Je n'étais pas hyper bien au Sahara occidental.

Je n'étais pas super bien au chaud avec la moto, le casque, le truc, la chaleur.

Je me suis dit : bon ce n’est peut-être pas là que se fera l'exploit.

Je suis parti une première fois en Islande l'hiver

puis une deuxième fois au Spitzberg donc l'archipel du Svalbard

un peu au nord à droite après l’Islande, après encore.

C’est après encore.

Ouais, c'est après.

C’est en haut à droite du Groenland.

C'est sur une carte, c'est tout en haut.

Ouais c'est tout en haut.

Ouais, mais c’est la terre.

C’est la terre.

Puis, j'ai rencontré Laurent MARTEL qui est un gars extraordinaire.

On ne se connaissait pas.

On s'est croisé à l'aéroport.

On s'est dit : tiens, on va essayer à deux.

D'accord !

On est parti traverser une baie qui s'appelle la baie du Grand Roi au Spitzberg

où il y a beaucoup de compression de plaques de glace.

D'accord !

Puis, ce que je retiens de cette expérience avec Laurent,

c’était qu’on s’était marré du premier au dernier jour.

Malgré la difficulté, le froid.

Malgré la difficulté et le froid.

Et moi, je m'étais brûlé la langue avec le froid le premier jour.

Et cela t’a fait rigoler.

Cela nous a fait rire.

Laurent, il est incroyable.

Il a un mental incroyable.

Tout est drôle pour lui.

Puis voilà après, on s'est un peu professionnalisé.

On a travaillé pour encadrer des groupes pour se payer les prochains voyages.

D'accord !

C’est comme cela que tu as payé la suite quoi.

Je me payais la suite comme cela.

Puis après, c'est parti quoi.

On a effectivement été plusieurs fois au Svalbard.

C’est où cela ?

C'est l'archipel du Spitzberg.

C'est un peu là où il y a trois grands endroits où on peut…

Quatre grands endroits où on démarre les expéditions polaires

sur le continent américain, en Russie.

Pour nous en Europe le plus simple, c'est de démarrer un peu au large du Spitzberg.

D'accord !

Donc cette aventure polaire, c'était génial et cela a contribué quand même.

Cela a duré 7 ans l'aventure polaire.

Ton aventure.

Ouais, c'est quand même beaucoup de travail.

Il y a des compétences à acquérir.

Il y a des choses qu'on peut raccourcir.

Ouais !

Le physique, le mental, on peut s'entraîner chez soi.

Moi, je m'entraînais dans une baignoire dans ma cuisine.

Par contre, la technique, le bruit de la glace, les animaux, etc.,

c'est incompressible, donc il faut y passer du temps.

Un peu comme tous les arts, il faut passer du temps tous les jours.

Pour excéder et être au bon niveau.

Top !

Ouais, super aventure !

Tu m’étonnes, ouais !

Et encore, tu ne racontes pas tout,

mais on n’aura pas le temps de tout raconter toute ta vie en quelques minutes.

Ensuite une partie de ton expertise et de ta vie, cela a été d'accompagner des entreprises.

Ouais !

Dans le business, dans les levées de fonds.

Exacte !

Alors, on parle souvent de levée de fonds dans cette émission avec des start-ups,

avec du monde du numérique, mais toi c'était à un autre niveau.

C’est plusieurs dizaines et centaines de millions.

Tu n'étais pas tout seul.

Ce n'est pas toi qui as créé les sociétés.

Non, non, carrément pas.

Tu accompagnais les dirigeants, c'est cela.

Ouais alors, je...

Explique un petit peu.

J'ai fait différents raids à pied, notamment une traversée est-ouest d'Islande.

C'est long.

Je me suis blessé au genou.

J'ai rencontré une marque d'une start-up qui faisait des produits très high-tech pour le genou.

Puis le boss de cette boîte m'a demandé pendant l'intervention, si je voulais bosser pour lui.

D'accord !

Ma réponse, c’était non.

Et au final…

Le lien n’était pas évident quoi.

Non, le lien n’était pas évident

puis cela me paraissait être beaucoup moins drôle que ce que je faisais.

Et au final, ce gars était assez incroyable.

J'ai suivi et je me suis retrouvé dans un milieu vraiment très pointu.

C'était vraiment de la…

Qu'est-ce qui t’a fait dire oui au final ?

La chirurgie, la passion pour la chirurgie.

J’y voyais de nouvelles passions de me dire : OK, c'est cool.

C'est stressant, cela dure une heure 20, tu as le garrot.

Il faut être bon.

Là, c'était des produits très high-tech.

Et en fait, je suis arrivée là-dedans par la passion « du stress, du truc à régler, du challenge. »

Donc cela, c'était vraiment cool.

Et ensuite, cette boîte a cartonné.

Puis, je pense que les gens avec qui j'étais avaient les aptitudes mentales

pour envoyer du gros comme on dit.

Donc après, c’en est suivi.

C’est une boîte américaine, c'est cela.

Ouais, alors c'est une boîte américaine et allemande.

La techno est allemande puis les capitaux sont américains.

Puis ensuite, j'ai travaillé pendant une dizaine d'années

pour une dizaine ou une quinzaine de sociétés.

Ma spécialité, c'était de lancer de grosses technos from scratch quand on a vendu 0 €,

il n’y a rien encore.

Il n’y a rien.

Tu n'es pas vraiment marqué CE.

Tu n'es pas vraiment marqué FDI.

Ce n'est pas vraiment prouvé que cela marche mieux qu'une autre techno.

Une partie de l'équipe est en train de lever entre 10 et 100 millions d'euros.

D’accord !

Une autre partie de l'équipe, donc nous on doit réussir les deux, trois premières actions.

Rassure-moi, ce n’est pas toi qui…

Non, non, mais par contre pour que cela fonctionne, il y a beaucoup de temps de simulateurs.

Donc, on entraînait beaucoup les chirurgiens et toute leur équipe

pour que cela se passe au mieux.

Et cela ouais, c'est mon truc le fait de répéter dix fois, cent fois un truc

pour que ce jour-là, cela se passe très bien.

D'accord !

C’est de la pétition.

C'est de l'organisation.

C'était vraiment…

C’est détail pour que tout soit nickel.

Ouais, j'ai rencontré des chirurgiens qui étaient extraordinaires.

Des mecs qui avaient des facultés mentales et physiques à la charge.

C'est-à-dire la masse de quantité versus le temps qui était assez incroyable.

Et donc, cela m'a passionné.

Puis effectivement, c'était au service de la levée de fonds

puisque l'équipe avec laquelle j'étais,

on travaillait entre trois semaines et trois mois ou cinq mois peut-être pour la levée

une fois que la levée était faite,

les languages first customers, on allait travailler pour une autre entreprise.

Quand tu dis on, c’est parce que tu avais créé une team, tu as créé une équipe.

Ouais, c’était génial.

J'ai des gars qui m'ont suivi pendant plusieurs années, comme cela puis on lançait…

Comme une équipe de foot.

Ouais, c’était vraiment chouette.

Comme une team qui allait bosser, mais pour les entreprises.

On a travaillé deux, trois fois en France puis la plupart du temps,

on lançait en Europe des produits très américains.

Par exemple, les robots HomeSense.

C'est le premier robot pour faire des opérations cardiaques,

des accélérateurs de particules, des prothèses innovantes.

Ouais, c'est vraiment un gros travail d’équipe parce que le jour de la première

pour les accélérateurs de particules par exemple, tu as un médecin dans l'équipe.

Il y a moi qui gère un peu l’aléa et le stress.

Il y a des physiciens.

Ce sont des interventions, il y a une dizaine, quinzaine de personnes.

Donc, c'était vraiment cool.

Cette partie-là du boulot était cool.

D'accord !

OK !

On a un petit souci d'image apparemment.

Je ne sais pas pourquoi.

On est bloqué sur l'image.

Alors, ce n'est pas grave.

On va finir comme cela.

Donc ouais, tu l'as fait en mode mercenaire, en fait c'est cela.

Ouais, c'était vraiment mercenaire.

C'est peut-être ce qui m'a…

Alors, ce qui m'a plu dans ce boulot,

c'était effectivement la techno qui était vraiment percée.

Enfin techniquement, c'est ce qui se fait de mieux.

Ouais !

Financièrement, je pensais également que ce sont de grosses levées de fonds.

À cette époque-là d'ailleurs, c'était plutôt des introductions en bourse des IPO

que des levées de fonds ???

Puis effectivement…

C’est combien, c’est quel montant ?

Ce sont des montants entre 30 quand j'ai travaillé une fois pour des Français

puis 150, 300 millions d'euros pour des levées américaines.

C'est 100 personnes à peu près qui travaillent en équipe pour cette levée quoi.

Puis ce qui m’a le moins plus peut-être c'était effectivement le côté mercenaire

d'être très drivé par la bourse et donc cela, c'était moins fun.

Également, ce qui était moins drôle, c'était mon rapport avec le budo.

Cela devenait compliqué de m'entraîner quotidiennement

quand tu prends l'avion, c'était beaucoup à San Francisco.

Et donc, il y a un moment j'ai dit stop parce que je me blessais beaucoup

et j'avais du mal à mener les expéditions, budo et mon travail.

Un matin comme une évidence, je me suis dit : OK, j'arrête.

Et ma vie c’est retour à 100 % budo.

100 % budo.

Ouais !

Et là c’est retour à 100 % d’image.

Ouais !

Salut !

Il y avait un petit souci technique, mais qui était réglé.

Puis, cela m'a fait peur d'arrêter parce que je gagnais bien ma vie.

J'avais ce rapport avec de grosses équipes puis malgré tout ma voie,

budo cela veut dire l'arrêt de la lance, l'arrêt du combat.

Budo ???

C’est le BU ou c'est le DO.

Alors DO, c’est la voix et BU, c’est l'arrêt de la lance, l'arrêt du combat.

D'accord !

Notamment l'arrêt du combat avec moi-même.

Donc pour être complètement en phase avec moi,

il fallait arrêter d’avoir ce dichotomie et les grosses affaires et budo.

Puis, j'ai arrêté.

Je me suis demandé qu’est-ce que j'allais faire.

Au final trois jours après, j'avais l'idée de faire ce centre de formation d'entraînement brikx.

Avec Marie-Camille, cela s'est très vite mis en place.

On a eu la chance d'avoir des premiers CEO Lillois disruptif,

des start-ups qui nous ont suivis, qui se sont fait former eux

et qui ensuite ont fait former leurs équipes.

Donc, cela s'est bien passé.

Directement après l'arrêt de cette activité de business.

Complètement !

Je comprends quand même très sincèrement ce qu'ils font,

donc on ajoute la préparation mentale et la préparation physique.

Mais voilà, j'ai fait aussi des levées de fonds, etc.,

et je comprends leur quotidien avec le stress que cela représente

et ce côté disruptif qui fait que tu ne sais jamais

si tu es trop hourly date ou je ne sais pas quoi.

En avance sur le marché ou si cela roule quoi.

La préparation mentale, tu viens d'en parler.

Ouais !

Concrètement, c'est quoi ?

Alors la préparation mentale, c'est un entraînement.

On s'entraîne à être la meilleure version de soi-même.

On se dirige vers une zone mentale qui s'appelle le flow,

quelque chose où tout serait clairvoyant, bienveillant et plus efficace.

Le flow !

Le flow, la zone, on dit en français.

D'accord !

Alors, c'est quelque chose comme la préparation physique,

on découpe des blocs d'entraînement.

En préparation physique, on pourrait travailler la résistance, l'endurance, la force.

Et on fait la même chose donc pour la préparation mentale.

On passe des tests ensemble, toi et moi.

On détermine un certain profil.

Ce sont des tests qui sont absolument normés qu’on peut retrouver à l'INSEP, etc.

Puis on détermine par rapport à ce que tu fais dans la journée ce que tu as envie d'être.

Qui tu es, etc. ?

Quelles sont les aptitudes, les habiletés ?

On appelle cela les habiletés cognitives.

Ouais !

Les habiletés qu'il faudrait développer pour avoir la meilleure stratégie de comportement.

De soi-même !

De soi-même, c'est-à-dire : quand je suis chez moi, quel est le meilleur comportement ?

Quand je suis au travail, quel est le meilleur comportement ?

Alors, cela demande une réflexion permanente.

Alors permanente des situations quoi, on fait des analyses tout le temps.

Alors non, c'est plutôt des comportements qu'on va préétablir à l'entraînement

donc chez nous.

On va se servir de situation professionnelle ou de situations de sport

de situations professionnelles peut-être dans la négociation

et nous on va y rajouter des séquences physiques

et on va prédéterminer et s'entraîner à une sorte de comportement.

D'accord !

Par exemple, on va t'apprendre à respirer de différentes façons et très rapidement,

on va voir qu’il y a une façon de respirer qui sert à s'activer, à être boostée.

Une façon de respirer qui sert à être préneutre

et une façon de respirer qui va servir à se désactiver.

Donc à l'entraînement, en fonction des situations

on va voir si notre client arrive rapidement à choisir,

on appelle cela sensei, être le patron de soi-même.

Est-ce qu’il choisit sa respiration ou est-ce qu’il subit les exercices que nous,

on va lui faire faire après ?

Donc par exemple la respiration,

c'est sûrement un des points les plus fondamentaux dans la préparation mentale.

La respiration.

Ouais !

Pour avoir une bonne préparation mentale, il faut avoir une bonne respiration.

Il faut être capable de choisir la respiration adaptée à la situation.

D'accord !

Par exemple, si tu es…

Je ne sais pas si là en voiture, il se passe quelque chose,

tu vas recevoir une dose d'adrénaline, de cortisol, etc.,

c'est un bon plan parce que cela va augmenter certaines de tes facultés.

Par contre, il faudrait ou il faudra respirer plus activement.

Voilà !

Comme là il ne se passe rien, on peut se permettre d’expirer plus longtemps

et d'être plus zen.

OK !

C'est un réflexe à avoir.

C’est pour cela qu’on s’entraîne.

Tu t'entraînes dans la répétition pour avoir ce réflexe en permanence.

Particulièrement donc effectivement le plus gros de mon entraînement quotidien,

c'est d'être capable de respirer et d'adopter des stratégies de respiration malgré l'entraînement.

Tu vois ce matin par exemple, j'avais un entraînement qui est lié à la force.

D'accord !

Avant l'émission ?

Avant l'émission.

D’accord, OK !

C’était aujourd'hui, c'était cela.

Moi, j'ai commencé ma journée avec cela.

À peu près tout le monde ferait inspiration et je souffle en poussant.

Nous, on essaiera des stratégies où on inspire, où on expire de façon aléatoire

pour ne pas subir cette respiration.

Donc, contrôler le volume qu'on échange.

D'accord !

Tu contrôles.

Ouais, on essaye de contrôler.

Hier par exemple, on faisait un stage d’apnée avec Alexis DUVIVIER et sa femme Jenna.

Bah ouais, c'était génial.

On a des clients qui ont fait plus de 4 minutes, 4 minutes 30 en apnée.

D'autres clients qui faisaient 30 secondes.

Et tout le monde a réussi à descendre à 20 mètres

justement avec cet entraînement physique et mental.

C'était vraiment une chouette journée.

Ah oui apnée à 20 mètres pour des personnes qui ne l'avaient jamais fait cela.

Non !

Enfin il y en a qui avait fait, deux ou trois qui était plongeur.

D’autres qui n’étaient absolument pas plongeurs.

Donc, c’est un contrôle de soi, un relâchement.

Donc, on peut se poser la question quand on est manager :

est-ce que je suis capable dans ce tumulte en fait,

c'est quand même assez stressant de plongée à 20 mètres,

est-ce que je suis capable de relâcher et d'être le meilleur de moi

ou plutôt je me laisse emporter et dans quel cas je vais être moins bon.

Donc c’est une vraie comparaison avec le milieu de l'entreprise, en fait prendre des décisions.

La méthode qu'on a mise au point,

elle est absolument dédiée à l'entreprise pour 10 % de notre temps,

mais c'est complètement un autre programme.

On continue de travailler avec des sportifs de haut niveau

comme par exemple Jules DENEL dans la région.

Il fait quoi ?

Il est aux championnats du monde de windsurf.

D'accord !

Il saute les plus grosses vagues du monde Jules.

Effectivement lui, on continue de s'entraîner avec lui.

C'est un autre programme.

Et c'est aussi un échange avec ces champions et nos chefs d'entreprise.

D'accord !

C'est cette complémentarité qui fait que c'est efficace et que cela marche bien.

Ouais alors nous, on est précurseur en France.

D'accord !

C'est un peu notre start-up française le brikx.

Après en suisse, c’est complètement commun.

Aux États-Unis, il y a beaucoup de CEO qui ont un préparateur.

Et dans l'art du budo et dans la préparation mentale,

quelqu'un comme DELORME a été le premier en France.

Il a drivé pas mal de gars au CAC 40 et via c'est un patron dans le kendo.

D'accord !

Et il avait mis au point une méthode d'accompagnement de dirigeants via le kendo.

C'est vraiment quelqu'un qui m'a inspiré beaucoup, notamment dans ses écrits.

OK ! Super !

Parfait !

On est arrivé, on a fini le tour.

À la fin de l'émission, il y a une rubrique récurrente qui est la question de l’invitée.

Donc lors de la dernière émission, mon invité Bastien DOGNIN te posait une question.

Ouais !

Est-ce qu'il faut…

Alors c’était quoi sa question.

Est-ce qu'on peut te suivre en Antarctique en ayant peur du froid ou en détestant le froid ?

Voilà !

Réponds à Bastien !

Alors merci, Bastien, j'ai bien aimé ta question.

Effectivement alors, on peut aller en Arctique si on s'entraîne.

Si on n'aime pas le froid, peut-être le premier truc que tu peux essayer, c'est de visualiser.

Donc, tu peux te mettre chez toi dans ta baignoire avec de l'eau froide

puis pendant ce temps-là, tu peux visualiser tous les bienfaits du froid

au lieu d'être en lutte contre le froid.

Tu peux dire qu'est-ce que cela m'apporte le froid ?

Et le fait d'être en Arctique, c’est top parce qu'il n'y a pas de virus.

Il n’y a quasiment pas de bactéries.

Je ne suis pas malade.

Tu n’es pas malade.

Cela a des facultés anti-inflammatoires, etc.

Donc, tu peux visualiser les bienfaits, le côté positif plutôt qu'une lutte contre la nature.

Puis, si cela ne marche pas comme je disais,

tu peux venir au stage d'apnée, l'eau était à 30 degrés.

C'était beaucoup plus drôle.

Voilà !

Il l’a sa réponse, Bastien.

La semaine prochaine, mon invitée c'est Yann ORPIN.

Yann ORPIN qui est le dirigeant du groupe Cleaning Bio, 250 salariés, je crois.

Et en plus, plus jeune président de CCI de région, CCI Hauts-de-France.

Est-ce que tu as une question à poser à Yann ?

Déjà, je le félicite.

Je trouve cela génial.

Je pense qu'il a un impact social et sociétal qui est génial.

Nous, on essaye de le faire à toute petite échelle.

On lave nos 50 kg de kimonos semaine avec un IME, les papillons blancs.

Ma question à Yann : est-ce qu’il y a un annuaire

Comment je peux trouver des sous-traitants comme là on a trouvé par chance l'IME ?

Est-ce qu'il y a des sous-traitants pour brikx ?

Comment je peux trouver facilement du sociétal ?

D’aide dans l'économie sociale et solidaire.

Exacte !

D'accord !

Eh bien, il te répondra la semaine prochaine.

Voilà Éric, c'est fini.

Merci !

Merci à toi pour cette route.

Merci Nico.

Bravo pour ton parcours.

Bravo pour ton émission.

Merci d'avoir accepté mon invitation encore.

Je te souhaite une bonne journée.

Très bonne journée à toi.

Salut !

Salut Éric !

Donc voilà, c’était Éric BOITEL avec un parcours fou

comme je vous l'avais dit en début d'émission.

Ses exploits sportifs au service ensuite de l'entreprise

puis derrière cette préparation mentale permanente,

le fait pas de visualiser, de se donner des objectifs.

Il vous a donné en plus quelques techniques, c'est top.

Merci à lui.

Voilà !

La semaine prochaine pour l'épisode 31 mon invité, ce sera Yann ORPIN.

Yann ORPIN donc gérant, directeur de la société Cleaning bio.

Il fait du nettoyage comme son nom l'indique.

Avec une particularité, c'est qu'il est vraiment inséré dans l'économie sociale et solidaire.

Il va nous parler de cela la semaine prochaine et notamment aussi de son engagement citoyen

puisque depuis quelques mois maintenant, il est président de la CCI Hautes-de-France,

Chambre de Commerce et de l'Industrie

et on va lui poser une question simple, à quoi cela sert la CCI quand on est un patron,

quand on est chef d'entreprise, quand on entreprend ?

À quoi cela sert cette institution que tout le monde connaît,

mais que personne ne sait réellement définir ?

Il va essayer de le faire avec nous la semaine prochaine.

Voilà !

J'espère que cela vous a intéressé.

Très bonne journée à tous et à toutes !

Entreprenez, bougez-vous, visualisez le mental.

À la semaine prochaine, mardi de 9h.

Salut !

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