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Sur La Route #31
Mardi 20 Mars 2018

avec Nicolas Quilliet Yann Orpin

Gérant du Groupe Cleaning BIO

Bonjour tout le monde !

On est mardi, il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas Quilliet.

On tourne l'épisode numéro 31 de sur la route.

Mon invité ce matin, c'est Yann ORPIN.

Yann ORPIN, c'est le gérant de la société Cleaning bio, du groupe Cleaning bio.

C'est aussi le président, le plus jeune président, un des plus jeunes présidents des CCI,

des Chambres de Commerce et d'Industrie.

On va discuter avec lui de plusieurs choses.

Il va nous parler de son engagement dans l'économie sociale et solidaire, ce qu'on appelle l’ESS.

Donc, on va essayer d'en parler avec lui.

Il va nous expliquer comment on gère un groupe de 250 personnes,

aujourd'hui 20 ans après sa création.

Les problématiques qu'il a pu rencontrer et comment il les a gérées.

Enfin, il va nous expliquer ce que c'est que la CCI, la Chambre de Commerce et d'Industrie.

À quoi cela sert pour l'entrepreneur ?

Surtout pourquoi lui, il a décidé

il y a quelques mois de se présenter

donc d'être élu président de cette CCI Lille Métropole Hauts-de-France.

Il l'expliquera plus en détail tout cela.

Et à la fin de l'émission comme d'habitude, question de l'invité.

Chaque invité pose une question à l'autre et il répond.

Voilà, on accueille tout de suite mon invité Yann ORPIN.

Bonjour Yann !

Bonjour Nicholas !

Comment vas-tu ?

Ça va et toi !

Super ! Nickel !

Merci d'avoir accepté mon invitation sur la route.

Avec plaisir et merci à toi.

De rien !

On est parti donc sur la route épisode numéro 31.

Yann, est-ce que tu peux te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ?

Qui es tu ?

Alors, Yann ORPIN.

J'ai 43 ans.

Je suis marié.

J'ai trois filles.

Je gère le groupe Cleaning bio dans lequel je suis investi maintenant depuis 16 ans.

Je suis vice-président du Medef de Frédéric MOTTE que tu as reçue depuis 2014.

Je suis président de la CCI grand Lille depuis maintenant 15 mois

et président de territoires zéro chômage, la fabrique de l'emploi depuis décembre dernier.

D'accord !

Bah disons que cela fait un agenda et un emploi du temps bien chargés.

On s'amuse bien.

Tu m’étonnes.

Cela doit faire de grosses journées.

Mais des beaux défis à relever en tout cas.

Dans ces différentes casquettes, tu as parlé effectivement d'humain avec ton groupe,

tu vas expliquer ce que tu fais et ton engagement auprès de territoire zéro chômage,

c’est cela.

Quand on parle humain aujourd'hui,

on parle ESS économie, sociale et solidaire,

mais c'est un mot qui veut un peu tout et rien dire,

est-ce que tu peux déjà m'expliquer à moi et à ceux qui nous regardent

ce que c'est que l’ESS concrètement et comment l'as-tu ressenti,

tu le ressens et tu l’appliques au quotidien ?

Très bien !

L’ESS, cela veut dire : économie sociale et solidaire.

Donc cela, j'ai bon.

Voilà, là tu as bon.

Là, c’est bon.

Dans l’esprit des gens, il y a une dichotomie entre l’ESS d'un côté

et l'entreprise ordinaire de l'autre.

Ce qu'on appelle la boîte capitaliste.

En fait, depuis 20 ans que je suis investi,

je trouve qu'en fait il faut arrêter d'opposer les deux mondes

puisqu’en fait ce qui importe ce n'est pas la nature juridique de l'entreprise,

mais le sens qu'on y met.

On peut avoir du sens à la fois dans l'entreprise ordinaire

comme dans l'entreprise sociale et solidaire.

Tu veux dire quoi là, il ne faut pas opposer l'entreprise

qui fait du fric en gros et l’engagement social qui peut y avoir par ailleurs.

C'est cela voilà, il y a de bonnes structures ou de mauvaises structures dans tous les domaines.

Je pense qu'il faut arrêter de travailler,

enfin d'imaginer que l’ESS est toujours vertueuse

et que l'entreprise capitaliste surtout n'est pas vertueuse,

elle l'est parce qu'elle met du sens.

Donc, il y a beaucoup d'entreprises aujourd'hui qui met de la RSE,

la responsabilité sociale environnementale de leur entreprise.

D'accord !

Donc, il est important de se dire que maintenant aujourd'hui tout est vertueux,

tout est question de sens.

Donc, il faut regarder le projet d'entreprise avant de se dire :

est-ce que c'est la nature juridique de la boîte qui importe.

Est-ce qu’on entend beaucoup parler

comme pour l'écologie un peu de green bashing en gros,

où les entreprises se disent : il faut faire un peu écolo.

Donc, on va dire qu'on fait quelques actions pour être verts puis voilà.

On retrouve la même chose dans l’ESS ou pas

ou est-ce que ce sont de vrais engagements, comment cela se passe ?

Il y avait des associations qui se créaient donc qui tirent des entreprises d'insertion,

mais dans lesquels finalement les salariés étaient payés au SMIC ne sont pas forcément bien traités.

Donc, je pense qu'il faut arrêter d'avoir ces images d'Épinal.

Il faut donc faire évoluer l'état d'esprit.

Que les deux mondes finalement fassent un effort pour se rapprocher,

pour travailler ensemble de manière transversale.

Là par exemple, moi pour montrer que ce n'était pas la nature juridique qui importait

j'avais créé une boîte d’insertion à Montpellier

sur les bases finalement de ce qu'on avait créé nous à Cleaning bio dans le Nord.

Donc, les deux structures fonctionnaient très bien et elles fonctionnent de la même manière.

Donc, cela montrait bien que c'est le sens qu'on y mettait

qui importait et non pas nature juridique.

Cleaning bio, explique en quelques mots c'est quoi ?

Qu'est-ce que vous faites ?

Cleaning bio est une entreprise engagée sociétalement.

C'est-à-dire qu'elle travaille à la fois ce côté l'humain et ce côté écologique.

On considère que l’action d'une entreprise dépasse les enjeux financiers,

mais qu'elle doit s'intéresser aux impacts environnementaux du lieu et du territoire

sur lequel elle se trouve

en impliquant l'ensemble finalement des acteurs dans lesquels elle travaille.

On ne peut pas dissocier les choses.

C’est cela.

Si on est sur un territoire, dans une ville, on doit embaucher les gens de la ville.

On doit aussi considérer les différences et faire de ces différences une chance pour l'entreprise.

D'accord !

Tu as combien de salariés aujourd'hui ?

Donc, on les 250 maintenant.

On existe depuis 20 ans.

C’est ma mère qui a créé cela il y a longtemps.

Tu as repris le flambeau ou elle travaille encore avec toi.

On est toujours ensemble.

Je suis arrivé en 2002 qui est maintenant 16 ans.

D'accord !

Là concrètement, l’ESS dans ton entreprise, c'est quoi pour donner des exemples concrets.

Alors l’exemple concret, c'est quand on embauche quelqu'un, on embauche une personne.

On n’embauche pas un salarié.

C'est-à-dire qu’on ne fait pas ??? de ses problèmes personnels.

Donc, on prend en considération les problèmes personnels pour l'accompagner à les régler.

Les problèmes les plus récurrents, c'est d'abord le logement,

ses problèmes bancaires, ses problèmes de locomotion.

Donc, on a créé des liens, des réseaux pour régler les problèmes,

en fait tous les problèmes que nos collaborateurs rencontrent.

Tu considères cela comme une de tes missions en fait.

Absolument, oui !

D'accord !

De régler le problème de tes collaborateurs, des personnes qui travaillent avec toi.

Je ne peux pas être dans le déni.

Je ne peux pas embaucher quelqu'un sachant qu'il a des problèmes personnels

et d'être exigeant sur son travail

sachant que de toute façon il ne pourra pas être aussi bon que quelqu'un

qui est bien dans ses baskets.

Donc, je l'accompagne à être bien dans sa vie pour qu’il soit bien au travail.

Ce n'est pas philanthropique.

C'est juste être solidaire vis-à-vis des collaborateurs qu'on embauche puis de dire :

l'entreprise est aussi là pour accompagner le collaborateur dans la réussite de son projet de vie.

D'accord !

Donc, il y a un vrai accompagnement personnel

parce que comment tu peux à 250 réussir,

je suppose que tu ne connais pas tout le monde par leur prénom,

c'est impossible à 250,

mais comment tu fais pour réussir à te préoccuper individuellement de chaque personne ?

Tu as des méthodes.

Il y a des logiciels, je n’en sais rien, un peu haut de l'humain.

On va rester dans l'humain.

Sur les méthodes empiriques,

c'est-à-dire comme on l'a fait depuis le début,

à chaque fois qu'on embauche quelqu'un,

on lui explique la façon dont on accompagne les collaborateurs.

Donc, on a des relais.

Donc, on est quand même une dizaine…

Ce sont les RH qui gèrent cela.

Alors tout le monde, ce sont les RH, ce sont les inspecteurs,

ce sont les personnes du bureau

en tout cas, ceux qui ont une affinité avec le collaborateur.

C'est vraiment une question de personne et on ne s'immisce pas.

C’est-à-dire que s’il vient nous dire : j'ai une difficulté,

on prend la main qui est tendue et on l’accompagne.

D'accord !

Donc, comme c'est dans les mœurs,

comme ils savent qu’on le fait de manière vraiment altruiste,

maintenant les gens viennent de manière assez naturelle

et malheureusement aujourd'hui de plus en plus,

j'ai des collaborateurs qui ont des difficultés pour payer leur loyer

et donc là, on crée finalement des conventions avec les HLM

pour pouvoir payer en direct et s'assurer que le collaborateur puisse rester.

Souvent, on m'appelle en me disant : je suis au tribunal,

on veut m’expulser, comment on fait ?

Ah ouais à ce point !

Ah ouais !

parce que tu es sur une population assez sensible au niveau de tes collaborateurs.

Oui, c'est cela voilà.

C’est cela.

Il fait être agile, il faut être rapide pour pouvoir régler très vite les problèmes

pour qu'ils puissent tout de suite se remettre en situation de vie normale.

Avec cela, en prenant cela en compte, tu arrives à avoir une entreprise rentable.

Oui puisque…

Donc ???

On a une vraie relation gagnant/gagnant finalement puisqu’ils savent qu'on est là pour eux.

Eux, ils sont là pour nous aussi.

Donc, on est…

C’est toujours pareil, tout est une question de relations humaines que ce soit sur l’ESS

ou d’entreprise ordinaire.

Tout est une question de relations entre les personnes avec qui on travaille.

Comme on a de bonnes relations ...

des gens non pas avec tout le monde.

Évidemment, on a aussi des échecs.

La plupart, enfin dans 95 % des cas, cela se passe très bien.

Donc, cela se passe bien puisqu'ils ont envie aussi de rendre la pareille

comme on est ensemble dans un projet d'entreprise, mais chacun fait sa part.

Ok !

Donc, on ne peut pas considérer que ton groupe et ton entreprise est une ESS,

mais tu appliques toutes les bonnes pratiques de l’ESS dedans, c’est cela en gros.

C'est cela, voilà !

Est-ce que tu conseilles cela à tout le monde?

Est-ce que c'est possible de le faire dans toutes les boîtes ?

Oui absolument !

Disons que tout est question de relations humaines quelle que soit l'entreprise,

quel que soit le secteur même qu'il soit public ou privé.

Tout est question de relation avec les personnes.

Si on respecte les personnes, c'est la valeur de la boîte qu’ils respectent.

Si on respecte les personnes forcément qu'elles ont envie de nous respecter aussi.

C’est-à-dire par effet miroir.

Par effet miroir, on reçoit ce qu'on donne.

Complètement !

Ouais, c'est vrai !

Tout à fait, tu as raison.

Je disais ton groupe aujourd'hui fait 250 personnes,

le chemin de cette entreprise n’a pas été un long fleuve tranquille

comme d'ailleurs le chemin d'aucune entreprise.

C’est cela, oui.

Est-ce que tu as des anecdotes ou des étapes de la vie de l'entreprise

que tu veux nous partager parce que c'est une vraie expérience de gérer aujourd'hui

un groupe de 250 personnes ?

Alors, c'est vrai qu’on a connu comme toutes les boîtes dans les moments difficiles,

les crises de 2001, de 2009.

Donc, il a fallu à chaque fois repenser un peu à l’entreprise.

En 2001, on n’était que 30 donc, il a fallu repenser la stratégie du groupe.

Donc, on l'a fait vraiment sur ce côté humain,

sur ce côté écologique et comment est-ce qu'on arrivait à développer l'entreprise ?

En 2001, vous étiez 30.

Oui, on était 30 en 2001.

D'accord !

Donc de ce fait, il a fallu repenser le groupe,

enfin l'entreprise puisqu’il n’y avait qu’une entreprise à l’époque.

On a fait une première croissance externe à ce moment-là sur…

C’est quoi la croissance externe ?

C’est le rachat d’une entreprise.

D’accord !

Pour pouvoir augmenter le volume de chiffre d'affaires.

Plutôt que de développer toi-même, ce qui est un peu long le business,

tu décides de t'associer avec une autre boîte qui fait à peu près le même métier,

c'est cela.

C'est cela parce que le plus grand client qu'on avait, on le perd cette année-là.

Donc pour pouvoir compenser très vite le volume,

il fallait racheter une entreprise pour pouvoir assurer la croissance et la pérennité de l'entreprise.

D'accord !

On a recréé en 2009 une entreprise.

On en a racheté une en 2014, toujours dans la propreté.

D'accord !

Donc, on a connu une grosse croissance finalement.

Alors fort de cette expérience de 2001, 2002,

en 2009 quand la crise arrive, on décide de relancer un nouveau produit.

Donc au moment où tout le monde commence à baisser,

nous on développe le chiffre d'affaires à ce moment-là.

En pleine crise.

En plein au moment où 2009, où cela ne va pas trop dans les chiffres,

dans les tableaux de bord où il y a des alertes, tu te décides d'innover, en fait.

C’est cela ?

C’est cela voilà et de se développer.

Alors cela, je l’ai appris grâce au centre des jeunes dirigeants.

D'accord !

Qui…

Les CJD, on en parle de temps en temps dans l’émission effectivement.

CJD dans lequel j’ai investi pendant 10 ans et qui m'a beaucoup apporté.

Donc à ce moment-là, grâce aux membres du CJD,

j'arrive à développer une entreprise puisqu'on fait + 30, + 50 à ce moment-là.

Ah oui en pleine crise !

En pleine crise !

En proposant de nouveaux produits, en développement vraiment…

Alors là aussi, j'ai la chance en 2007 que Nicolas HULOT s'invite au présidentiel dans le côté écologique

et très clairement, c'est à ce moment-là qu’on décolle.

D'accord !

Il y a un vrai lien.

Il y a très clairement un lien.

Ah ouais !

Puisque juste après les élections présidentielles,

on fait +30 sur une structure, +50 sur l'autre.

C'est pour cela qu'on a décidé d'en créer une nouvelle

pour pouvoir équilibrer un petit peu les flux et la gestion justement des personnes

pour ne pas qu'on soit dépassé par le nombre de recrutements.

D'accord !

OK !

Ah oui !

Donc là plutôt que d'avoir une énorme structure

Énorme, pas à 100, mais 250,

cela commence déjà à être une sacrée belle entreprise,

tu décides d’en créer plusieurs en fait sur certains domaines d’activité.

C'est cela ?

Puis à chaque fois, on a des business unit qui sont pilotés par un inspecteur

qui peut bien connaître les collaborateurs puisque le plus important

c'est de bien connaître les personnes.

D'accord ! Ok !

Donc en 2014, on décide de s'associer avec une entreprise du Pas-de-Calais,

nettoyage co-responsable qui devait également repenser son modèle économique.

Et comme on s'en était sorti comme je te l’ai dit grâce au CJD,

grâce à des entrepreneurs qui nous ont accompagnés,

il fallait aussi nous qu'on rende la pareille,

qu'on accompagne les entrepreneurs qui avait besoin d'être accompagné à un moment de leur vie.

D'accord !

Puisque oui aujourd'hui maintenant que tu crées tes partenaires en fait.

C'est cela, voilà.

Exactement, oui.

Donc là maintenant, on investit dans une start-up par an.

D'accord !

Une start-up par an.

Une par an voilà !

Dans ton domaine d'activité ou connexe.

Proche ou moins proche en tout cas.

D’accord !

Là, on a une qui travaille sur la qualité de l'air, l’autre qui travaille sur le biomimétisme,

donc le développement de produits en lien avec l'hygiène et la propreté

qui s'inspire des éléments de la nature.

C'est cela.

Puis là une très récemment des jeunes de l’EDHEC qui ont voulu uberiser la propreté.

Forcément comme cela allait me concerne,

je préfère les accompagner dans leur réussit plutôt que de le subir.

Ouais complètement.

Donc aujourd'hui, tu échanges avec eux de manière…

Régulières, toutes les semaines.

C'est cela voilà.

Puis on partage les erreurs qu'on a pu commettre dans le groupe, qu'ils évitent de le faire.

Puis nous, on s'inspire aussi de…

et bénéficier de ton expérience, en fait.

Puis moi aussi de leur jeunesse, de leur vision nouvelle.

Donc qu'on essaie de dupliquer dans notre groupe

pour pouvoir être un groupe qui se renouvelle en permanence.

En tout cas, on essaie d'innover chaque année

parce qu'on sait que si n’on innove pas, on meurt.

OK !

Comme tu disais, quand même le top de l'innovation,

c'est réussir en pleine crise, à se dire : on se renouvelle,

on fait évoluer notre métier plutôt que de subir,

de se dire on verra l'année prochaine, on verra l’année prochaine.

Non, tu t'es dit : on innove.

Puis maintenant, on se remet en cause.

En permanence maintenant.

En permanence.

??? Arrêter d'innover.

Non, mais c’est cela.

De toute façon, le monde va tellement vite aujourd’hui

que si on ne prend pas à ce rythme de la vitesse dans laquelle on vit,

on risque d'être un petit peu en retard.

On voit bien qu’uberisation aujourd'hui avec le numérique qui impacte une entreprise,

c'est comment est-ce qu'on prend ce virage-là.

Nous, on a décidé de le faire avec des jeunes,

des jeunes de 23 à 25 ans qui vivent dans ce monde-là

et qui nous accompagnent dans la transformation de notre groupe.

Ok !

Super !

Cela, c'était ton quotidien puisqu'il a été bouleversé

il y a quelques mois par une nouvelle aventure complémentaire

puisque tu n’arrêtes pas ce que tu fais aujourd'hui qui est président de la CCI.

Alors, je dis de la bonne dénomination.

Alors, c’est chambres de commerce grand Lille Hauts-de-France.

Chambre de commerce et d'industrie grande Lille Hauts-de-France

parce que j'ai noté sur le…

CCI Hauts-de-France, oui.

Voilà CCI Hauts-de-France sur le jingle.

Donc c’est chambres de commerces grands Lille Hauts-de-France.

C’est cela !

Ok !

En introduction la semaine dernière, je t’ai un peu piqué en disant :

mais à quoi cela sert la CCI ?

Pourquoi tu es allé dans cette aventure ?

Qu'est-ce qui t'as pris de présenter ta candidature avec toute une équipe en tant que président

à 42 ans à l'époque, 43 quoi.

C’est cela, 42 à l’époque.

42 à l'époque.

Alors que l'image qu'on quand même la majorité des entrepreneurs

et des entreprises de leur CCI,

c’est allé enregistrer l'entreprise quand on l’a créée.

C'est cela, le guichet d'enregistrement, on va dire.

Après, jusqu’au jour le CFE, jusqu'à aujourd'hui plus rien quoi.

C'est vrai que la perception jusqu'à aujourd'hui, elle est compliquée de la CCI.

Donc à quoi cela sert ?

Déjà, explique-nous à quoi cela sert.

Pourquoi tu as voulu te lancer là-dedans ?

Alors une chambre de commerce, cela a deux rôles pour moi.

C'est d'abord d'accompagner l'entreprise dans ses projets.

Alors, c'est vrai qu'on rentre par le centre de formalités de l’entreprise.

Donc, on crée sa boîte.

On en a créé là dans le Hauts-de-France, 43000 en 2017.

Ensuite, elle accompagne l'entreprise jusqu'à sa transmission,

en passant par le développement commercial,

par la façon dont on gère les relations humaines dans l'entreprise,

mais également comment est-ce qu'on finance son entreprise ?

Donc, c'est un peu une centralisation de plein de compétences.

Absolument.

Donc c’est quoi

L'entrepreneur, il appelle.

Il passe un coup de fil en disant : j'ai un problème.

Je veux une solution.

Exactement !

C’est vrai.

Oui !

On a développé CCI solution.

C’est nouveau cela.

Alors, c’est nouveau en termes de communication, mais cela a toujours existé.

D'accord !

On a toujours été là

enfin la chambre de commerce a toujours été là pour accompagner l'entreprise,

mais c'est vrai qu'on ne communiquait pas assez bien,

en tout cas c'est pour cela qu'aujourd'hui on communique plus,

notamment au travers des réseaux sociaux pour montrer tout ce qu'on fait.

Il y a des vraies compétences à la chambre de commerce et des gens formidables.

Il y a en avait même que j'ai piqué pour mon groupe, mais je ne ferai pas.

Je ne le fais pas, c’est pour cela que je le dis.

Mais, il y a vraiment des compétences.

Tu identifies vraiment des gens qui sont impliqués dans la vie de l’entreprise.

Qui connaissent bien la vie d’entreprise.

Donc qui sont vraiment à même d'accompagner une entreprise dans la réussite de ce projet,

quel qu'il soit ?

Alors, on ne peut pas tout faire parce qu'il y a 62000 dans le grand Lille.

Vous êtes combien ?

On est une centaine.

Mais en revanche, on doit être des facilitateurs.

C’est-à-dire que quand tu viens avec ta question,

on doit être à même de pouvoir de t’orienter vers le bon organisme

qui permet de trouver la solution.

Tu ne fais pas, mais tu orientes vers ceux qui savent faire.

C'est cela.

C’est cela en gros.

Parce que nous, on sait un peu finalement qui fait quoi.

Donc, on peut orienter pour que l'entreprise puisse réussir son projet.

D'accord !

Le deuxième rôle pour une chambre de commerce,

c’est d'être un trait d'union entre le monde public politique et le monde privé.

Je rappelle qu'une chambre de commerce en fait, je suis sous la tutelle directe de l'état.

C’est-à-dire que c'est le préfet qui vérifie que tout ce que je fais est bien conforme.

Ton patron, c'est le préfet.

Voilà, grosso modo c’est le préfet.

Donc, il vérifie la légalité de toutes les réformes que je vais mettre en place dans la chambre de commerce.

D'accord !

Mais l'important, c'est qu'on a un lien entre les deux

donc, on peut faire passer des messages auprès du monde public et politique

et pareil au niveau du monde privé pour être une sorte de transition entre ces deux mondes

pour qu’ils puissent s’entendre.

Voilà, c’est cela.

On fait le lien de tous les deux et on doit travailler de manière transversale

puisqu'en fait, on est quand même tous là animés par la même finalité.

Puisqu'on souhaite tous qu'une autre grande Lille fonctionne et que nos entreprises réussissent

Puisque l’économie, c'est quand même par l'entreprise qu'elle passe aujourd'hui.

Ah oui quand même.

En partie, mais…

En grande partie.

Essentiellement, il y a...

Quasiment tout est financé quand même par l'entreprise.

C’est l’entreprise qui paie les salaires aux collaborateurs, qui paie des impôts.

C'est quand même parce qu'une entreprise a fait du chiffre d'affaires

et qu'elle a développé l'économie.

Pourquoi tu t'es lancé là-dedans ?

En gros, cela veut dire gérer aujourd'hui, président c’est géré sa structure avec une équipe.

Pourquoi tu t'es rajouté cela à ton quotidien qui était déjà bien rempli visiblement ?

Écoute, on est quand même dans un monde qui bouge beaucoup.

On est dans une période extraordinaire et même dans un changement de paradigme.

Pour moi, certains d'ailleurs des intervenants qu'on a invités le comparent à la renaissance

pour te dire le genre de paradigme dans lequel on vit

et je pense qu'il faut être acteur aujourd'hui de ce changement.

Donc, il était important pour moi de m'engager pour pouvoir accompagner ces entreprises

dans ces mutations, dans ces transformations qu'on connaît.

Puis finalement, on est dans un changement de génération.

Donc, il n’y a pas mal de quadras aujourd'hui qui s'investissent.

Donc, comme on se comprend, on est de la même génération,

on peut le faire ensemble, c'est d'accompagner ensemble les entreprises dans cette transformation,

à la fois numérique évidemment,

mais aussi dans cette quête de sens,

dans ce changement de relations qu'on peut avoir avec le management.

On est dans le codesign aujourd'hui, dans le collaboratif.

Donc, comment on compagne l'entreprise dans ces transformations.

Puis très dernièrement de manière très contemporaine,

on est l'objet social de l'entreprise qui est un sujet d'actualité,

comment est-ce qu'on accompagne aujourd'hui les entreprises dans cette implication

dans le territoire à la fois que les collaborations

Quand tu dis l'objet social, c'est l'implication sociale et solidaire dont on parlait au démarrage.

Même au-delà, c’est-à-dire cela devrait être a priori dans le rapport note à Sénart,

maintenant on devrait le mettre dans le Code civil.

Donc dans le l’objet social de l'entreprise…

Dans les missions.

Voilà !

Oui, c'est cela dans les missions d’une entreprise,

on devra noter finalement quelle est sa mission environnementale et mission sociale

pour le territoire, pour le lieu de la ville dans laquelle elle s'implique.

D'accord !

Et donc comment on fait pour accompagner une entreprise dans toutes ces mutations ?

Je trouvais que c'est un défi formidable que de pouvoir s'engager

dans l'accompagnement des entreprises dans l'économie du 21e siècle.

Tu as envie de faire.

C'est aussi pour cela que je t’ai invité.

C'est le trait d'union entre tous mes invités,

c'est qu’à un moment plutôt que de te dire de loin ou de ton canapé

« il faudrait, il n’y a qu’à… »

tu t'es dit à un moment : je fais.

C'est cela, voilà. Il faut…

Tu t’es présenté.

Tu as créé une équipe et ce sont des élections c’est cela.

Ce sont des élections, absolument oui.

Donc alors, c'est une liste commune à la fois avec le Medef, la CPME,

les commerçants, le patronat indépendants.

Sur cette liste, il y a toute cette représentativité.

C’est donc cette liste de 76 élus m'a élu à la tête de la chambre de commerce.

D'accord !

Une chambre commerce qui est la seule de France à être dans une parité parfaite,

à la fois en termes d'élus, 38 élus hommes, 38 femmes

et autant de femmes que d'hommes au bureau et à la tête des commissions.

Cela change quoi dans ta vie aujourd'hui ?

Écoute, c'est formidable de vivre au quotidien les mutations,

de voir comment le monde évolue

et de voir qu'on est dans un vrai changement d'époque où les gens ont envie de s'impliquer.

Ils ont envie que les choses bougent.

Ils sont dans une région où on peut y apercevoir comment ???

des boîtes ont le sentiment déjà de faire du RSE.

D'accord !

Et de s'impliquer et de faire bouger les choses.

Super !

Parfait !

Merci Yann.

On est arrivé.

Parfait, merci, Nicolas.

Juste avant de te libérer, il y a la rubrique en fin d'émission, question de l'inviter.

Très bien.

La question de l'invité permet de faire le lien entre mon invité précédent et mon invité suivant.

Mon invité précédent de l’émission précédente, c'était Éric BOITEL.

Éric t’a posé une question justement sur l'économie sociale et solidaire.

Sa question c’était est est-ce qu'on peut…

Comment savoir

comment connaître toutes les entreprises qui bossent dans ce domaine ?

C’est cela, voilà.

Comment est-ce qu'on peut acheter ?

Donc, tu peux répondre à Éric directement face caméra.

Éric, tu peux aller sur le site acheter aux responsables Hauts-de-France

et je te conseille aussi d'aller voir les entreprises du réseau alliance

qui sont des entreprises qui travaillent sur la RSE

et je pense qu'avec les deux tu vas trouver les entreprises qui te correspondent.

Achetons aux responsables Hauts-de-France.

C'est cela.

.com .fr sur Google.

On va trouver facilement.

Super !

Voilà, Éric a sa réponse.

Cela va intéresser pas mal d'autres personnes, je pense.

Mon invité prochain, la semaine prochaine c’est Vinvin.

Vinvin, c'est un blogueur.

C'est un communicant

C'est un conférencier.

C'est un auteur.

C'est un humoriste.

C'est voilà.

Il a dix métiers.

C'est la génération slash comme on dit, sauf que lui, il est un peu plus vieux que cela.

Et il a décidé en pleine carrière de communicant de changer de vie

et c'est pour cela que je l’éviterais la semaine prochaine

pour qu'il nous parle de son changement de vie.

Est-ce que tu as une question à lui poser ?

Écoute oui, je suis allé avoir ce qu’il fait.

Écoute, pose une question à Vinvin directement.

Alors Vinvin, j'ai vu que tu avais été précurseur,

quand même il y a plus de dix ans, tu as créé des web séries.

Moi, j'aimerais que tu nous dises maintenant toi qui est vraiment dans le numérique,

quel est le coup d'après.

Comment est-ce qu'on peut prendre un peu d'avance ?

Donc, j’aimerais ta vision sur le sujet.

Donc les web séries, c'est quoi ?

Avec les youtubers aujourd'hui.

C’est cela.

Il y avait plus de dix ans qu'il avait créé cela.

Donc lui, comme il est en avance,

comment est-ce qu'on fait pour être en avance aujourd'hui avec les visions

que tu as du domaine ?

Voilà Vinvin, comment tu fais pour être en avance.

C'est cela

C'est cela le... !

Super !

Parfait !

Merci Yann.

Merci Nicolas !

On a fait le tour.

Bien sûr.

Merci encore d'avoir accepté l’invitation.

Merci à toi, avec plaisir.

Je souhaite une très bonne journée.

À toi aussi.

Je te laisse sortir.

Merci à toi et à bientôt !

À bientôt ! Salut Yann !

Voilà, c'était Yann ORPIN l'invité de l'émission numéro 31 de sur la route.

J'espère que cela vous a intéressé.

On a beaucoup parlé d’ESS.

C’est un sujet que je voulais aborder avec lui.

Il est totalement légitime pour en parler puis il a pu faire part de son expérience.

C'est une expérience encore une fois parmi d'autres,

mais vous avez pu voir comme cela comment il applique cela au quotidien dans son groupe,

250 personnes malgré cette taille qui est quand même assez grosse

pour une entreprise à gérer au quotidien,

eh ben on peut appliquer ces pratiques de simplement de bon sens,

de s'intéresser à l'autre et de faire en sorte que l'ensemble des collaborateurs

d’une entreprise soit heureux de travailler et n'ait plus de problèmes.

Voilà en quelques mots son interprétation de l’ESS.

Il nous a parlé aussi de l'obligation d'innover quand on est un groupe, sinon on meurt.

Donc, il a réussi en pleine crise à innover, à se développer, à se transformer.

Enfin la CCI, j'espère que vous en savez un peu plus aujourd'hui, maintenant sur la CCI.

Allez voir ce qu'ils font.

Moi-même, je l'ai découvert avec Yann et avec d'autres.

Faites-vous votre avis, comme cela vous…

N'hésitez pas.

Je pense, prenez le premier numéro de téléphone de la CCI.

Appelez-les.

Posez-leur une question.

Testez, faites le test, vous voyez s’ils répondent.

Je vous souhaite une très bonne journée.

Avant de vous souhaiter une bonne journée,

ce que je veux faire, mon invité de la semaine prochaine, j'ai oublié c’est Vinvin.

Vinvin, mon premier invité parisien

puisqu’on tourne cette émission en direct de ma voiture de Lille dans les Hauts-de-France

vous l'avez compris.

Vinvin, il a décidé d'accepter mon invitation.

Je l'en remercie.

Et plutôt que ce soit moi qui aille à Paris, c'est lui qui vient à Lille.

C'est génial.

Je trouve cela vraiment sympa.

J'espère que d'autres suivront.

Avec Vinvin, on va parler de son changement de vie.

Il a un parcours assez extraordinaire dans la communication, dans les médias

dans l'humour, dans le spectacle, dans la vidéo, dans internet.

On va essayer en quelques minutes de parler de cette vie avec lui

qu'il vous explique tous ces moments où il a décidé de changer de vie

et ce que cela lui a apporté.

N'hésitez pas d'ailleurs à lui poser des questions en commentaire de cette vidéo

et des questions Yann ORPIN.

Ils vous répondront directement en commentaire.

Merci de m'avoir suivi.

Comme tous les mardis à 9 heures, l'émission sur la route.

Je vous souhaite une très bonne semaine.

Entreprenez, innovez, prenez des risques, bougez-vous et passez une bonne journée.

Bonne semaine.

Salut !

Bye !

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