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Sur La Route #34
Mardi 10 Avril 2018

avec Nicolas Quilliet Claude Thomas

Créateur des Folie's de Paris et du Rumours

Bonjour tout le monde !

Bonjour tout le monde.

On est mardi.

Il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas Quilliet

et on tourne l'épisode numéro 34 de sur la route.

Mon invité ce matin, c'est Claude Thomas.

Claude Thomas, c'est le créateur des Folie's de Paris

et aujourd'hui de Rumour's.

Avec Claude, on va discuter de sa vie folle.

Il va nous expliquer son parcours.

Il va nous expliquer comment il est allé au top

puisqu'il est passé d'un petit cabaret

à une multinationale dans plusieurs pays.

Il va nous expliquer comment il a tout perdu

aussi qu'il a réussi à se relever.

Ensuite, il va nous parler du fait qu'il a été confronté à la maladie.

Malgré ça, il a tout reconstruit et il est reparti.

Et il est aujourd'hui avec moi dans ma voiture,

pour nous raconter tout ça.

On accueille tout de suite Claude Thomas.

Bonjour Claude ! - Bonjour, comment vas-tu ?

Tu as ton alarme qui s'est déclenchée. - Voilà.

C'est ça ? - C'était bon de me réveiller,

mais non, je réveille très tôt.

Tout va bien. - Tout va bien.

Parfait!

C'est tout bon ? - Tout bon.

Je te laisse mettre ta ceinture.

Tu vas bien ? - Très bien et toi ?

Très bien merci.

Merci d'avoir accepté mon invitation.

C'est moi qui te remercie. On est parti sur la route.

Épisode numéro 34, et on est parti

Et notre belle ville de Lille. - Exactement.

Tournée à Lille, tu fais bien de le rappeler

pour nos amis parisiens qui nous regardent

et partout en France - Tout à fait.

Claude Thomas, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas

Eh oui, il y a en a quand même quelques-uns.

J'espère.

Peux-tu te présenter en quelques mots.

Qui es-tu ? Que fais-tu aujourd'hui ?

alors, ce que je fais aujourd'hui, j'ai un restaurant

que j'appelais restaurant "Rumour".

Rumour - Resto Baroque à Allen Leo Bourdin

en pleine campagne.

On est en restaurant traditionnel le midi

et on est en cabaret en show le soir.

D'accord, OK. - Voilà.

C'est un restaurant traditionnel comme tu dis. - Tout à fait.

Et cabaret le soir - Cabaret le soir.

parce que ma vocation et mon métier est le cabaret.

Et voilà, la base de ton histoire, c'est le show,

le cabaret. Tu as d'ailleurs commencé

Une de tes grandes réussites, c’est "Les folie's de Paris".

Exactement. - Les folie's de Paris.

À Lille. - À Lille.

Et comme de je disais en introduction,

ces Folie's, tu en as fait une multinationale.

Exactement, on a commencé Rue de Gand.

Raconte un petit peu. - Les cabarets de Paris.

Oui. - Tout petit.

Combien de places? - 80 places.

80 places.

Ensuite, on a déménagé. On a fait "Les folies à Paris à ???

300 places. - Après, nous sommes partis à Tokyo.

Osaka grâce à Kemolita

Deux secondes, comment tu bases les ???

À Lille ou à Tokyo?

C'est une cantatrice qui est venue à l'opéra de Lille,

madame Buffin à l'époque était la directrice de l'opéra.

Elle me dit : Claude, elle veut absolument vous voir.

Et elle vient nous voir aux Folies,

Oui. - elle monte sur scène.

et moi je mettais les garçons en filles et elle mettait les filles en garçons.

D'accord.

et ça au Tokyo. Elle était présidente de TAki connection à Tokyo

Taki connection? - Taki connection à Tokyo,

c'est une chaîne télévision. - D'accord.

Et je suis parti 6 mois là-bas auditionner les artistes

japonais pour en faire un spectacle

pour faire le spectacle avec nous. - Oui.

On a mélangé les troupes là-bas et on a fait Ninzay et Osaka.

C'est fou. - C'est fou.

Du vieux Lille à Osaka.

Alors tu imagines... avec des artistes à l'époque.

Lolita de Pérancher et compagnie

donc, arriver à Tokyo, c'est quelque chose.

Aie, tu m'étonnes.

C'est une grande épopée, parce qu'évidemment personne

ne parlais pas vraiment très bon en anglais. - Oui.

On avait pris des cours avant quand même.

Le japonais, on oublie.

Quelques mots et il fallait bosser là-bas.

Mais c'était vraiment un truc extraordinaire.

Oui. - Extraordinaire.

Là-bas, on a eu la chance de rencontrer Guy Latraverse, Guy la liberté.

Le Cirque du Soleil. - Le fondateur du Cirque du Soleil.

Voilà. - Qui est venu à Tokyo.

Qui est venu à Tokyo pour voir Murielle Hermine.

D'accord. - Qui jouait là-bas avec Cirella.

Murielle était une de mes amis. Coucou en passant.

Et toujours mon ami.

Puis les producteurs sont venus nous voir

et Guy Latraverse m'a dit: il n'y a plus de cabaret

sur le Québec. Donc, est-ce que ça vous tenterez franchement alors

de venir nous voir.

Donc, je suis parti au Québec.

Je suis allé voir les Molières de là-bas.

Vieux-Lille, Tokyo, Québec.

Québec, une tournée qui ne se fait pas.

Donc, à Montréal c'est ça - À Montréal.

On était à Montréal, ça ne se fait pas.

Et je passe parce qu'on faisait Montréal et Québec

Et la ville de Québec me propose un théâtre.

Au 252 Rue Saint-Joseph.

Il te propose un théâtre? - Il me propose un théâtre.

On a intérêt parce que tu le veux.

Ils avaient vue la tournée qui ne venait pas se faire au Capitole.

Et au palais Montcalme pardon.

Et la tournée ne se fait pas.

Le maire était vraiment amoureux.

Tomber en amour comme on dit en québécois de ce spectacle

dit: j'ai une chose à vous proposer.

Évidemment, je n'avais les moyens à l'époque. - Oui.

Donc, j'ai eu des subventions du gouvernement et de la mairie

et mon argent à moi, grâce à ma banque qui m'a suivi d'ailleurs.

On a monté le deuxième cabaret au Québec.

À Kiape, le cabaret de Paris.

Les Folies du Québec. - Les Folies du Québec.

Les folies de Paris à Lilles, Les folie's de Paris à Québec.

Le boucle, la vie continue.

Et c'est quoi? C'est un théâtre de combien de places? - 500 places.

500 places. - 500 places Québec

Et devant, on a dû m'acheter une cellule.

Devant, j'ai fait mon restaurant qui s'appelait "Gavroche".

Avec un pianiste qui était là midi et soir.

Donc, on a redoré ce quartier malfamé

un peu comme la rue de Gand quand on est arrivé d'ailleurs

du Québec et on m'a redonné cette nouveauté.

Ils ont démanché le Maille.

C'était une grande rue couverte.

Ils ont démanché le Maille et on a créé les folies

Ils ont démanché le maille

Démancher le maille. - Ça veut dire quoi?

ça se dit, c'est du québécois.

Le maille est un boulevard

Comme on dit en québécois, on démanche le maille.

C'est-à-dire la toiture, ils l'ont enlevée.

Ah d'accord. - Voilà!

Je ris, mais il me reste un peu tous ces détails de tous les pays que j'ai faits.

Donc, on est devenu un peu l'icône du Québec.

Là, on a eu ..... - Avec ce spectacle

Le spectacle avec des artistes extraordinaire, des artistes qui venaient de France

Des artistes québécois.

Tu as fait venir des gens de France? - Oui, tout à fait.

Des gens de Folies qui t'ont suivi.

Des gens de Folies qui m'ont suivi, des gens de Paris que j'ai auditionné

Memerte de chez Michou

De chez Michou. - Bisou mon amour

Mon Michou d'amour.

J'ai eu un artiste transformiste qui voulait être chanteur

qui s'appelait Jacques Papon et qui avait une voie waouh.

Ah oui - Extraordinaire.

Et il t'a suivi? - Il m'a suivi.

On l'a auditionné comme chanteur.

Pas comme transformiste, comme chanteur. - D'accord.

Mais dans la vie, il mélange les deux.

Et tu ne t'es pas arrêté à Québec?

Non parce qu’encore une fois, j'ai eu beaucoup de chance dans ma vie.

C'est vrai, c'est là haut.

Beaucoup de chances ou de travail? - Beaucoup de travaux.

Mais tu sais quand tu travailles, en général les gens ils viennent dire

Pourquoi c'est ça?

Tu ne triches pas avec les gens quand tu les aimes.

Ils arrivent.

Ça se fait naturellement.

C'est naturellement, tu peux faire ce que tu veux

Même quand tu tombes, quand tu es sincère, quand tu travailles avec le coeur

Ça arrive, il y a quelque chose là-haut qui te protège.

que tu veilles, moi, j'y crois beaucoup.

Donc voilà.

Là, j'ai une nouvelle rencontre avec - Une nouvelle rencontre

madame Fortuit qui me propose de faire rentrer ???

qui devient mon producteur sur les États-Unis.

D'accord. - Il vient voir le Show

Il tombe en amour avec le show et je pars à Reno

à l' hôtel Eldorado.

Remplacer "Spirit of the dance"

qui est un show genre, très chaud.

Ah oui

Quand j'ai vu le spectacle au Niche, j'étais comme ça bouche bée.

??? - C'est énorme.

C'était extraordinaire.

Et on m'a dit: tu vas remplacer ce show.

J'ai dit: est-ce qu'ils sont sérieux?

Donc, j'ai recréé une troisième troupe

parce qu'il y avait Lille, il y avait Québec.

Donc, je faisais 8 jours dans les avions.

Non, 15 jours Lilles, 15 jours Québec.

Quand il y a eu Reno, je faisais 8 jours, 8 jours, 8 jours.

Parce que tu continuais à gérer Lille? - Lille, Québec, Reno.

Et d'être sur scène.

Et en plus ton métier, c'est d'être sur scène.

Et on avait pris une tournée ou on faisait tout le Québec.

Waouh!

Je me maquille dans le bus.

Je dormais dans le bus. Mon record, c'était 8 jours sans avoir un lit.

Et pendant 8 jours, tu as fait bus,avion, train.

Mais quelle vie, quelle vie, quelle vie.

Mais quelle vie te fait rire tous les jours,

te faire applaudir tous les jours et te faire rêver tous les jours.

Ça, c'est une vraie .....

Du Vieux-Lille à Reno. - Vieux-Lille à Reno.

Reno 2001, tout le monde sait ce qui s'est passé.

11 septembre, les tours.

Le 11, je reviens ici d'ailleurs pour le salon de SECOM.

Et je vois en télévision ce qui se passe,

Je dis : ce n'est pas possible, je vais partir.

Je retourne là-bas, on a continué encore deux mois après,

mais c'était très mal.

Là, on pense .... - Là, tu as vu vraiment, tout a changé.

Il n'y a plus personne. On a eu l'attentat, on a eu l'entracte après.

Donc, le poison dans les enveloppes.

Donc, c'était fini. - On s'en souvient.

Non, vous ne vous souvenez plus, mais nous, on l'a vécu.

Moi, en plus j'avais des artistes marocains et algériens avec moi.

Sur scène? - Sur scène.

Et là, il fallait arrêter. - Oui.

C'était terrible parce qu'on avait l'armée

dans les aéroports.

On arrivait, on était fouillée. C'était quelque chose d'extraordinaire.

Mais pas dans le bon sens. - Oui.

J'ai quitté Reno, et on a été tout de suite rappelé par le Vénitien à Las Vegas.

L'hôtel du président là?

Ou il y a les 6000 chambres. - Waouh.

On joue, on va en gondole dans le .....

Et tu as fait ton show là bas? - Et j'ai fait mon show là-bas.

tu a été sur la scène du Vénitien? - Sur la scène du Vénitien.

On était le troisième show.

Il y a le show à 18h00, un show à 20h00 et nous le show à 22h00

puisque c'était plutôt le côté français qu'ils voulaient avoir.

Oui.

Vegas a été extraordinaire.

C'est incroyable.

Quand tu sais que Céline Dion est en train de monter en face,

on change 4 fois son nom. On disait, c'est Céline ou ce n'est pas Céline?

Ou c'est Dion, et toi, tu es en face et se dit: mais qu'est-ce que je fais ici?

Qu'est-ce que je fais ici?

On a ??? qui était Las Vegas.

Tu avais avec toi 300 personnes.

300 artistes.

Quand tout tournait, il y avait 300 artistes aux Folies.

On avait 70 sur Vegas,

50 et quelques sur Québec. - Sur Québec.

La tournée qui tournait pendant 8 ans et après Lille.

Et Lille.

Sans compter les commerciaux, les cuisiniers

parce que Lille et Québec étaient à moi,

évidement le reste, c'était des troupes qui étaient achetées.

D'accord, tu vendais le spectacle? - Tout à fait.

mais comment on fait, gérer comme ça 300 personnes?

Ça recommence. - Tu as ton réveil.

Tu as un deuxième réveil à 8h15.

Et je t'assure que ce n'est pas moi en plus. - Arrêter.

Comment on fait? Il y a un moment ou on est un peu débordé.

Je pense qu'à un moment, on attrape une grosse tête.

Oui. - Et on veut tout continuer.

C'est ce qui s'est passé pour toi? - C'est ce qui s'est passé,

Moi, j'ai .... - Tu es devenu fou.

Non, pas pris le melon. - Non.

Mais il y a un moment ou tu es sur un nuage.

La seule fois où je n'ai pas eu peur, c'est quand je suis monté sur la scène du Vénitien à Las Vegas.

Ah oui.

Même à Rumour tous les jours quand je monte sur scène,

je fais mon signe de croix.

Ah oui?

Parce que si tu as peur, tu ne peux pas monter sur scène, c'est impossible.

Si tu ne travailles pas avec tes tripes, tu ne peux pas le faire.

Ce n'est pas possible.

Donc, tu as cette peur qui est là.

Je vois bien mes artistes à Rumour quand ils me regardent

parce que je fais la tête de Johnny.

il y a des moments ou ils mes disent, mais vraiment:

est-ce qu'il est en transe ou est-ce qu'il est vraiment - Ah oui.

... si tu n'es pas comme ça, tu ne peux pas monter sur scène.

Tu ne peux pas tricher.

Et en plus d'être sur scène comme ça, tu dois gérer tes 300 gars

tout? - La gestion et tout.

Là, tu as des comptables qui me remplace que tu penses être correcte.

Oui.

Tu mets des gens en places que tu penses être bien.

Puis, la facture est très chère.

Et la facture finale est très chère. - Très cher.

Parce que quelques années après, tu te rends compte que

tu es quasiment en train de tout perdre.

Puis tout perdre et je ne m'imaginais pas être aussi important moi-même

aux yeux du public.

Parce que quand je suis parti

j'avais mes troupes qui étaient en place,

j'avais Lolita qui était en place, j'avais Ugano qui était en place.

J'avais Pascal qui avait fait un travail extraordinaire.

peut-être que si j'avais été là.

Donc, j'étais sûr que le show continuait - Ça tournait.

et au fur et à mesure, tu sais quand le patron n'est pas là,

il y a toujours un petit truc et il faut un leader dans une maison

Ça, je m'en suis rendu compte, mais un peu trop tard.

Et c'est la même chose au Québec.

Donc ça, c'est l'erreur que tu as peu faire.

C'est l'erreur parce que Lido a voulu m'acheter,

Parce que le Lido voulait m'acheter. - Le Lido à Paris.

pour reprendre la ??? j'ai dit : non.

Ah oui. - Et j'ai été ridicule parce que j'aurai dû vendre mon affaire.

J'aurai dû vendre mon affaire avec moi dedans

C'est ta plus grosse erreur ça? - C'est ma plus grosse erreur.

Ah oui. - Oui.

Ma plus grosse erreur, j'en ai fait deux.

Sur Las Vegas puisque Newman voulait m'acheter pendant 10 ans

pour que je reprenne la salle du Paris Hôtel

Oui - Mais que moi,

et pas un peu ??? chevalier avec mon mauvais anglais.

Que j'ai toujours d'ailleurs.

Puis me monter un show-tour là-bas.

J'avais même rencontré Liane Foly.

qui est devenue mon amie et je voulais vraiment que Liane Foly soit meneuse de revues

parce que je pense qu'il faut vraiment remettre une meneuse de revue

sur les scènes parisiennes.

Je pense que c'est Liane Foly qu'il faudrait prendre. - D'accord.

Pour moi - Petit message

C'est vrai, mais pour moi en temps qu'artiste et surtout artiste de music-hall

parce qu'on n'est pas nombreux. Il y a Jean-Marie Rivière,

il y a eu Michou, on ne peut pas l'enlever.

C'est autre chose, mais c'est un monsieur.

Il y a eu Sergio qui est extraordinaire.

Et je pense qu'il manque ces personnages comme des mistinguettes,

comme, tu vois des Joséphine Baker.

Des chevaliers qui étaient meneurs de revues.

Il manque ce genre de personnages.

dommage qu'il n'y ait plus ce côté meneur de revue, mais bon.

Après, il n'y a plus beaucoup de gens qui travaillent avec leurs tripes

De moins en moins.

C'est bien, tu fais passer le message aussi.

Non, mais quand on fait de la scène, c'est un vrai métier.

Tu sais que tu leur appartiens

avec tous les avantages. - Oui.

Et avec tous les désagréments parce que ta vie privée, il n'y en a plus.

Oui.

Moi, j'ai toujours dit: j'ai deux amants.

Ma scène et mon public.

Et c'est la scène et mon public qui m'ont sauvé.

C'est l'amour que j'ai donné aux autres et l'amour que j'ai reçu du public

qui fait que je suis encore de ce monde, je vais dire.

Parce que justement, là, on est quelques années après 2001

Tu reviens en France. - Oui.

2004, tu te rends compte que tout ne marche plus comme il fallait.

C'est ce que j'ai expliqué. - Tout à fait.

Donc, il faut revenir vite à Lille. - Oui.

Tu reviens - Et heureusement que j'ai eu mes banquiers

qui m'ont suivi et tout.

Vite à Lille

Quand tu reviens à Lille, tu ne peux pas avoir fait autant de choses

et dire je reviens aux Folies. - Oui.

Donc j’ai une première pas bonne aventure Rue d'Angleterre

Donc, je ???

Ça ne s'est pas bien passé. - Voilà!

En repos pour son âme

Et je décide, enfin, je rentre dans un système

de fou parce que je vais donner un coup de main à Helloin.

Au maire d'Hellouin pour proposer un projet

à Hellouin, dans toute cette zone de décharge municipale.

Un projet touristique,

on est en confrontation donc, il y a Hélluoin et Menin.

Et nous, nous remportant ce contrat de fermage

Et je prends la direction de cet endroit qui s'appelle "Flolis".

Flolis, c'est quoi aujourd'hui? - C'est devenu rien.

Il y a eu une ??? on avait fait une ferme d'enfant dont tout le monde s'en souvient

On avait fait le premier réseau fluvial touristique du nord.

D'accord.

C'était dans le projet de monsieur ??? la banane bleue.

On était le premier projet intercommunautaire

puisqu'il n'y a pas de frontière entre les deux pays. - Oui.

Le seul problème qu'on a eu vraiment et le vrai problème, c'est

quand on a eu la guerre entre la mairie de Menin et la mairie d'Héllouin.

Donc, une guerre politique.

Une guerre politique parce qu'ils n'imaginaient jamais

qu'on allait avoir autant de monde

dans une décharge et d'avoir un ...

On avait monté une guinguette, on avait monté une ferme

On avait monté le restaurant des pirates,

on avait monté les bateaux ???

On avait réussi avec le bourgmestre de Courtrai de faire ouvrir les écluses.

Et le but, c'était vraiment développer tout ce réseau

puisque même la ??? cordonnier à Armentières

aurait du être le point de départ pour dire qu'on avait ce

ce loisir touristique dans notre région.

Comme il y a à Bordeaux, comme il y a un peu partout.

D'accord. - Parce qu'on a vraiment des endroits extraordinaires.

Et tu t'es lancé dans ce projet

alors malheureusement, il faudrait une autre émission pour raconter

Voilà, ce sera pour une autre émission,

Il n'a pas fait beau, je me suis mal associé, on s'est planté.

Le contrat de fermage était à mon nom,

et j'ai tout pris sur la tête.

Donc, il a fallu payer

puis quand on voit qu'il y a les folies et les choses comme ça

on vient voir un peu tout.

On va voir les comptes et surtout ce qu'on m'avait malheureusement caché

quand je n'étais pas là - Oui.

et l'addition, il faut la payer.

Et au final tu te manges une méchante addition

Je me mange une méchante addition et je me dis : voilà,

il y a deux choses.

Ou je continue et je paie.

Oui.

Ou je vends tout et je paie

Et rester là et tricher devant mon public, ça, je ne saurais jamais le faire.

Oui.

Donc, je décide à la fête des Mères

il y a voilà 13 ans,

de tuer mon bébé et fermer Les folies.

Donc, tu vas au tribunal, tu vois tout ça,

et tu leur dis: à telle date j'arrête.

Si vous ne pouvez pas arrêter, vous allez tout perdre.

Oui, je vais tout perdre, mais je vais être encore moi-même.

Je ne sais pas me mentir à moi-même,

Oui - Donc, je vais tout te donner et je vais tout te reprendre

Je fonctionne comme ça, je ne sais pas être autrement.

Même des fois j'en donne trop,

je ne reçois pas assez, mais ce n'est pas grave de ne pas recevoir.

Mais je suis comme ça, je suis quelqu'un qui donne.

Je voulais être dans la religion

étant jeune.

Et c'est vrai en plus, curé?

C'est vrai, je voulais rentrer chez les pères blancs comme missionnaires

C'est vrai?

Oui, c'est vrai. Ça ne m'a jamais quitté parce que

C'est un peu de la scène quelque part aussi. - Oui.

J'aime faire plaisir aux gens.

De gauche je n'ai pas triché j'ai dit.

Je me suis réveillé un bon matin, j'avais un super appartement 127 rue de Paris

que tout le monde connaît d'ailleurs.

Ca c'était avant Folies ça? - Avec piscine

Combien de mètres carrés ton appartement? - 1100 mètres carrés.

1100 mètres carrés.

En centre-ville. - Piscine, jacuzzi, sauna, cascade

comme dans un nid d'aigle, enfin bref

en tout cas avec le Thomas.

Et tout quitter et tu repars sans rien.

Presque sans rien.

J'avais retrouvé un endroit sur Marrakech,

puisque j'avais une amie qui travaille chez FRAM.

On avait fait plusieurs fois l'aller-retour

j'étais vraiment bien là-bas.

Donc, tu liquides tout, tu fermes tout

Je liquide tout, je vends tout, je rends les clés et je m'en vais.

Et tu vas à Marrakech avec, disons - Dans une 106.

Dans une 106. - Sans climatisation

avec mon amie à l'époque.

Et qui m'a vraiment beaucoup aidé mentalement et qui me donnait beaucoup de courage.

Et là, tu ne sais pas t'en empêcher

au lieu d'être tranquille et profiter du soleil,

Je ne peux pas ???

Pourquoi? Parce que je parle d'un facteur chance

Je pars devant le ticket de la Garonnaise, il y a une salle qui s'appelait "L'alcazar"

Et moi, L'alcazar, Jean-Marie Rivière, c'est mon mentor.

C'est un monsieur qui m'a fasciné

sur scène.

Et je vois l’alcazar. je dis: là, il y a un signe et je rentre

Il y a la scène, la vaisselle, les tables, les chaises, tout y est.

Si ça n'est pas un signe

C'est saisir la chance aussi, il faut savoir la prendre.

Il y a ??? c'est là.

Et je rencontre le patron de Ticket day

et tout se passe, il me dit: c'est génial et bla-bla-bla.

Là, j'ai mon cousin qui arrive

qui me dit: non, tu ne vas pas faire ça,

c'est trop cher, je viens de vendre mon entreprise.

Et on va faire à Marrakech ce que tu veux faire le grand cabaret.

Et on est parti pour faire le grand cabaret à Marrakech.

Dingue. - Un truc de fou.

Donc, tu refais un cabaret - Je refais un cabaret.

2008, on arrive, on est en plein dedans.

donc, la crise sur Marrakech, la crise.

Et l'hôtel vit tout.

On transforme le cabaret en parc d'attractions,

D'accord. - il y a toujours cette partie spectacle.

Et moi, je prends pour aider un ami la direction de La Plage rouge à Marrakech.

Infortune ou fortune, on ne sait pas

mais, ils ne peuvent plus. Donc, on a un projet.

Ils ne peuvent plus revenir parce qu'ils ont des problèmes.

Et je me retrouve tout seul à la tête de cette affaire,

ou je me suis éclaté pendant 5 ans, j'adore le Maroc.

Pendant 5 ans. - Ah oui, 5 ans.

J'adore le Maroc, plus les Folies. Disons-en tout.

Oui.

Mais 5 ans, le Maroc est un pays extraordinaire

les gens sont extraordinaires.

Et on a travaillé devant Sa Majesté

avec Mircha, donc, j'ai repris La Plage rouge,

et j'avais pris le music-hall. - Pareil,

Pareil - Ta troupe te suit?

Non, là que des Marocains. - Que des Marocains.

il y avait un artiste français sur scène, c'était moi.

C'était toi. - Et je me suis éclaté.

Et je n'ai jamais vu autant d'artistes et bons artistes qui étaient dans les rues

Ah oui. - Oui, j'ai rencontré madame Boaby La SaLé

qui avait un chapiteau que ??? avait offert.

Et les enfants dans les rues, elle les emmenait dans les cirques

pour éviter d'être délinquant et les former au cirque.

C'est une école de comédie. - J'avais 17 artistes,

de scène aérienne dont je n'ai même pas l'équivalence en France.

Oui.

Comme quoi la vie tu vois,

quand je suis rentré dans ce chapiteau

à Salé, donc ??? Salé au-dessus de Rabat

et que j'ai vu ce chapiteau et les artistes, j'ai dit:

mais qu'est-ce que c'est que ça ici?

A Salé dans tous les détritus, dans les trucs, dans tous les ??? qui sont là-bas.

Je me dis: ça existe? Oui, ça existe.

Et cette femme est aussi un exemple

cette force de travail qu'elle a fait pour sauver ces enfants.

après quand elle m'a vue, elle me dit:

va les récupérer et en faire des artistes, c'était extraordinaire.

Suite à ça, tu pars en Thaïlande. - C'est ça.

Je pars en Thaïlande puisque La Plage rouge n'étant pas à moi, je ne peux pas le racheter.

Il y a tout un problème. - Oui.

Politique et encore une fois, financier,

donc, j'étais gérant de cette société et j'ai décidé de partir.

Je pars en Thaïlande, je reviens en France.

Et puis, j'ai un petit coup de pouce qu'on me fait. - Oui.

Et j'ai un pote

??? très bien. Il me dit: écoute,

C'est mon anniversaire et tous les copains se rejoignent là-bas.

Et moi, j'allais me rendre en Thaïlande 3 fois par an.

Parce que tous mes costumes se faisaient faire en Thaïlande.

D'accord.

Beaucoup de costumes, enfin il n'y a pas ??? ici

même le sac il est ici, mais autrement tout ce qui est paillette et plastique se fait en Thaïlande.

Et ça faisait 6 ou 7 ans que je n'ai pas mis les pieds en Thaïlande.

donc, j'y retourne, et il fallait que je me vide la tête.

Je repars à Koh Samui,

j'avais découvert ça il y a 20 ans.

Oui.

Et je vois sur la plage un bar à louer.

Mais tout pourri.

Mais un truc pourri de chez pourri.

C'était pourri? - Mais pourri.

Un peu comme je suis arrivé au Maroc.

Tu sais quand, j'étais le prince de nuit ici.

Lille, c'était ma ville. - Oui.

J'avais tout fait, on a tout fait pour rire.

Tout ce qu'on a pu avoir pour les enfants handicapés,

une soirée d'enfance; bref, quand tu es dans ta ville,

tu vas dans un autre pays ou tu es l'étranger

Personne ne te connaît?

Personne ne te connaît parce que tu seras toujours un étranger.

Oui. C'est très difficile d'être étranger,

même quand tu es en règle en tout, c'est toujours difficile d'être étranger.

Tu n'es pas chez toi. - Pas du tout.

Donc, je me retrouve en Thaïlande et je me dis:

Est-ce que tu le ferais? Mais en moi-même, je sais

C'est un challenge - Tu es dans une île

Tu ne connais personne et personne ne te connaît.

Tu parles un anglais pourri et tu vas monter une affaire en Thaïlande.

Et je me regarde et je fais: on le fait. - On le fait.

J'avais eu besoin de cette gnaque, si tu veux pour dire

On le fait, et j'ai créé ma Plage rouge en Thaïlande.

en Thaïlande, - En Thaïlande.

Ou là, encore une fois, moi, j'ai - Encore la Folie

La folie, on a fait le premier

J'étais le seul à faire payer un matelas sur la plage, un truc de fou.

ensuite, on a eu le... - On est obligé d'avancer

Claude parce que tu as une vie folle, et on pourrait y passer des heures, ce serait passionnant.

Mais il y a un point, qui est le dernier point de l'émission

de ton histoire. Tu es obligé de rentrer en France.

Je rentre pour le baptême de ma nièce. - Tu rentres pour le baptême de ta nièce.

Ma petite Rose et on m'apprend que

Je fais une gastro, je ne me relève pas

puis, on m'annonce que j'ai un début de leucémie

des abcès au cerveau et qu'il ne me reste que 15 jours.

donc, tu rentres en France. - Je rentre en France.

On te dit: tu as une Leucémie, tu as 15 jours à vivre. - Voilà!

Ca c'était il y a 4 ans, 5 ans? - Il y a 4 ans.

Il y a 4 ans. - 4 ans.

Je suis rentré le 23 mai, j'allais partir le 12 juin

ouvrir mon école de spectacle en Bangkok.

??? orientale.

Tu allais repartir et tout. - J'allais repartir, la valise est faite.

Tout était fait ??? j'étais avec super star

une Agence thaïlandaise - Oui.

qui elle est formée aux chants et à la musique

et moi, je le prenais en scène et aux maquillages.

J'étais allé à l'orientale, c'était un truc blanc et c'était à l'étage.

Je rentre, on m'annonce ça

Je fais une prise de sang, j'avais pensé que j'avais la Chikungunya et la dengue.

Donc, j'ai dit à ma soeur: je ne vais pas au baptême parce que

je vais être contagieux pour les petits.

Et quand je reviens, j'ai un ami est qui est ??? maintenant.

Je refais une prise de sang, on me dit: voilà, ce que vous avez monsieur,

vous ne pouvez pas partir, pas de soleil.

il y a un microbe qui est en train de vous manger

Donc, j'ai eu une prothèse de hanche,

j'ai les genoux qui ont été défectueux.

et ??? c'est la total. - Ah oui, la total.

Et on me dit: voilà, vous avez un tempérament, j'avais fait une

une hépatite B, j'avais fait les anticorps, c'est quand même extraordinaire.

Pour me protéger automatiquement sans avoir était malade.

J'étais comme toi et moi quand on m'annonçait la maladie.

Oui. - Et donc,

tu décides de te soigner.

Donc, il n'y a qu'une ville pour moi, c'est Lille.

Oui. - J'ai mon médecin qui est ici.

On revient ici et on se fait soigner.

Je veux repartir à l'étranger, toute ma famille me dit: non tu restes là.

Mon meilleur ami Michèl Lavin me dit: non tu restes là.

Oui.

Et on décide de rouvrir une affaire qui est Rumour.

Le restaurant baroque.

Heureusement, tu guéris.

Guéri - C'est à dire bien soigné.

Un an, un an et demi et deux ans après on me dit: il n'y a plus rien.

Oui.

Je décide quand même de travailler parce que je suis rentré en mois de mai

et en décembre, j'ouvrais déjà mon affaire.

J'avais déjà mon affaire en vue.

Parce que moi, il fallait que ça travaille dans ma tête.

Il fallait que ça continue. - J'ai toujours, dit: la maladie, elle ne va jamais m'avoir.

Elle ne m'aura jamais. - Oui.

je n'ai pas fait ça toute ma vie, j'ai 58 maintenant.

J'ai traversé le monde, j'ai fait tout ce qui est interdit et pas interdit.

Donc, ce n'est pas maintenant que la maladie va m'avoir.

Je ne me suis pas laissé avoir, je me suis battu

et merci.

N'oubliez pas que nous sommes en France ici, qu'on a des professeurs

qui sont là qu'on est soigné gratuitement,

même si on paie très cher en impôt.

On sait tout ça. - Oui.

tout le monde sait de quoi je parle

parce que moi le premier on est touché à Rumour avec toutes ces charges.

On a quand même un pays qui est le plus beau au monde.

Il ne faut pas l'oublier et il ne faut surtout pas en abuser.

C'est bien de le rappeler et de le dire.

Important.

On arrive à la fin de l'émission,

Malheureusement rapide, mais c'est cool tout ça.

Là, il y a encore plein de choses à se raconter.

A la fin de l'émission, il y a une rubrique qui s'appelle: la question de l'invité.

Oui.

Question de l'inviter, le but c'est de faire le lien entre mes invités des épisodes précédents et épisodes suivants.

Le dernier épisode, c'était Jimmy Devemy

qui te pose une question directement liée à ce que tu viens de raconter

Voilà. Comment on fait quand on est au plus bas

pour rebondir et toujours avoir envie de continuer?

C'est vrai que tu l'as montré par des problématiques

Business et problème de santé.

Et aujourd'hui, tu es là avec moi, dans ma voiture

en train de me raconter que tu es encore sur un autre projet.

encore sur des autres projets. - Sur des autres projets.

Voilà, est-ce que tu peux répondre à Jimmy?

Comment tu fais?

Jimmy , c'est simple.

Moi, tu sais j'ai passé ma vie à faire plaisir aux gens, à donner du bonheur.

Quand les gens viennent te voir encore à Rumour en disant:

il y a dix ans, vous avez donné ça à ma mère,

il y a 20 ans, vous avez donné ça à mon frère,

et que tu sais que tu apportes du bonheur.

Bah tu as la rage, tu te dis: je vais continuer à leur donner du plaisir.

Et ton bonheur, c'est de faire plaisir aux gens.

Et je pense que tant que ton coeur marche bien,

tu fonctionnes, il ne faut jamais se laisser abattre.

Jamais, jamais, jamais. Ni par l'affection ni par rien du tout.

Donne du bonheur et tu vas recevoir du bonheur.

C'est important. - Donner pour recevoir.

Toujours. - Super, parfait.

Très bonne ... - Il ne faut jamais l'oublier. Jamais.

La semaine prochaine, mon invité est un sportif,

entrepreneur et champion de France.

Voilà. Donc, Raphael Tronchet.

champion de France de boxe, section niveau poids lourd.

Donc la plus grosse catégorie.

Il va être avec moi la semaine prochaine pour parler de son parcours fou aussi.

Est-ce que tu as une question à poser à Raphaël

et il te répondra la semaine prochaine.

Moi, je vais te la poser, elle va être très dure.

Est-ce que tu as réussi à pardonner?

Parce que moi, j'étais longtemps sans pardonner,

Maintenant je l'ai pardonné, mais est-ce que tu as réussi à pardonner.

Voilà. - Le pardon.

Le pardon. - Important.

On en parlera la semaine prochaine

Merci beaucoup Claude. - Merci à toi.

Merci d'avoir répondu à mon invitation.

Merci. - Très intéressant.

Merci à vous, à bientôt et bon courage à tous.

Rendez-vous à Rumours. - A Rumour

Quand vous voulez.

A Lille le Bourdin. - Lille le Bourdin.

Un endroit baroque.

Salut Claude! - Au revoir.

Bye.

voilà, c'était Claude Thomas.

Vous avez vu son histoire, vous l'avez entendu

histoire folle.

On part d'un petit bistrot dans le Vieux-Lille,

à l'époque, il y a plus de 30 ans. un quartier malfamé

pour en faire une multinationale

Tokyo, Canada, New York

300 personnes.

Il a géré tout ça tout seul quasiment

puis d'un seul coup, on se rend compte qu'il y a des choses qui sont plus compliquées que prévu.

On est face à des problématiques.

Il a été face à beaucoup de problèmes, il les a gérés.

Il a refait sa vie complètement, il est parti en Thaïlande, à Marrakech

Thaïlande et la rebelote.

Deuxième expérience pour lui, la maladie.

Et malgré ça, il est encore là aujourd'hui.

Il a la gnaque, il a envie de faire

et c'est ce qui le tient en vie clairement.

Voilà, on ne peut que s'inspirer de ce genre de parcours.

J'espère que ça vous a intéressé, je n'en doute pas.

comme j'expliquais, mon invité la semaine prochaine Raphaël Tronchet.

Ne loupez pas cet épisode; champion de France boxe poids lourd.

J'espère qu'il va rentrer dans ma voiture,

je ne suis pas sur.

Vous verrez la masse que c'est. Impressionnant!

Et le coeur qu'il a.

Il va nous expliqué, nous raconter sa vie aussi à 28 aujourd'hui

qu'il a vécu la semaine prochaine.

Voilà, sur la route, c'est fini.

Bougez-vous, entreprenez, donnez pour recevoir, c'est le message de Claude.

Ne restez pas sans rien faire, prenez des risques tout simplement.

pour arriver à réaliser ce que vous souhaitez réaliser.

Rendez-vous la semaine prochaine, mardi 9 heures.

Et d'ici là, portez-vous bien, salut!

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