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Sur La Route #35
Mardi 17 Avril 2018

avec Nicolas Quilliet Raphaël Tronché

Champion de France de Boxe Poids Lourds & Fondateur de H.E.A.R.T.

Bonjour tout le monde !

On est mardi, il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas QUILLIET et on tourne l'épisode numéro 35 de sur la route.

Mon invité ce matin, c'est Raphaël TRONCHÉ.

Raphaël TRONCHÉ, c'est l'actuel champion de France de boxe catégorie poids lourds.

Voilà son palmarès.

Il va nous expliquer et nous raconter son parcours,

un parcours semé d'embûches jusqu'à des victoires.

Il va nous raconter son enfance dans les quartiers du côté de Dunkerque Calais.

Il va nous expliquer ce qui s'est passé dans sa jeunesse.

Il a subi une fusillade.

Il est encore là aujourd'hui pour nous en parler et c'est cela qui est positif jusque le titre,

le titre de champion international et de champion de France l'année dernière jusqu'à aujourd'hui

Tony YOKA actuel champion du monde de boxe qui lui propose un combat.

Voilà, il va nous expliquer ce parcours-là, ce parcours fou.

Il va nous expliquer ensuite comment il transforme cela en positif avec la création de sa société

HEART.

Il va nous expliquer pourquoi il crée cela et où il trouve l'énergie pour transmettre.

Enfin, il va nous parler de ses projets à venir dans les prochaines années.

À la fin de l'émission, question de l'invité,

il répondra aux questions de l'invité de la semaine précédente et il posera une question

à mon invité de la semaine prochaine.

Voilà on accueille tout de suite mon invité Raphaël TRONCHÉ.

Bonjour Raphaël !

Bonjour Nicolas !

Comment vas-tu ?

Ça va très bien et toi !

Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation !

Merci à toi de m'avoir invité déjà.

On est sur la route, épisode numéro 35 et on démarre.

Alors Raphaël pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter ?

Alors moi, c'est Raphaël TRONCHÉ.

J'ai 28 ans.

Je suis boxeur professionnel, champion WBC international méditerranéen en 2016

et actuel champion de France des poids lourds 2017, depuis le 11 novembre 2017.

Donc l'année dernière ton titre de champion de France.

C’est cela.

Tu as battu ?

J'ai battu Cyril LEONET qui est le dernier adversaire de Tony YOKA.

Donc, on dit au point c’est cela.

Au point c’est cela.

Il n’y a eu pas de KO, c’est tout match.

C'est voilà tout match.

Bravo !

Bravo pour ce palmarès.

Merci c'est gentil !

Avec une main cassée.

Avec… toi…

Ouais et avec un an d'inactivité.

Tu vas nous raconter tout cela.

Avec plaisir !

Avant de devenir champion international et champion de France,

tu as d'abord fait ton enfance dans les quartiers du côté de Dunkerque.

C'est cela !

C'est cela, tu es Grande-Synthe, je crois.

Je suis de Grande-Synthe.

Alors, raconte-nous un petit peu.

Alors moi, j'ai grandi à Grande-Synthe depuis ma naissance.

Donc, je suis allé au…

Enfin mon enfance a été d'abord le rugby.

Rugby d'abord.

J'ai commencé par le rugby.

Tout de suite le sport, cela t’a intéressé.

Tout de suite !

Voilà l'âge de 7 ans, j’ai commencé le rugby.

Puis ensuite, cela a été musique, beaucoup de musique.

Normalement, j’étais dans les arts musicaux.

Donc, je jouais de la batterie, tout ce qui était djembé, percussions, xylophones, du fifre.

Ensuite, je me suis mis au piano et à la guitare et voilà.

Donc cela, c'était pour le côté artistique.

Il y a aussi beaucoup de danse hip-hop, il y a énormément.

Danse hip-hop !

Danse hip-hop ouais !

D'ailleurs avec un lien avec…

Un lien avec Djidawi.

Précédent invité de sur la route.

Djidawi qui nous a présenté, qui nous a mis en contact.

Voilà c’est Djidawi qui nous a mis en contact.

Djidawi c'est un ami, Djidawi c’est mon frère.

Mon frère d'enfance depuis, on était au collège ensemble même et tout cela.

Cela ne date pas d’hier.

Donc l'étude, tu as fait quoi.

Moi, je suis en préparation physique.

Moi, j'ai fait des études supérieures en prépa physique et voilà.

Tu es parti à l'armée, tu m’as dit.

Je suis allé à l’armée.

Voilà, j'ai un parcours assez atypique.

Je suis allé à l’armée.

Enfin, j'ai commencé la boxe.

Enfin, j’ai arrêté le rugby, j'ai commencé la boxe à l'âge de 14 ans.

Puis, je suis allé à l'armée, j'ai arrêté la boxe après un titre de champion de France précombat.

Déjà là… d’accord !

Dès que j’ai commencé.

Junior quoi, c’est ce donc qu’on dit.

Ouais c’est… je ne sais pas comment on dit aujourd'hui,

je n'ai pas trop suivi les intitulés amateurs maintenant.

Ensuite champion de France amateur août 2007 puis je suis allé à l’armée quelques mois plus tard.

En 2007 tu avais quel âge ?

2007, j'avais 17 ans.

17 ans, déjà champion de France.

J'avais 16 ans quand j’étais champion de France, je crois.

Donc là, tu as une vocation, une envie c'est l'armée et cela t’attire.

Voilà !

Tu veux y aller.

Donc, j’y vais

Donc, tu y vais.

pendant un an, j'avais signé 5 ans.

Bon, cela ne s’est pas très bien passé avec mon chef de section qui était un peu bébête.

On lui dit bonjour.

On lui dit bonjour, voilà.

Je le remercie aujourd'hui parce que…

Il t’a permis de ne pas faire 5 ans.

Il m’a permis de ne pas faire 5 ans.

Puis en plus de cela, j'ai vu un chef à moi de l'armée qui est venue me voir boxer

en Guadeloupe le mois dernier,

Fred Sergent-chef dit Pierrot d’ailleurs.

Ouais !

Il est Sergent-Chef dit Pierrot puis je le salue au passage.

Il est venu me voir en Guadeloupe parce qu’il est là-bas maintenant puis il m’a dit :

bon tu as bien fait de partir toi.

Donc, cela va et cela fait plaisir.

Il m'a fait rencontrer des gens exceptionnels.

Donc, j'ai rencontré des gens exceptionnels à l'armée et j'ai vécu quelque chose d'exceptionnel.

J'ai regretté beaucoup d'être parti, mais bon aujourd'hui quand je vois ce que je fais,

je me dis elle n’est pas vraiment mauvaise.

Il n’y a pas de regret à avoir. C’était une autre route.

Voilà !

Mais si j'avais suivi l'armée, cela ne m'aurait pas déplu non plus.

Donc, je termine l'armée.

Je reviens à la boxe avec un objectif avancé.

Je n'avais pas forcément d'objectifs, de titres ou autre, mais je voulais boxer.

Je reviens en 2009.

En parallèle, tu es coach sportif, c'est cela.

Voilà, je faisais des études de coach sportif et ensuite, je suis à revenu à l'armée,

revenu à la boxe pardon en 2008 puis je suis devenu professionnel en 2009.

D'accord !

Tu as décidé de passer le pas et dire : je deviens pro.

Voilà !

Qu'est-ce qui t'a donné ce déclic ?

En fait, je pense que c'est plutôt mon entraîneur de l'époque.

D'accord !

Ce n'est pas vraiment moi qui me suis dit, il m’a dit :

tu as plus le profil d'une boxe professionnelle, non pas d'une boxe amateur.

Donc, je suis devenu professionnel.

Tu l’as suivi, tu l’as écouté puis…

Voilà et ce n’est pas plus mal.

Voilà donc, je suis passé professionnel et je n'ai aujourd'hui que 7 combats amateurs.

Autant dire que j'ai très peu, très peu, très peu de combats.

J'ai 17 combats en tout.

D'accord !

Avec une défaite au point que j'ai gagné, face à Djibril COUPÉ

que j'avais déjà battu deux fois.

Djibril, je le salue.

Voilà je me suis fait voler, mais bon c'est le risque chez les amateurs.

Donc, j'ai 6 victoires sur 7 et 10 victoires chez les professionnels.

10 victoires chez les professionnels et peu de combats en fait à ce que tu disais.

Très peu de combat.

17 combats, quand on voit les amateurs, le nombre de combats qu'ils ont,

on se rend compte que 7 combats ce n'est rien comparé à des gens qui en ont 100, 200 et 400.

Voilà !

Donc, je reviens la boxe en 2009.

Je deviens un professionnel.

Je remporte mon premier combat par KO puis le deuxième par KO.

Et là voilà.

Et là 2010, le 4 janvier tout s'arrête, fusillade, 7 balles, j'en prends une.

Une fusillade, donc là voilà…

Je me fais tirer dessus.

Tu t’es fait tirer dessus à l’arme.

Clairement à l’arme, au 7,65.

D'accord et tu t'en prends une.

Et je m’en prends une.

Dans l'épaule, c’est cela.

Sous l'omoplate.

Et là, c'est effectivement à ce moment-là que cela va changer pour toi.

Tout s'arrête.

Disant que tout s'arrête parce que ce n'était pas tant sur le plan physique,

mais sur le plan moral où j'avais trop de colères.

Ah ouais !

Trop de colère et beaucoup d'amertume, une envie de vengeance qui n'a pas pu se ponctuer

parce que la personne était en prison, parce qu'elle s'est rendue.

Ah ouais !

Parce que bon, elle a quelque chose, mais elle n’a pas assumé.

C'est bien beau de tirer sur les gens, mais derrière il faut…

Si on est un homme pour faire A, il faudra être un homme pour faire B et jusqu'à Z.

Donc quand je…

Voilà je me suis fait tirer dessus, il s'est rendu.

Voilà, cela m'a laissé un goût au travers de la gorge parce que moi…

Comment tu as géré cela ?

Comment j’ai géré cela ?

Tu étais entouré.

Tu te faisais accompagner.

Voilà, il m'a fallu du temps.

J'étais entouré, mais malheureusement au départ, je ne prenais pas cette aide.

Cela, c'est une grande erreur.

D'accord, tu as refusé.

On refuse parce qu'on est tellement : non, je suis fort, etc.

Mais j’étais fort, c’est sûr, mais je pense que prendre les mains qui sont tendues,

c’est une bonne chose quand elles sont saines.

Moi, je n'ai pas voulu.

Alors, j'ai toujours été très entouré,

j'ai toujours été très soutenu par Djidawi par exemple.

Ouais !

Voilà de ma famille

De tes amis et la famille.

Voilà les amis, mais les proches.

Les autres de toute façon, ils ne comptent pas, ils ne comptent absolument pas à mes yeux.

Ils disparaissent à ce moment-là.

Voilà, ils disparaissent.

En même temps, ils ne sont jamais pour moi.

Ils ne l’ont jamais été donc finalement ce n’est pas si grave.

C’est vrai que c’est dans ces coups durs que tu comptes ton entourage.

On compte l'entourage, c'est bien cela et il faut savoir bien s'entourer.

De toute manière, c'est bien le principe de la réussite.

C'est savoir s'entourer des meilleurs.

C'est valable pour le travail, mais même dans la vie privée.

D'accord !

Alors, j'étais bien entouré.

Djidawi m'a toujours soutenu.

Tu as une période compliquée et tu te remets à la boxe.

Je me remets à la boxe.

Donc là, je me fais tirer dessus.

Je dis : bon stop, je me recentre sur moi-même et je me dis : qu'est-ce que j'ai fait de cela.

OK, il m’est arrivé cela, c'est très dur, c'est très dur mentalement,

cela n’arrive pas à tout le monde naturellement et je ne le souhaite naturellement à personne.

On est d'accord.

On ne risque rien en voiture là dis-moi.

Non là on est cool.

Non est au cool.

On est cool.

T’inquiètes, j’ai ce qu’il faut.

Ton titre, tu le laisses passer.

Je laisse passer un peu le temps et je me recentre.

Puis je dis : bon ce qui m'est arrivé de mauvais,

il faut que j'en fasse quelque chose parce que sinon j'aurai ce goût d'échec et je déteste l’échec.

Alors, je me dis : il faut vraiment que je fasse quelque chose de ce qui m'est arrivé.

Alors, je décide de reprendre la boxe là où je l’ai arrêté

et de reprendre mes études là où je les ai arrêtés.

Parce que le fait de me faire tirer dessus, mentalement et psychologiquement,

je n'avais plus envie de faire du bien.

J'avais des idées noires.

J'avais envie, pas de me faire du mal, mais de faire du mal.

D'accord !

Il a fallu passer outre, pas du mal à n'importe qui, mais du mal à une personne bien précise.

Ouais bien sûr.

Donc, je suis passé, j’ai repris la boxe et je me suis focalisé là-dessus.

Alors, je suis revenu après un an et demi d'interruption.

Ouais !

J'ai repris mes études.

Donc, j'ai eu mon diplôme parce que j'avais arrêté en cours.

J'ai repris mes études, j'ai eu mon diplôme de coach sportif.

Donc, c'était ma première réussite.

Puis, j'ai repris la boxe, j’ai fait une reprise sur ma chaîne sport commentée par

jean Claude BOUTTIER.

Je boxe avec un mec très dur, je gagne ; bien.

Donc, c'est cool.

Là, je suis relancé.

Puis, le monde de la boxe n'allait pas comme il va aujourd'hui.

D'accord !

Vraiment, il n'y avait pas autant de promoteurs.

Les chaînes de télé n'étaient plus très intéressées par les…

Donc, il n’avait pas d'engouement.

Donc, j’avais l’impression de pédaler dans la semoule.

Je m'entraînais à mes frais.

Ah ouais !

Ouais bien sûr.

Je payais tout.

J'habitais à l'époque à Béthune.

D'accord !

Alors, je faisais des allers-retours, j'ai fait des allers-retours Béthune, Grande-Synthe.

Enfin Béthune, Calais pardon pour l'entraînement.

Cela fait 150 km presque aller-retour.

Ouais !

Ouais, c'est cela, cela fait beaucoup.

Ouais !

Donc, j'arrête et je continue d'autres études dans la préparation physique pure, etc.

D'accord !

J'obtiens mon diplôme international de préparateur physique et je décide de revenir encore une fois

en 2015 cette fois-ci.

J’ai dit bon là…

Mais là avec un objectif ambitieux.

Un objectif précis.

Lequel ?

J’ai dit : « il faut que je sois champion. »

Champion et pas n’importe quoi puisque…

Pas n’importe quoi, je voulais être champion de France.

Champion de France, tu as été…

Au final, le titre que tu as eu à ce moment-là, c’est champion

Champion WBC.

En fait voilà, j'avais défié le champion de France.

Je lui avais demandé ce qu'on appelle une dérogation, donc de me boxer.

Il a accepté au départ puis un mois avant le combat,

il a dû faire forfait parce que c'était Cyril LEONET,

le dernier adversaire de Tony YOKA, il a fait forfait parce qu'il était blessé.

Donc moi, tout est tombé à l'eau.

J'avais fait une grande préparation pour rien.

Mon entraîneur de l'époque me dit : écoute Raphaël, on n'a pas le Championnat de France,

mais on a autre chose un titre WBC donc World Boxing Council.

Donc, c'est Mike TYSON, Mohamed ALI, une plus grosse fédération nationale.

Fédération de boxe.

Tu peux faire ce titre-là.

Il y a une opportunité.

Voilà, il y a une opportunité, il faut y aller,

mais l'adversaire à mon sens est meilleur que Cyril LEONET.

C’était plus difficile.

T’y vas quand même.

J'ai dit : on y va.

On y va.

Voilà donc je boxe le…

Tu n’as pas, on ne va pas parler de peur, mais tu as un stress, tu as de l'angoisse.

Mais ce stress-là, il y a deux types, deux façons de le gérer.

Soit cela se transforme en peur, on est tétanisé.

Soit cela devient une force et là, on se dépasse.

C’est ce qui s’est passé pour toi.

C'est ce qui se passe toujours pour moi.

Ah ouais !

Voilà !

C'est cela qui donne ta force.

C’est ce qui me donne la force. C’est l’enjeu.

C’est ce qui fait que je sors le meilleur de moi-même.

Quand il n'y a pas d'enjeu, je suis toujours…

Je ne suis pas assez focus.

Donc, je boxe Gabriel ENGUEMA, un espagnol de 2m, 1m97.

D'accord !

Je gagne et là je deviens champion WBC méditerranéen à l’international.

La classe !

Donc, c’est ma première ceinture.

Je suis très heureux, le 21 octobre soit six jours après la naissance de mon fils.

Bravo, c'est un bel anniversaire à fêter.

Voilà c’est un bel anniversaire.

Autant dire que mon fils est né le 15 et je boxe le 21,

c'était émotionnellement extrêmement difficile.

Mais, tu gagnes.

Et, je gagne.

Mais, j’étais décalé.

Alors, je suis dans la douceur de ma paternité,

j’ai retrouvé les ressources nécessaires pour être en colère et donner des coups à quelqu'un.

Alors comment tu l'as trouvé ces sources nécessaires.

Je ne sais pas, franchement…

Il faut y aller.

Je n’ai pas le choix, je dos gagner.

Je ne sais pas, c’est en moi…

voilà j'arrive là, il faut que je gagne c’est tout.

Je ne me dis même pas, je ne me pose plus de questions, en fait.

Je suis sur le ring voilà, je suis là et il faut que je gagne à tout prix.

La deuxième étape ensuite…

Deuxième étape…

… la fin d’année dernière.

Ensuite, je suis contacté par Malamine KONÉ

donc le PDG de la marque Airness qui est l’actuel promoteur,

promoteur qui organise de très grandes soirées en France.

Les promoteurs oui, ce sont des gens qui organisent…

Les promoteurs sont des gens qui organisent les combats,

qui gèrent un peu la carrière du boxeur, qui s'occupent sur le plan financier,

aussi sur le plan de la carrière quoi parce qu’il faut trouver des combats,

il faut trouver des adversaires.

Faire du show aussi.

Faire du show.

Il y a plein de choses.

Il faut vendre, à faire de la communication.

Donc lui, il organise ce combat pour le titre de champion de France.

Oui voilà !

Je signe pour 4 ans avec Malamine KONÉ et je deviens challenger officiel.

Avant même de signer avec lui, mon combat m’a classé, m’a mis challenger officiel,

donc numéro 1 français.

D'accord !

Donc là, je n'ai plus besoin de faire de dérogation.

C'est moi le prochain sur la liste pour faire le Championnat de France.

Donc, je n'ai besoin de demander à personne.

Donc là, tu es sur la liste.

C’est lui qui vient te voir et boom c’est parti.

Voilà c’est cela.

Moi, je suis vraiment, comme on dit un boxeur rang.

À l’armée, quand on dit un sergent rang,

c’est un sergent qui est devenu sergent en partant de soldats.

De simple soldat, il monte échelon après échelon.

Moi, je suis monté échelon après échelon.

Je n'ai pas été catapultée par les médias ou autre.

J'ai dû monter peu à peu pour arriver là où je suis aujourd'hui.

Là où tu es aujourd'hui, c'est champion de France.

Champion de France.

Puisque le combat a eu lieu…

Donc, le combat a eu lieu le, 11 novembre 2017

Contre

Contre Cyril LEONET que je bas.

Et tu deviens champion de France.

Je suis devenu…

Puisque la boxe, c'est cela.

J'ai découvert en m'intéressant à ton parcours qu'effectivement il suffit

« de battre le champion en titre »

pour récupérer son titre.

Voilà, c’est cela.

C’est cela en fait.

Mais avant d'arriver au champion…

Là, il y a des étages.

Voilà il y a pas mal de paliers à gravir.

Félicitations pour ce titre.

Et là ton actualité, alors c'est un hasard qu'on se rencontre aujourd'hui et l'actualité est riche pour toi

puisqu’il y a Tony YOKA, l'actuel champion du monde de boxe,

champion olympique qui te propose un combat.

C’est cela.

Donc, cette histoire est folle quand même,

de passer des quartiers de Grande-Synthe à se faire interpeller par Tony YOKA,

champion du monde pour aller boxer.

Il est clair qu'il est…

c'est très appréciable de passer de demandeur a demandé.

Ah ben oui !

Donc voilà moi, c'est moi qui défiais à l'époque Cyril LEONET,

un humble champion de France, un beau champion que je salue au passage

pour qui je témoigne un profond respect et d'être demandé par Tony YOKA,

champion du monde amateur, il n’est pas chez les professionnels,

Tony YOKA champion du monde et champion olympique qui me demande à moi de le rencontrer.

Bah alors…

Parce que c'est moi qui détiens une ceinture…

Qu'il revendique d'avoir.

Voilà !

Alors ouais voilà c’est…

Tu en as parlé hier sur ta page Facebook.

Je n’ai parlé hier.

Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi le débat.

Donc est-ce que tu acceptes toujours ce combat ?

Voilà alors j'accepte bien évidemment le défi voilà, mais…

Tu remets ton titre en jeu.

Ah oui avec grand plaisir !

De toute manière, je l'avais toujours dit.

Mais alors, il n’y avait eu pas mal de rebondissements concernant cette affaire parce que…

On ne va peut-être pas tout détailler, tu l’as dit d’ailleurs sur ta page Facebook.

Voilà, j'ai tout expliqué sur mon Facebook et je l'ai réexpliqué sur une vidéo annexe.

Mais, c'est la date qui ne va pas.

Mais la date ne convient pas parce que bon voilà pour conviction religieuse,

il y a le ramadan qui arrive mi-mai, vers le 15 mai qui se termine le 15 juin,

donc cela tomberait et le combat était programmé le 23 juin.

Donc, je ne peux pas.

Moi, je viens pour gagner.

Moi, je ne viens pas prendre un chèque ou pour autre.

Moi, je viens pour gagner.

Pour gagner, il faut que ce soit à 200 %

sachant bien que moi, je ne sous-estime absolument pas Tony YOKA

donc, il faut que je sois en pole position.

Il faut que je puisse donner le meilleur de moi-même et cela passe par une bonne préparation.

Et c’est tout le respect que je pourrais lui témoigner,

c'est en me préparant correctement pour le rencontrer.

Donc, c'est là tout l'intérêt que je pourrais lui donner,

c'est de me préparer en conséquence et de ne pas le sous-estimer.

L'envie de gagner, le respect, tout cela

toute cette carrière que tu as là et cette expérience que tu as emmagasinée,

tu as décidé de le mettre à profit des autres de le transmettre.

C'est cela.

Et tu as créé ta boîte.

J'ai créé ma boîte qui s'appelle HEART.

Alors c’est quoi le HEART ?

Alors HEART: High Event Art by Raphaël TRONCHÉ, donc HEART.

C'est une société d'événementiel où je vais mêler les arts divers,

donc la danse, la musique, la peinture et j'en passe et voilà le sport.

Et le sport !

Voilà, donc moi je suis préparateur physique.

C’est du coaching, c'est de la formation.

Voilà !

C’est transmettre !

Voilà c'est transmettre.

Donc moi, je suis préparateur physique.

Donc, je vais transmettre naturellement mon savoir que ce soit pour des entreprises,

pour des particuliers, enfin peu importe dans des clubs.

J'ai à moyen terme pour ambition d'ouvrir une salle de préparation physique.

D’accord !

Non pas de coaching, mais de préparation physique autant pour sportifs de haut niveau,

mais aussi pour l’individu lambda

pour les particulier.

Moi, je pourrais venir.

Bien sûr avec grand plaisir.

Parce que tout le monde a droit d’avoir une préparation physique.

La préparation physique n'est pas réservée qu'aux sportifs.

Et cela, je vais casser.

J'ai envie de casser les codes à croire qu'une prépa physique,

c'est simplement pour quelqu'un qui prépare quelque chose.

Non.

C’est même pour préparer sa vie.

Bien sûr, bien évidemment.

Alors, j'ai créé cela.

Donc, consulting en dessus de tout ce qui est développement de soi et l’échec

qu'il soit entrepreneurial ou dans la vie de tous les jours,

comment rebondir là-dessus et j'explique moi par…

Par ton expérience.

… par ce que je pense.

Je pense qu’il n’y a pas probant que ce que moi j'ai pu faire.

Ah ouais, c'est évident.

Justement sur ce point-là, c'est un point important, je pense

dans ton histoire avec ton enfant sur ce qui s'est passé,

là tu es champion, tu aurais pu tomber dans la délinquance.

Oui j'aurais très…

Ah oui !

C’était un chemin possible.

Il est certain que j'aurais pu tomber dans la délinquance.

Après, comme je dis, il fallait que je naisse face.

Je ne suis pas tout blanc et voilà, mais je n'ai pas sombré, mais pas du tout.

Voilà moi, j'ai toujours été dans le sport et j'ai toujours eu en tête de faire quelque chose d'intéressant.

J'ai toujours puis étant dans le sport, j'ai rencontré pas mal de personnes.

Je connais beaucoup de policiers, beaucoup de gendarmes.

Je connais même des policiers du GIPN, de la protection des hautes personnalités, du GIGN.

Tout cela, cela t’a mis dans un environnement…

Ce sont des gens que j'ai rencontrés de par le sport et avec qui j'ai tissé des liens.

Après des liens plus ou moins acceptés par certains que par d'autres.

Parce que quand on vient d'un quartier,

les gens ont du mal à concevoir qu'on puisse connaître des policiers.

Mais c'est comme cela parce que voilà, je ne vais pas être vulgaire, mais voilà.

C’est ta façon d’être.

C’est toi qui…

Ceux qui ne sont pas contents, c’est le même prix.

C'est ton ouverture aussi.

Ah oui cela, c'est le même prix.

Cela, c'est mon ouverture d'esprit, l'acceptation de tout le monde,

qui que ce soit si tu es mon ami, que tu sois policier,

que tu sois gendarme, que tu sois boulanger, épicier, peu m'importe, tu es mon ami.

Tu es mon ami que tu sois blanc, noir, arabe, juif, ou autre.

Et c'est ce problème-là qui se pose dans les quartiers,

c'est qu’il y a encore ce truc de : on est dans le fond, il faut rester dans le fond.

Voilà !

Il ne faut reconnaître personne d'autre.

Il ne faut pas s'ouvrir au monde.

Il faut rester nous.

Parce que c’est compliqué aussi d’en sortir.

C'est très compliqué de sortir de cela parce qu’il faut accepter les jugements.

Moi, je suis très controversé.

Je ne suis pas accepté de tout le monde.

Mais peu importe, je suis accepté de ceux qui…

Tu fais ta route.

Voilà, je fais ma route.

Je suis accepté de ceux qui m'intéressent, le reste ne m'intéresse pas.

Ils pourront dire ce qu'ils veulent, cela ne m’intéresse pas.

Sinon, tu n’avances pas.

Bah, mais non, sinon on ne s'en sert pas

c'est ce message-là que je vais passer à travers mon entreprise et à l'association

que j'ai créée qui s'appelle US.

Donc petit clin d'œil à Djidawi qui a son association qui s'appelle UP.

Toi c’est US.

Donc nous en anglais.

Vous allez dire Raphaël, il est très anglo-saxon.

Mais je trouvais que cela sonnait bien le petit truc avec Djidawi UP, US.

Et cette association pour finir, c'est quoi ?

Cette association, c'est une association qui vise à aider les sportifs en devenir.

D'accord !

Donc voilà, qui dit association, dit à titre bénévole.

Donc, il y aura une petite participation à l'année, peut-être de 10 €,

mais qui va permettre peut-être aux sportifs de récupérer

1000, 1500, 2000, 3000 € en fonction de son projet.

Donc, j’explique…

Pourquoi ? Parce que tu accompagnes dans le projet.

J'accompagne dans le projet.

Alors un exemple, je ne prends pas la boxe.

Je suis marathonien.

J'ai envie de courir le marathon de New York.

Naturellement, cela a un coût.

Il faut payer le billet d'avion.

Si je prépare une course, il faut des runnings.

Il faut, je ne sais pas un peu de matériel, peu importe.

On établit un budget global, donc le budget global, admettons que ce soit 2000 €.

Alors moi avec le relationnel que j'ai, j’aide le sportif à faire un power point,

se présenter, voir les courses qu'il a gagnées, son niveau d'études, etc.

D'accord !

Et je l'emmène, je l’accompagne jusqu'à l'entreprise et je lui apprends aussi à bien se présenter,

à bien s'habiller, à bien s'exprimer.

Toutes les étapes par lesquelles tu es passé.

Toutes les étapes par lesquelles je suis passé auxquelles

je n'ai pas eu besoin qu'on m’accompagne là-dessus,

mais je sais que beaucoup ont besoin de cela et donc voilà,

et présenter son projet à l'entreprise

et l'entreprise, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui ont envie d'aider des personnes,

mais qui ne savent pas comment.

Donc, le fait d'avoir une association permet de recevoir du mécénat.

L'entrepreneur déduit 66 % de ses impôts de ce qu'ils donnent.

Donc autant dire que sur 2000, ils ne donnent pas vraiment 2000,

mais cela nous permet à nous de lui donner une exposition médiatique sur les réseaux sociaux

ou bien à la télévision si le sportif est face à la télé ou autre.

Parrainé en fait le sportif.

recevoir le mécénat et le donner aux sportifs pour sa préparation.

L'entreprise donne 2000, le sportif récupère 2000.

OK !

Super !

C'est clair ! C'est top.

C’est sous forme associative.

Sous forme associative, voilà.

Donc, il y a ma société parce que quand même le frigo, elle ne se remplit pas tout seul.

C’est évident.

Les combats

Les combats, évidemment et mon association pour reverser

parce que moi je suis très croyant, je pense que lorsqu'on reçoit quelque chose,

il faut pouvoir le reverser d'une manière ou d'une autre.

Donc, j’ai mon savoir, je le reverse.

Et, j'ai mes relations donc, j'essaie de les partager avec les personnes qui le méritent.

OK !

Super !

C’est top !

Merci beaucoup pour ton témoignage.

Avec grand plaisir, merci à tous de m'avoir invité.

C'est la fin de l’émission.

À la fin de l'émission, il y a une rubrique qui s'appelle question de l'invité.

Le but c'est de faire le lien entre les invités précédents et suivants.

Mon invité précédent, c'était Claude THOMAS.

Claude THOMAS, le fondateur, le créateur des Folie’s de Paris.

Il t’a posé une question très simple et très claire.

Très compliqué comme il l'a dit puisque lui, il n’a pas réussi.

Est-ce que tu as pardonné ?

Voilà est-ce que tu peux répondre à Claude THOMAS directement ?

Alors Claude bonjour !

Alors pour répondre à ta question, je suis passé par plein de sentiments différent.

Au départ impossible pour moi de pardonner.

Impossible !

Puis la personne est venue s'excuser, me demander pardon, j'ai pardonné.

Après, je ne sais pas si j'ai vraiment pardonné ou pas.

C’est le temps qui me le dira.

Mais aujourd'hui je peux pardonner à un homme, mais pas une hommelette.

Donc voilà ou pas un demi-homme.

Et quand je vois la tournure de certaines choses qui peut se passer dans ma vie,

je me dis : non en fait, je ne le pardonne pas.

Et honnêtement, je pense que je ne le pardonnerai jamais.

Moi, je parle en toute franchise parce que voilà, il fait sa vie,

mais au fond de moi, je sais qu'en fait qu’il ne mérite pas cela, pas à l'heure actuelle.

Peut-être qu'un jour oui, aujourd'hui non.

Je te dis : je ne suis pas prêt à cela.

Tu ne fermes pas la porte, mais c’est un chemin compliqué.

Voilà, c’est un chemin compliqué et la porte était ouverte, il n’a pas su entrer.

D'accord !

Tu l’as laissée ouverte.

Aujourd'hui, elle est voilà.

Aujourd'hui, elle est fermée, mais pas à clé, il peut encore toquer.

Il y a quand même un message positif.

Voilà, il y a quand même un message positif, elle est fermée, mais pas à clé.

Mais aujourd'hui non, à l'heure actuelle non.

C'est compliqué.

C'est très compliqué.

Merci à Claude qui certainement réagira aussi à ta réponse.

Avec grand plaisir.

C'est à toi de poser une question à mon invité de la semaine prochaine Caroline VALENT.

Alors caroline, elle a un parcours d'entrepreneur qu'elle va nous expliquer semaine prochaine,

mais surtout elle a eu des problèmes de santé, beaucoup et longtemps.

Elle le raconte dans différentes conférences.

Elle a sauvé sa vie.

Elle s'est sauvée en changeant sa nourriture, en changeant son alimentation.

Est-ce que tu as une question à lui poser à Caroline ?

Oui !

Caroline, bonjour !

Alors ma question est simple.

Moi, je suis antillais, donc je viens de la Guadeloupe.

Je me demande est-ce que depuis le changement,

enfin de tous changements dans ta vie et autres,

est-ce que tu as commencé à danser le zouk.

Parce qu’effectivement elle raconte qu’elle a du mal à marcher.

Est-ce qu’elle peut danser le zouk ?

Voilà puisque tu avais du mal voilà.

Tu avais du mal étant malade, est-ce qu'aujourd'hui tu danses le zouk ?

Elle nous ferait une démonstration.

Elle va nous faire une démonstration ici avec Nicolas à côté.

Merci beaucoup pour ta question.

Merci beaucoup pour ton témoignage.

Bien merci à toi de m'avoir invité.

Merci Raphaël !

Je te souhaite une très bonne journée !

Merci beaucoup.

Très bonne semaine !

À toi aussi !

Et à très vite !

À très vite !

Bon courage pour tes projets !

Merci, c'est gentil à toi !

Salut !

Voilà, c'était Raphaël TRONCHÉ.

Vous avez vu, il parle cash, il parle direct, il dit ce qu’il fait, il assume ce qu’il fait.

Impressionnant comme parcours, partant de la fin, le pardon oui,

mais le pardon avec des conditions et effectivement du travail, du travail, c'est du travail.

Tout cela, c'est du travail sur soi.

Il a montré qu'on peut venir d'un quartier et que ce n'est pas une fatalité, le quartier

que pour s'en sortir, il faut travailler.

Il a travaillé dur et il a gagné ses combats au mental, au physique.

Impressionnant !

Je vous invite à aller voir ses vidéos sur son profil Facebook.

Il explique aujourd'hui sa démarche et il lance sa société.

Aujourd'hui entrepreneur, comme quoi cela mène à tout et tous les parcours sont possibles.

Entrepreneur pas pour rien pour transmettre, coaching, accompagnement.

Voilà, c'est vraiment une expérience riche, forte.

J'espère que cela vous a intéressé,

que cela vous a inspiré et que vous pourrez en retirer quelque chose.

La semaine prochaine, mon invitée donc Caroline VALENT.

Caroline VALENT, comme je l’ai expliqué,

elle a changé son alimentation pour se sauver la vie

tout simplement parce qu'elle était malade et que c'était très compliqué.

Elle est aussi entrepreneure.

Elle a créé sa société.

Notamment, elle a transformé son problème, la nutrition en une opportunité

puisqu’elle a créé une application qui aide les gens à mieux se nourrir.

Elle va nous parler de tout cela, la semaine prochaine.

D'ici là, entreprenez, bougez-vous, prenez des risques.

Comme d'habitude, c'est important.

Tout est possible.

Vous l'avez vu, d’où qu’on vienne, tout est possible,

le mental, le physique et c'est parti.

Passez une bonne semaine et à mardi prochain 9 heures sur la route, le prochain épisode.

Salut !

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