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Sur La Route #36
Mardi 24 Avril 2018

avec Nicolas Quilliet Caroline Valent

Fondatrice de MyFavoreat

Bonjour tout le monde ! On est mardi, il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas QUILLIET

et on tourne l'épisode numéro 36 de sur la route.

Ce matin mon invité est une invitée. C'est Caroline Valent.

Caroline Valent c'est la fondatrice d'une application qui s'appelle " Favoreat".

C'est ça "Favoreat", "My Favoreat".

Elle va nous en parler durant la route.

Elle va surtout nous expliquer son parcours d'entrepreneuse, de start-upeuse

et le problème qu'elle a eu pendant toute sa vie quasiment.

Une maladie qui l'a rongé pendant longtemps

et qui l'a empêché d'être en forme tout simplement.

Une maladie insidieuse et elle a découvert ce que c'était.

Elle a réussi à se guérir en changeant son alimentation.

Voilà ! Ça, c'est un point important dont elle va nous parler.

Elle va nous expliquer comment elle a fait, ce qu'elle a fait

son expérience à elle.

Et enfin, elle va nous expliquer comment elle a transformé

cette problématique, ce problème dans la vie

en une opportunité qui est cette application

dont l'objectif est de partager au plus grand nombre

une mieux façon de manger, on en a déjà parler

dans les précédents épisodes de sur la route.

À la fin de l'émission, question de l'invité comme d'habitude.

J'accueille de suite mon invité Caroline VALENT.

Bonjour Caroline ! - Ça va Nicolas.

Très bien et toi ? - Oui, très bien.

En forme ce matin ?

Très en forme. - Très en forme.

Et la c'est parti alors pour l'épisode numéro 36 de sur la route.

Caroline, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas

est-ce que tu peux te présenter ?

Oui, donc je suis Caroline VALENT, j'ai 47 ans.

Je suis Lilloise d'adoption. Je suis née à Paris.

Puis, j'ai une vie maritale et voilà.

Et j'ai une belle fille qui va bientôt sur ses 18 ans.

18 ans, la majorité. - C'est ça!

Du bonheur. - Que du bonheur.

Raconte-nous un petit peu le début de ta carrière

et tout ton parcours d'entrepreneuse.

Parce que tu as été une femme très active,

tu as beaucoup entrepris, tu as fait beaucoup de choses

dans des grands groupes et dans tes structures.

Raconte-nous rapidement comment ça s'est passé.

J'ai démarré par un parcours classique

école de commerce après concours.

Mais dès le départ, j'avais envie de toujours innover,

développer et entreprendre.

D'accord.

Et en fait, le hasard de la vie a fait que

j'ai vécu d'abord la deuxième phase de développement ??? en France.

D'accord. Les glaces ?

Les glaces oui, les glaces. Je ne peux plus en manger, mais

j'en ai bien profité à l'époque.

C'est ce que j'allais dire, t'en as peut-être trop mangé.

C'est peut-être ça.

Puis, j'ai vécu l'ouverture des marchés des télécoms.

En lançant une start-up quelques mois avant l'ouverture.

Et là, ça a été une aventure complètement dingue

qui m'a fait réaliser que j'étais faite pour ça.

D'accord.

En 5 ans on est passé de 60 personnes à 500 personnes.

Ah oui !

On était concurrent de France Télécom et d'autres grands mastodontes.

On a fait une introduction en bourse,

c'était absolument dingue comme aventure.

Oui.

J'ai vécu le monté du soufflé et et je suis parti avant l'écrasement.

Donc tu étais dedans quand tout se passait bien

- Oui. C'est ça!

et et es parti quand tu as senti que ça ....

En fait, c'est un marché très spéculatif

donc, les montées financières, boursières étaient très fortes.

et on oscillait d'un extrême à une autre.

Donc, c'était très intéressant aussi sur le plan managérial

de découvrir ce que la start-up peut provoquer en positif,

mais aussi en négatif.

Puisque toi, tu es managé dans cette ....

Oui en fait, j'ai eu plusieurs équipes dans plusieurs domaines.

Oui.

En fait, par exemple pendant un an, j'ai dû recruter

une cinquantaine de personnes pour une nouvelle activité.

Puis je l'ai cédé.

Après, j'en ai créé une autre avec une vingtaine de personnes et de soutraitant.

Puis, je l'ai cédé

- Ah oui, c'est un rythme - Après, j'ai fait un autre équipe.

un rythme de fou.

Oui, c'était assez dingue.

Là, j'ai vraiment compris ce que c'était la start-up dans tous ces paramètres

Oui.

avec un marché qui est extrêmement financier.

donc ça, c'est assez spécifique aux télécoms. Voilà.

Après ça, j'ai rejoint le groupe 3 suisse international.

Alors pas celui d'aujourd'hui parce qu'il n'existe pas vraiment.

Il n'existe plus, oui.

En fait, j'avais rejoint le groupe 3 suisse au moment où Pierre Zecchini

qui était l'ancien président malheureusement décédé

a pris les rênes et en fin de compte,

il devait amorcer leur virage numérique.

Oui.

Donc, je suis arrivé début 2000.

Je faisais partie de ces hybrides

qui venait de l'extérieur pour un peu chatouiller

les baronnies dirigeant

pour aborder ce vrai virage numérique.

Donc, mon job c'était d'abord de commercialiser tous les savoir-faire

vente à distance

à des entreprises extérieures.

Puis très vite, je me suis retrouvé à "Agreen Start-up"

à l'intérieur du groupe.

À l'intérieur du groupe.

OK donc rebelote.

Rebelote sauf que là, j'ai vraiment fait l'exercice

de style par moi-même.

Puisque j'ai écrit la stratégie, j'ai créé l'équipe,

j'ai développé le business plan,

le business modèle, puis en 5 ans de trois personnes

on est passé à plus de 1000 personnes.

Ah oui, c'est encore plus...

On faisait plus de 15 millions de chiffre d'affaires.

En 3 ans ?

En 5 ans.

5 ans, ça s'appelait comment ?

Metzo et ça s'appelle toujours Metzo

Ah oui Mezto.

et d'ailleurs du démantèlement, c'est une des pépites qui reste.

Oui.

Et qui a permis ...

??? plate forme téléphonique, c'est ça ?

Oui, c'est ça. C'est toutes les relations des métiers qu'il y a

mais je devais aussi intégrer aussi le nouveau métier du numérique.

Donc, on était à la fois sur une réponse industrielle

comment baisser les coûts du fait qu'on est en Tunisie.

Oui.

Puis grâce à la Tunisie, j'ai investi sur la France

pour créer de nouveau métier à valeur ajoutée.

D'accord, OK.

Donc, j'étais en Tunisie, Bordeaux, Toulouse à l'époque.

Et tu te baladais... - Et je me baladais entre mes sites

puis on étudiait déjà le développement sur d'autres pays

delocalisé, mais aussi pourquoi pas

démarrer l'Espagne et le Portugal, ce qui était le cas entre temps.

D'accord.

Donc en plus une dynamique internationale.

Oui.

Très belle expérience, une expérience humaine dingue

et là encore une fois, on est allé très vite.

Oui OK.

Voilà.

Ça, c'est finit aussi.

Oui, je quitte en fin 2009 le groupe 3 Suisse.

D'accord.

Bon, il s'est passé 2 ou 3 trucs,

Entre 2008, c'est la crise des Subprimes, la vente de Cofidis, enfin bref.

Puis là aussi ça a été une expérience intéressante

des fois un peu difficiles, mais voilà.

Il fallait vivre.

Puis de toutes ces expériences personnelles

j'avais envie de vivre ma propre expérience pro

du coup, je me suis basculé

de la vie salarié, dirigeant, entrepreneur à la vie d'entrepreneur.

D'accord.

Consultant.

Donc, tu as créé ta propre structure indépendante

Exactement !

Voilà, j'ai un cabinet de conseil qui s'appelle Beez

Beez : l'abeille, la ruche

Voilà.

Buzz, Beez.

En fait, comme j'avais vécu pas mal d'exercices d'innovation

et comment intégrer digital dans les métiers commerciaux au sens large.

Eh bien, j'en ai fait une méthodologie

et depuis, il y a des chefs d'entreprise, des patrons qui font appel à moi en disant : comment je fais.

D'accord ils t'appellent puis on y va, c'est parti.

Voilà.

Comment tu as vécu le fait de passé, c'était la volonté tu dis

mais de groupe à plusieurs milliers de personnes

à toute seule ?

En fait...

C'était positif, c'était compliqué, c'était...

Non en fait, c'était encore une fois une nouvelle expérience

En fait, j'ai tout le temps besoin d'apprendre

et au final, je me nourris de mes expériences

bien sûr que c'est très différent.

Ouais bah oui.

En gros les premiers mois

on se dit : "tiens, j'aimerais bien faire ça"

puis on se retourne derrière et on se dit : "tiens, il n'y a plus personne."

Personne pour le faire, c'est moi donc qui va devoir le faire.

Voilà.

mais ça, on l'oublie très vite en fait.

Non, ce qui est vachement intéressant dans cette expérience d'indépendance

en plus dans un virage digital en cours

c'est que moi du coup, je l'ai utilisé aussi pour appréhender les outils digitaux

mais pour moi-même encore plus.

Donc l'exemple que j'explique des fois à mes clients

parce qu'on est encore parfois dans cette situation.

Je venais du monde PC, donc Microsoft.

Et en fait, je me suis volontairement mis dans le monde Apple

et aussi, je me suis mis à découvrir le monde Google à l'époque

D'accord.

pour en fin de compte comprendre les usages

aller et évoluer par rapport à ces technologies qui s'imposaient sur le marché.

Ouais et comme on le dit aujourd'hui c'est

l'objectif est de sortir de ta zone de confort.

Exactement.

C'est ça ?

Oui.

Te donner de nouveau challenge et de nouveau défi.

Mais ça tu le faisais dans un groupe où il y a plein de mondes,

donc, tu étais un peu obligé de faire.

Et là, tu t'es obligé à le faire toi-même.

Oui. En gros, c'est ça.

Oui, c'est ça.

Mais en même temps quand on était le groupe

on était aussi en mode start-up, donc il fallait se débrouilller

pour trouver des moyens, contrairement à ce qu'on pourrait penser.

Oui.

Et donc, j'utilise exactement les mêmes choses qu'aujourd'hui,

c'est-à-dire que tu vas voir les gens, tu vas leur demander de t'aider,

tu trouves des moyens même si tu n'as pas beaucoup d'argent,

Voilà, c'est un débrouillard quoi.

Tu te débrouilles et tu y vas.

Voilà.

Donc, ça, c'est ton parcours dense, on s'en rend compte.

Et en parallèle de ce parcours, tu me racontais quand on préparait l'émission

qu'en fait, tu as vécu pendant plus de 20 ans avec un mal qui te rongeait.

En fait, plus les années passaient, plus j'étais vraiment mal.

Alors, très jeune au final, j'avais plein de choses qui me gênaient au quotidien,

mais je pensais que c'était normal.

Par exemple, pendant 40 ans, je n'ai jamais dormi normalement.

Pendant 40 ans

Pendant 40 ans

tu ne dors pas.

et aujourd'hui, je dors comme un bébé.

Alors, comment on peut ne pas dormir pendant 40 ans?

Tout simplement parce que

Tu travailles tout le temps?

Oui, tu te réveilles plusieurs fois, tu ne supportes pas la moindre lumière,

le moindre bruit, tu es au taquet tout le temps.

Tu es tout le temps tendue

Et à l'époque, je pensais que c'était normal

que c'était mon état normal,

certainement lié à mon état d'esprit. - Tu es née comme ça.

Voilà!

Pareil, pendant 25 ans, j'ai eu des migraines toutes les semaines

à droite et à gauche et ça durait 3 jours.

Donc, j'ai pris beaucoup de médicaments pour essayer de gérer ça.

j'ai même eu des traitements de fond

et ça n'a jamais rien changé.

Et je pensais vraiment que j'étais condamné à avoir mal au crâne toute ma vie

et du coup, je m'organisais autour de ça.

Puis l'âge faisant, le corps s'use et en fait, j'étais de plus en plus fatigué.

Donc le matin, je me levais limite, il fallait une grue pour me soulever.

Oui à ce point.

J'étais tellement épuisée, je souffrais tellement de l'intérieur.

En fait, je brûlais de l'intestin parce que mon intestin m'a toujours fait énormément mal.

Dès que je mangeais, je gonflais du ventre

j'avais des douleurs qui duraient 24 heures, enfin voilà.

Rien que le fait de manger.

Rien que le fait de manger,

mais je pensais que c'était normal.

Pareil un état global, j'ai mal au crane, je mélangeais un peu tout ça

Oui, le stress, le boulot.

Oui, c'est ça.

tu ne t'es pas facilité les choses avec les charges de travail que tu avais

Puis, il y aussi des gens qui te disent

qui te disent : vous savez avec votre activité, vous êtes une femme

c'était hormonal, j'ai tout eu toutes types de discours.

En gros, c'est de ta faute, presque.

C'est surtout qu'ils ne savent pas comment le prendre en charge

ils sont un peu démunis parce que tu as tellement de maux

ton corps exprime tellement de douleur partout

qu'en fait, ils ne savent plus par où commencer.

Voilà. Là, je parle de la médecine traditionnelle

Occidentale française.

Tu as vu beaucoup de spécialistes ?

J'ai vu plein de monde

avec des discussions un peu stériles au final.

Alors, c'est vrai que je veux juste dire

c'est compliqué j'ai mal au ventre, je ne dors pas, je ne suis pas bien.

J'ai mal à la cheville, parce que j'ai été infiltré du cheville aussi pendant 6 ans.

2 à 3 fois par ans et on m'interdit de courir.

On m'interdisait de marcher plus de 20 minutes.

Interdit de porter des talons.

Et interdis de marcher plus de 20 minutes.

Oui et alors surtout pas les pavés de Lille.

Donc, il faut déménager, il faut rester dans son lit

En fait, ma cheville pouvait vriller à tout moment

et je pouvais me faire une entorse majeure à tout moment.

Donc, on ne voulait pas que je prenne des risques.

Et tu sentais que tout était lié ou...?

Non pas du tout, parce qu'en fait j'avais bien une sciatique qui

allait du cheville jusqu'à la hanche.

Après j'avais mal au crâne, j'avais mal au ???

mais tout ça pour moi, ce n'était pas associé parce que

je ne l'imaginais pas associé.

Parce que je n'ai pas été éduqué comme ça

que je ne l'imaginais pas.

Puis, on n'a pas fait d'étude de médecine.

Non voilà, et encore je ne suis pas sûre qu'en ayant fait des études de médecine

on raisonne ???

Donc oui en fait, j'étais juste une boule de douleur

qui essayait de fonctionner dans la journée.

D'accord.

Et ça a même un impact sur tes neurones transmetteur en fait.

C'est-à-dire que tu es tellement fatigué physiquement,

tu brûles tellement de l'intérieur qu'à un moment donné

tu deviens acerbe, tu deviens limite un peu agressive - Tu pètes un câble.

tu es comme une bête sauvage qui souffre dans son coin.

Donc, tu compenses par ton état d'esprit

parce qu'on a aussi une force là-dessus, il faut être clair.

Mais ceci dit au quotidien, c'est vraiment très handicapant.

D'accord.

Donc, ça a été ta vie pendant longtemps

comment ça a changé, qu'est-ce qui a changé ?

En fait, quand j'ai fêté mes 40 ans, quelques jours après, j'ai été hospitalisé en urgence

A cause de ces maux qui étaient vraiment trop fort.

Pas vraiment en fait,

j'ai fait une espèce de douleur très aiguë en bas du ventre

vers la jambe droite.

en fait, on a pensé que j'avais une crise d'appendicite aiguë.

Oui.

Donc, ils me prennent en charge en urgence

pour soit disant m'opérer d'une crise d'appendicite.

Et là, j'ai commencé pendant un an et demi, j'ai fait le tour d'urgence plusieurs fois

Mais ils t'ont opéré là?

Non, ils ne m'ont pas opéré parce que d'abord ils ne trouvaient pas mon appendicite.

Donc, ils t'ont ??? et ils t'ont refermé.

Mais surtout, mes symptômes n'étaient pas des symptômes d'appendicite.

Ça n'a pas de rapport.

En fait, ils se sont mis à me faire plein d'examens

et donc, ils ont découvert que j'avais un ovaire qui était gros comme un pamplemousse.

D'accord.

En même temps, il découvrait que j'avais une inflammation dans le colon.

J'avais plein de trucs qui disfonctionnaient

sauf que personne n'arrivait à se positionner

sur est-ce que c'est l'intestin ?

Est-ce que c'est éventuellement la partie endocrinienne,

mais au final, ils l'ont très vite écarté. Oui.

Alors qu'il y avait une dame qui disait : vous savez quand même, il y a un truc bizarre.

Mais non, c'est l'intestin

enfin, ils étaient un peu paumés.

D'accord.

À chaque fois que j'y allais, ils me disaient :

repartez avec ce sachet de médoc puis vous revenez si ça va mal.

Voilà.

En fait, j'ai eu beaucoup de chance, j'ai ma kiné de l'époque

Oui.

Je lui explique ce qui se passe et elle me dit :

vous permettez, je vais appeler une de mes patientes qui est spécialiste

au CHR à Jeanne de Flandre.

Jeanne de Flandre.

D'accord. - Voilà.

En fait, cette dame est l'une des grandes spécialistes en France

de la maladie qui s'appelle Endométriose.

D'accord.

L'endométriose est une maladie qui touche uniquement les femmes

et notamment qui touche une femme sur 10 en âge de procréer.

D'accord, donc ça parle de ...

Messieurs, mesdames, les parents si vous avez des jeunes filles

dès l'âge de leur règle potentiellement, elles peuvent être touchées.

Grosso modo, vous avez un groupe de 10 filles dans une cour,

et on s'imagine qu'il y en a une qui aura certainement cette maladie malheureusement.

L'endométriose.

L'endométriose tout à fait.

Ce sont les symptômes que tu avais ces ...

En fait, l'endométriose est un dysfonctionnement de l'endomètre

En fait, je m'excuse de parler de ça le matin,

mais grosso modo au lieu d'évacuer tous les mois

une forme qui ressemble à du sang;

en fait ce sont des masses de nodules.

En fait, ça se propage partout dans le corps.

D'accord.

Et ça s'installe partout, on en trouve jusqu'au cerveau pour certains cas.

Ah oui, ça se balade en fait.

Ça se balade.

En fait, ça se met à s'accrocher

puis, tous les mois il y en a des nouveaux qui se propagent,

mais en même temps ceux qui étaient là grossissent.

Donc, on a des masses de nodules qui font, on a un pacman dans le corps

Ah oui, c'est sympa.

Voilà. Donc moi, j'avais ce qu'on appelle une forme digestive

au stade 5, c'est-à-dire le plus avancé

ce qui expliquait d'ailleurs mon infertilité.

Parce qu'il faut savoir que les femmes touchées, 40% seront infertiles.

D'accord.

donc, ce n'est quand même pas une petite maladie

c'est impactant, très impactant.

On commence à en parler, mais il faudrait en parler beaucoup plus

Tu es là pour ça.

Voilà, entre autres.

En fait, j'avais 12 cm de nodule collé à mes différents organes

dont 4 cm le long de l'intestin et 2 cm le long de la vessie.

Et si on ne m'opérait pas, ça allait transpercer mes organes.

Donc là, c'est ta vie qui est en jeu.

Exactement.

Donc, c'est parti, opération.

Opération, on a nettoyé. On garde les adhérences, mais au final on nettoie, donc c'est bien.

Donc, on stabilise en mettant, on arrête le système en fait.

Voilà, aujourd'hui comment on peut gérer la maladie.

On ne sait pas la soigner, clairement.

Elle n'est pas assignable. - On ne sait pas d'où elle vient.

Il y a des formes aussi différentes que des personnes touchées.

Pour le moment, c'est un grand point d'interrogation.

D'accord. OK

En fait, cette maladie à l'époque, comme elle crée une inflammation

majeure du fait qu'il y a ces nodules.

Oui.

Je me suis que : c'est ça qui explique tous mes maux quotidien.

Et non !

Et non.

J'ai attendu un an que tout cautérise et qu'il n'y ait plus de raison

que j'ai de la souffrance liée à l'intervention.

en fait, je n'allais pas mieux - Tu n'allais pas mieux.

C'est-à-dire que mon quotidien, c'est toujours le même.

Perte d'énergie, fatigue, je ne dormais pas, j'avais mal au ventre,

j'ai toujours mes problèmes articulaire, enfin bref.

Et comment tu as résolu ça alors ?

En fait, j'ai senti que j'étais au pied du mur

pour être très clair

et que la situation devait s'arrêter.

Donc, mon ostéopathe de l'époque m'avait glissé dans l'oreille en me disant :

tu devrais regarder la piste alimentaire. - Alimentaire.

Oui donc depuis 5 ans

j'ai changé d'alimentation.

Donc, c'est lui qui t'a...

tu as fait des tests de...

En fait, il m'a fait faire un test d'intolérance

D'intolérance, c'est ça.

et il m'a fait rencontrer

le docteur que j'appelle docteur House

parce que c'est vraiment docteur House.

Beaucoup de gens vont le voir pour ça

c'est que ça fait partie de cette nouvelle génération de médecin

qui a une approche holistique

qui a enrichi leur discipline de médecin généraliste avec d'autres disciplines médicales

entre autres les biologies nutritionnelles.

D'accord.

Voilà. Donc, c'est très scientifique

Donc, c'est quoi ? C'est agir sur ce que tu as dans ton intestin en fait.

Entre autres, c'est-à-dire qu'en fait, on identifie par des examens scientifiques.

Quels sont les états de tes organes,

tes carences en oligo-élément, l'état de tes neurotransmetteurs ?

Est-ce que tu as de l'intolérance ?

Est-ce tu as d'autre type d'inflammation type candidose ?

D'accord.

Là, je suis en train de citer des noms, limite qu'on ne connaît pas trop.

Non, je ne connais pas, je découvre avec toi.

Mais grosso modo, j'ai une cartographie scientifique

de l'état de mon corps à l'intérieur

et qu'est-ce qui expliquait toutes les inflammations qui s'entretenaient.

D'accord.

Moi, le truc que j'ai découvert que je ne savais pas

c'est qu'en fait, on a 3 systèmes nerveux.

On a le premier principal qu'on connaît tous

Dans le cerveau.

Voilà, mais on en a un deuxième qui est très important

qui est le second cerveau qu'on appelle l'intestin

ou le microbiote.

Puis le troisième, c'est notre cœur.

Et ces 3 systèmes communiquent en permanence.

Il faut savoir que la sérotonine qui est le neurotransmetteur donc

un des plus importants pour une digestion, mais aussi un bon fonctionnement au quotidien.

Oui.

C'est ce qu'on appelle l'hormone du bonheur. - Oui.

et bien il se produit à 95% dans l'intestin.

D'accord dans l'intestin. - Oui.

Donc, si ton intestin est tout pourri

Et bien tu déprimes.

C'est ça, tu déprimes.

Là, tu prends des cachetons, tu mets de la chimie dans l'intestin

Donc, tu fais venir l'inflammation. - C'est un cercle vicieux.

Exactement. - OK

Donc, au final ...

Donc, là, il t'a fait changer toute ton alimentation.

Oui, on a retiré tout ce qui me mettait en situation d'inflammation

C'est radical quand même.

Oui, c'est-à-dire que là, ça demande

vraiment se réorganiser.

Oui.

Mais à un moment donné tu te dis : je le fais

parce que je sais que ça va me sauver, enfin l'intuition prend le dessus.

Oui.

Puis moi, je ne voulais plus souffrir, je ne voulais plus du tout souffrir.

Et ça t'a sauvé ?

- Ah oui, carrément.

Ça a tout changé !

Bah , regarde ! 47 ans, la pêche

Je t'ai vue courir en arrivant dans la voiture

Voilà, exactement.

En forme.

Non, c'est juste une révolution dans ma vie.

Ah oui, franchement, j'aurai su ça avant, je pense qu'il y a des choses que j'aurai fait autrement.

Mais pas de regret, au final ma maladie est une chance parce qu'elle m'a fait découvrir quelque chose

qui est fondamentale.

Puis, c'est fini, ça évolue bien. - Ah oui. C'est top.

C'est positif.

Non seulement j'ai retrouvé la santé, mais une super santé,

Mais en plus j'ai découvert vraiment des bénéfices qui vont au-delà de ça.

C'est-à-dire que tu peux travailler ta performance sportive

grâce à ton alimentation.

Si tu as des semaines où tu dois bosser beaucoup,

tu es très sollicité intellectuellement,

Toi tu te rends compte par l'expérience qu'en modifiant ton alimentation,

ça modifie ton état d'esprit, ça modifie ton...

Ah oui carrément.

Alors ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde, mais ça a carrément eu un impact pour toi.

C'est le cas pour tout le monde. - C'est vrai. Ah oui.

C'est à dire qu'en fait, je défie quiconque

On parle beaucoup du sucre en ce moment, c'est vrai que c'est un truc

Oui le sucre, je peux faire une petite parenthèse dessus.

Oui, le sucre est un vrai sujet

Voilà, c'est un sujet.

parce que c'est une toxine en fait.

C'est une drogue

Le problème, c'est que la manière

J'essaie d'arrêter le sucre, mais je me rends compte que de temps en temps

il faut

Pour évoluer, au lieu de dire on passe de 100 à 0,

on peut aussi travailler sur d'autre sucre.

Oui.

Donc, de revenir à des sucres plus naturels qui font que ton palais va s'habituer différemment.

donc, tes neurotransmetteurs vont se détacher de cette addiction.

Et au bout de 2 mois comme ta salive se renouvelle,

en fait, ton palais sera habitué au goût naturel.

D'accord.

Par exemple, je t'invite à goûter le sucre coco qui en indice glycémie

qui est par rapport à 100 sur un sucre raffiné est à 20.

Alors, justement pour pouvoir bien choisir ces aliments,

tu as décidé il y a quelques années à investir ton temps

dans un nouveau projet qui est une application "My Favoreat".

Oui, "My Favoreat". - C'est ça.

Ma solution alimentaire

??? Voilà, tout à fait.

qui permet justement de donner des conseils

à ceux qui voudraient se passer de tel ou tel aliment, c'est ça ?

Oui. En fait si tu veux, quand j'ai dû retiré les aliments

pour moi, c'était évident, il fallait que je le fasse.

Mais en fait, je suis reparti avec une bonne nouvelle de retrouver la santé

Oui.

Mais à côté de ça, quand j'ai quitté le médecin enfin

en même temps je me suis dit : oh là là, comment je vais faire pour retirer 10 aliments.

Puis pas des moindres, il y en a des majeures

qu'on mange 80% du temps, voire 100%.

Le gluten, c'est à dire tous les blés modernes

qui sont dans beaucoup de produits.

Tous les laits animaux,

pas que vache.

Donc, pas d'alternative si j'arrête le lait de vache

Les oeufs à l'époque, maintenant, je peux à nouveau les réinjecter.

Le sucre.

Le sucre aussi

puis, je passe.

vanille, banane, ananas, soja, levure, etc.

donc là, effectivement, tu vois la liste et tu te dis :

Comment je vais faire ?

Comment je vais m'organiser ?

Donc, tu te dis : qu'est-ce que je vais cuisiner ?

Où je vais acheter ? Comment...?

Et là, tu ne trouvais rien pour t'aider, c'était compliqué.

En fait, si tu veux, tu tapes sur internet

Donc, c'était il y a 5 ans, aujourd'hui, c'est un peu mieux quoique

Donc, tu fais Google, comme tout le monde.

tout le monde

Puis tu tapes recette sans gluten.

Là, tu as quelques résultats.

Recette sans gluten sans lait.

Et là, tu as un peu moins de résultats, sans gluten, sans lait, sans oeufs

là, il n'y a plus de résultat.

Puis en fin de compte le paradoxe, c'est que tu te rends compte

qu'il y a énormément d'informations à disposition, mais tu ne trouves pas la réponse à ton besoin.

Oui, spécifique parce que toi tu as un besoin spécifique

comme moi j'aurai un autre besoin.

Exactement.

Ton cas, tes aliments ne sont pas le même aliment pour d'autres

Il faut savoir qu'il y a quand même un français sur 3

concernés par un changement alimentaire comme le mien.

Et la moyenne d'ingrédient qui est retiré est autour de 4 à 5 ingrédients.

Donc, ce n'est pas neutre.

Ce n'est pas neutre, il faut changer toute sa manière...

Donc l'idée, c'est de mettre la technologie au service de l'individu.

Et c'est cette application.

Exactement et cette application en fait est une base de donnée intelligente

D'accord

qui fait que tu crées ton profil alimentaire.

Tu vas cocher tous les aliments que tu ne veux pas manger,

ou tu ne peux pas, peu importe ton choix.

On va très loin dans le détail

c'est au-delà des allergènes, il y a le sucre, le sulfite, il y a 700 ingrédients que tu peux cocher

Oui.

donc, ça permet à beaucoup de gens de l'utiliser.

Et après, les deux services qu'on a ouvert,

c'est un choix de recette variée sympa

adapté à ton profil.

Dans l'appli, on peut choisir ça

Dans l'appli en sachant que tu peux créer aussi le profil de ton entourage.

Par exemple, tu reçois des amis qui sont véganes.

Tu ne sais pas cuisiner, tu as envie de leur faire plaisir;

tu rentres leur profil et là tu sais quoi

Tu as des recettes.

tu as des recettes sympas

qui va bien pour moi, pour toi et pour tout le monde

c'est pour manger ensemble.

Après, tu peux aussi scanner les produits en magasin

puisque moi personnellement, vu que j'ai 47 ans, je commence à ne plus très bien voir de près

mais de toute façon...

en plus ça intègre une loupe.

C'est génial ton appli.

C'est ça.

Mais bon, en même temps,c'est galère de lire les étiquettes.

Du coup, tu scannes les produits et ça fait apparaître

tout de suite une fiche verte ou rouge.

Verte : c'est vas-y tu peux y aller.

Rouge : ce sont les ingrédients que tu as cochés dans ton profil.

Les interdits qui sont dedans.

Puis comme c'est une appli qui a été vraiment pensée communautaire

tu peux même renseigner.

à nous envoyez les produits qui manquent et nous, on les saisit derrière.

D'accord. OK.

Puis, il y a plein d'articles, trucs et astuces

par exemple la liste des farines sans gluten.

Il y en a plus que de farine avec du blé normal par exemple.

On ne le sait pas forcément.

Voilà la liste des fruits et légumes de saison.

Si on a envie, si on veut on peut vraiment essayer de trouver ce qui correspond à...

Oui.

à son alimentation.

Donc, tu as transformé ta maladie en ta guérison,

cette expérience en une opportunité.

Exactement

Et tu fais ce qui te plaît aujourd'hui.

Oui, c'est ça puis se dire: tout le monde a le droit de manger en se faisant plaisir

même s'il y a des contraintes.

C'est ça que je défends derrière ça, et c'est aussi pour ça que je prends la parole,

c'est de dire : ce n'est pas si compliqué que ça et on peut y arriver.

On peut le faire.

On peut le faire.

On peut le faire super !

Super expérience, merci beaucoup pour ce retour et cette échange.

Merci.

J'espère que ça a intéressé pas mal de monde cette problématique de l'alimentation

on l'a déjà vu dans les précédents - Oui

épisodes sous la forme passion aussi.

Ça va dans les deux sens, c'est comme tout, il faut regarder ce qu'on mange

et faire attention à ce qu'on mange.

À la fin de l'émission, puisqu'on est à la fin de l'émission, il y a une rubrique

habituelle qui est la question de l'invité.

Le but, c'est que l'invité précédent

pose une question à l'invité actuel

qui posera une question à l'invité suivant.

Oui.

Donc, mon invité de la semaine dernière, c'était Raphaël TRONCHÉ,

champion de France de boxe poids lourd.

Un beau bonhomme, un beau bébé, un beau gaillard.

Très intéressant son parcours. Il t'a posé une question à la fin de l'émission.

Vas-y, quelle était sa question ? Je t'en prie.

Alors sa question c'était de savoir si depuis que j'ai changé d'alimentation,

Est-ce que je danse le zouk ?

Voilà puisque ça l'avait marqué le fait que tu as eu un problème aux pieds.

Donc, il voulait savoir si tu dansais le zouk, donc je t'en prie répond à Raphaël directement.

Raphaël, merci pour cette question, j'ai bien rigolé quand je l'ai écouté.

En fait, le zouk n'est pas la danse que...

Allez, on est là, on est de retour

Nouvelle techno.

Désolé petite coupure, petit problème.

On était en plein dans la question de l'invité à la fin.

On essaiera de voir en montage si on peut récupérer tout ça.

Oui.

Donc, tu répondais à Raphaël sur le zouk

Allez vas-y, je te laisse finir de répondre à Raphaël.

Raphaël m'a fait beaucoup rire et en même temps, il m'a bien tendu une perche.

En fait en zouk, je n'y suis pas encore, il faudrait que je trouve le bon cavalier.

Mais en fait avant, j'adorais danser et avec mes problèmes de santé

je ne dansais plus du tout.

Et maintenant, je peux enfin m'éclater sur la piste jusqu'au bout de la nuit.

Alors qu'il y a quelques années, tu ne pouvais pas marcher plus de 20 minutes.

Je ne passais plus mes soirées à profiter. Dieu sait que j'adore danser.

Voilà.

Voilà.

Super !

Et la prochaine invitée de sur la route c'est Alexandra MACHADO.

Alexandra travaille dans le sport.

C'est sa passion et elle s'est donné une mission, c'est l'inclusion pas le sport.

Elle nous en parlera la prochaine fois.

Est-ce que tu as une question à lui poser à Alexandra directement face caméra.

Alexandra, je ne te connais pas, mais j'ai vu des choses de toi

entendu des choses.

Je sens que tu es une femme très énergique.

En fait, j'aimerais bien savoir ce que tu mets dans ton assiette pour être autant en forme.

Qu'est-ce qu'elle mange, c'est ça?

Oui. - Excellent!

Voilà.

Parfait, elle nous répondra la prochaine fois Alexandra.

Que mange-t-elle pour être à fond comme ça ?

J'écouterais avec attention

parce qu'elle est à fond tout le temps.

Super, merci beaucoup. - Oui, merci Nicolas.

Merci à toi, je te souhaite une très bonne journée.

Je te laisse sortir

et je conclus l'émission.

Bonne journée. - À très bientôt.

Voilà, c'était Caroline VALENT,

Caroline nous a expliqué son parcours d'entrepreneuse,

son parcours dynamique dans des grandes boîtes et des start-ups.

Elle nou sa expliqué aussi que pendant ce temps-là, elle souffrait,

elle avait mal, elle avait des problèmes,

elle ne vivait pas bien sa situation

et elle devait guérir, elle a guéri

notamment en changeant son alimentation.

C'est devenu son bébé aujourd'hui, sa passion, sa raison de travailler

et de vivre aussi puisqu'elle a réussi à se guérir grâce à ça.

Et elle a créé son application "My favoreat"

pour aider les autres à mieux manger ou tout du moins

à savoir ce qu'ils mangent pour pouvoir adapter son alimentation si besoin.

voilà, j'espère que ça vous a intéressé

désolé pour le petit souci technique de quelques minutes qui nous a coupés du live.

Ma prochaine invitée c'est Alexandra MACHADO,

elle va nous expliquer dans quelques semaines

comment elle fait son inclusion par le sport.

Inclusion de population difficile,

inclusion de personne en difficulté,

notamment de femmes, et quasiment exclusivement des femmes.

par le sport.

Voilà, c'est ce qui l'anime aujourd'hui, c'est ce qu'elle fait.

Elle se bouge pour ça.

La semaine prochaine, pas d'émission, c'est le 1er mai.

Donc, je prends une petite pause et la semaine d'après l'émission a été préenregistrée.

Donc, vous découvririez l'invité sur la page Facebook.

D'ici là, entreprenez, bougez-vous, faites des choses, prenez des risques.

Et je vous dis non pas la semaine prochaine, mais à très vite

dans un prochain épisode de sur la route.

Salut !

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