Voir les autres épisodes Sur La Route
Sur La Route #5
Mardi 05 Septembre 2017

avec Nicolas Quilliet Antoine Leclercq

CEO de Crezeo

Bonjour tout le monde !

On est mardi.

Il est neuf heures.

On est en direct de ma voiture.

On est en live sur Facebook

et on tourne l’épisode numéro cinq de « Sur la route ».

Je m’appelle Nicolas Quilliet

et mon invité aujourd’hui, c’est Antoine Leclercq.

Antoine, c’est le CEO de CREZEO

et on va discuter avec lui

de pas mal de choses.

On va discuter

de la façon dont il a trouvé ses idées dont il entreprend,

parce qu’il a eu pas mal d’idées

il y a longtemps et récemment.

Il va nous expliquer tout cela.

On va parler d’international avec lui,

aussi de ses voyages : Beyrouth, San Francisco.

Et puis on va discuter avec lui aussi

de la méthode de motivation,

la méthode d’action

pour faire les choses,

pour rester « focus » : concentré

et notamment sur le fait de se lever à trois heures du matin comme il fait aujourd’hui.

Il va nous expliquer comment il fait

et quelles sont ses méthodes pour rester concentré.

Voilà !

On va aller chercher mon invité, Antoine Leclercq.

Bonjour, Antoine !

Salut, Nico !

Comment vas-tu ?

Ca va très bien, et toi ?

Bienvenu ! ça va, sur la route.

On est parti, on démarre.

On est tout bon.

Hop !

Antoine, je te laisse te présenter

pour ceux qui ne te connaissent pas.

Allez, c’est parti !

Eh ben, je m’appelle Antoine Leclercq.

Je suis un papa de deux enfants.

J’habite sur Lombersart

et je suis fondateur d’une startup qui s’appelle « CREZEO ».

CREZEO, mais pas que ?

Et pas que.

J’ai aussi une autre startup aux États-Unis.

D’accord !

Alors, qu’est ce que cela fait, CREZEO ?

CREZEO, on est spécialisé dans une chose,

c’est d’accompagner les marques

dans la création de leurs communautés de clients.

D’accord !

Alors, une fois qu’on a dit cela, on n’a pas tout dit.

En fait, les marques ont un problème aujourd’hui,

qui est que quand elles sont sur Facebook,

elles animent leurs communautés clients.

Mais en fait, elles ne sont pas propriétaires des données,

elles sont très peu visibles.

Et donc, nous, on les aide à être plus visibles chez elles,

donc, vraiment accueillir leurs clients

sur leurs propres plateformes.

Donc c’est une alternative à Facebook,

un Facebook interne en fait ?

Exactement !

Facebook interne est dédié à leurs clients.

OK ! Super !

Bon, cela, c’est ton idée d’aujourd’hui,

mais des idées, tu en as eu d’autres avant.

Tu as commencé à l’école ?

Oui !

Qu’est ce que tu as fait comme études ?

Raconte-nous un peu.

On a fait, enfin, moi j’ai fait télécom Lille.

Oui, tu connais.

Tu dis « on » puisqu’effectivement, on a fait la même école.

Effectivement !

Cela s’appelle « ENIC ».

Cela s’appelait l’« ENIC », après ENIC Télecom Lille.

Après,Télécom Lille.

Oui !

En fait, à Télécom Lille,

j’avais commencé à travailler sur un projet.

J’avais mis mon CV en ligne assez rapidement,

puis je commençais à voir des gens

qui venaient sur mon CV depuis Google.

Oui !

Et donc, il y avait des amis qui étaient super intéressés

en disant : « mais comment tu as fait ? »

C’était juste une page web avec un « tracker ».

C’était assez facile.

On était en quelle année ?

On était en 2 000, dans l’an 2 000.

2 000 ?

C’est bizarre, je crois qu’on était en 1999 — 2000.

Et donc effectivement,

mes copains voyaient cela, ils se disaient :

« mais c’est super, est-ce que tu ne peux pas nous le faire ? »

En fait, je me suis dit :

« je ne peux pas le leur faire à chaque fois ».

Donc je leur ai créé une interface pour le faire.

Et j’ai lancé un service qui s’appelait Net CV

en 2002, 2003.

Donc un service, c’était un site en ligne ?

C’était un site en ligne qui existe encore aujourd’hui.

Net CV ?

Cela existe encore ?

Oui, cela existe encore aujourd’hui,

je ne le maintiens plus.

17 ans après, tu vois, c’est encore là.

Et cela, c’est vrai que cela a été

une des premières idées que j’avais eu.

D’accord !

Donc c’était le concept,

c’était de mettre en ligne son CV.

C’était très simple en fait.

Tu as une interface

sur laquelle tu te connectes

et puis tu commences à créer ton CV en ligne.

D’accord !

Tu vas créer tes expériences,

tes expériences professionnelles,

ton éducation, tes intérêts.

Tu vas le « designer ».

J’ai même fait un modèle de thème.

Et donc, cela te permettait de créer ton CV

et de le publier sur ton adresse.

Moi, par exemple j’avais mon CV

sur « antoine.netcv.com »,

un mini-site.

Un lien court.

Exactement !

Mais cette idée,

elle est venue de ton besoin perso en fait, au début ?

Exactement !

Elle est vraiment venue,

parce qu’à un moment, je me suis dit :

« comment je fais ? »

Je trouvais un peu as-bine

d’attacher les fichiers PDF

quand on envoyait tous ces CV

par mail.

Et je me suis dit :

« mais il doit y avoir une autre méthode ».

Forcément,

le site web paraissait idéal,

parce qu’à chaque fois, c’est mis à jour

en fonction de tes nouvelles expériences.

Oui !

Et donc j’ai lancé cela

et cela a plutôt pas mal marché,

puisqu’on a eu

10 000 personnes qui se sont inscrites,

qui ont créé leur CV,

alors que c’est vrai que je n’avais pas du tout travaillé

sur le marketing et la communication.

Je pense que j’aurais pu faire beaucoup plus.

Toutes les entreprises se sont lancées

sur ce même concept d’ailleurs.

Oui, tout à fait, et qui cartonnent.

Tu as monétisé le truc ?

Tu as réussi à gagner un peu d’argent ?

Un tout petit peu !

Mais ce n’était pas ... , pas l’objectif.

C’est vraiment le projet d’ingénieur,

où tu te dis : « je vais faire cela pour les autres ».

Je le fais, cela marche.

Puis après, tu dis : « bon ».

En école d’ingénieur,

... ce truc

Exactement !

Un peu de temps libre ?

La grande différence par rapport aux États-Unis,

quand tu crées quelque chose aux États-Unis,

tu penses direct à la monétisation,

même si tu ne monétises pas tout de suite.

Mais tu sais comment tu vas gagner de l’argent.

Oui !

En France, les ingénieurs,

ils font autrement.

Donc, c’est différent.

On pense d’abord à l’idée.

Exactement !

Et on la réalise, on voit si cela marche,

et puis, si cela peut gagner de l’argent en plus,

ce n’est pas mal.

Exactement ! Et c’est le pire !

Parfois, il y a des ingénieurs

qui pensent d’abord à la technique, après l’idée.

Puis après ils regardent

s’ils peuvent gagner de l’argent.

Cela, c’est un problème pour toi ?

En fait, c’est un des soucis

et on peut en parler,

mais quand tu crées ton entreprise,

que tu viens d’études d’ingénieur

et que tu n’as pas fait d’études de commerce,

de marketing ou autres ;

ce qui est très compliqué,

c’est de te détacher de la technique

et penser aux besoins des clients,

plutôt que de penser

juste à la technique que tu vas faire.

Oui, puisque tu fais encore partie de mes invités

qui n’ont pas fait d’école de commerce,

mais une l’école de ...

Exactement !

D’accord !

On va dire que j’ai fait une école de commerce

dans la création de mon entreprise,

parce que finalement tu es obligé

de te former en marketing

et puis en business.

Donc, ce sont des compétences

que tu as acquis en fait,

sur le tas ?

Oui, tout à fait !

Marketing, commerciale ?

Oui, tout à fait,

parce que je n’ai pas du tout travaillé

sur ces compétences-là dans le début de ma carrière.

Et j’ai commencé à travailler dessus,

vraiment une fois que j’ai commencé à créer CREZEO.

Oui, d’accord ! OK !

Et tu as créé donc CREZEO bien après.

On y reviendra.

Là, tu es encore à l’école

et tu as un autre projet.

Alors, là je suis encore à l’école

et il y a Net CV.

Et effectivement, en fait, je me dis :

« je termine mes études »

et en fait, j’avais participé à la création

de la plateforme d’intranet de l’école.

Oui !

Qui s’appelait, tu te rappelles ?

... , c’est cela ?

C’est cela, et donc j’avais participé,

j’avais fait différents modules

pour l’intranet de l’école.

Oui !

Qui était un peu le genre de Facebook interne.

C’est marrant parce que du coup,

tu peux faire le lien

avec ce que je fais aujourd’hui pour CREZEO,

mais qui était un peu le Facebook interne

dédié aux étudiants.

Et en fait, ce sera...

L’intranet de l’école en fait ?

C’était vraiment l’intranet de l’école

et en fait, cet intranet marchait extrêmement bien.

Je ne sais pas si tu te rappelles,

mais il y avait plus de 50 % de la promo

qui était en permanence dessus.

On était fort connectés.

Toutes les personnes qui étaient en stage

étaient connectées dessus.

On pouvait tchater,

on pouvait partager des photos,

on partageait forcément des conneries,

mais c’était assez excellent.

Et je me suis dit :

« c’est dommage de le garder uniquement

dans l’enceinte de l’école.

Est-ce qu’il n’y a pas moyen, là pour le coup,

de le proposer à d’autres formations ».

Et pour le coup, là, j’ai commencé à penser un peu business,

de monétiser le service.

D’accord !

Et donc, avec l’aide d’un ami,

avec l’aide de Jonathan,

on s’est mis tous les deux...

Il était aux États-Unis,

moi, j’étais resté en France.

Et on s’est mis tous les deux à penser

comment on pouvait structurer une offre

à destination des formations.

On a commencé par Lille 1

et on a fourni le premier intranet

de l’Université de Lille 1

à une formation qui s’appelait :

« le Master ... », à l’époque.

Ah oui ! C’est vrai !

Et donc ils payaient.

Alors, la difficulté, c’était que

le master, nous, on ne voulait pas payer.

En fait, on a dû vendre le projet aux étudiants

et ce sont les étudiants

qui se sont mis à cotiser

20 euros, je pense, sur leur scolarité...

Je crois que c’était 20 à 25 euros sur leur scolarité.

D’accord !

Donc là, tu étais encore à l’école ?

C’était encore à l’école

et je terminais en fait.

Je terminais juste, donc

c’était vraiment la transition.

C’était un peu le bouclier de lancement de projet.

Deuxième projet quand même.

Et là pour le coup, un peu plus de monétisation.

Et un peu plus de monétisation,

puisque finalement, là, on a payé le serveur,

on a payé un petit truc.

Maintenant, cela ne restait pas...

Non, ce n’est pas fou, mais...

Ce n’était pas fou.

Maintenant, je me suis rendu compte

qu’il y avait vraiment un besoin.

Et je me suis dit :

« effectivement, ce n’est pas mal »

Maintenant, encore une fois, je n’avais pas commencé

à développer le business.

Il m’a fallu faire du marketing,

faire du business.

C’est vrai que j’étais resté très local.

Oui !

Après, je me suis dit :

« c’est bien, mais on va le laisser vivre ».

On a eu, je crois, la formation

qui nous a payé pendant cinq ou six ans.

Et chaque année en fait,

ils relançaient le service

pusqu’ils s’en servaient vraiment.

Donc, ils te payaient pour l’utiliser ?

Ils payaient pour l’utiliser.

Donc, au début c’était des étudiants

et ensuite, c’est la formation qui a pris le relais.

D’accord !

Après, tu es devenu salarié.

Après, je me suis dit :

« c’est bien, c’est drôle ».

Mais il n’y avait pas encore toute cette mouvance

de création d’entreprises qu’il peut y avoir aujourd’hui

et tout l’accompagnement.

L’écosystème startup !

L’écosystème startup, notamment,

qui est hyper présent sur Lille,

sur ...., sur Roubaix.

Il y a de très beaux écosystèmes.

Tourcoing aussi !

Et c’est vrai qu’il n’y avait pas tout cela.

Donc, je me suis dit :

« Bon, la voie normale, finalement. »

Tous mes potes étaient en train de travailler la voie normale,

c’était de trouver un boulot,

se faire un peu d’argent.

Puis après je me remettrai à la création.

Tu as ton diplôme d’ingénieur,

la voie rêvée, c’est de se dire :

« je vais rentrer dans une boîte,

je vais avoir un salaire

et puis je continuerai à penser à mes projets

un petit peu après ».

Et j’ai fait cela, effectivement trois ans.

Je suis rentré dans une filiale du groupe EDF.

Oui !

Je n’ai rien contre les gens qui travaillent chez EDF,

mais comme premier job,

il y a un peu plus excitant.

Oui, qui fait chier ?

Ce n’est pas que je me suis fait chier,

parce qu’il y avait vraiment de très beaux projets.

Mais en fait, l’environnement, finalement,

tu te retrouves essoufflé très rapidement.

Donc cela tue ?

C’était il y a 15 ans.

Cela a certainement changé depuis.

Très certainement changé,

mais moi, cela m’a changé

et cela a très vite, très certainement changé depuis.

Et toi, cela t’a changé ?

Et moi, cela m’a changé aussi,

parce que je me suis dit :

« ce n’est vraiment pas le genre d’ambiance, du tout,

dans lequel je veux rester. »

Et je veux vraiment être dans une dynamique hyper positive,

de rencontrer des gens

qui vont me pousser vers l’avant,

qui vont me challenger et qui vont...

Voilà, qui vont me challenger.

Et aussi, qui vont me faire sortir

de ma zone de confort

et qui vont me permettre de pousser plus loin.

Donc du coup, j’ai quitté cela, trois ans quand même.

Je suis quand même resté trois ans.

Je ne sais pas comment j’ai fait.

Je suis tenace en fait, sur le sujet.

Et après j’ai pris un job à Beyrouth.

Je suis parti, oui.

Alors, cela s’est décidé comment ?

Tu t’es dit : « je veux aller l’étranger »

ou « tiens, je veux aller à Beyrouth » ?

Alors, j’étais toujours passionné par l’étranger.

Durant mes études,

j’avais bossé aux États-Unis

pendant quatre mois.

J’avais travaillé ensuite au Japon pendant six mois.

Oui !

J’étais revenu en France.

J’étais reparti en Angleterre pendant sept mois.

Je me suis dit en fait, après,

je me suis enterré finalement assez rapidement.

« Cela ne peut pas rester comme cela »

Quand j’ai quitté EDF, sa filiale,

je me suis dit :

« là maintenant, enfin, où je vais ? »

Et en fait, j’ai trouvé plusieurs opportunités.

J’avais le Canada, j’avais la Suisse

et j’avais Beyrouth.

D’accord !

Et en fait au grand dame de mes parents...

Ah oui !

Et de ma petite amie à l’époque,

j’ai choisi Beyrouth.

D’accord !

Et je suis parti à Beyrouth.

Tu es parti tout seul ?

Oui, je suis parti tout seul avec valise,

tout ce que je pouvais avoir en France.

Tu as hésité ?

Non, pas du tout !

J’ai visité une fois Beyrouth, un week-end,

et je me suis dit :

« non, mais c’est vraiment là où il faut que je sois ».

Là pour le coup, sortir de ta zone de confort.

Oui !

C’était bien !

J’allais prendre la responsabilité

d’une direction de filiale,

une petite filiale de développement informatique là-bas.

Oui !

C’était vraiment ce qu’il me fallait pile-poil.

Cela m’a forcé vraiment à me bouger.

Donc tu es sorti de ta zone de confort ?

Oui, je suis sorti de ma zone de confort.

Tourner à l’international

dans un pays où je ne maîtrisais pas la langue,

même si les Libanais, qui sont des gens extraordinaires,

parlent souvent français, anglais.

Français pas mieux que nous,

anglais largement mieux que nous,

en plus de parler arabe.

Oui !

Et c’est vrai que c’est hyper multiculturel,

et voilà, cela me boostait vraiment.

Ce qui est hyper intéressant,

c’est que tu te réveilles chaque matin

et tu sais que tu vas découvrir de nouvelles choses.

Et donc, chaque jour, tu sais que tu vas découvrir de nouvelles choses.

Cela peut-être des nouvelles façons de voir,

cela peut être des nouveaux mots, juste des vocabulaires.

Cela peut être un nouveau challenge

et cela, c’est permanent.

C’est valable à Beyrouth

comme dans n’importe quelle ville que tu ne connais pas ?

C’est valable à Beyrouth

— comme dans n’importe quel pays... — C’est l’expérience du voyage

que tu ne connais pas, effectivement.

Mais après, tu as des pays qui sont un peu plus intenses que d’autres.

Beyrouth, ce n’était pas mal.

Mais le matin, soit je partais au boulot en taxi,

soit il y avait des espèces de vans

qui étaient utilisés par les locaux.

Et moi, j’adore me mêler à la population locale.

Du coup, je prenais le van.

J’étais bien habillé en chemise, etc.

J’étais au milieu des mecs,

des Syriens et des Libanais qui bossaient.

Et je trouvais cela génial, quoi.

C’était vraiment une expérience.

Et après, tu connectes avec les gens,

tu échanges avec eux.

Et cela, c’est vraiment un des « drives » que j’ai aujourd’hui.

D’accord !

Que j’avais à l’époque et que j’ai gardé aujourd’hui.

J’allais te le demander, qu’est ce que cela t’a apporté concrètement,

cette expérience à l’international ?

Qu’est ce que tu en as retiré ?

Puisque tu es revenu en France.

Oui, je suis revenu en France

finalement, après un an et demi là-bas.

Qu’est ce que tu en retires ?

Tu en retires beaucoup d’humilité ;

parce que tu te rends compte

qu’on a une manière de voir les choses en France,

avec les routes telles qu’elles sont,

le système administratif tel qu’il est,

le management tel qu’il est,

les entreprises telles qu’elles sont ;

et qu’en fait, là-bas, cela tourne complètement différemment.

Tu as des valeurs qui sont différentes,

mais cela marche quand même.

Et surtout, les Libanais, ce que j’en retire aujourd’hui,

les libanais, ce sont des businessman hors pair

et clairement lorsque tu fais du business avec eux,

enfin, moi, avoir fait du business là-bas.

Oui !

C’était hyper enrichissant.

Ce qu’il faut se dire, c’est que

dès que tu rentres le matin, par exemple dans un taxi,

tu sais que tu vas négocier,

parce que tu as une tête d’Européen

et que le taxi de toute façon,

il se dit : « chouette, lui il ne m’a pas l’air d’ici,

je vais pouvoir lui faire payer quatre fois le prix ».

Ah oui, donc négocier, c’est un peu de l’arnaque quand même ?

Mais cela ne passe pas, l’arnaque.

Après, tous les taxis, enfin je pense...

il y a pas mal de taxis,

d’où le succès du beurre.

Il y a pas mal de taxis autour du monde.

Je pense un peu cela.

Mais effectivement, là-bas,

comme dans tous les pays où c’est fait un peu à la tête du client.

Voilà ! Tu payais,

tu te dis que forcément, il essaie de t’arnaquer.

Maintenant, une course de taxi à Beyrouth,

cela coûte un euro.

Oui, c’est de la négo...

C’est de la négo... lui, quand il essaie de te faire payer cinq euros,

tu dis : « bon, écoute, excuse-moi, mais je suis d’ici,

on y va, arrête et puis bof »

Puis finalement, cela clôt le truc tout de suite.

Dans le cas de ton activité d’aujourd’hui, CREZEO,

tu as une nouvelle expérience,

tu t’es provoqué une nouvelle expérience internationale

avec, cette fois-ci, San Francisco.

Oui !

Deux fois ?

Je vois que tu as bien retenu.

Effectivement, grâce à EuraTechnologie,

CREZEO est hébergé

dans un incubateur accélérateur d’entreprises

et hôtel d’entreprises, un super écosystème

qui s’appelle EuraTechnologie, ici, dans le Nord

où est ...

Mon troisième invité.

Ton troisième invité.

Exactement ! Il y en aura certainement d’autres,

d’EuraTechnologie, invités « Sur la route ».

Et effectivement, on est hébergé à EuraTechnologies.

... de partir.

Et CREZEO en fait, finalement, a eu la chance d’être sélectionné

pour le programme « Stanford EuraTechnologie ».

C’est l’Université de San Francisco, Stanford ?

C’est l’université de San Francisco

qui est l’une des meilleures universités du monde.

Et en fait, il y a eu un partenariat entre EuraTechnologie et Stanford

qui a fait qu’il y avait eu une sélection, finalement, de startup et d’entrepreneurs

qui ont eu la chance de partir là-bas.

J’en faisais partie.

Et moi, je me suis dit, quand j’ai vu cette opportunité-là,

sachant que la Californie, c’était déjà

une de mes destinations phares,

c’est un de mes objectifs de vie.

Oui !

Et je me suis dit : « c’est une opportunité unique ».

Grâce à EuraTechnologie, j’ai pu partir là-bas.

Et le programme était structuré en une semaine sur place,

une semaine en France.

D’accord !

Où tu apprenais, finalement,

toutes les bonnes pratiques de création d’une startup aux États-Unis,

pas d’une petite boîte,

mais vraiment une startup.

Tu apprends à devenir un entrepreneur plus plus.

Plus plus, même un startuper.

Cela veut dire, dans la dynamique aux États-Unis,

ils sont très dans cette mouvance-là.

C’est voir le projet, voir le produit,

bâtir, aller le plus vite possible,

pas forcément penser au business, à la monétisation immédiatemment,

mais voilà, bâtir une belle boîte.

Et ce qui est hyper intéressant,

c’est qu’ils ont un état d’esprit.

On peut parler de l’état d’esprit du Liban...

Oui !

qui est complètement différent.

Encore différent.

Vraiment différent,

une manière de faire le business

largement différent, sachant que

quand tu crées une startup aux États-Unis,

tu sais que tu vas la créer pour accélérer un moment.

Oui !

Et ce qu’il va falloir faire,

c’est de penser toute la startup comme une machine

avec différentes parties

que tu vas devoir optimiser.

Et tu as une machine commerciale,

tu as une machine technique

et tu as pensé au travers de coûts,

au travers de ..

Au travers de rencontres et d’échanges aussi avec...

Et tu as trouvé cela génial ?

Et c’était juste génial !

Sauf que comme je n’ai pas tout compris sur la première session,

je me suis dit : « il faut que je repique ».

Du coup, quatre ans après,

je me suis dit : « je vais me réinscrire ».

J’ai été resélectionné

et je suis reparti aux États-Unis.

Alors c’était bien ?

Donc tu conseilles ?

Je conseille largement

à tout entrepreneur, à un moment,

que le projet soit petit ou grand.

Forcément, cela va t’ouvrir les yeux,

cela va t’obliger à sortir là, pour le coup, de ta zone de confort.

Oui !

Et dire : « finalement, ce n’est pas forcément

juste le projet tel que je le voyais

qui va me correspondre.

C’est peut-être quelque chose de plus grand ou pas ».

Mais en même temps, cela te permet de...

De te poser la question.

De te poser la question et de faire ton choix.

Puis de rencontrer plein de gens, je suppose.

De rencontrer des gens super.

Donc là, j’ai gardé encore le contact avec beaucoup de monde là-bas.

Oui !

J’ai un ami d’ailleurs, qui est parti là-bas récemment,

que j’ai mis en relation à ... . Voilà !

C’est vraiment un environnement hyper intéressant

et c’est vrai que la Californie, en termes d’état d’esprit,

pour sortir de ta zone de confort,

je trouve qu’il n’y a pas mieux. Il y a un autre niveau, mais...

Oui, ce n’est pas pareil que Beyrouth.

Ce n’est pas pareil que Beyrouth, ce n’est pas pareil que Lille, ce n’est pas pareil que Paris,

mais c’est un autre niveau.

Super !

Et là-bas, tu es revenu aussi, alors,

tu vas m’expliquer.

Ce n’est peut-être pas la peine, tu l’as appris,

mais depuis qu’on rediscute et qu’on se connaît,

tu as évolué dans ta manière de t’organiser

et notamment sur le fait que tu me racontais

de rester focus sur des objectifs.

Et tu as mis en place des méthodes pour cela.

Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Notamment une ?

J’ai tisé là dessus, tu te lèves tous les matins

à trois heures du matin.

Oui, trois heures et demie.

Trois heures et demie !

Et tu te laisses une demi-heure.

Et je me laisse une demi-heure ...

Trois heures et demie du matin

....

En fait, ce n’est pas une question de...

Ce n’est pas difficile.

Et surtout pour toi.

Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de monde qui me dit à chaque fois :

« mais tu te lèves à trois heures et demie pourquoi ?

Tu n’es pas bien ?

Tu t’es puni ? »

Et c’est vrai que...

je pense que ce qui est vraiment important dans la vie,

c’est de savoir où tu veux aller

et d’avoir des rêves.

Et moi, j’ai pas mal de rêves,

peut-être un peu beaucoup.

Et un des rêves effectivement,

c’est de partir vivre quelques années aux États-Unis.

Et pour cela, si tu veux,

cela m’oblige à positionner,

à partir de ce rêve, une vision de ma vie

et des objectifs.

Et en rapport avec ces objectifs-là,

en rapport avec ces objectifs, forcément,

tu te mets des...

des méthodes et des tâches à réaliser.

Et par rapport à la taille des tâches,

tu te dis : « en fonction du temps que tu as dans la journée... »

C’est cela !

J’ai une femme, j’ai deux enfants,

j’ai envie de les voir.

Et puis je veux faire du sport,

je veux continuer ma vie,

continuer à vivre

même si effectivement j’ai des gros objectifs.

Oui !

Et la seule option aujourd’hui

qui est effective et possible,

c’est finalement de se lever le matin, plus tôt,

en tout cas pour moi.

Je sais qu’il y en a d’autres qui se couchent plus tard.

Il faut imaginer...

Cela pourrait être de se lever à trois heures et demie du matin

ou cela pourrait être de se coucher tous les soirs à trois heures et demie du matin.

Finalement, tu choisis ton mode d’organisation.

Et pour moi, je sais que c’est le mode qui me correspond.

D’accord !

C’est celui de se lever tôt le matin.

Avant, je ne me levais pas tôt.

Je vous rassure, je me levais toujours à huit heures,

sept heures et demie avec des difficultés.

Mais aussi, c’est parce que je n’avais pas cet objectif de vie,

je n’avais pas cette vision.

D’accord !

Et le fait, finalement, de te lever tous les matins en te disant :

« OK, là je vais redonner un coup »,

finalement, c’est hyper motivant.

Et cela te pousse,

cela te permet, finalement, de te lever plus tôt,

de trouver plus d’énergie.

Et c’est vraiment cela.

Donc effectivement, je me lève.

Parfois je regarde ma vie et je regarde ma vie d’aujourd’hui.

Je regarde ma vie d’avant

et je me dis : « mais en fait, tu es devenu un moine

ou tu es rentré dans l’armée »,

ou peut-être entre les deux.

Et l’idée c’est vraiment de se lever tôt,

de réussir à avoir une dynamique et une discipline de vie,

de faire gaffe à ce que tu manges,

de faire du sport

et d’arriver, finalement, à la fin de...

Tu as quand même une vie sociale ?

Alors, mais j’ai une vie sociale.

Je suis là aujourd’hui, j’arrive à te parler,

je vois ma femme, je vois mes enfants, je vois mes potes.

Je me couche, cela m’arrive de me coucher tard.

Le matin du coup, c’est un peu plus tôt.

Mais non, j’ai quand même une vie sociale.

Mais c’est vrai qu’elle est très orientée, aujourd’hu,

sur mes objectifs.

Et c’est quoi, pour parler vite ?

Ce sont des méthodes américaines ?

Ce sont des choses que tu as inventées tout seul

ou tu t’es inspiré de bouquin ?

Je m’inspire.

Je m’inspire de livres.

Je m’inspire de gens

qui ont déjà référencé pas mal de choses dessus.

Tu peux nous donner quelques références ?

Oui, complètement, il y a un mec qui s’appelle Tim Ferriss.

Tim Ferriss ?

Tim Ferriss, oui. Un Américain

qui a créé notamment la semaine de quatre heures,

qui est très bon,

qui a écrit la « Tools of Titans »

qui est un bouquin que je recommande à tout le monde.

C’est un bouquin qui analyse, finalement, la vie...

Tu mettras les liens en commentaire ?

Oui, avec plaisir !

C’est un bouquin qui analyse

les méthodes de personnes

qu’on appelle « successfull » aux États-Unis,

ce qu’elles font,

la manière dont elles vivent leurs vies,

la manière dont elles vivent leurs journées,

la discipline qu’elles imposent.

Et tu te rends compte qu’en fait,

il y a plein de choses dont tu peux t’inspirer.

C’est vrai que je m’inspire beaucoup de cela.

Toi, tu as appliqué à toi-même ?

Tu peux te les appliquer.

Alors, bien sûr, il faut te les adapter,

parce qu’on ne vit pas la même...

On n’est pas tous Steve Jobs.

Exactement, mais il y en a beaucoup,

je pense notamment à Schwartzenegger.

J’ai pas mal lu aussi sur Schwartzeneger.

C’est un mec hallucinant.

C’est quand même le mec qui a commencé

en faisant du budy building ;

qui est devenue une star mondiale

de films d’action, de tous types de films

qui est devenu gouverneur de Californie,

et qui aujourd’hui, s’investit beaucoup

dans la partie sociale

et dans l’amélioration, finalement, du monde.

Oui !

Et c’est le mec qui,

il t’explique qu’à un moment dans sa vie,

pendant un an, il a médité le matin et le soir

toujours pendant 20 minutes le matin.

Et finalement, cela l'a transformé

dans la manière de voir les choses,

de se poser.

Et tu te dis : « et si je testais la méditation,

quel impact cela aurait sur moi ? »

D’accord !

Du coup, tu testes la méditation

et tu vois quel impact cela va avoir.

Tu le testes toi-même ?

Donc, à chaque fois que je vois cela,

j’identifie un truc là-dessus.

Je le teste

et je vois si c’est applicable à moi ou pas.

OK ! Super !

Il y a plein d’autres méthodes, je suppose.

Tu as lu plein d’autres livres,

mais tu mettras en commentaire les...

Avec grand plaisir !

les références

et voilà.

Je te remercie, Antoine, pour cet échange.

Merci, Nico !

Je te libère pour aller travailler,

puisque ...

Je vais faire l’après-midi maintenant.

Allez, salut, Nico !

À très vite !

— Merci beaucoup ! — À très vite !

Salut Antoine !

Voilà. On a échangé avec Antoine Leclercq,

CREZEO.

Je ne sais pas ce qui vous a intéressé.

On a vu avec lui

la façon de trouver les idées pour entreprendre,

pour créer des projets et des entreprises.

Il nous a parlé de son expérience internationale :

Beyrouth, San Francisco.

C’était vraiment intéressant.

Et puis, se lever à trois heures du matin.

Bon, voilà. Il y a plein de méthodes.

À chacun de trouver la sienne

pour pouvoir se sentir bien dans son travail

et dans sa vie.

Lui, c’est cette méthode-là.

Il va vous mettre tous les éléments et tous les liens

pour pouvoir échanger

et lire tout cela sereinement.

Et voilà !

Donc j’espère que cela vous a intéressé.

La semaine prochaine,

mardi, rendez-vous donc mardi neuf heures,

la semaine prochaine.

Cela sera une émission spéciale,

puisque c’est le salon de créer à Lille

pendant deux jours : lundi et mardi prochain.

Et donc mardi à neuf heures,

j’ai laissé le créneau de l’invité ouvert.

Donc, je n’ai pas d’invité fixe

et j’aimerais inviter une personne

que vous allez me recommander.

Plutôt que ce soit moi qui invite,

c’est vous qui allez l’inviter.

Donc, mettez en commentaire, taggez

des personnes que vous souhaitez que j’invite.

Et puis je choisirai dans cette liste de personnes

et elle se retrouvera mardi prochain à neuf heures

avec moi, en tant qu’invité,

dans ma voiture sur la route numéro six.

Voilà !

J’attends vos retours, vos commentaires, vos questions.

Je vous souhaite une bonne journée,

portez-vous bien,

travaillez bien,

entreprenez, prenez des risques.

Et à la semaine prochaine.

Salut !

Émissions qui peuvent
vous intéresser
(voir tout)