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Sur La Route #6
Mardi 12 Septembre 2017

avec Nicolas Quilliet Romain Sarels

CEO de Pubeco

Bonjour tout le monde !

On est mardi, il est presque neuf heures.

On est en direct sur Facebook et dans ma voiture.

Et tourne l’épisode numéro six de " sur la route"

Je m’appelle Nicolas Quilliet.

Mon invité d’aujourd’hui, c’est Romain Sarels.

Alors, Romain Sarels, c’est le CEO du Pubeco.

Et avec lui, on va discuter de plusieurs choses,

notamment, comment il a eu l’idée de la création du Pubeco.

Il a levé des fonds de deux millions et demi d’euros, il va nous en parler.

Et on va parler aussi de son engagement citoyen,

à titre personnel dans sa famille

et dans sa communauté et sa circonscription

puisqu’il s’est présenté aux élections.

Et il va nous raconter tout cela.

Voilà !

On accueille tout de suite Romain Sarels.

Bonjour Romain !

Bonjour Nico, ça va ?

Ça va très bien et toi ?

Ça va, ça va !

On y va sur la route, bienvenue !

Merci !

Je t’invite à te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas.

Alors, je m’appelle Romain Sarels, j’ai 32 ans,

On dit le S, Romains Sarels.

Oui, il faut que je le dise.

Tu as raison, c’est ton nom.

Je ne sais pas s’il y a des lettres inutiles, mais...

J’ai 32 ans, je suis Papa de deux petites filles :

Rosalie et Augustine qui ont quatre ans et deux ans.

Et j’ai créé une startup qui s’appelle " Pubeco "

il y a plus de dix ans maintenant.

Oui !

J’étais encore étudiant, enfin j’étais même au début de mes études.

D’accord !

Et voilà !

Pubeco, donc il a dix ans.

Oui !

Cela fait quoi, Pubeco ?

Pubeco, cela fait quoi ?

Cela s’est dit avant l'iPhone et au tout début de Facebook

que les prospectus et les catalogues que madame Michu recevait dans sa boite aux lettres.

Oui !

Un jour ou l’autre, elle pourrait les lire sur internet

et du coup, refuser la version papier du prospectus

de toutes les marques de distributeur.

On colle un petit autocollant, non pas : "stop pub".

Oui !

Mais " pub non merci", je la lis sur Pubeco.fr.

D’accord !

Tu as laissé des petits autocollants-là,

qu’on retrouve à peu près partout sur toutes les boites aux lettres.

Exactement !

" Pub, non merci ! "

On a distribué presque deux millions depuis qu’on a créé Pubeco.

Deux millions d’autocollants ?

Il n’y a pas un endroit de France,

oui, il y a aussi le Portugal et l’Espagne,

mais il y a plein d’endroits de France où je vais en vacance

sans voir un autocollant.

C’est vrai ? Génial !

Par contre, ce que tu fais a un impact partout où tu vas.

Exactement !

C’est top ! Bravo !

Donc en gros, tu numérises les pubs ?

Oui !

C’est cela exactement.

Et comment tu as eu l’idée ?

En fait, j’étais associé déjà, avant avec Yannick Lalleau

mon cousin qui a développé des applications pour les autres. - Oui !

Quelqu’un nous a a dit : " c’est quand même terrible,

je vois plein de gens qui ont une idée, mais pas l’équipe.

Vous avez l’équipe, trouve l’idée.

D’accord !

Et si tu mélanges, je vais dire trois choses,

les mailings qu’on faisait déjà

et en 2006, ce n’était pas... on recevait encore des mails avec de pièces jointes,

des trucs insupportables.

Tu rajoutes la grande ???

On a tous les deux eu quelques expériences

de chef de rayon, de choses comme cela.

Et donc, effectivement, dans le nord,

on sait un peu ce que c’est que des prospectus et les catalogues.

Et en ce qui me concerne, une forte envie

d’agir et déjà en 2006-2007, je parlais de développement durable.

D’accord !

Et tu te dis : "ben, tiens, c’était le moment pour ceux qui s’en souviennent,

du pack technologique de Nicolas Hulot.

Puis, il y a...

??? Nicolas Hulot.

Oui, voilà !

Depuis, il a pris. Il est monté en grade, n’est-ce pas ?

Il est monté en grade, mais voilà.

Donc, les trois réunis, on se dit :

" tiens, grâce à internet, il y a a surement un moyen

de pub plus écologique".

Oui !

Et aussi économique parce qu’il y a moins de gâchis,

parce qu’il y a plus de performances.

Donc, voilà !

Donc, on en reparlera après, effectivement,

c’était déjà à cette époque-là, très de développement durable.

Oui !

Cela a toujours finalement fait partie de moi.

D’accord !

OK !

La boîte se développe, entre il y a dix ans et maintenant.

Et il y a cinq ans, il y a eu un évènement important

dans la vie de la société, tu as levé deux millions et demi d’euros.

Oui !

On a fait deux millions à la fonds de dette et en capital.

En fait, quand on va créer Pubeco entre 2006, 2007 et 2010,

personne n’y croyait, on nous disait que cela ne marcherait pas.

Oui ! Ben enfin, je te rappelle, l’iPhone,

cela a dix ans.

Facebook, enfin tout cela,

les usages du numérique n’étaient pas aussi développés.

Et donc pendant trois ans moi, je finissais mes études,

on a un peu traversé le désert je vais dire.

Oui !

Et puis en 2011, 2012, tout s’est accéléré avec des concurrents étrangers

qui se sont lancés à la fois,

enfin qui se sont faits racheter par des Allemands.

Il y a eu des lancements d'espagnol et d'italien.

Et nous, on s’est dit : "tiens, si on veut se développer,

il faut faire ce que font toutes les startups, levée des fonds".

Donc, je précise, on était rentable.

Et on a levé des fonds.

C’était rentable, tu gagnes de l’argent !

Oui, on gagnait de l’argent.

??? payer, gagner de l’argent

Tout le monde peut.

On payait des jeunes équipes, d’une douzaine de personnes.

D’accord !

On avait un joli bénéfice à la fin de l’année.

Oui !

Et puis, on s’est dit : "pour aller encore plus vite

et être les plus beaux - Les plus grand !

...et les plus grands et voilà

on va lever deux millions et demi d’euros.

D’accord !

Rien que cela !

Oui enfin, rien que cela, justement

quand tu regardes les levés de fonds de ces derniers jours,

tu comprends qu’en fait, il faut peut-être bien calibrer

les financements en fonction des ambitions.

Pourquoi ? Explique !

Ben, on était dans un moment où

le concurrent allemand se fait racheter par

le plus gros groupe de presse allemand : "Springer".

Des Espagnols se développaient déjà au niveau international.

Et il y a des Italiens qui commençaient à émerger,

qui ont levé très vite 25 millions d’euros.

Donc, quand tu as des Allemands qui ont près de 100 millions,

des Italiens qui ont 25 millions et que toi, tu as deux millions et demi,

forcément...

Quand on dit deux millions et demi d’euros, c’est déjà énorme.

Mais en fait, ce que tu dis, c’est que

par rapport à la concurrence, ce n’était pas assez ?

En fait, il fallait soit ne rien lever

et on aurait pu continuer notre petit bon homme de chemin

et faire une petite boîte rentable.

Mais cela aurait...

enfin rétrospectivement, je te dirais :

"c’est une belle aventure."

À l’époque, je pense que la jeunesse est prise dans tout le mode des levées de fonds.

On se dit que de toute façon,

il faut faire "comme tout le monde".

Mais nous, à ce moment-là en fait,

on aurait peut-être eu une autre route qu’on n’a pas prise

qui avait des avantages et des inconvénients,

qui était de toute façon risquée. - Oui !

Mais ce qu’il faut voir, c’est quand on fait une levée de fonds,

je ne vais pas dire que c’est à sens unique,

mais on change de dimension,

on s’est retrouvé avec le conseil d’administration,

tous les reporting qu’on n’avait pas.

Donc forcément, peut-être un peu moins d’agilité

et surtout des ambitions beaucoup plus fortes.

C’est plus dur de rentabiliser deux millions et demi

que les 50 000 euros que tu prends à ta grande tante, quoi.

Tout à fait !

On avait un capital familial qu’on avait su "amortir et rentabiliser."

Je pense que la marche était peut-être très forte.

Elle est trop forte, mais surtout rétrospectivement

quand tu regardes et tu te dis voilà : " tu ne peux pas concurrencer des gens qui ont..."

- Qui sont... - Énormes...!

Enfin aujourd’hui, c’est l’histoire d’Uber.

Qui veut s’amuser à concurrencer Uber ?

Il y a peut-être des meilleures applications de comme dire, pas de voiturage mais de...

Taxi !

Ouais de VTC qui se sont développés.

Et à moment donné, le cash fait quand même

une grosse différence dans notre secteur.

Donc là, tu as vécu cette levée de fonds et rétrospectivement tu dis

qu’il y avait d’autres choix possibles.

Et que le passage, levée de fonds,

c’est vrai qu’aujourd’hui, on pense startup,

levée de fonds obligatoire quasiment pour pouvoir se développer.

Ce que tu dis, c’est qu’il faut y réfléchir,

ce n’est pas forcément la seule et unique solution de développement.

Ouais !

Et je pense surtout que

c’est tout l’un ou tout l’autre.

À un moment donné, si un entrepreneur décide de levée des fonds,

il faut qu’il ait conscience que son business ne lui appartiendra plus. - Ouais !

Puisque de toute façon

Tu partages !

il aura

Puis il n’aura qu’une possibilité,

c’est soit de se revendre, soit de lever davantage de fonds

pour continuer la course.

Et on a vu avec les take it easy et les autres

qu’à un moment donné, tu peux te développer,

mais si tu n’as plus d’essence, tu n’avances plus.

- Ouais !

Nous, on y était déjà puisque cela faisait déjà cinq ans

qu’on avait créé la boite on était rentable

on était peut-être déjà dans un ADN d’entrepreneur plus indépendant.

- Ouais !

Plus familiaux et patrimoniaux comme on a dans le nord

et cette expérience me fait dire à tout le monde

que je ne dis pas qu’il ne faut pas lever de fond.

Mais quand tu lèves des fonds, il faut savoir ce que tu fais.

Il faut y réfléchir !

Et moi, j’avais 26-27 ans,

Pubeco, c’est ma première expérience.

Rétrospectivement, je me dis que je n’ai peut-être pas

suffisamment compris ce que je faisais.

- Ah ouais !

Mais cela m’a permis de bien apprendre.

- Oui, cela t’a effectivement, aujourd’hui appris plein de choses.

C’est une bonne

- Cela t'a permis d’analyser cela aujourd’hui.

Oui, voilà !

Et puis après, quand j’en vois certains qui me disent :

"oui, mais non, machin"

je me dis : "fais ton expérience, puisque de toute façon, chaque expérience est différente."

- Bien sûr !

Mais si tu ne le vis pas, tu ne peux pas le ressentir et le comprendre non plus.

- C’est l’importance aussi d’ailleurs de cette émission,

c’est d’avoir les expériences de chaque entrepreneur.

Et on le voit au fur et à mesure des épisodes qui sont tous différents

que tous ont une expérience différente.

Et c’est cette possibilité aussi qui rend l’aventure intéressante.

Ouais !

Et que chacun prenne une ou deux choses

qu’il arrive à se l'approprier

mais chaque histoire est vraiment différente et singulière.

- Donc l’idée, tu l’as eue donc sur la thématique du développement durable.

Ouais !

- Donc en gros, je rappelle, c’est pour

plus de prospectus papiers, tout est en numérique.

Donc pas de déchets en gros puisque les prospectus papiers,

on les jette à la poubelle.

C’est 40 kg de papier tous les ans dans ta boite aux lettres.

40 kg

Toi, tu as l’autocollant depuis longtemps donc cela

Mais c’est vrai !

Mais sinon, c’était 40 kg

- 40 kg par an.

Ouais !

- De prospectus

Oui !

- Que la moitié des gens ne lisent pas ?

Qui vont directement à la poubelle.

Pas toujours directement, mais...

Il vaut mieux un peu découper.

S’ils étaient tous recyclés, je serais déjà content.

Tu vois !

- Oui parce que cela se recycle normalement.

Oui !

- Mais bon !

Cela peut se recycler, le papier.

- Et donc cette problématique, elle est importante pour toi,

tellement importante que tu l’appliques au niveau familial.

Alors, tu vas me dire si c’est vrai ou pas

puisque si j’ai compris, tu es ce qu'on appelle "une famille zéro déchet"

Ou tu tends à l’être.

Ouais, ce que je dis toujours.

Quand on était un couple, on arrivait à être zéro déchet

et avec des enfants, on est presque zéro déchet

parce que bon je le dis : quatre ans et deux ans,

même si on parlait dans le zéro déchets plus...

Et peut-être finalement, le plus contraignant avec un peu de recul,

les couches lavables, on l’a fait et on a tenu.

- Et tu as arrêté !

Non !

Enfin, après voilà

on va rentrer

cela va peut-être intéresser les jeunes parents.

Couche lavable en journée, cela tient

la nuit, c’est un peu plus compliqué.

Donc pour le confort de vos enfants,

vous dites : " en journée, on met des couches lavables et on a une couche par jour.

Franchement, c’est déjà bien comme geste.

Mais en fait, ce qu’il s’est passé, c’est que moi,

j’ai toujours été sensible à cela.

et au moment de la levée de fonds ?

enfin, un peu après la levée de fond

et où j’ai commencé à réaliser en fait,

je vais dire, tout l’argent et les règles du jeu

en se disant : " mais ils font encore plus d’argent et autres."

Cela m’a fait un effet inverse en me disant :

"je n’ai pas envie de lever des dizaines de millions."

De toute façon, on n’était pas parti pour cela.

Et du coup, je me suis dit mais en fait, est-ce qu’on peut vivre avec moins.

Et c’est comme cela que j’ai acheté deux bouquins.

- Ouais !

Un bouquin de Pierre Rabhi que je suivais déjà pas mal.

Colibris.

Voilà ! Vers la sobriété heureuse.

Et un deuxième bouquin de Béa Johnson

qui s’appelle : Zéro Déchets, Zero Waste en Anglais.

- D’accord !

Tu mettras les liens en commentaire.

Oui, j’ajouterais les liens.

En fait, j’ai commencé à lire Pierre Rabhi

et ma femme a lu Zéro Déchets

donc, je n’ai pas eu le temps de lire plus qu'un chapitre.

Oui !

Et alors qu’elle, ce n’était pas du tout son mode de vie à l’origine.

- Oui !

À un moment donné, elle est en train de lire le livre et elle me dit :

" et si on le faisait ?"

Je lui dis : quoi.

On va passer Zéro déchets.

Et en fait, j’ai eu, je crois,

mais je ne me souviens pas d’avoir eu cela une autre fois,

un vrai sentiment de vide et de lâcher-prise

et je crois que c’est l’amour que j’ai pour ma femme qui m’a fait lui dire :

" OK, on y va ! "

Et j’avoue que comme cela ne venait pas de moi,

il y a eu des moments un peu plus durs.

- Oui ! Tu t'y adaptes.

Voilà !

Mais progressivement, on est passé en zéro déchet

et c’est franchement, je pense,

la meilleure décision familiale qu’on ait prise ces dernières années.

- Ah oui ?

Parce que la vie est beaucoup plus simple après.

Et cela permet de tout aligner et d’avancer dans une direction.

enfin, c’est finalement un mode de vie

que j’applique progressivement à tous les secteurs

et pas seulement à la famille.

Alors, j’ai un peu trop saoulé mes collègues et autres

au boulot, ils pourront parler avec cela.

Mais j’essaie de reprendre la philosophie du Zéro Déchets en cinq mots.

Je vais commencer dans le désordre le Zéro Déchets.

Vous commencez, si vous avez un jardin,

vous pouvez composter toutes les épluches

sur restes alimentaires, toutes ces choses-là.

Résultat : cela ne va pas à la poubelle

et cela fait de l’engrais pour le jardin, c’est formidable.

- Le jardin à composte.

Le composte !

Donc en fait, c’est le premier pilier.

Le deuxième pilier que vous pouvez faire,

c’est tout simplement de recycler.

- Oui !

Donc là, je parle quand même de choses que tout le monde peut faire,

ne vous trompez pas de poubelle, choisissez de correctement recycler.

Le troisième, c’est de réutiliser.

Un exemple tout bête :

nos filles ont des pailles en fer.

On lave la paille et la foute sous l'eau.

Les pailles ! Ah oui !

Et résultat : il n’y a plus de pailles en plastique.

Voilà !

Et ce n’est pas parce qu’on est en zéro déchet que nos filles n’ont pas de pailles.

Mais elles ont des pailles en métal, pareil.

- Réutilisable !

Réutiliser, on a des chiffons à la maison.

On a découvert les chiffons plutôt que le sopalin.

Voilà ! Au moins, on le met

un chiffon dans la machine, cela ne fait pas plus de voilà.

Et les deux, la plus dure : réduire, réfléchissez autour de vous

ce que vous pouvez consommer en moins,

tout ce qui est en double usage et autres.

- Oui !

Et franchement

- Réduire la consommation alors.

Oui, voilà ! Réduire la consommation et je te donne en dernier : refuser.

Parce que dans notre boulot, c’est le plus dure.

Tu vas au salon créé tout à l’heure,

On refuse tous les goudies inutiles.

Bon courage !

Franchement, ce sont des choses

donc je le donne en dernier,

mais souvent on dit d’abord, commence par refuser,

tout ce que tu n’as pas envie.

Mais ces cinq piliers-là, quand tu les appliques dans la vie de tous les jours,

cela nous permet, ce n’est pas totalement du zéro déchet

mais c’est comme cela qu’on a acheté notre reporter

et que dès qu’on peut, on covoiture en se disant :

"est-ce que je peux refuser ce trajet ?

est-ce que je peux réduire ?"

Enfin, voilà, on adapte.

Et ce qui est sûr, c’est que le zéro déchets

cela oblige à prévoir.

D’accord ! À s’organiser !

À s’organiser, parce que tout bête, tu refuses ton sac à pain.

Tu as ton petit sac

donc, tu dois savoir quand est-ce que tu vas aller à la boulangerie.

Parce que du coup et c’est peut-être bon pour ma ligne en fait,

mais du coup, maintenant, quand je passe devant une boulangerie,

soit je demande le pain au chocolat directement et je le mange en sortant.

Voilà, cela fait un peu bizarre la première fois,

la boulangère qui vous voit :

" ben non, c’est bon, donnez, je vais le manger tout de suite !"

Et elle vous regarde et vous fait : " ben oui, d’accord !"

Et sinon, tu prends ton sac et tu le fais, pareil

pour toutes les courses en vrac, cela se prévoit.

Quand tu vas chez ton boucher

tu rends une petite boite en plastique et tu mets dedans.

- Oui !

Et tous les commerçants proximité t’adorent,

parce que cela leur coûte tellement cher, les emballages.

- C’est vrai !

Que franchement, ils sont contents de leurs côtés,

de pouvoir réduire les charges.

- Donc, tu appliques cela au quotidien chez toi ?

Oui !

- Alors, je vais faire l’avocat du diable,

question bête : aujourd’hui, on voit des scandales écologiques de partout,

est-ce que réellement, c’est utile de faire tant d’effort au niveau familial

pour le développement durable ?

Oui ! Alors déjà, franchement, quand tu te mets dedans,

ce n’est pas tant d’efforts.

- Ce n’est pas tant d’efforts ?

Non, tu vois de temps en temps

on peut avoir l’impression qu’on refuse quelque chose à nos filles ou autres,

mais déjà on dit autour, elles prennent, enfin tu vois, les grands-parents,

chacun fait comme il veut.

- Oui !

Je dis et bon des caprices avec des enfants, on en a tous.

Donc, si tu veux un caprice, tu veux zéro déchets

bon c’est bien, à un moment donné, tu leur expliques et tu leur dis :

"ben non, cela c’est trop emballé."

" Ah oui, ce n’est pas bien ! Regarde maman, il a jeté son paquet par terre !"

Ben oui !

Tu vois, cela aide finalement, donc ce n’est pas tant d’efforts que cela.

Après, je vais te faire une réponse en deux temps.

La première, je vais te citer Pierre Rabhi et les Colibris.

Tu dois connaître l'adage.

Le colibris qui veut éteindre le feu de la forêt

et qui passe goutte par goutte et il y a un autre animal qui lui dit :

"mais ce que tu fais ne sert à rien",

il répond : "au moins, j’aurais fait ma part."

Et cela franchement, moi, c’est ce que je me dis

si je peux mourir en me disant : " j’ai essayé, j’ai fait ma part"

ou j’ai fait ma part, ce n’est déjà pas mal.

Après, il est vrai que, je ne vais pas faire de mauvaise publicité,

donc je ne vais pas citer le nom.

J’ai acheté un téléphone complètement

réparable, évolutif et autres.

Et je me suis rendu compte au bout d’un an,

moi qui ai une utilisation très forte quand même de mon téléphone,

que c’était bien peut-être pour l’utilisation de ma mère

qui va de temps en temps sur deux, trois applis,

elle regarde ses mails.

Mais pour faire Facebook live ou autres, non.

Donc, il y a des moments où tu te dis :

" bon, ce geste-là, c’est trop de contraintes, c’est trop d’effort".

Et cela, ce n’est peut-être pas la peine de le faire,

parce que si cela me pourrit la vie et que cela me rend

enfin voilà, moi je dis

quel que soit ton mode de vie,

si cela ne te donne pas la banane, arrête.

Enfin à un moment donné, les choses qui t’ennuient

pour être polie, ce n’est peut-être pas la peine de les faire.

Donc à priori, cela ne m’a pas fait perdre le sourire, le "Zéro Déchets."

- C’est le fait à faire des efforts,

mais pas non plus au détriment d’autre chose

ou de son bonheur personnel tout simplement.

Moi, ce qui me fait rire, ce sont mes copains

qui parfois viennent à la maison et autres,

essayent de voir les choses contraignantes.

Alors, le truc dans les réduire, on a plus de courant, on n’a plus de télé.

Bon le micro-onde, franchement,

ça va, on vit très bien avec la plaque et le four.

Et puis la télé, on dirait de pas la télé.

Donc, ça va, on a internet.

On a le replay et je regarde mes matchs

de rugby de l’équipe de France, sur TF1 ou en live.

C’est ouvert, il n’y a pas de problème.

Donc, tout va bien.

Et sinon, tu peux aller au café à côté, cela crée du lien social.

- Ça va !

Tout à fait !

- Je rebondis sur le lien social.

Oui !

Tu as voulu aller très loin dans la mise en place du lien social,

Oui !

Puisque tu as fait quelque chose que peu de gens ont fait,

quant ce n’est pas leurs métiers,

c’est à dire, quand ce n’est pas, quand on n’est pas politique de nature,

ce que tu ne l’es pas.

Tu es un entrepreneur avant tout

et tu as décidé de te soumettre au suffrage universel des Français.

Oui !

- Tu t’es présenté à l’élection législative dans ta circonscription.

Bon pas de suspense, tu as perdu.

Oui ! Je ne suis pas député de la France.

- Qu’est-ce que cela a changé dans ta vie ?

Qu’est ce que cela a changé, en fait ?

Rétrospectivement, je ne l’ai pas fait pour cela,

je l’ai vraiment fait en me disant : " et si cela marchait, et si j’essayais de faire ma part.

Je l’ai fait dans l’objectif de

- Vouloir changer les choses sérieusement, voilà !

Mais rétrospectivement, je me rends compte qu’en fait,

je suis complètement sorti de ma zone de confort.

Mais alors, violemment.

- Oui !

Parce que j’avais un objectif et j’avais des contraintes.

C’est-à-dire que depuis dix ans, je suis entrepreneur.

Je pense que je suis plutôt assez ouvert.

Je rencontre, voilà. J’ai eu ma période

où autour de moi, tout le monde était web

et maintenant autour de moi, c’est assez diversifié.

Mais finalement, tu te rends compte que

tu rencontres un peu toujours les mêmes personnes,

tu vois toujours les gens qui t’entourent.

- À ton écosystème.

Et qui te font du bien et c’est logique.

Et là, je peux te dire que le premier porte-à-porte,

où c’est toi le produit, " bonjour ! Oui, je m’appelle Romain Sarels, je suis candidat aux élections législatives

alors, tu te prends des portes, tu te prends des trucs.

Mais quand tu le fais comme moi je l’ai fait

- Tu as fait sans étiquette, je précise.

En t’intéressant aux gens, mais je m’en suis pris plein la figure

et je le dis, cela m’a transformé

au-delà et je les remercie pour ceux qui verront cette vidéo

de la vingtaine de personnes qui m’ont porté

et ma famille qui m’a supporté.

Tout mon entourage qui m’a porté, ceux qui m’ont aidé

à combler le déficit, parce que comme je n’est même pas fait les 5 %,

je n’ai même pas été remboursé.

Mais c’est ce que je dis, c’est un billet en lien social,

en introspection, enfin voilà.

Cela ne m’a pas coûté le prix d’un billet.

Cela m’a pris peut-être pris autant de temps,

si ce n’est plus qu'un billet, c’est clair.

- Oui, parce que cela faisait déjà plus d’un an que tu étais sur le terrain.

Moi, j’ai mis un an et vraiment,

c’est monté progressivement.

Mais je te dis, le porte-à-porte,

les marchés, la rencontre des gens,

te dire : " il faut que j’aie une réponse à tout."

- Oui !

Et en fait, j’ai fait la différence entre

Enfin, si tu vois à un moment donné, tu en as qui te parle

du conflit Israélien, Palestinien.

C’est sur que si tu es député demain, tu vas pouvoir en parler.

Enfin voilà, avoir un avis sur toute l’actualité

et aussi sur les préoccupations des gens.

Ah regardez monsieur, on parlait des déchets,

mais ils n’ont pas ramassé ma poubelle hier.

Ben oui, effectivement, mais enfin, tu vois, tu ne vas pas régler le problème de la poubelle.

Et donc, cela m’a vraiment...

- Cela t’a changé ?

Oui, enfin je pense que, déjà là bon, je parle beaucoup,

mais c’est le jeu, tu vas me le dire.

Mais j’ai appris à beaucoup moins parler,

parce qu’avant, j’étais toujours à convaincre à faire.

Et là, tu te rends compte que tu ne sais pas face à qui tu es.

Quand tu es face à un client

ou quand tu es face à un partenaire ou autres, tu as étudié.

Là, quand tu frappes à la porte,

tu ne sais pas derrière si le mec, il est au chômage,

si le mec a des enfants, n’a pas d’enfant et machin.

Donc, tu mobilises plein de choses totalement différentes,

mais encore une fois, ils vont, cela va peut-être être une petite recycle au passage

Mais parce que je l’ai fait de cette manière-là,

c’est peut-être aussi ce qui m’a fait perdre,

mais tant pis, voilà !

C’est-à-dire que je ne l’ai pas fait en allant chercher une étiquette

et en disant : "voilà la marque de la lessive, allez-y, votez pour elle".

Et puis, cela va me donner la possibilité d’avancer.

Je l’ai fait vraiment.

- Oui, tu l'as fait de manière dépendante.

Pour essayer de changer la vie des gens autour de moi,

cela m’a transformé la mienne

et cela m’a fait rencontrer des personnes extraordinaires.

Et pour cela, je ne regrette vraiment rien.

- Oui, c’est cela, c’est clair, à défaut d’avoir

transformé la vie des gens, cela a transformé la tienne.

Oui !

- Et visiblement en profondeur quoi.

Ah oui ! Mais alors là, enfin tu vois

- C’est une expérience...

Oui, quand tu m’as proposé de faire la vidéo,

je t’ai dit : là, c’est bon, je commence à être prêt à pouvoir en parler.

Donc, tu vois, je n’ai pas fait un gros dépression ou machin.

Mais il a fallu le temps et cela, c’est ce que je comprends maintenant.

Je suis sorti de ma zone de confort.

- Oui !

J’ai perdu.

Il a fallu encaisser et maintenant, effectivement,

je comprends ce que cela m’a apporté

et cela, je pense que c’est le plus dure

et je fais le parallèle avec l’entreprenariat.

Tu n’apprends rien si tu restes là où tu es bien.

Par contre, quand tu es bien : prendre le risque,

d’aller au-delà et donc d’échouer

même si enfin en terme de ne pas réussir ce que tu t’es fixé.

- Oui !

Tu en apprends toujours quelque chose.

Alors attention, on te retire toujours quelques plumes au passage

vol financier, moralement, enfin voilà.

Moi, je m’étais fixé une limite,

J’avais dit : "ma famille d’abord."

Donc, j’ai fait les marchés avec mes filles

du porte-à-porte avec ma femme.

Voilà !

Bon, je les ai moins vus et elles m’ont vraiment supporté.

Mais je m’étais fixé des barrières

et voilà, il est vrai malgré tout

et c’est ce que je dis à tous ceux que ce soit dans l’entreprenariat

dans la politique, la vie et autres

quand tu as des coups durs, il y a des moments où voilà.

Et là, les deux mois de vacances m’ont permis

de me remettre un peu en selle.

Et là, je suis reparti pour de nouvelles aventures entrepreneuriales.

- Et tu as l’air bien effectivement.

Je suis vraiment

- C’est cool !

Merci Romain !

Écoute, merci beaucoup Nico !

- Merci pour cet échange.

Bravo dans tout ce que tu fais !

- Je te laisse sortir.

A très vite !

Et je te dis à très vite. Salut Romain!

Voilà, c’était Romain Sarels, avec un S.

Donc, on a échangé pas mal de sujets avec lui,

On nous expliquait que la levée des sous, c’était bien

mais que ce n’était pas une finalité en soi.

Et cela, c’est important aussi de le comprendre.

Cela peut-être utile pour certaines personnes

dans certaines sociétés avec certains besoins,

mais ce n’est pas une obligation.

Il faut vraiment le réfléchir et l’organiser.

Il nous a parlé de son engagement citoyen Zéro Déchets

Bon là, chacun se fera son opinion là-dessus et la manière.

Il nous a en tous cas, expliqué comment il s’organisait.

Donc, si vous voulez vous en inspirer,

il y a plein de bonnes pratiques

qu’il va mettre aussi en commentaire de la vidéo.

Et enfin, son engagement-là,

sur le terrain dans sa circonscription pour cette élection.

Donc, il a perdu, il l'explique très bien.

Cela aurait pu être problématique, voire catastrophique.

Et il a réussi à utiliser cela comme

un tremplin pour rebondir.

Et il en a appris plein de choses.

Voilà ! C’est une expérience que peu de gens ont vécue.

Et il l’a vécu et c’était très intéressant

d’échanger avec lui là-dessus.

Voilà pour aujourd’hui !

La semaine prochaine donc, rendez-vous mardi neuf heures comme d’habitude.

Mon invité, ce sera Bertrand Mau.

Bertrand Mau, il a créé plusieurs sociétés

dans le marketing, dans le digital.

Il a aussi créé sur Facebook, un groupe

qui s’appelle : Je suis entrepreneur.

Donc représente de la région nord.

Qui a regroupé plus de 500 entrepreneurs en très très peu de temps.

Il va nous raconter notamment l’importance du réseau

échanger avec les gens et s’ouvrir.

Voilà !

J’espère que vous avez appris des choses

et que cela vous a intéressé.

Je vous souhaite une très bonne journée.

Entreprenez et bougez-vous.

Faites des choses et à la semaine prochaine

Mardi neuf heures.

Salut !

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