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Sur La Route #7
Mardi 19 Septembre 2017

avec Nicolas Quilliet Bertrand Mô

CEO de Belinks

Bonjour tout le monde !

On est mardi. Il est neuf heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

On tourne l’épisode numéro sept de « Sur La Route ».

Je m’appelle Nicolas Quilliet. Mon invité de ce matin, c’est Bertrand Maux.

Bertrand, c’est le CEO de Belinks.

Il va nous expliquer son entreprise et sa société.

On va surtout parler avec lui d’un sujet qui intéresse

tous les entrepreneurs ou les futurs entrepreneurs.

C’est : « les associés ». Alors, comment bien choisir ses associés,

l’importance de s’entendre avec eux

et d’avoir des valeurs. On va en discuter avec lui.

On va discuter avec lui aussi du réseau,

le fait d’avoir un réseau parce que c’est important quand on est chef d’entreprise ou entrepreneur,

de bien s’entourer et de pouvoir échanger avec les autres.

On va parler avec lui de la formation,

puisqu’une fois qu’on a créé sa société, il faut rester au fait de tout ce qui se fait.

Et il faut continuer de se former tout le temps.

Voilà. On accueille tout de suite Bertrand.

Bonjour Bertrand !

Salut Nico !

Ça va bien ?

Impeccable !

Bienvenue « Sur La Route » !

Merci.

On est parti !

C’est parti !

Alors, tu t’appelles Bertrand Maux.

C’est cela !

Je t’invite à te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas.

D’abord, merci, Nico, de m’accueillir dans cette belle émission.

Je suis ravi de faire ce septième épisode.

C’est un plaisir d’avoir accepté mon invitation.

Pour les internautes, je vais me présenter rapidement.

Moi, c’est Bertrand Maux. J’ai 33 ans.

Je suis marié. J’ai trois enfants.

— Trois enfants ? — J’ai eu mon troisième cet été.

Cela ne fait pas longtemps !

En parcours, rapidement professionnel, j’ai été deux ans dans le Groupe Redcats.

Ensuite, j’ai été appelé par un des postes

dans le Groupe Oxygem où j’ai été DG de "Radins.com".

Depuis 2011, j’entreprends. J’ai créé trois sociétés.

Trois sociétés ? Vas-y ! Bravo !

La première : Belinks, en 2012 qui fait de l’outsourcing de newsletter.

On a des enseignes à communiquer sur leurs news et à monétiser leur fichier e-mail.

Donc, tu envoies des newsletters sur des fichiers ?

On envoie des newsletters et des e-mails dédiés publicitaires.

OK !

Et on a des sites média à monétiser et à commercialiser leur fichier Optin Partenaire.

C’est quoi l’objectif ?

L’objectif, c’est de générer du revenu.

C’est d’apporter notre technicité et notre savoir-faire commercial

à des sites médias qui n’ont pas aujourd’hui, la capacité

humaine et technique de monétiser leur actif newsletter.

Pour développer leurs chiffres d’affaires ?

Pour développer leurs chiffres d’affaires,

pour développer leur base d’abonnés, etc.

OK. Super !

— Cela, c’est Belinks ? — Cela, c’est Belinks.

En 2013, avec deux amis d’enfance,

on a également fondé "Comptoirdesmillesimes.com".

Cela, ce n’est pas mal.

— Comptoir des Millésimes. — Comptoir des Millésimes, c’est assez sympa.

Puisque c’est un caviste en ligne. On commercialise de Grands Crus de vins millésimés.

— Que des Grands Crus ? — Que des Grands Crus,

que des vins millésimés ou des vins

directement achetés aux producteurs, aujourd’hui.

D’accord !

Depuis maintenant un an, on a structuré cette offre-là.

Puisque « Comptoir des Millésimes »,

c’est une société qui vit une belle croissance.

Le meilleur exemple, c’est aujourd’hui,

le stock qu’on a dans une cave qui est tenue secrète.

— Puisqu’on a démarré avec 50... — Dans la région quand même ?

— Oui, secrète. — Secrète.

Puisqu’on a tout en stock. En fait, on a démarré avec un stock de

260 bouteilles. J’aimerais bien.

Aujourd’hui, on a 15.000 bouteilles en stock.

Donc, elle montre un peu la capacité qu’on a à livrer des bouteilles en 24h dans la France et en Europe.

— Voilà ! — Que du Château Margaux ?

Non, il y a tout. C’est assez accessible. On est très orienté : vieux Millésimes.

— Donc, si tu veux un Millésime de ton année de naissance. — Oui, d’accord !

Voilà, tu vas sur « comptoirdesmillesimes.com ».

— Il y a toujours le marketing derrière le travail. — C’est cela !

— Très bon ! — Exactement !

— Et la troisième ? — La troisième, c’est Mo&Jo

qui est une agence en marketing digital,

qui accompagne les annonceurs dans leur stratégie d’acquisition de trafic. — D’accord !

En exploitant principalement les leviers :

e-mail, co-registration et Facebook ads.

OK ! Donc, sur tes agences, ton métier, si je résume,

c’est d’apporter du chiffre d’affaires à des clients.

C’est cela ! Exactement ! L’objectif, c’est

d’apporter du chiffre d’affaire, donc du trafic qualifié

et de collecter des prospects qui eux aussi,

sont qualifiés et ont une appétence à l’enseigne.

Super ! Pour créer toutes ces boites, trois,

ce n’est quand même pas mal. Bravo !

Tu t’es associé avec des gens ?

C’est cela !

Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?

Oui ! La particularité, c’est que je me suis associé avec

des gens que je connaissais dans le cadre professionnel.

Oui !

Et je me suis également associé avec des amis

sur Comptoir des Millésimes, ami d’enfance.

Comptoir des Millésimes, c’est un projet entre potes ?

C’est un projet entre potes qu’on avait depuis longtemps.

La conclusion de cela, c’est que je pense que

pour bien s’associer, il faut savoir faire de ses associés

professionnels, des amis.

Oui !

Et de ses amis d’enfance, il faut aussi en savoir faire des associés.

Donc, c’est un peu la dualité qui est importante à mettre en place.

Tu t’engueulais avec tes amis ?

Non !

On a mis en place...je pense que l’avantage qu’on a avec les amis ;

on dit souvent qu’il ne faut pas entreprendre en famille ou avec les amis.

Oui, c’est souvent le conseil qu’on donne.

Maintenant, je pense qu’il y a beaucoup d’exemples dans la région

qui nous montrent qu’on est capable d’entreprendre en famille.

S’ils nous regardent.

Ensuite, je crois aussi que finalement,

quand on partage des valeurs communes,

je crois que c’est cela qui est le plus important,

c’est d’établir dès le départ.

Oui !

OK, il y a l’idée. OK, il y a la complémentarité

qui est très importante à trouver.

Oui !

Mais il y a également et vraiment quelque chose

qui est fondamental, ce sont les valeurs.

Là, par exemple, quand tu as fait « Comptoir des Millésimes »

entre potes, c’était quoi les valeurs ?

Qu’est-ce que... sur quoi vous vous êtes retrouvés ?

Nos valeurs, on ne l’a pas écrit dans un pacte,

mais déjà, c’était l’interdiction absolue de s’engueuler.

D’accord !

On s’est dit les choses.

On se dit et on continue à se dire les choses.

J’ai la chance d’avoir deux amis qui sont assez « cash ».

Oui !

Donc, de toute façon, dès qu’il y a une difficulté...

Aujourd’hui, il n’y en a pas. Mais voilà, je pense qu’on saure

se dire les choses s’il y a besoin.

Il y a des... je connais des entrepreneurs

qui prennent exactement l’inverse,

qui disent que c’est sain de s’engueuler

et qu’il faut s’engueuler.

Toi, au contraire, tu dis : non, on ne s’engueule pas.

Et on essaie d’être positif tout le temps.

Ce n’est pas parce que le ton monte qu’on s’engueule.

Oui !

C’est parce qu’on s’engueule qu’on se sépare.

Au contraire, j’ai envie de dire.

Cela empêche les non-dits.

Je crois aussi que cela aide à clarifier

certaines situations qui peuvent être frustrantes.

Oui !

Il faut éviter la frustration à tous les étages.

D’accord !

Donc, se dire les choses, quoi ?

Se dire les choses et écrire des choses également.

Cela, c’est aussi des erreurs qu’on n’avait pas faites.

C’est cela qui est aujourd’hui, dans certaines expériences

d’association un peu compliquée.

En fait que les situations se sont un peu envenimé,

je pense qu’il faut écrire un pacte d’associé.

L’association, au début, tu pars de rien.

Tu parles d’erreurs et de problèmes parce que tu les as vécues.

Oui, c’est cela ! Je les ai vraiment vécues.

Je pense que c’est un condensé-entrepreneur.

quand on s’associe, on passe inévitablement par là

à un moment ou un autre.

Je crois que l’association, c’est quelque chose de compliqué,

parce qu’on part de rien

quand on entreprend et quand on crée.

Oui !

Du coup, on a tendance à pouvoir faire des concessions

sur pas mal d’aspects de la création d’entreprise.

Ce n’est pas grave. L’important, c’est le business, quoi ?

C’est cela !

Puis après, le business d’école, les enjeux changent.

Une chose à noter, c’est qu’il n’y a aucune formation

qui vous apprend à vous associer.

Oui !

Il n’y a rien qui vous prépare à cela.

Oui !

À la fois sur le plan humain,

— sur le plan technique. — Tu le découvres toi-même, quoi ?

On découvre beaucoup de choses par soi même.

Donc tu merdes, tu fais des erreurs comme tout le monde. — Exactement !

Et tu apprends de ces erreurs.

Exactement !

En même temps, c’est très riche,

parce que c’est une aventure partagée humaine.

S’il y avait deux trucs à éviter, toi,

que tu as pu vivre et que tu dis cela :

« il ne faut plus que je le refasse ». Ce serait quoi ?

Moi, je dis : établir des règles dès le départ

et des stocks de valeurs dès le départ. C’est très important.

Établir, c’est les : écrire ?

Les « écrire », les partager au début. — Oui.

Pour discuter, quoi !

Oui, c’est cela exactement !

Puis, bien mesurer aussi les formes de complémentarité.

Aujourd’hui, chez Mo&Jo, mon associé Jocelin,

à qui je fais un petit clin d’œil d’ailleurs.

Tu as raison !

Et mes associés Maxime et Simon sur

« Comptoir des Millésimes » aussi, évidemment.

Il est un ingénieur !

On n’a pas du tout la même façon de voir les choses.

Oui !

Donc, cette complémentarité, elle est très importante.

On n’a pas du tout la même façon de voir la vie, etc.,

mais on se respecte l’un et l’autre dans notre différence.

C’est cela qui est important.

C’est cette logique de bienveillance, de respect

et même de presque parfois, de...

Moi, je suis admiratif

de ce que font mes associés.

Et je pense qu’il faut savoir se le dire.

Il faut comprendre que les valeurs,

cela va être l’amour, cela va être la bienveillance.

Cela va être le respect. Il ne faut pas avoir peur

de se les dire pour se les partager.

Et quand le business va mal ? Ce n’est pas ton cas,

mais, cela peut arriver.

— Oui, mais si c’est... — On voit cela sur des problèmes d’association

quand le business va mal.

Il ne faut pas croire. Nous, nos problèmes d’association

sont arrivés quand parfois, le business allait bien.

Mais aujourd’hui, le business...

On avait vécu des moments compliqués.

En fait, c’est toujours la même logique,

j’ai envie de dire : de transparence qui est très importante.

Logique de partage et de transparence,

il faut savoir savoir dire les choses.

Je pense que c’est cela qui est vraiment le plus important.

OK. Super ! Tu es un homme de réseau aussi ?

— Un petit peu. — Un petit peu ?

— J’aime les hommes. — Tu as monté un petit truc sympa sur Facebook.

Je voulais qu’on en parle, qui est un groupe d’entrepreneurs

qui s’appelle « Ch'ti Entrepreneur ». — C’est cela !

Tu as monté cela il y a quelques mois.

Et en quelques jours, quelques semaines,

il y a eu 500 entrepreneurs de la région

qui se sont montés parce que le réseau,

c’est là-dessus aussi.

On peut se dire : « je veux monter ma boîte, j’ai mon idée.

Je veux m’associer, mais je n’ai pas d’associé. Je suis tout seul. »

Donc, l’importance du réseau, il est là aussi parce que

c’est dans ce réseau que tu peux trouver tes associés.

Non seulement des associés, des outils,

des aides et des conseils.

Je pense que c’est cela qui est aujourd’hui,

l’idée de « Chti Entrepreneurs ».

Elle ne parle presque de rien en fait.

C’est un groupe Facebook : « Chti Entrepreneur ».

« Chti Entrepreneur », c’est un groupe Facebook.

Cela ne part de rien.

Cela fait vraiment effet boule de neige,

je sens que je maîtrise vraiment les choses.

Oui !

J’essaye d’en faire un groupe collaboratif.

C’est compliqué, il faut mettre des règles,

parce qu’encore une fois, on a chacun des objectifs différents.

Il y en a certains qui cherchent à faire leur promotion uniquement.

Alors que l’objectif premier, c’est vraiment du partage d’expériences.

C’est en fait...il y a les services des uns, des autres de montrer un peu

le rayonnement des « Chtis Entrepreneurs »

dans la presse locale, dans la presse nationale

ou une vente réalisation qu’on peut faire

sans forcément faire sa pub à outrance

Oui !

L’idée du réseau, c’est toujours une idée d’entraide

pour des embauches, pour des...

par exemple, des besoins aussi très spécifiques.

Là, dernièrement, on a eu des gens

qui cherchaient, qui faisaient des demandes pour des...

Parce qu’ils avaient besoin de tourner un clip vidéo par exemple.

Dans les membres Chti Entrepreneurs,

il y avait quelqu’un qui faisait des clips vidéos.

Ils ont pu se mettre contact grâce à ce groupe.

Voilà, c’est tout à fait le but du groupe Chtis Entrepreneurs

de départ, l’ADN de départ que je voulais donner à ce groupe-là.

Maintenant, c’est grâce à tous les membres qu’on peut se fédérer.

C’est surtout et c’est toujours la logique ensemble

comme un peu dans d’autres groupes.

Que toi aussi, tu partages par exemple, chez « Nord Entreprendre ».

C’est toujours le partage qui est très important.

Oui, parce que c’est le partage et puis c’est le fait surtout

quand tu entreprends de ne pas rester tout seul.

Oui, c’est exactement cela !

Je pense qu’aujourd’hui, l’idée de départ,

c’est surtout de fédérer en mode club.

Je pense à mes engagements au sein de R3E

qui est un petit club d’entrepreneur et qui aide.

C’est quoi, R3E ?

R3E, c’est un petit club d’entrepreneurs.

On a fait un petit fonds d’investissement en fait.

D’accord !

Où chacun met une petite contribution annuelle pour aider en fait,

des jeunes pousses en amorçage

à faire leur premier levé de fonds,

leur financement d’amorçage au départ.

Également, surtout en leur accompagnant sur la partie-conseil

et en leur donnant un parrain qui est membre du club R3E.

Et qui va les aider sur leur spécificité métier,

en trouvant par exemple une société, je ne sais pas un DRH,

une société dans l’Internet, dans la communication.

Un bonhomme comme nous.

Cela, c’est gratuit ?

Cela, c’est gratuit ! Oui, tout à fait !

Est-ce que c’est ? Mais, c’est important que tu précises cela aussi.

Parce que c’est l’intérêt et l’importance du réseau.

C’est de dire que toi comme moi,

on a beaucoup reçu des réseaux dans lesquels

on a pu s’impliquer et s’intégrer.

Tout à fait !

Et à un moment aussi, quand on peut, il faut savoir donner.

Oui !

Voilà, continuer l’échange, quoi.

Exactement ! Je pense que c’est tout le sens

que donne par exemple aussi, « Nord Entreprendre », là où...

— Réseau entreprendre Nord. — Réseau entreprendre Réseau entreprendre Nord.

Pardon !

S’ils nous regardent, on leur dit bonjour.

Précis dans la dénomination.

Oui, tout à fait !

On vient tout juste de se rapprocher du Réseau Entreprendre Nord.

Voilà, on commence à profiter et à partager

avec les responsables, avec les chargés de mission.

C’est vrai que l’esprit est quand même très tourné vers l’entraide.

Et c’est vraiment très...

Et puis, même toi, tu as créé trois boîtes.

Tu t’es dit à un moment : « voilà, je suis assez mature

dans ce domaine-là pour pouvoir transmettre

et aider à tous les niveaux.

Voilà, les autres entrepreneurs qui en auraient besoin.

Oui, c’est cela. D’autres entrepreneurs, d’autres organismes de formation aussi.

C’est pour cela aussi que je trouve important de participer

au jury d’admission de mon ancienne école,

de donner aussi des cours parfois,

sur un Master de commerce digital.

La quête où se font pendant trois ans par exemple.

Évidemment, on ne fait pas cela pour des raisons financières,

mais pour des raisons de transmission

parce que c’est aussi un exercice qui est intéressant

de transmettre aux générations, cette passion pour le métier.

D’accord !

En plus, on évolue dans un secteur où nous...

C’était des cours de quoi ?

— De création de trafics dans le commerce digitale. — D’accord, oui, en plus dans ton domaine.

Cela va. C’est un sujet que...

En fait, on évolue dans un secteur où il y a dix ans, c’était le désert.

Il y a dix ans, Facebook existait à peine.

L’iPhone venait à peine de sortir.

Cela va vite, quoi.

Oui !

Donc, il faut quand même vachement suivre le mouvement.

C’est cela qui n’est pas évident.

Je pense que quand on entreprend,

il faut savoir aussi se projeter.

Oui !

Cela va prendre du recul.

Puis, c’est cela qui est crucial.

Oui !

L’importance du réseau, c’est pour ne pas rester seul.

Oui !

Pour échanger, c’est primordial aussi.

Surtout quand on a des problématiques,

quand cela va bien et quand cela va mal aussi.

Comme tu dis sur l’école, toi, tu transmets.

Tu donnes, tu formes.

Mais, c’est aussi important de se former soi-même.

Dire : ce n’est parce qu’on a créé sa boîte, ça y est, qu’on est arrivé,

qu’on a tout gagné. Non, ce n’est que le début !

Et il faut apprendre tous les jours.

Oui !

Encore comme tu le dis : le métier, il y a dix ans,

ce n’est pas le même que le métier d’aujourd’hui,

dans le digital en l’occurrence.

Je pense qu’aujourd’hui dans tous les métiers,

c’est à peu près la même chose.

Donc, il faut se former.

Comment fais-tu pour te former aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis aussi membre d’un club APM.

C’est quoi, cela ?

L’APM, c’est l’Association pour Progrès du Management.

D’accord !

C’est une fédération de club d’entrepreneurs qui sont groupés par

groupe de 20 chefs d’entreprise dirigeants ou créateurs d’entreprise.

D’accord !

En fait, tous les mois, on se rencontre pendant une journée complète.

Complète ?

Ou une demi-journée. Cela dépend.

Matin ou soir ?

On fait intervenir un expert sur des thématiques de fond.

D’accord !

Ils vont aller de la ??? sur des thématiques vraiment à sociologue.

Il y a des gens qui sont des experts APM

et qui sont mandaté par l’APM

qui est une organisation nationale.

Mais, par contre qui est une organisation qui vient du Nord

pour aider, justement, les « dirigeants » à se former.

D’accord !

Donc, c’est très tourné vers l’homme. On a des thématiques

comme le passage de l’époque moderne à l’époque post-moderne.

Pendant tout un après-midi, on débâte là-dessus.

Oui, c’est large !

Cela parait chiant et « boring », comme cela.

— Oui, cela parait chiant. — Mais en fait, c’est passionnant.

C’est très passionnant.

Pourquoi c’est passionnant ? Parce que ce n’est pas un cours magistral.

Parce que ce sont des choses qu’on n’a pas l’habitude d’entendre et de voir.

Je pense aussi qu’il y a des ateliers par exemple de théâtre

où on se retrouve dans des postures très intéressantes.

J’ai le souvenir que tous les ans,

j’invite mes collaborateurs à la conférence Ted.

Oui !

Je crois que tu ne pourras pas passer par là.

Ce n’est pas grave.

Oui. Effectivement, on vient de me crier dessus.

Je n’ai pas vu de panneau. Je suis sans...

D’accord, effectivement !

Ce n’est pas grave. Tout va bien.

J’ai le souvenir d’un intervenant extraordinaire qui nous avait fait

une démonstration à une conférence Ted sur les cours de bouffon.

— Je ne sais pas si... — Cours de bouffon, cela veut dire quoi, cela ?

Le théâtre ! Il racontait toute l’histoire du bouffon, etc.

L’emplacement ???, je pense, au professeur Caillet

qui était aussi à la conférence Ted.

Il m’a dit qu’il avait participé à deux ateliers de bouffon au Canada.

C’est quoi cela ? Expliques.

En fait, c’est : chacun a un rôle dans la cinématique du bouffon.

Il y a le grand prêtre, le fou du roi, etc. — Oui !

En fait, dans des séminaires de formation,

Oui !

ce bonhomme qui est un grand maître

dans l’art bouffon expliquait qu’il y avait des comités

de direction de McDonald ou Microsoft

qui venaient là-bas, chez lui et qu’il se mettait complètement à nu.

Et que le PDG par exemple, devenait le bouffon du roi

qui lui était un de ses cadres.

D’accord !

— Voilà, c’est toujours le jeu de rôle. — C’est le jeu de rôle.

Et j’ai toujours trouvé cela intéressant.

Après dans ??? dans la région, on a aussi plein de moyens de se former.

Je parlais des conférences Ted.

Mais, il y a aussi par exemple ??? du CJD.

Oui !

Qui sont aussi intéressantes. Il y a les...

C’est un deuxième, c’est un autre réseau d’entrepreneur

comme l’APM, CJD.

C’est le Centre des Jeunes Dirigeants.

Oui !

Et qui est aussi...

Tu en fais partie aussi ?

Je l’ai fait pendant un moment.

Cela fait beaucoup de réseaux ?

Mais, on ne peut pas tout faire en fait.

Je suis passé du CJD à l’APM là.

Tu dis qu’à chaque fois, cela te prend une journée par réseau.

Tu bosses quand ?

Je pense que c’est inestimable en matière de temps.

Oui !

La dernière chose dont je parlais,

et tu vas dire encore que je passe du temps,

Mais c’est qu’on a un coach qui nous aide et qui vient

tout, avec mon associé et moi-même sur Belinks et sur Mo&Jo.

En fait, une demi-journée par mois, on passe du temps.

Une demi-journée par semaine. Pardon !

Par semaine ?

Voilà, c’est cela !

Alors un petit peu moins, mais on prépare.

— Du coup, cela prend.... — C’est beaucoup une demi-journée par semaine.

Oui, mais en fait, quand on travaille,

Quand on a...tu connais cela.

On est tout le temps le nez dedans.

On travaille et on ne compte pas ses heures.

On a une chance qui est phénoménale.

C’est qu’on ??? du stress et autres.

Je trouve que c’est le travail. C’est un plaisir.

Cela fait partie de notre quotidien.

Oui !

Donc, de ce fait — là, passer 70 à 80 heures

par semaine à travailler dans ta boîte,

c’est quelque chose qui est crucial et important.

Cela vaut bien quatre heures de recul.

Ce coaching nous permet pendant trois à quatre heures

par semaine de travailler sur notre boîte.

C’est une vraie différence.

Cela nous permet de travailler les tableaux de bord.

Cela nous permet de travailler une hypothétique.

Je ne sais pas, des sujets comme les levés de fond,

emprunts, les questions RH, etc.

C’est quand même complètement autre chose.

Et c’est très difficile de s’y tenir.

Peut-être, c’est difficile de s’y tenir à bien préparer tout cela.

Pour toi, c’est positif. C’est même indispensable.

C’est très positif. Là, on va changer le modèle d’accompagnement,

puisqu’on n’avait plus besoin d’un hebdomadaire.

On va prendre quelque chose de plus mensuel.

On va se constituer un Board. Je pense que c’est cela aussi.

Il faut aussi savoir évoluer.

Donc, l’accompagnement du chef d’entreprise est aussi important.

Le Board, ce sera le sujet d’une autre émission, bientôt.

Juste pour la partie formation, ce que je considère

comme aussi cruciale, c’est la lecture.

— Les lectures ? — En tout cas, les lectures, oui !

Tu lis quoi, toi, pour s’inspirer ?

En préparant l’émission, je te parlais de Koober que je viens de découvrir.

Je trouve cela extraordinaire.

C’est une application qui te permet

en l’espace d’un quart d’heure : 20 minutes,

de te résumer des grands livres dans le management,

dans la stratégie, dans les biographies et autres.

Puisque c’est cela, il y a des livres de management

avec lesquelles tu peux te former.

Mais c’est un pavé de 300 pages.

C’est souvent en Anglais, les meilleurs.

Oui, c’est cela !

Cela prend du temps aussi. Cela l’est pour cela.

Comment cela s’appelle, cette appli ?

C’est Koober. K-O-O-B-E-R.

Et cela te permet, cela te lit en fait.

C’est du podcast.

C’est soit de l’audio, soit effectivement,

cela te résume de façon écrite en 15 pages.

— Voilà, il te donne la durée de... — D’accord ! C’est ta fiche de lecture du bouquin.

Oui, c’est cela. C’est entre 15 à 25 minutes de résumé.

Pour les feignants, c’est parfait.

??? les principales notions du bouquin.

Mais, c’est intéressant parce que cela parle des thématiques

comme le Gros Shaking, comme le SIO.

Dès fois qu’on n’a pas forcément... on en entend parler

et on ne sait pas trop ce que c’est.

Toujours intéressant d’avoir un petit peu...

Tu peux donc t’autoformer grâce à cela aujourd’hui ?

Tu peux t’autoformer grâce à cela.

En tout cas, je trouve cela intéressant, d’avoir cela déjà...

Oui, oui !

Donc, c’est ton appli sur ton téléphone.

Appli, téléphone I-Pad.

Il faut que j’essaie !

Oui, c’est canon cela !

Oui, carrément ! Qu’est-ce que tu as d’autre

comme lecture à nous recommander ?

Après, je pense que dans ce secteur d’activité,

on a tous nos lectures.

Moi, j’aime beaucoup le Siècle digital, le Journal du Net.

Après, on ne peut pas trop les multiplier,

parce que sinon, effectivement on passe notre temps à cela.

Et je pense que s’il y a une notion qui est très importante et qui est cruciale,

C’est de savoir organiser son temps, son emploi du temps.

Il y a des bouquins pour cela aussi, d’ailleurs ?

Oui, il y en a !

Le plus extraordinaire, c’est Timothy Ferriss

qui a écrit la « Semaine de quatre heures ».

La « Semaine de Quatre Heures ? »

Et cela, n’est pas mal du tout.

C’est quoi en ce moment, son objectif ?

C’est cela, c’est de travailler quatre heures ?

Son objectif, c’est de travailler quatre heures.

Et il explique que finalement, la vraie valeur du temps,

c’est le temps rapporté à ce que cela rapporte de façon horaire.

D’accord !

Et c’est un rapport de temps et de plaisir.

Donc, c’est cela qui est assez intéressant dans ce bouquin :

« La Semaine de Quatre Heures ».

D’accord ! OK ! Et cela, tu le retrouves aussi dans ton appli ?

Il est sur le Koober qui est tout à fait en résumé.

Ce bouquin-là, je l’ai lu en entier.

Tu m’avais dit : en préparant aussi rapidement, que tu veux obliger.

Le mot est bien effort et tu proposais à tes collaborateurs

aussi du temps pour lire, quoi.

Alors, oui. On a créé il y a six mois, un club de lecture.

Donc tous les trimestres en fait,

on propose à tous les membres de l’équipe de lire un livre.

Oui !

Et on l’achète pour eux.

On a installé un coin de lecture au bureau avec des poufs, etc.

— Et il y a une bibliothèque. — Donc dans le bureau ?

Donc dans le bureau.

Mais ce sont des bouquins dans tous les secteurs.

Il y a tout, il y a des romans,

il y a des bouquins de stratégie de management. — D’accord, ce n’est pas que du digital.

Pas que du digital !

L’importance de lire tout simplement.

En fait, il y en a deux personnes qui ne lisaient pas du tout.

D’accord !

Et qui s’y sont remis avec grand plaisir

et c’est en fait à l’occasion de la pause déjeuner ou même...

Voilà, se faire un chapitre entre eux en pause et tout.

C’est quand même vachement intéressant.

Carrément ! Super ! Merci, Bertrand !

— Merci à toi. — On est arrivé à la fin de ce chemin « Sur La Route ».

Merci beaucoup, Nico !

Attends ! C’est juste ton micro.

C’est une première, on utilise des micros-cravate

pour cette émission.

— Attends ! Je vais dépatouiller le truc. — Voilà, super !

— Merci de ton accueil. — Merci à toi.

Salut, Nico !

Je t’invite à sortir et à très bientôt.

Salut !

— Salut Bertrand ! Bye ! — Bye !

Voilà, c’était Bertrand Maux, le patron, CEO de Belinks.

Donc voilà ! Avec lui, on a discuté de ses associés,

de son expérience d’association.

Il vous a donné quelques conseils, j’espère intéressant,

qui permettent de prendre un peu de recul là-dessus,

parce que ce n’est pas simple de s’associer.

Mais en même temps, c’est très enrichissant.

Et cela permet d’aller plus loin.

Voilà, on dit : tout seul, on va plus vite

et ensemble, on va plus loin.

C’est important, quand on crée sa boîte

ou quand on a un projet tout simplement, d’aller plus loin.

On a parlé aussi avec lui du réseau,

l’importance du réseau, de s’entourer, de ne pas rester seul,

de discuter avec des gens et de rencontrer des gens.

Cette émission peut en faire partie.

Cela vous permet de rencontrer

depuis chez vous des entrepreneurs

qui fassent part de leur expérience.

Ensuite, on a parlé de la formation.

On a parlé du fait de se former,

parce que quand on a créé sa boîte, c’est une chose.

Mais ensuite, il faut continuer

à se tenir au courant, de se former,

à obtenir des informations à gauche et à droite.

Et pour cela, il y a plein de méthodes

et plein de façons de faire.

Il vous a recommandé des livres, une petite application.

il vous mettra tous les liens en commentaire.

Voilà, j’espère que cette émission vous a intéressé,

que vous en aviez retiré des choses.

On se retrouve la semaine prochaine : mardi à neuf heures.

Mon invité de la semaine prochaine, ce sera Matthieu Thiriez.

Alors, Matthieu Thiriez, c’est le CEO de Nuukik.

Et on va parler avec lui aussi, du réseau.

Mais là, pour le coup, physique,

puisqu’il a entre autres créé

il y a deux ou trois ans, relancé un évènement sur Lille

dans le Nord qui regroupe énormément de monde.

Notamment dans le digital et le Web,

qui s’appelle les « Apéros Web Lille ».

Et il a relancé cela il y a deux ou trois ans.

On va en discuter avec lui et il va nous expliquer

ce que cela lui a apporté et comment il fonctionne aujourd’hui

pour que ce soit un tel succès.

Voilà, très bonne semaine à tous et à toutes !

A très vite. Entreprenez, bougez-vous !

Je vous donne rendez-vous mardi prochain à neuf heures.

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