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Sur La Route #21
Mardi 02 Janvier 2018

avec Nicolas Quilliet Hanine

Fondateur de Goodbye Comfort Zone

Bonjour !

Bonjour tout le monde ! On est mardi.

Il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas Quillet et on tourner l'épisode numéro 21 de sur La Route.

Alors épisode un peu spécial ce matin puisqu’on est le

deuxième jour, mardi 2 janvier de l'année 2018.

Donc, j'en profite aussi pour vous souhaiter une excellente année à toutes et à tous.

Une très bonne année.

Pour bien commencer l'année, mon invité de ce matin,

c'est Hanine, le fondateur du projet « Goodbye Comfort Zone ».

Il va nous expliquer pourquoi et comment il est sorti de sa zone de confort.

Donc on va échanger avec lui d'un sujet qui lui tient à cœur :

le développement personnel.

Qu'est-ce que c'est que le développement personnel ? Il va nous expliquer tout ça.

Comment ça a changé sa vie.

Il va nous expliquer aussi ses défis pendant un an.

Tous les jours, il s'est fixé un défi et il l’a relevé.

Il a tenté de le relever.

Il va nous expliquer ça.

Et enfin, fort de cette expérience,

il a décidé dans ce début d'année 2018 de se lancer, créer son entreprise,

créer sa boîte autour de ce concept de défis, et il va nous raconter tout ça.

Comment il s'est lancé ?

Ensuite, on aura comme toutes les semaines la rubrique question à l’invité.

Vous connaissez le concept.

Mon invité d'aujourd'hui va répondre à la question de l’invité de la semaine dernière,

de l'épisode précédent.

Et il va poser lui-même une question à l'invité de l'épisode suivant.

Et enfin, en fin d'épisode parce que c'est la nouvelle année,

plutôt que de prendre des bonnes résolutions,

on va se dire qu'on va se donner des objectifs.

Donc avec Hanine, il va rester avec moi et on va échanger ensemble.

Il va se fixer 3 objectifs qu’il va essayer de tenir d'ici la fin de l'année,

voire même d'ici la fin juin.

Et je vais jouer le jeu.

Je vais aussi moi-même me fixer 3 objectifs à essayer de tenir d'ici fin juin.

Voilà.

Pour faire tout ça, on va accueillir tout de suite Hanine de Goodbye Comfort Zone.

Salut Hanine !

Salut Nicolas !

Comment vas-tu ?

Très bien et toi ?

Bonne année !

Merci toi aussi !

Meilleurs vœux !

Meilleurs vœux !

Plein de bonnes choses.

Plein de bonnes choses et pour les gens qui nous regardent aussi, meilleurs vœux.

Excellente année à tout le monde !

C'est parti sur La Route, épisode numéro 21.

Alors, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas Hanine, je te laisse te présenter.

Qui es-tu ?

Alors, bonjour à tous ! Je m'appelle Hanine.

J'ai 30 ans.

Et je suis le fondateur d'une toute jeune startup qui s'appelle Goodbye Comfort Zone

et qui est dans le milieu du développement personnel.

Voilà, tout jeune parce que c'est les démarrages ces jours-ci.

Exactement.

Mais c’est un projet qu’on va voir tout à l'heure qui existe

depuis un peu plus de deux ans maintenant.

Depuis plus de deux ans, tu travailles sur ce que tu as créé là aujourd’hui.

Exactement.

Alors, avant ça a commencé sous forme de blog.

Ça a évolué comme on va le voir.

Et maintenant, c'est une startup avec un produit un peu innovant qui

on va dire, entre le jeu de rôle et la formation e-learning.

Sous forme de blog : blog et compte Instagram je crois ?

Oui, compte Instagram, YouTube, Facebook.

Oui tous les réseaux sociaux, tu as commencé.

Donc, ça s'appelle, ça s'appelait, ça s'appelle toujours Goodbye Comfort Zone.

Goodbye Comfort Zone pour sortir de sa zone de confort.

Exactement.

Super !

Tu parlais donc de développement personnel.

En préparant l’émission, tu m'as expliqué que c'est quelque chose

qui t’a changé, qui a fait de toi quelqu'un de différent.

Est-ce que tu peux m'expliquer et nous expliquer.

Pour toi, qu'est-ce que le développement personnel ?

Alors le développement personnel pour moi,

c'est toute démarche d'amélioration personnelle.

Que ça soit de l'amélioration de soi en essayant de comprendre

comment on fonctionne, ses rapports avec les autres,

toute démarche aussi de nutrition, de développement professionnel, etc.

C'est vraiment toute démarche qui a pour objectif de sortir

un peu du mode de vie par défaut et dire que tout une question de fatalité,

de chance et de malchance, et d'essayer d'influencer ça.

D'accord.

Et on fait énormément dans le domaine professionnel avec le management.

Mais dans le domaine personnel, de faire tout ça,

c'est quelque chose qui surtout dans le milieu francophone qui

commence à peine à arriver.

Quand on parle généralement de développement personnel,

pour les gens, c'est directement un peu de la spiritualité et de la médiation.

Et c'est un peu connoté aussi.

??? même des fois, il y a quand même pas mal de points où on se dit :

Le développement personnel, ce sont des gens qui vont peut-être essayer

de t’inculquer un mode d'un mode de vie différent de ce que tu fais aujourd'hui.

Et si tu ne fais pas attention, tu peux tomber chez des gourous.

Exactement.

Et parfois c’est… il y a des raisons pour ça.

Par exemple, pendant tous les défis que je faisais,

j'essayais de prendre des cours de méditation quasiment sur tous les cours.

Ça commence par des cours normaux.

Après, on se rend compte qu'il y a derrière une doctrine avec…

Ah oui ! Il n’y pas que de la méditation.

Oui, faites très attention vraiment sur les cours de méditation qui se trouvent.

Souvent, c'est des noms qui sont complètement,

on va dire, laïque avec genre Yoga, stretching et tout

Je ne vais pas donner de ???

Mais derrière, on se rend très vite compte qu’au bout de la deuxième séance,

??? on va appeler la divinité

Tu as vécu ça, tu as fait ça.

Enfin, je me suis barré au bout de la deuxième fois.

Tu as eu l’intelligence et le recul pour t’en aller.

Justement, on en parle tout de suite.

Ce n’est pas ça le développement personnel clairement.

Ce n’est pas ça du tout.

Après, c'est vrai que c'est l'une des dérives justement de ça

et je m'en suis rendu compte quand je faisais des conférences que c'était

Je comprends en fait pourquoi.

Parce que souvent quand on fait une conférence,

il y a des gens qui arrivent, moi j'ai eu cette dame d'une cinquantaine d'années

qui est venue me voir à la fin d'une conférence

pour me poser des questions vraiment personnelles par rapport à sa situation de divorce.

Si elle devait vendre sa maison, repeindre les murs, etc.

Je lui ai dit : « Stop ! J'ai fait une conférence sur telle thématique.

Je peux vous donner mon avis en tant qu'ami,

mais ça peut très vite tourner autour de…

Coach de vie, on a un avis sur tout.

On va donner des conseillers sur tous les domaines de la vie.

Donc c'est vrai et je comprends qu’il y ait cette connotation-là.

Mais ce n’est pas du tout mon positionnement.

Et puis ce n'est pas ce qui t’a attiré du tout dans le développement personnel.

Du tout.

C'est qui ?

C'est quoi ?

Il y a des livres ?

Il y a des personnes que tu as suivies dès le début ?

Tu t'es dit : « eux vraiment, Ils correspondent à ce qui… c’est ce qui m’intéresse »

Non, du tout.

On va se resituer.

On est un jour d'hiver 2006.

J'étais à l'époque en coloc avec ma propriétaire

qui était une mamie d'une soixantaine d'années.

Il y avait une vieille bibliothèque avec plein de livres.

Et je m'ennuyais ce jour-là et je suis allé fouiller dans sa bibliothèque.

Et je suis tombé sur un livre qui s'appelait :

« Introduction à la psychanalyse de Freud » De Freud.

D’accord.

Une édition des années 50 hyper mal traduite de l'allemand.

Mais juste le fait… tu vois il y avait déjà des langages de surmoi, etc.

Comprendre des choses, comprendre des traumatismes d'enfance.

C'était le déclic pour moi en se disant : « OK : en fait, il n'y a pas de fatalité.

Il y a une science derrière.

Et si je me mets à l'étudier, si je me mets à l'appliquer, je vais pouvoir être moins timide.

J'étais quelqu'un qui était hyper timide, vraiment maladif.

Je n'arrivais pas à parler aux gens.

Parler en public, ce n’était même pas…

Ce n’était même pas la première fois que j'ai parlé en public.

J’ai vomi juste avant.

Je croix que ça nous est tous arrivé.

Alors que maintenant justement, c’est quelque chose.

Je suis plus à l'aise devant 100 personnes que devant une seule personne.

C'est là le concept de zone de confort qui est particulier, qui est juste lié au cerveau.

Et via cette découverte-là, depuis, en 10 ans, j’ai dû lire plus de 300 livres.

J’ai assisté à des formations.

J'ai dû suivre des séminaires.

Mais vraiment, c'était ma passion, tout ce qui existe comme documentaires, etc.

C'était vraiment ma passion et je l’ai appliqué.

On va dire moins de 1% de ce que je lisais, j'arrivais à l'appliquer.

Déjà, on a

Déjà comprendre tout ce qu'on lit.

Quand je parle de Freud, ce n'est quand même pas…

Oui et puis surtout de l'appliquer.

C'est là où on a créé Goodbye Comfort Zone

parce que le vrai concept peu importe ce qu'on veut appliquer,

c'est notre zone de confort,

c'est essayer de dépasser justement les peurs, les blocages, les fausses croyances

qu'on a parfois juste des mauvais avis qu'on a par exemple

sur le développement personnel.

Moi pareil.

Avant, j'étais quelqu'un de très fermé d'esprit,

de sceptique, mais dans le mauvais sens, même dans ce business.

Genre : « Mais non, je ne vais pas appeler des gens,

les emmerder par téléphone pour essayer de prospecter des entreprises.

Ils en ont marre de ça.

» Et ça, c’est des fausses croyances.

Et ça se travaille.

Et tout ça, c'est là qui a donné au final le concept de Goodbye Comfort Zone.

Je me suis dit : OK ! La recette du succès, ce n'est pas la stratégie.

Parce que je cherchais comme ça pendant des années

quelle est la recette magique du succès ; quel est ce livre-là où je vais lire

Le mode d’emploi.

Oui, c’est ça.

Je me suis rendu compte qu'ils sont tous des modes d'emploi

même le livre le plus nul que j'ai lu, si je l'appliquais ???

Je peux te dire l'année dernière, il y avait un truc qui s'appelait

« La magie du rangement » qui est une méthode un peu

on va dire perchée d'une consultante qui est très connue au Japon,

et qui disait, qui allait hyper loin du genre

qu'il faut parler aux vêtements, les remercier, les ???

Mais il y avait des choses qui étaient un peu plus sensées sur un rangement.

On faisait une fois dans son appartement.

Puis, on se sentait mieux.

Donc, tu as sorti l'élément un peu intéressant de tout ça.

Je n’avais pas de choix.

Puisque le blog a commencé sous forme d'un défi de 365 jours.

Alors c'est ça.

C'est que tu t'es lancé dans l'intérêt pour le développement personnel

en te disant bas : « C’est ça.

Je vais essayer de me changer moi. »

Exactement.

Et en lisant tous ces livres, toutes ces méthodes, tous ces textes,

tu t'es dit : « Mais il faut que je me les applique concrètement. »

Exactement je suis arrivé.

C'était en été fin 2015.

Et la même période, fin d'année, bonnes résolutions.

J’ai commencé à faire une liste.

Dix choses, vingt choses.

Ce serait bien d'aller faire du surf, de prendre des cours de self défense,

sauter en parachute, visiter 6 pays, etc.

Et ça, c'était dans ta liste ?

C’était dans la liste et ça commençait à devenir de plus en plus gros.

On était en décembre.

Et ce qui serait pas mal.

C’est pourquoi ne pas faire une chose par semaine, une chose par mois,

ou un truc comme ça.

Je fais : « OK pour maintenant…

Pour te donner des objectifs.

Pour me donner des objectifs, je vais faire ça.

J'ai commencé par arrêter le sucre pendant 30 jours, mais la semaine d'après…

Comment ça s'est fait ? Tu t'es fait une liste de 360 défis à faire ?

Pas du tout.

Quand j'ai commencé

j'avais une liste de 30 défis et je ne savais même pas que j'allais faire ça.

Je commençais par un article par semaine, vraiment le blog, tu vois classique.

Tu essaies de te livrer en fait d’écrire les choses pour laisser une trace

et puis pour te donner un but.

Oui, au tout début, je n’avais pas prévu.

C’est la première expérience qui a changé ma vision sur le développement personnel

qui était de changer ma nutrition.

Avant, je me nourrissais de pizza, de repas préparés, de fast-food, etc.

Et j'allais toujours chercher l'énergie ailleurs.

« OK ! Je vais prendre ??? peut-être pour faire ça, etc.

Et je n'ai pas compris.

Je n’avais pas compris à l’époque que ce que je mangeais,

mon activité physique, la qualité du sommeil

dirigeaient directement le niveau et la qualité de mon énergie mentale et physique.

Et ça a tellement été un choc pour moi d'arrêter le sucre.

Après j'avais tellement une clarté mentale.

D’accord à ce point ?

Et je me suis mis à vouloir entreprendre plein de choses.

Je rentrais du boulot à 19, 20h.

Je n'étais plus affalé devant la télé.

J'avais envie de faire des choses, de sortir, de prendre des cours de danse,

d’écrire des choses, des articles.

Et je me suis dit : « Franchement, pour la personne que j'étais il y a dix ans,

j'aurais adoré tomber sur un article qui me décrit ça »

Parce que je n’en ai jamais vu.

Et puis tu aurais bien aimé écrire ça il y a dix ans et ne pas attendre.

Et je fais OK ! J’ai commencé.

J’ai trouvé le nom Goodbye Comfort Zone, premier article, deuxième article, etc.

Au bout du deuxième mois, j'avais tellement d'énergies.

Je me dis : « OK ! On va passer au rythme d'un par jour.»

Et en fait, c'est là où il y a le pouvoir aussi des habitudes.

C'était beaucoup plus simple pour moi d'écrire un article par jour,

et de faire un défi par jour qu’un par semaine

où je passais parfois 10 heures pour écrire un article, peaufiner.

À la fin, j’étais en quinze minutes, je pondais un article de 300, 500 mots.

Oui, tu as été obligé de le faire.

Et donc, tu as fait tous les jours quasiment en 2016 ?

En 2016, oui.

Un défi tous les jours quasiment.

Un défi quasiment tous les jours.

Alors, il y avait des défis qui portaient sur la ???

Il y avait quoi par exemple ? Donne des exemples.

Ceux qui t'ont plus marqué.

Ceux qui m’ont plus marqué.

Il y a eu une fois où je suis descendu en bas de chez moi,

il y avait ce SDF qui traînait souvent.

C'est là où on voit, quand on est dans une démarche comme ça active,

je me suis dit : « Oui, il faut sortir de ma zone de confort » C'est ça aussi.

Je suis allé chercher deux plateaux-repas et je me suis posé avec lui

pour partager le repas avec lui, écouter son histoire.

Tu vois, ça m'a vraiment mis une claque

et ça m'a même permis de relativiser énormément de choses dans ma vie,

par la suite quitter mon travail, par la suite faire des choses

qui me faisait plus peur où je me disais : Rien n’est acquis.

Et en fait, donne-toi à fond parce que tu ne sais pas de quoi d’ici 5 ans, 10 ans, ça sera fait.

En lisant ton blog aussi, j'ai vu que tu as pris un billet pour une destination inconnue.

Oui, exactement.

Tu as fait quoi ? Tu es allé à l'aéroport ?

Je suis en moteur de recherche billet, le truc le moins cher.

Le lendemain…

Le lendemain ?

Non, c'était le jour même.

Je vais te raconter l’histoire complète.

OK ! Aéroports de Bruxelles.

Comme j'avais l'habitude d'aller à Charleroi,

je me pointe là-bas, j'avais tellement peur que je me suis paumé.

Je me suis pointé à Bruxelles Charleroi alors que mon départ était à Bruxelles

Du coup, je suis reparti le lendemain.

J'ai prix un billet

Tellement…

Oui, tellement.

Je pensais à plein de choses.

Genre sur place à gérer, genre j’avais une ???

parce que j’en ai fait une émission avec quatre épisodes sur YouTube.

D'accord !

Du coup, je pense à tellement de choses techniques, etc.

que j'ai zappé ça.

Tu as loupé le lieu du départ.

Mais le lendemain, c'était reparti et c'était juste l'expérience plus géniale.

Tu as la vidéo d’ailleurs.

Je rencontre plein de monde où j'arrive à négocier genre de la chambre d'hôtel à

ne pas la payer.

Et c'est ça vraiment ma vision de la chose et mon positionnement de Goodbye Comfort Zone.

C'est que je ne me vois absolument pas comme un coach de vie.

Je me vois un peu comme un capitaine d’équipe,

comme quelqu'un qui va d'abord tester les choses, comme un cobaye

et qui va, par rapport à ça, transmettre.

Et je me rajoute une deuxième casquette qui est celle de chef d'entreprise,

d'entrepreneur de startup avec le nouveau projet que je vais lancer là en début d’année.

Oui parce que tous ces plus de 300 défis à peu près que tu as pu faire,

tu te les es faits pour toi d’abord.

Je les ai faits pour moi.

"Pour t'améliorer" pour voir tes limites

et sortir de ta zone de confort.

Et fort de cette expérience, tu t'es dit : Je vais la transmettre

ou je vais essayer d'en transmettre au moins une partie.

Et tu veux créer ta boîte là donc tu crées ta startup

Donc, tu dis, tu n’es pas un coach.

C'est quoi concrètement ton projet là ?

Comment tu capitalises sur ce que tu as fait ?

Alors, je vais juste resituer un peu le contexte.

C'est que je n’ai jamais ??? dans cet projet.

Pour moi, il n’y avait aucune raison derrière.

Je n’avais pas pensé à un business plan.

C'était vraiment pour moi et je me suis éclaté.

Je ne m'étais jamais autant éclaté.

Je me dépassais tous les jours.

Et j'avais de plus en plus de personnes qui me demandaient des conseils.

Je faisais des meet up.

Je faisais des conférences où j'étais invité.

Et à la fin, toutes les personnes me posaient des questions, etc.

Et je ne voulais pas tomber dans le cliché de ce que j'ai vécu pendant dix ans,

se contenter de dire aux gens : Voilà, il suffit de faire ça, ça, ça et ça.

parce que ce n'est pas là-dessus.

C'est le contexte.

C'est le fait de créer.

Et je me suis intéressé…

Du coup, je me suis formé à la fois à la PNL, au développement personnel.

Je suis certifié en programmation neurolinguistique qui est un peu le logiciel de chacun.

Comment on fonctionne ? Comment les autres fonctionnent ?

Pour comprendre.

Exactement.

Et d'un autre côté, en parallèle, je me suis formé à la gamification.

notamment dans le processus de formation.

C'est le fait d'utiliser des mécanismes de jeu pour rendre

Comme toi tu t’es amusé pendant un an à faire tes défis.

Et j'ai trouvé… J'ai pu expliquer pourquoi je me suis éclaté

Ce que tu as fait spontanément ?

La pression sociale sur le fait qu’il y avait des personnes qui me suivaient

et genre à minuit, si je ne publie rien, j’avais cinq messages genre : « Ça va ? »

C’est toute une communauté qui s'est formée derrière pour te suivre dans tous ces défis.

Et plus il y avait de gens, plus j'étais motivé à aller plus loin, à leur faire

transmettre ça.

Et il y avait vraiment ça qui était puissant entre autres

par rapport à plein d'autres stimulants, on va dire, psychologiques.

Et c'est là-dessus où j’ai commencé à travailler dessus.

C'est là-dessus où je ne voulais pas que mes conférences,

que ce que je partageais, que mes conseils avec les autres soient justes :

« Voici ce qu'il faut faire. »

Mais je voulais vraiment créer un écosystème de motivation.

« OK ! Implémente ça.

Pirate ta vie.

Par exemple typiquement, on vient d'en parler ce matin.

Tu m'as dit : Moi, je fais directement à 9 heures pour être à l'heure

parce que je sais que je suis obligé.

Et moi, j'ai plein de choses comme ça aussi, des astuces

où je veux m'engager publiquement, où je vais faire ça.

Et c'est vraiment avoir cette pensée-là de 360° autour de sa vie

et de sa motivation où il ne suffit pas

de juste savoir qu'il faut faire un régime et faire du sport pour perdre du poids.

Il faut vraiment créer un écosystème,

trouver des potes qui ont les mêmes objectifs, faire des paris, ce type de choses.

Exactement.

Je sais que j'ai un pote entrepreneur avec lequel on se fait souvent des paris

sur des restos, sur celui qui atteint son objectif le premier, etc.

C’est un motif par exemple.

Du coup, j'ai commencé à travailler sur le projet qui va être lancé

via une compagne de crowdfunding pour vraiment valider l'idée,

pour vraiment valider le public et la communauté qui est derrière.

Et globalement c'est, on va dire, un jeu de rôle grandeur nature.

Mon personnage principal, c'est nous-mêmes.

Et on a un univers scénarisé en différents chapitres avec ces qualifications.

Tu vas gagner des points.

Tu vas évoluer.

Évoluer.

On a des badges et on n’achète ???

C’est important parce c'est quelque chose dans le développement personnel

qui est la plus difficile à mesurer, c'est la progression est l'accomplissement.

Et le cerveau humain est très mauvais pour mesurer la progression à long terme.

On aime bien les gratifications à court terme.

Donc ça, avoir des points, savoir où on en est.

Par exemple où j’étais au jour 154, je voyais le bout du tunnel.

Les gens me félicitaient : « Tu as tenu longtemps.

Je ne pensais pas, etc. »

Oui, tu allais défi par défi, étape par étape.

Étape par étape.

Et je savais où j'en étais à chaque étape.

Donc l'idée c'est de rassembler tout ça dans un univers scénarisé.

Chaque jour, on a la partie formation avec une vidéo de moins de 5 minutes

et à la fin, une mission qui est adaptée.

On va choisir sur un niveau de difficulté adapté à la zone de confort de la personne.

Et la grande nouveauté, ce qui n'existe nulle part dans le monde,

c’est qu'on va passer dans la vraie vie et soit faire un rapport de mission écrit,

soit une petite photo.

Pour prouver que tu as bien fait ta mission.

Pour prouver juste avec, si on le souhaite,

et ça ne sera pas partagé avec la communauté, mais juste avec ton coach

qui te suit sur Goodbye Comfort Zone, qui fait partie de l'équipe.

Et on évolue comme ça, on valide des points et il y a des choses sympas

quand on valide chacun des chapitres et un chapitre secret à débloquer, etc.

Tu pousses vraiment la gamification au bout comme tu l’as vécu pendant un an

avec tous tes défis tout seul.

Tu as eu la force que n’ont pas certains de faire ces choses tout seul, de t’automotiver.

Alors je ne pense pas que j'ai eu la force justement.

Je pense que l'un de mes plus grands atouts,

c'est de ne pas avoir cette force-là, c'est d'être un vrai procrastinateur et d'avoir

réussi justement ???

Avec toi-même malgré ça.

Exactement

Et c'est ça que je ne retrouve pas énormément chez des coachs

comme Anthony Robbins par exemple.

On voit que c'est une force de la nature et parfois on se dit…

Gary V. c'est pareil.

Gary V. pareil.

Les mecs qui sont branchés sur du 220 volts.

Oui, tu te dis : Non, ce n’est pas moi ça.

Je suis fatigué.

Tu me croises parfois.

Je peux avoir la gueule de bois.

Je suis un être humain, mais il y a des choses qui sont efficaces

et qu'on peut appliquer pour changer sa vie.

Et l'idée surtout, c’est quand on passe d'un point A à un point B.

Pour moi, il faut s'amuser sur la route parce que c'est sur la route,

ton émission s'appelle comme ça, où on va passer plus de temps.

On arrive dix ans.

Donc, toi il y a dix ans, quand tu as lancé tes projets, etc.

Si tu ne t'es pas éclaté sur la route, quel est l'intérêt d'arriver à ce point-là

parce qu’à ce point-là, tu as encore d'autres projets ?

Tu as des nouveaux projets pour aller faire des choses encore plus grandes.

Et l'être humain est fait comme ça.

La progression nous rend heureux.

C'est vrai !

Et l’idée, c'est ça.

Super ! Nickel ! On est arrivé à la fin de cette émission.

Il y a une rubrique qui s'appelle « la question de l’invité »

Normalement je dois sortir.

Non d'abord tu dois répondre à la question de l’invité et après, tu dois sortir.

La question de l’invité, c'est donc la semaine dernière,

pas la semaine dernière puisqu’il n’y avait pas d’émission, mais l'émission précédente.

Mon invitée c'était Davonn Choquet et elle est fan de toi

puisqu’elle a regardé tout ce que tu faisais avant l’émission.

Et elle avait une question à te poser.

La question c'était par rapport à tes défis, est-ce que tu t'étais mis une limite ?

Dans tes défis, est-ce qu’il y a des choses que tu n'aurais

Tu peux lui répondre directement, face caméra.

Alors, bonjour Davonn - enchanté et merci beaucoup.

Alors il n'y avait pas de limite dans le sens de la difficulté.

La vraie limite et le vrai, on va dire la vraie jauge que j'avais

c'est ma zone de confort, ma propre zone de confort.

Et je savais que pour certaines personnes,

par exemple dans les commentaires au tout début,

des personnes qui n’avaient pas compris le concept : Oui, mais ça, moi j'ai

déjà fait.

Tu vois par exemple pour moi, de sortir un vendredi soir avant,

c'était vraiment quelque chose de compliqué.

J'étais là et je devais éteindre mon portable parce que j'avais dix potes qui m'appelaient,

mais c'était vraiment propre à moi.

Et des gens ont fini par savoir ça.

La seule limite c'était ma propre zone de confort et mes objectifs.

Je voulais devenir cette meilleure version de moi-même

et j'avais cette vision-là et faire une chose qui me faisait sortir ma zone de confort,

mais pas aller dans cette vision-là.

Je n'allais pas le faire.

Je n’avais aucun intérêt.

Donc, pas de limite à part ta personnalité.

À part mes objectifs, ma zone de confort et cette vision de la meilleure personne

que j'ai de moi-même.

Super !

La semaine prochaine, mon invitée c'est Véronique Delannoy.

Véronique Delannoy c'était la directrice de Réseau Entreprendre Nord.

En plus de 20 ans, elle a accompagné des chefs d'entreprise et créateurs d'entreprise,

des gens qui se sont bougés.

Je t'invite à lui poser une question à laquelle elle répondra la semaine prochaine.

Alors la question est la suivante : c'est avec votre expérience,

plus de 20 ans à accompagner des entrepreneurs,

quelle est la caractéristique ou quelle est la qualité qui pour vous semble indispensable

pour la réussite d'un projet ou d'un entrepreneur ?

Une qualité que tous les projets qui réussissent

ou toutes les personnes qui réussissent dans l'entrepreneuriat ont en commun ?

Quelle est cette qualité-là ? C’est difficile d'y arriver.

La qualité commune de tous ces entrepreneurs

parce qu’au moins, il y a un point commun.

Super ! Nickel ! Elle répondra à ça la semaine prochaine.

Alors effectivement, normalement dans l'émission

c’est le moment où je te dis au revoir et que tu sortes de la voiture

pour que je puisse conclure l'émission puisqu'elle est finie.

Cette semaine, c'est un peu différent puisque c'est la première émission de 2018.

Et comme je l’ai dit en introduction, c’est normalement le début d'année

où on se donne des bonnes résolutions, bonnes résolutions qu’on ne tient jamais en fait.

C’est impossible à tenir.

Il y a quand même 9 % de la population qui les tient.

9% c’est rare.

Je reste dans les 91 %.

Mais plutôt donc des bonnes résolutions.

Ce que j'ai dit en introduction et ce que je souhaiterais qu'on fasse,

c'est se donner des objectifs tout simplement.

Pas beaucoup : 3.

Alors pas sûr du trop long terme.

J’avais dit je vais dit fin d'année, mais on va se donner aller jusque fin juin donc

milieu d'année.

Je veux juste préciser la différence entre bonnes résolutions un objectif.

C'est tout simplement y ajouter des caractéristiques

notamment une limite de temps, le quantifier.

C’est-à-dire au lieu de dire réussir mon entreprise,

c'est dire atteindre par exemple tel chiffre d’affaires mensuelles, etc.

C'est vraiment quantifié, mesuré dans le temps

et c'est comme ça qu'on transforme un rêve ou une bonne résolution

On a un objectif.

Disant Walt Disney : « un rêve, c'est un objectif avec une date. »

Voilà.

Donc des objectifs, on s'en fixe, très bonne définition.

3 pour fin juin.

Je t’ai demandé si tu voulais jouer le jeu.

Vas-y.

Alors, donne-nous 3 objectifs à tenir et on se redonnera rendez-vous fin juin

pour voir si tu les as tenus.

Oui, on va faire ça.

Et j’invite les gens à faire pareil, à écrire maintenant en commentaire vos 3 objectifs

qui vous tiennent le plus à cœur à réaliser, on va dire, dans les prochains six mois.

Parce que ne serait-ce que le fait de mettre ça sur papier,

on multiplie par quatre ses chances de réussir ces objectifs.

Parce que très peu de personnes mettent par écrit leurs objectifs.

On les a parfois dans la tête, mais ne serait-ce que de les noter, avoir des to-do-list,

on multiplie, on démultiplie ses chances.

On va faire mieux que l'écrire.

On va le dire.

On va s’engager directement.

Alors moi, le premier, ce qui me tient le plus à cœur,

c’est mon projet d’entrepreneuriat,

c’est de pouvoir concrétiser le lancement de ce nouveau produit innovant

et réussir son lancement.

Le deuxième objectif, c'est commencer à prendre des cours de self défense,

peut-être krav maga, ou peut-être kick boxing, etc.

Je sais que j’en parle depuis des années et ça fait partie de mes objectifs.

Et le troisième objectif c'est voyager, me remettre à voyager au moins une fois par mois

alors peut-être à partir de mars parce que là les deux premiers mois, cela va...

je vais être à fond dans le business.

???? ton startup. Cela va être du boulot.

Un week-end au moins trois jours par mois, histoire d'aller quelque part et décompresser.

C'est quelque chose qui est important pour moi et j'adore voyager.

Super ! En plus, c’est du plaisir.

Trois objectifs que tu t'es fixé.

Alors je vais jouer le jeu aussi forcément.

Je ne vais pas te laisser tout seul.

Donc moi, mes trois objectifs : le premier c'est pour moi un objectif,

c'est de continuer cette émission.

C'est-à-dire de tenir cette régularité toutes les semaines,

tous les mardis à 9h, avoir un invité parce que tu dis : Voilà.

C'est pour être une meilleure version de soi-même.

Là on est à l'épisode 21.

S’il y en a encore 20 ou 25 qui suivent, on arrive à plus de 40, 50.

Ce sera autant de personnes que j’aurais rencontrées comme toi et d'autres

et c'est autant d’échanges super intéressants et qui font grandir.

Donc voilà.

Mon premier objectif c'est de tenir cette régularité qui n’est pas simple à tenir.

Mon deuxième objectif, qu'est-ce que ça va être mon deuxième objectif ?

Ça va être reprendre la musique parce que pour moi la vie sans musique,

ce n'est pas la vie.

Donc, je suis musicien à la base.

À 15 ans, je prenais des cours de batterie.

Je suis batteur.

Je joue de la musique de la batterie.

Et j’ai laissé tout tomber il y a un peu plus de dix ans pour le boulot.

C’est tout : le boulot, la famille.

On a besoin de temps pour faire d'autres choses.

Et voilà.

Je décide de m’y remettre, donc au moins faire 5 répètes constructives

avec un groupe d'ici fin juin.

Et puis après, un objectif purement personnel, tu en as parlé durant la vidéo, il est physique.

Puisqu’on en a parlé lors d'un épisode avec mon ami Olivier Desurmont

qui m’a vanné sur mon poids après que je l'ai vanné sur le sien sans le faire exprès.

Effectivement au fil des années, je me suis un petit peu lâché sur le poids.

J'ai un petit peu grossi.

Je ne le vis pas mal, mais je me dis qu'avec quelques kilos en moins, je me sentirais mieux.

Donc, je me donne l'objectif filmé en live en direct de perdre 15 kilos d'ici fin juin.

Donc, ce n'est pas un objectif démesuré non plus, tenable.

Je fais déjà du sport.

On va continuer.

Donc 15 kilos d'ici fin juin, c'est mon troisième défi.

On se reverra fin juin pour voir si on a tenu nos objectifs.

On verra ce que ça donne et comme tu le disais Hanine,

mettez en commentaire vos trois objectifs à vous.

Car ça, ça vous obligera à les faire.

On verra fin juin

ressortir le listing de tous les objectifs, si tout le monde a réussi.

Et je vous interpellerai d'ailleurs individuellement pour savoir si vous l'avez fait.

Donc voilà.

Cette émission est un peu plus longue que d'habitude.

C'est le début d'année.

C'est normal.

Une très bonne année à tout le monde.

On se retrouve la semaine prochaine avec mon invitée Véronique Delannoy.

Elle va nous parler de son parcours d'accompagnement de chefs d'entreprise pendant 20 ans

et de ses projets d'aujourd'hui puisque maintenant qu’elle a arrêté,

qu'est-ce qu'elle va faire aujourd'hui ? Elle va nous en parler la semaine prochaine.

C'est comme toutes les semaines, mardi à 9 heures.

Merci Hanine.

Merci.

Très bonne semaine à toi.

Merci.

Bonne année !

Bonne année et n'oubliez pas que la vie est un jeu.

Voilà.

Il faut s'amuser.

Il faut s’éclater sur la route.

Salut tout le monde.

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