Voir les autres épisodes Sur La Route
Sur La Route #37
Mardi 08 Mai 2018

avec Nicolas Quilliet Arnaud Collery

Mister Happiness !

Bonjour tout le monde.

On est mardi, il est 9 heures.

On est en direct de ma voiture et en live sur Facebook.

Je m'appelle Nicolas QUILLIET et on tourne un nouvel épisode de sur la route.

Mon invité aujourd'hui Arnaud Collery.

Il est aujourd'hui CHO, Chief Happiness Officer,

et surtout il forme des CHO dans les entreprises pour les entreprises.

C'est un français qui vit aux États-Unis et j'ai la chance de le recevoir aujourd'hui

pour parler de son métier.

Mais avant cela, il va nous expliquer une partie de sa vie puisque sa vie est assez folle.

Il a eu plus de dix métiers dans autant de pays et il va nous raconter cela de : acteur, réalisateur.

Voilà, il a une aventure et une histoire folle et il a aussi rencontré énormément

de succès, mais aussi des échecs.

C'est ce qui l’a construit et il va nous en parler simplement et directement,

notamment un échec qu’il va nous mettre en avant et qu’il va nous expliquer

pour ensuite finir sur ce métier de CHO.

Voilà, on accueille tout de suite Arnaud Collery.

Bonjour Arnaud !

Bonjour toi !

Comment vas-tu ?

Super depuis hier !

Hier tu dis, tu parles d’hier puisqu’effectivement hier tu as fait un TEDx à Lille

où tu as parlé bonheur, - Équilibre.

Équilibre, passion.

Passion.

Surtout passion.

Arnaud pour celles et ceux qui ne te connaissent pas,

est-ce que tu peux te présenter en quelques mots.

Qui es-tu ?

Alors, c'est très simple, je fais

Je suis basé à Brooklyn, New York et je fais un métier qui s'appelle Chief Happiness Officer,

chef du bonheur au travail.

Chef du bonheur au travail.

C'est un peu provocateur, mais en fait ce n'est pas du tout provocateur,

on en parlera, on aura l'occasion d'en parler durant cette interview.

C'est quelque chose sur la profondeur, sur comment lever son masque,

se mettre à nu, libérer l'émotion dans le monde corporate.

C'est un truc que je fais baser de New York un peu partout dans le monde.

Pendant quelques années, tu l’as fait toi-même directement pour les entreprises,

et là aujourd'hui, tu formes des CHO pour faire ce métier.

C'est cela ?

Effectivement !

Alors, je continue pour certains gros clients tels que Dior, Cartier, L’Oréal, Nestlé,

Karim en Moyen-Orient, etc.,

mais j'adore maintenant former les personnes qui veulent faire le même métier,

qui veulent ramener l'humanité dans le monde de l’entreprise.

Je le fais en français à Paris avec EI-Technologies qui est basée à Levallois.

D'accord !

C'est une boîte dans le transfo-digitale puis je le fais aussi en anglais à Aruba.

On en parlait un petit peu tout à l’heure.

C’est une île du bonheur en face du Venezuela.

À Aruba, il faut regarder sur Google map où c’est.

Il faut regarder.

Cela fait rêver.

Il faut regarder.

Avant de faire ce métier, tu as fait dix autres métiers dans autant de pays différents.

Est-ce que tu peux en quelques minutes résumer un petit peu ton expérience de vie qui est assez folle ?

Qu'est-ce que tu as fait comme métier ?

Dans quel pays ?

Vas-y raconte, fais-nous rêver.

Alors en fait, je vais vous parler de quelques gros métiers en gros puis de quelques pays.

Vas-y.

Donc premier métier pendant deux, trois en finance.

Finance de marché...

En France.

France, un tout petit peu New York quelques mois.

Même au Japon, j’ai (…) à Tokyo pendant un an et demi.

Et là mon truc, c'était voilà, voir quel était l'effet de levier derrière la finance.

D'accord !

Bon vite, très vite cela m'a fait chier.

Ce n'est pas mon truc complètement.

Il y a deux trois trucs quand même que j'aie appris comme cela, encore l'effet de levier.

Le monde de la communication, je travaillais pour des boîtes de communication à Paris.

On travaillait sur les corporate story.

D'accord !

Sur les histoires du monde de l'entreprise.

C’est aussi passionnant.

Un peu le monde du luxe avec Cartier notamment au Japon,

pas mal de temps dans la technologie à différents endroits de ma vie.

D'accord !

À paris, on avait essayé de monter une start-up avec Alex Taylor,

je ne sais pas si cela te dit quelque chose qui est un journaliste assez connu,

il y a une quinzaine d'années sur Paris qui officie toujours, je crois.

Puis à divers moments dans ma vie, j’étais dans ce monde-là.

Notamment, j'ai passé beaucoup de temps en 2012 à Los Angeles,

dans le milieu des Hackathon, en gagnant des Hackathon.

En 2013, je me suis retrouvé en Afrique du Sud à 88mph qui est le principal accélérateur

de start-up en Afrique.

Afrique du Sud.

En Afrique et j'ai même monté ici à Lille, il y a quatre ans.

C’est la deuxième fois que je viens à Lille, quelque chose qui s'appelait les happyhackingdays,

c'était un Hackathon où on mettait ensemble les passionnés de coding, les programmateurs

bien sûr

puis mes copains artistes qui venaient parmi des designers, des comics, etc.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de bouger comme cela en permanence de métier en métier ?

L’envie d'être, l’envie de vivre, l’envie de m'explorer, l’envie d'être moi-même,

de devenir la meilleure version de moi-même.

Je n'arrêterai jamais tant qu’il n’y a pas cette…

Là aujourd'hui, j'ai l'impression, je vis aujourd'hui la meilleure version de moi-même

pour l’instant.

Tu vis ce que tu aimes.

Jusqu'à ce que j’aie besoin de faire autre chose.

Ouais !

Mais pour l'instant depuis cinq ans, c'est vraiment cela.

Je m'éclate en étant, en aidant les autres à se réaliser au niveau de leur potentiel.

Tu as même été acteur, standuper.

J'ai été un petit peu acteur avec des séries que les filles vont connaître comme

Gilmore Girls et quelques trucs.

J'ai surtout fait pas mal de films indépendants.

Aux États-Unis.

Aux États-Unis, à Los Angeles principalement.

Ouais !

Mais, j'ai surtout été standuper,

j'ai été l'un des premiers Français en 2004.

2004, alors raconte un peu.

Je connais l'histoire, mais comment tu es venu à cela ?

Alors passionnant en fait, pour tout dire, cela faisait un an que j'étais,

pratiquement un an que j'étais à Los Angeles et rien ne marchait.

C'est-à-dire que tu voulais te lancer dans la carrière.

Je voulais acting en gros parce que j'ai cet accent français

que je n'arrivais pas à me défaire et je n’y arrive toujours pas.

Et aucune proposition, rien.

Enfin quelques propositions.

Mais bon pas à la hauteur de ce que tu aurais voulu faire.

Ouais, des petits courts métrages qui gagnent deux francs six sous.

De toute façon c'est simple, je n’avais plus d'économies, je n'avais plus rien.

Je commençais à devenir serveur.

Je me dis : qu’est-ce que je suis en train de foutre d'être à Los Angeles pour être serveur

autant rester à Paris ou Lille, tu vois.

J’ai dit pourquoi partir aussi loin si c'est pour travailler dans un café.

Je me dis : il faut que je…

Il faut quelque chose qui change.

Et là un jour, je me retrouve en face du Comedy Store, le temple de la comédie.

Comedy Store, c'est où cela.

Cela, c'est en plein Los Angeles, en plein Sunset Boulevard, en plein West Hollywood.

D'accord !

C'est là où sont nés tous les grands comiques.

Tu as Eddie Murphy, Andy Kaufman, Richard Pryor, etc.

Et également, tu t'es dit je vais là-dedans.

Je vais là-dedans, je vais essayer.

Pourquoi ?

Je me dis pourquoi pas, je vais essayer.

Pourquoi pas ?

C'est vrai pourquoi pas.

J’ai dit en France, c'est cela le truc puisque c’est ce que j'adore avec les étrangers,

je ne dis pas qu'on a tous besoin de partir à l'étranger,

tu peux aussi heureux, tu n'as pas besoin de partir,

il y a toute ta vie à Paris, ou à Lille, ou à Turnpoint, je m'en fous.

Par contre, c'est vrai que le positif quand tu te barres à l'étranger,

quand tu es dans un nouvel écosystème, c'est que personne ne te connaît.

Personne ne va te juger.

Et toi-même, puisque tu es ton pire ennemi, tu ne vas pas être jugé.

Jamais, je n'aurais osé le stand-up comedy à Paris.

Est-ce que je suis assez drôle ? Est-ce que... ?

C'est cela en fait, c’est qu’à Paris, tu n’aurais pas posé parce que tu te dis bon, machin.

Là, tu es arrivé là-bas, tu as pu le tourner.

Qu’est-ce que je risque ?

Rien !

Donc, j'essaie

Et en fait, j’ai utilisé…

J’ai transformé l'esprit négatif qu’il avait contre moi.

Je suis arrivé dans la salle, petit français qui essaye de faire rire les Américains.

Déjà les comics américains, ils disent : qu'est-ce qu'il fout là.

Il est en train de nous piquer notre place.

Puis en fait, cela a marché.

J'ai en fait, j'ai créé un échange avec le public américain.

Il s’est passé quelque chose.

Ce qui fait que je me suis retrouvé dans des grosses émissions

sur MTV, sur NBC sur Last comics standing

qui était l’espèce d’American Idole du stand up Comedy.

D'accord !

Bref, j'ai fait une carrière pendant quatre ans dans ce métier.

Tu as voulu réaliser un film aussi au Japon, c'est cela.

Ouais, effectivement j'en ai bien parlé hier parce que je ne sais pas pourquoi en France,

tu me dis si tu n'es pas d'accord,

mais en France on a l'impression qu'on ne peut pas parler d'échec.

Ouais !

Que voilà, je ne sais pas comment.

C'est vrai que c’est compliqué d'avouer déjà qu'on a échoué.

C'est cela.

Alors que c’est le but aussi de cette émission sur la route,

c'est de montrer que ce sont des parcours des gens sont faits de succès,

tu en avais pleins, tu viens d'en raconter quelques-uns,

mais il y a aussi des échecs et ce film-là pour toi, cela a été un échec.

C’était un échec.

Pourquoi c'est un échec ?

Alors, je réunis un petit peu de fond du Japon et de la Chine,

pas énormément, mais juste assez pour faire un long métrage docu-comedy.

C'était un film un peu complètement loufoque, chtarbé, mais c'était mon humour sur scène.

Cela passait bien sur scène.

Il y avait des investisseurs qui croyaient en moi.

On s'est dit banco: bon, on y va.

On sait qu'on prend un risque quand on fait un film assez rare,

qu’il y a encore plus de risques pour une start-up.

Il n’y a pas de garantie.

C’est clair, mais

Tu avais envie de le faire.

J'avais envie de le faire et les gens vraiment avaient pensé

que cela allait le faire et on passe deux ans autour du monde le faire.

On se retrouve dans des situations, mais complète dingue.

Pendant 2 ans, tu le tournes.

2 ans, 2008 à 2010.

D’accord !

Dingue !

Puis, je rentre en France et à Los Angeles après ce parcours international de faire ce film,

impossible à vendre ce film.

Personne n’en veut.

Personne n'en veut.

2500 emails, j’ai fait tout.

On fait tous les marchés du film.

Je recasse la tirelire pour aller à Hong-Kong, pour aller à Tokyo.

Alors, on gagne quelques prix dans des festivals, comme je te disais hier,

le nombre de filmmaker qui sont primés au festival qui n’arrive pas à payer leur loyer.

Il y en a quantité.

Je ne sais pas en France parce que cela, ce n’est que du spectacle.

À Los Angeles, mes potes primés qui dorment dans leur voiture, j'en connais une tripotée

si tu veux.

Cela ne veut rien dire finalement.

C'est un succès d'estime.

Tu te sens bien, tu as fait un film primé sauf qu'il n'y a rien qui rentre au niveau cash.

Tu ne peux pas manger.

Alors, si tu as une famille comme beaucoup de gens dans le cinéma qui a du pognon, cela va.

Si tu es un mec normal, c'est un petit peu dur.

Donc, cela a été un gros échec, une grosse dépression.

Une grosse dépression.

Je suis resté au lit quelques mois, très dur à se lever et étudier.

En fait, la dépression c'est quoi ?

C'est une colère contre soi-même, c’est la meilleure manière de t'expliquer.

Il n'y a pas de tabou.

Je ne sais pas, il faut en parler.

Aux États-Unis, tu parles de tes dépressions,

tu parles de tes succès, tu parles quand cela ne va pas.

Je ne sais pas pourquoi en France, on essaie de cacher, mais parlez-en.

On appelle cela du Vulnerability management aux États-Unis.

Tous les leaders aux États-Unis parlent de leurs échecs, parlent du moment

que ce soit professionnel ou personnel quand tout a merdé.

Et pourquoi ?

Parce que c'est là à ce moment-là aussi que tu apprends plein de choses.

C'est là que tu apprends plein de trucs.

D'ailleurs, c'est dans ta conf. TEDx, tu expliques que tu en as retiré 5 principes.

Alors moi, ce sont les principes qui moi me tiennent à cœur que j'ai appris.

Ce que je dis à tout le monde,

c'est réfléchissez ce sur pourquoi la passion dans lequel vous êtes lancés

qui a peut-être pas marché autant que vous voulez, qu’est-ce que vous avez pu en retirer.

70 % des gens qui vivent un élément dramatique dans leur vie en retirent quelque chose de positif,

70 %.

Ouais !

Il n’y a qu’un tiers des personnes qui

vivent un élément dramatique quel qu'il soit,

qui vraiment n'arrivent jamais à récupérer et qui restent au bas.

C'est à cette chance de 2 sur 10, quelle que soit la passion de vie,

quel que soit le risque, de ressortir gagnant.

Il faut se lancer.

La passion, c’est primordial, j'en parlais hier.

Alors 5 principes au moins.

Un, c'était le fait qu'il y a une fenêtre de tir, je l’ai pris.

Donc, c'est saisir les opportunités, quelles qu’elles soient.

Saisir les opportunités.

En France, je ne sais pas pourquoi.

On en parlait dans les épisodes précédents, notamment avec Claude Thomas

qui a parcouru le monde avec les Folie’s de Paris.

Partout où il est allé, effectivement il a vu une opportunité.

Saisir les opportunités, une fenêtre de tir, tu y vas.

Tu ne réfléchis pas midi à quatorze heures, même si tu n’as pas les compétences,

tu apprends sur le métier.

Tu y vas.

Deuxièmement et c'est là où j'ai fauté.

Pour moi, c'est une très belle citation qui va reprendre ce deuxième principe,

c'est la vie est un mystère à vivre et non absolument pas une question à résoudre.

D'accord !

Et en fait moi, mon problème, c'est que je n'ai pas arrivé à dissocier

le fait que j'ai vécu une aventure de réalisateur génial,

on a fait ce qu'on voulait, on a fait un super film, sauf que mon métier de producteur,

cela ne l'a pas fait.

Je ne suis pas le meilleur producteur du monde, je ne suis pas arrivé à vendre mon film.

Et là en fait, il fallait que je dissocie mentalement.

Ce qui s'est passé, c'est que moi en fait,

j'ai pensé comme ma valeur d'être humain, c'était lié aux résultats.

Alors que ce n'est absolument pas lié aux résultats.

Il y a ce que tu fais. C'est en fait, c'est ce qui fait que cela empêche les gens d'y aller.

Ils se disent : « bah oui, si je faute, si je merde, si j’ai un échec

et même un jeune après le TEDx hier qui me dit :

ah j'adore, j’adore ce que tu fais. Cela me donne envie, de la pêche.

C’est vraiment, j'ai envie de faire des choses, mais quand même je vais peut-être échouer.

J’ai dit : mais c'était le but du spectacle. C'est le but du show.

Je te dis : vas-y, vas-y quelles que soient les échecs, tu vas en ressortir quelque chose.

Donc premier principe à nouveau, c’est saisir les opportunités.

Deux, c'est de voir la vie comme un mystère et absolument pas comme une équation à résoudre,

comme un truc logique, comme une planification.

Trois, c'est toujours, toujours, et encore dès qu'il y a une impasse faire

tout ce qu'il est possible pour en sortir.

Tu te prends un mur, tu vas à côté.

On ne s'arrête pas.

On ne s'arrête pas, tu ne te lamentes pas comme moi, cela où j'ai merdé.

C'est là que ... dépression.

Il ne fallait pas que je me lamente.

Il fallait que je prenne… Donc moi, cela m'a pris 6 – 8 mois

puis après de toute façon je n'avais plus de tunes sur mon compte, j’étais obligé de…

Et là, on l'a fait, on est parti.

Enfin quand je dis on…

Elle était dans toutes les aventures, quelle femme formidable, on peut le dire.

Donc, je me suis retrouvé entre 2010 et 2013 dans toutes sortes d’aventure

aux quatre coins du monde,

un pour me refaire mentalement et deux pour me refaire financièrement.

Mais mentalement, c'est la base.

Quatre.

Quatre, toujours, toujours la même chose.

Le quatre, c'est finalement ton principal échec peut être ton principal moteur.

Finalement, le fait que j'ai merdé le film, j'ai appris tout ce que je pouvais après

sur le storytelling.

Je me suis dit : l'histoire du film n'a pas été complètement,

c'est clair que je ne suis pas Spielberg.

Par contre, je vais devenir le meilleur storytelling coach du monde.

D'accord !

Et j'ai pu aider sur les 1000 personnes que j'ai coachées à peu près depuis 5 ans,

1000 personnes

que ce soit en individuel ou en entreprise

j’ai aidé le cinquième d'entre elles à peu près 200 personnes

à exprimer leur récit de vie et à comprendre.

Et là, je me suis dit : j'y arrive à créer une histoire d'après une matière de vie incroyable.

Donc, j'ai appris sur le storytelling à cause de la défaite.

J'ai appris sur la résilience, ce n'est pas un vain mot, c'est quelque chose que j'ai vécu.

Je comprends que les obstacles, c'est fait pour te renforcer.

C'est juste cela.

Ouais !

C'est fait pour te renforcer et enfin finalement

j'ai appris sur la profondeur d'âme grâce à ce film.

Cinquième principe, le plus beau principe, c'est pour cela que je l'ai mis en dernier,

je vais être honnête et cela personne, aucun leader en parle alors qu'il faut en parler,

il est temps qu'on en parle en France, c'est la gratitude.

La gratitude.

Ce n’est pas un vain mot.

Vraiment moi, je ne pense pas qu’avant cette défaite,

j'avais vraiment de la gratitude pour les choses qui m'arrivaient dans le monde.

C'est-à-dire le fait d'accueillir avec bienveillance les choses.

Toutes les belles choses par exemple là, on passe un bon moment, on se marre.

En plus toi, cela va t'aider.

Moi, cela va m'aider.

Puis, c'est marrant cette expérience, j'adore cela, un peu Car Comédie à la Sonnenfeld à la lilloise.

Ouais, j'adore.

Pour expliquer quoi en deux mots comment cela s'est passé,

c'est hier soir en 5 minutes, tu me dis c’est parti, on fait l'émission.

Puis voilà, on se retrouve.

trois heures.

C'est cela la vie, c'est un mystère.

Là, on vient mystère qu'on n'a pas planifié.

Toi hier en venant me parler après mon TEDx, tu n’avais aucune idée qu'on allait faire cela.

Aujourd'hui finalement, quelques heures plus tard, on le fait.

Cela, c'est ce que j'adore.

Et chaque jour, là tu vois ce soir, quand je vais au lit, qu'est-ce qui m'a surpris aujourd'hui.

Qu'est-ce qui a été beau ?

Je vais penser à toi la première chose.

Dans ton lit.

Ah, c’est gentil.

Juste à cela, je ne vais pas penser à autre chose.

On est d’accord.

On est d’accord, mais cela va le faire.

Donc, c'est vraiment la gratitude et la reconnaissance.

Savoir accepter de recevoir aussi des bonnes choses et puis donner.

Cela, ce sont tes cinq principes.

Super ! Parfait !

Tu l'as expliqué pour finir cette émission, ton métier aujourd'hui c’est CHO,

Chief Happiness Officer, responsable du bonheur en entreprise.

Tu vas sur Wikipédia, responsable du bonheur en entreprise.

On en a déjà parlé aussi dans des précédentes émissions de ce métier, c'est tout nouveau.

En France, on le connaît peu ce métier.

C'est même un petit peu regarder du coin de l'œil en se disant :

est-ce qu’il y a besoin de forcer les gens à être heureux ?

Est-ce qu'on ne peut pas simplement être heureux naturellement ?

On se rend compte qu’il faut coordonner ces choses-là.

Il faut les organiser et quand c’est organisé c'est encore mieux.

Et donc aujourd'hui, tu formes des gens à ce métier, explique un petit peu

comment cela se passe.

Comment tu fais, en quoi cela consiste ?

Deux choses, le bonheur pour moi, c'est le bonheur en entreprise.

C'est très lié à l'écosystème du bonheur personnel.

Mais pour moi le bonheur en entreprise, ce sont deux choses :

amener de la joie, amener du sens, donner du sens à tous les employés dans les temps de pause.

C’est-à-dire de comprendre que les valeurs que tu vois au mur,

est-ce qu'elles se vivent vraiment au jour le jour dans l'entreprise

et si elles ne le vivent pas,

travailler avec le CEO, travailler avec le DRH, travailler avec le dir. de la com.,

travailler avec le dir. de l'innovation

pour qu’ensemble elles fassent écho vraiment à l’intérieur de toi.

Est-ce qu'elles sont vraiment alignées dans tes valeurs ?

Si ce n’est pas ces valeurs, on passe à autre chose.

Cela, c'est la mission première du CHO.

Travailler absolument sur toutes les valeurs.

Est-ce qu’elles sont vraiment représenter sinon peut-être en créer.

Deuxième chose, c'est créer un vrai environnement de respect, vraiment de bien-être,

regarder l'ergonomie, de bien s'entendre, les beaux bureaux, du feng-shui et tout cela,

les tables de ping-pong et tout cela,

ce n'est pas le plus important, mais cela compte.

Cela compte des belles couleurs au mur, des beaux espaces, un peu de verdure, cela compte.

Après et surtout, c'est le respect, c'est une charte de respect qu’on se fait.

L’humain.

Le troisième truc, c’est cela, c’est de l'événementiel autour des histoires inspirantes.

C'est pour cela que j'ai créé mon évent Stand Up for Passion.

Je t'en ai parlé, c'est un événement qu'on fait tous les trois mois quelque part dans le monde.

On était au Maroc la semaine dernière avec Nestlé, Danone, des gens comme cela qui étaient derrière nous.

Les histoires inspirantes, si tu es Chief Happiness Officer,

il faut que tu trouves les histoires inspirantes dans l’entreprise, il faut que tu les coaches.

Il faut que tu arrives à les coacher.

Quels ont été les déclics importants de leur vie ?

Quels ont été les moments où ils ont compris quelles personnes ils étaient

et qu'est-ce qui dans leur histoire peut aider à impacter le reste des gens qui t'écoutent ?

Donc cela, c'est la troisième fonction.

Et enfin, c'est de créer du team building en permanence.

Et quand je dis du team building, c'est toujours la même chose.

On en passe au coaching qui est la première base.

Et le coaching, c'est quoi ?

Pour moi, c'est savoir booster les gens en 15 minutes.

Et cela bah écoutez, normalement cela devrait être inné.

Il y a des écoles de coaching, c'est très bien.

Il y a des certifications qui existent, prenez-les, cela doit être inné.

C’est-à-dire de passer du temps avec quelqu'un, de pouvoir remonter quelqu'un.

Il y a deux, trois speakers sur dix qu’hier j'ai remontés.

Je les ai vus en répétition.

J'ai été leur donnée deux, trois trucs.

Il m'a fallu dix minutes.

Je crois que leur show était bien meilleur après, mais je connais, je connais cela par cœur.

Je sais quel truc.

C’est de la motivation.

C’est de la motivation, c'est de croire en l’autre.

D'accord !

Le métier de coach, c’est quoi ?

C'est que de un, tu crois en l'autre plus qu'il ne croit en lui-même, premier truc.

Deuxième truc si tu l'aides à se poser les bonnes questions par rapport à sa vie,

tu n'es absolument pas un conseiller, un professeur.

Tu ne donnes pas les réponses.

Non, tu dis : il faut faire cela.

Je vois plein de Français qui se plantent complètement qui vont dans ce métier de coaching

et ils le font à la française, à l'intellectuel.

Il n’y a pas l’intellectuel là-dessus, c'est que de l'humain, que de l'empathie.

Tu deviens une machine à empathie.

D’ailleurs, tu récupères la discussion que tu as avec les autres.

Ouais, bien sûr.

Tu récupères, tu changes, tu reformules.

Voilà, tu aides les personnes à comprendre quelles sont les questions qu'ils devraient se poser.

OK !

Parce que tu les aides à faire ce cheminement,

ils vont trouver les meilleures réponses d’eux-mêmes.

C'est cela un bon coach, quelqu'un qui pose les best questions, les meilleures questions.

Petit instant promo pour finir, tu sors un bouquin ou tu as sorti un bouquin, il me semble là.

Merci, il est disponible dans la grande librairie de Lille.

Furet du Nord.

Il s’appelle « Mr Happiness » parce que mon métier de Chief Happiness Officer,

c'est autant sur le métier de Chief Happiness Officer que sur la réinvention personnelle.

D'accord !

36 chapitres.

C'est un très feel good book avec des exo.

D'accord avec des exercices.

Donc en gros le tiers du bouquin, c'est Chief Happiness Officer au boulot

et les deux autres tiers, c'est comment être Chief Happiness Officer de sa vie.

C'est-à-dire comment trouver les moyens pour se réinventer

toujours et encore et passer ta prochaine vie ?

OK ! Super !

Et on peut aller voir sur internet tes conférences

et tes interventions directement, Arnaud Collery.

Arnaud Collery, standupforpassion.com.

Il y a mon Instagram, c’est stand-up for passion, twitter Arnaud Collery, Facebook group, etc.

La totale.

La totale, on y va, on est digital, on se réinvente à la digitale.

On y va à fond.

Merci beaucoup Arnaud.

Merci !

C'était super d'avoir pu échanger.

Merci !

Bravo à toi pour ce parcours !

Génial !

Très bonne journée. Bon retour sur…

Lille a de la chance de t’avoir.

Ah bah écoute

Moi c'est ce que je dis : Lille a de la chance de l’avoir.

J'ai de la chance d'être à Lille et d'avoir des super invités.

C'est clair !

Je te souhaite une bonne journée, je te laisse sortir et à très bientôt.

À plus !

Salut Arnaud !

Ciao !

Bye ! À bientôt.

Voilà, c'était Arnaud Collery.

Vous avez vu, il parle cash, il parle direct, il dit ce qu'il pense.

Il a de l'expérience, il a vécu plein de choses.

C’est ce qui le rend donc légitime sur pas mal de sujets.

Impressionnant l'énergie pour avoir côtoyé un petit peu, il est à fond tout le temps,

tout le temps tout le temps.

C'est vraiment intéressant de prendre, non pas exemple parce que ce n'est pas le but,

mais d'écouter.

Voilà d'écouter une autre façon, une autre version de vivre sa vie.

Il a expliqué, il a beaucoup voyagé.

Ce n'est pas un prérequis comme il l'a dit, mais lui cela l'a aidé à vivre sa vie.

Il a vécu des échecs, il en a parlé d'un, il y en a eu d'autres et cela l'a construit.

Cela l'a construit et cela lui a permis de prendre du recul.

Alors, ce qu’il ne dit pas, mais si, il l'a dit puisque dans le cadre de sa dépression,

cela a duré plusieurs mois quand même.

C'est que c'est plus facile de prendre du recul après quelques mois, quelques années après.

On se rend compte que et c'est le conseil qu’il donnait,

c'est prenez le temps de re-réfléchir à vos échecs passés,

notez-les vous voyez et forcément même il y a dix ans,

il y a quelque chose de positif qui en est ressorti et c'est ce qu'il a fait lui,

c'est se concentrer sur cet élément positif pour avancer.

Enfin ce métier de Chief Happiness Officer, voilà c'est un début de métier.

Encore une fois en France, c'est regardé un peu du coin de l'œil.

On se demande pourquoi organiser le bonheur, est-ce que vraiment c'est utile.

Bah dans des grosses boîtes, ce n’est pas que de la poudre aux yeux,

ce n'est pas que la table de ping-pong.

C'est tout un état d'esprit autour de cela, de simplement mieux vivre ensemble

et c'est le but de ces actions.

J'espère que cela vous a plu et que cela vous a intéressé.

N'hésitez pas à lui poser des questions en commentaire si vous voulez.

Il vous répondra et il passera un peu de temps avec vous si vous voulez avec un grand plaisir.

On se retrouve la semaine prochaine pour une autre émission de sur la route.

D'ici là, portez-vous bien, entreprenez, bougez-vous, prenez des risques, foncez.

Voilà !

Même s'il y a des échecs au bout, cela fera de l'expérience et ce sera de toute façon

positif pour vous.

Salut !

Bonne semaine et à mardi, à 9 heures.

Bye !

Émissions qui peuvent
vous intéresser
(voir tout)