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Sur La Route
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Épisode #4 -

Valentin Auvinet,

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Themes abordés :

Bonjour tout le monde !

Il est neuf heures, on est mardi.

On tourne l’épisode numéro quatre de « Sur la route ».

On est dans ma voiture, on est en direct sur Facebook

et je m’appelle Nicolas Quilliet. Aujourd’hui, on va recevoir mon invité, mon quatrième invité :

Valentin Auvinet.

Alors, Valentin Auvinet est le Directeur US de « SELL Secure »,

avec lui, on va parler de pas mal de choses, notamment de l’intrapreneuriat.

C’est quoi l’intrapreneuriat ? C’est ce qu’il fait aujourd’hui.

Il va nous expliquer ce que c’est, il va nous expliquer aussi son expérience aux USA, aux États-Unis,

les accélérateurs américains et puis son envie peut-être d’aller plus loin aux États-Unis.

Voilà, on accueille tout de suite Valentin Auvinet.

Bonjour Valentin !

Salut Nico !

Bienvenue sur la route !

Eh ben, merci !

On est parti !

Oui, c’est top, ravi d’être avec toi pour ce nouvel épisode !

Eh ben, merci !

J’avais suivi les deux premières, enfin les trois premières.

Trois premières, puisque tu es le numéro quatre.

Oui, c’est cela, c’est top !

Donc, merci de m’inviter !

Valentin, est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Alors, oui, j’imagine qu’il y a beaucoup de gens qui ne me connaissent pas.

Alors, Valentin Auvinet, 31 ans.

Alors, aujourd’hui, je suis général manager de SELL Secure.

D’accord, j’ai dit directeur, c’est pareil ?

Oui, oui, c’est pareil. Mais en fait, je suis directeur sur la partie USA.

D’accord !

En gros, SELL Secure, c’est une société qui fait des structures du contrôle à fraude pour les sites e-commerce.

Oui !

En gros, quand tu es e-commerçant, des fois tu prends des impayés et des fausses commandes.

Et en fait, nous, on les capte

avant d’envoyer la came pour éviter la fraude, tout simplement.

Et donc en fait, cela s’est très bien développé en France.

On est rapidement devenu le numéro un français,

et donc, on s’est dit : « après la France, il fallait qu’on voie plus loin et plus grand ».

Et quand on parle de fraude, on parle forcément des États-Unis,

parce que le marché est beaucoup plus grand.

Oui !

Et donc, j’étais missionné finalement par SELL Secure,

d’aller, finalement, prendre mon petit bâton de pèlerin et d’aller sur le marché.

Exactement !

Cela appartient au groupe Oney, c’est cela ?

Alors, c’est le groupe Oney qui est le groupe ...

OK, super !

Tu as commencé par quoi ? C’est quoi ton parcours ?

Alors déjà, je suis arrivé dans le nord par mes études.

Tu n’es pas du nord alors ?

Alors, je suis vendéen à la base.

... comme Fred Mazzella de BlaBLaCar.

Tu vois, il y a des gens inconnus

... , intéressant !

Je te souhaite le même ...

Merci, oui, on espère aussi un très bon succès à BlaBlaCar.

On devrait, on espère travailler avec eux rapidement aussi,

pour vérifier les faux profils d’ailleurs.

Et donc, je suis arrivé dans le nord pour faire mon Master deux à l’IMD.

D’accord !

Il s’appelle désormais l’« IMMD », tout à fait, qui est es un peu

l’école de l’agro-industrie et du marketing e-commerce.

On fait un coucou à tous ceux qui habitent Roubaix d’ailleurs.

Tout à fait, tous les Roubaisiens, tous les profs de l’IMD.

Il y a beaucoup de gens du web et des startups sur Roubaix, il n’y a pas qu’à Lille.

Exactement !

Avant cela, j’ai fait un passage par l’Angleterre.

Ce qui fait que j’ai quand même...

Tu es bilingue ?

J’ai réussi à apprendre l’anglais en revenant d’Angleterre.

Et après mes études, j’ai cofondé une société qui s’appelle « La mobilery » qui existe toujours,

qui est une des toutes premières agences mobiles qui ont été créées en France.

Juste après tes études ?

Juste après mes études, on m’a proposé...

Une autre université ?

Une université.

Pas d’école de commerce ?

Pas d’école de commerce, cela coûtait trop cher.

Donc, j’ai créé « La mobilery » à Tourcoing,

« La mobilery » qui existe encore.

Et en fait, on créait des applications mobiles, des tablettes,

on a fait celles de BNP, les premières de ... Berlin

... ,

C’était quand cela ?

Alors, c’était en 2009.

Donc, l’I-phone était sorti il y a deux ans.

Il n’y avait pas encore... le store venait juste de...

d’être quelque chose de correct,

parce que pendant un moment, c’était compliqué.

Et donc, cela s’est très vite développé,

belle croissance, beaucoup de clients.

Donc j’ai tenu trois ans et...

Donc, c’est toi qui as créé le... ?

Tout à fait, je l’ai cofondé, oui.

avec deux personnes. Entrepreneuriat, directe après les études.

Eh ben, finalement, c’est le meilleur moment

parce qu’à l’époque, je n’avais pas d’enfant.

J’étais déjà avec ma femme, mais on n’était pas encore marié, donc on avait du temps.

Tu n’as pas grand-chose à perdre quand tu sors d’étude.

Donc...

Ce qu’on dit souvent, il faut un peu d’expérience ...

comme on dit, intéressant pour créer sa boite et avoir du succès.

Et au final, toi, directe après l’école, pas de salarié.

Alors, si ... salarié dès le début.

Non, mais toi, tu n’as pas passé par l’étape salariée, directe tu as créé ?

Exactement ! Et je ne regrette absolument pas,

parce qu’aujourd’hui avec du recul, plus tu attends, plus tu te dis :

« Ah, j’ai une maison à payer, il y a l’école des enfants ...  ». Voilà !

Donc, tu évites, tu repousses plutôt à l’échéance.

Donc direct après l’école, c’est l’idéale.

Moi, je conseille vraiment de faire cela.

J’ai tenu trois ans, et après lors d’un voyage à New York,

je me suis dit : « j’ai envie de faire autre chose ».

D’accord !

Donc, je regardais à peu près ce qu’il se faisait aussi, ce qu’il y a dans le coin.

En fait, j’ai toujours été passionné par le sport

et il s’avérait qu’on m’a proposé un poste chez Decathlon pour un projet...

Quand tu dis sport, forcément, tu dis Decathlon.

Exactement ! Du web chez Decathlon ... responsabilité de l’équipe web.

D’accord !

Bon poste !

Très bon poste ! On était sur le web des marques.

Donc, finalement, cela s’est fait en 15 jours.

15 jours...

Tu es rentré de voyage ?

Exactement !

C’est que c’est ton voyage qui t’a donné le déclic

et l’envie de vraiment faire autre chose ?

En fait, je me posais la question : « qu’est-ce que j’ai envie du faire après ? »

Et en fait, pendant le voyage, j’ai pas mal réfléchi et je me suis dit :

« j’ai envie de faire autre chose, voir autre chose. »

Cela se passait plutôt très bien,

mais cette volonté de changer, c’est ce qu’on dit,

la nouvelle génération va faire cette boite.

Oui !

Exactement, donc c’était un peu ...

Donc, j’ai fait trois ans chez Decathlon

avec une forte volonté de partir à l’international.

J’ai toujours été passionné par ce côté expansion.

Oui !

Et il s’est avéré que Oney m’a proposé de

prendre les reines de la partie américaine de SELL Secure.

Donc après ton parcours chez Decathlon ?

Oui, exactement !

Là, tout de suite, c’est Oney qui te propose cela ?

Exactement ! Au début, je n’avais pas forcément prévu de partir,

mais quand on m’a dit : « c’est les US »,

forcément, quand tu travailles dans le web, tu te dis :

« c’est les US et c’est San Francisco »,

tu n’hésites pas très longtemps.

Revenons juste un petit peu avant, tu avais créé ta boite,

tu l’avais cofondé, tu es parti voyager et tu es devenu salarié ?

Exactement !

Il y a eu un changement ? Il s’est passé quelque chose ?

Alors, oui ! Cela change beaucoup de chose, déjà tu te trouves les RTT

que tu n’avais jamais vu ... les vraies vacances que tu n’avais jamais eues.

Le positif ! Le positif, c’est : les vraies vacances.

Le RTT et cela te permettent de trouver du temps pour faire autre chose.

Le téléphone qui sonne beaucoup moins du jour au lendemain.

Oui !

Même quand j’étais à New York, je continuais à avoir des coups de fil de clients,

ce genre de chose. Et gérer les équipes à distance, ce n’est pas forcément toujours facile.

Oui !

Et du jour au lendemain, quand tu es salarié, tu as des gens qui ... bordélique.

Tu n’es plus du tout tout seul, tu as plus de comptes à rendre, forcément.

Une hiérarchie, tu as découvert ?

Exactement, j’ai découvert une hiérarchie.

... petite, c’est quand même une grosse machine, Decathlon.

Cela va, parce que la liberté qu’il y a au sein des équipes, elle est plutôt très bonne

et très positive, donc on ne sent pas cette hiérarchie.

Il y a quand même énormément de responsabilité et d’autonomie.

On a un budget, on a des équipes, on s’occupe de son recrutement.

Il y a quand même cette notion d’entrepreneuriat directement dans les équipes.

Tu n’as pas eu de problème ? Tu t’es bien adapté ?

Très vite, oui, très vite !

La preuve, tu as remis le couvert donc juste après...

Exactement !

Sur un autre pose salariat,

mais salariat dans chez Oney, différent.

Alors, c’est de l’intrapreneuriat.

L’intraprenariat, oui !

En gros, c’est le mixte comme j’étais entrepreneur

et comme j’étais salarié,

on me propose de faire les deux.

Donc en gros, c’est porter un projet et une équipe,

être sous le directeur de l’équipe, manager de l’humain,

voir de la stratégie, participer à une vision

et aussi de l’autre côté, être salarié d’une entreprise.

Donc, finalement, c’est quand même un sacré confort, parce que

ne serait-ce que d’aller aux États-Unis, il faut compter des loyers

entre 6 000 et 10 000 dollars par mois.

Quand tu es entrepreneur, cela fait rapidement...

10 000 dollars par mois ?

Par mois, c’était notre logement qu’on avait avec Xavier qui est parti avec moi.

Ce n’est pas pour le siège de l’entreprise, c’est juste ton logement personnel ?

Le logement pour dormir, oui !

Mais pourquoi, parce que tu es parti aux États-Unis, à San Francisco ?

Tout à fait, c’est particulier, il y a trop à vivre, c’est très cher aux États-Unis.

C’est New York, forcément, San Francisco et Boston aussi.

Ce sont les trois où cela coûte des fortunes.

Donc en fait, quand tu es un jeune entrepreneur et que tu vas à San Francisco,

cela peut être rapidement compliqué si tu n’as pas de levé de fond d’avant

ou si tu n’as pas d’argent dans ton compte en banque, cela part à une vitesse incroyable.

Juste pour info, un développeur simple à San Francisco,

il faut compter 150 000 dollars par an.

En salaire annuel ?

En salaire annuel !

Et cela peut monter jusqu’à 1 000 000 de dollar pour les meilleurs.

Gentiment !

Gentiment, voilà !

On voit que tu as découvert complètement autre chose là-bas,

grâce à ce statut d’intrapreneur qui t’as permis...

— c’était ta volonté — de voyager,

d’aller voir en gros, comment développer, si je résume,

cette boite qui est leader en France et comment la développer aux États-Unis.

Tout à fait, c’est exactement cela !

Et l’avantage d’être soutenu par le groupe et d’être salarié,

c’est que tu ne te soucies pas dès le début du : « ramener un chiffre d’affaires très rapidement »,

cela te permet de te poser, de bien analyser le marché, regarder ce qui se fait,

tester des choses, on a testé pas mal de choses,

voir ce qui marche, ce qui ne marche pas, abandonner, voilà.

Cela offre vraiment un vrai confort que n’ont pas forcément tous les autres entrepreneurs.

Tu as retrouvé ce que tu as vécu en tant qu’entrepreneur ?

Tout à fait, oui ! Là, tu retrouves beaucoup de choses,

déjà, tu te replonges tout ce que tu as oublié

en passant par un grand groupe,

c’est de te plonger dans les contrats.

Comment on recruter quelqu’un.

Surtout aux États-Unis, après, il y a toutes ces histoires de visa.

Cela, c’est toi qui dois gérer cela ?

Alors, je gère cela et je suis accompagné par ... ,

c’est ma mission, c’est moi qui m’occupe de ...

En fait, c’est comme tu crées une boite aux États-Unis ?

Exactement, la création de filiales dans le Delaware.

Pourquoi le Delaware ?

Alors, c’est la question que tout le monde pose en disant « oui, c’est un paradis fiscal ».

Pas du tout en fait, il y a 40 % d’imposition au Delaware,

il y a une seule particularité, c’est que tout est possible,

tu peux faire ta boite 100 % en ligne,

que dans le Delaware.

D’accord !

Donc tu as des outils qui te permettent, ... ,

ils ont sorti un outil qui s’appelle Atlas

pour tout faire en ligne en une journée.

Cela t’ouvre un compte en banque.

Même de France, tu pourrais le faire ?

Exactement, oui !

Tu peux, de France, créer ta boite aux États-Unis ?

Tout à fait !

C’est possible de le faire, oui.

Bon, tu mettras en commentaire les éléments et tu...

Mais, après, il ne faut pas le faire pour les impôts

parce que 40 % d’imposition, c’est...

Non, il faut le faire parce que tu veux aller aux États-Unis te développer.

Sur le marché, tu es...

Exactement ! Si tu veux signer avec des Américains,

de toute façon, ils ne signent pas avec une entreprise française.

Donc, il faut vraiment avoir une structure américaine,

être présent aux US parce que c’est pareil,

« driver » depuis la France, c’est impossible,

ne serait-ce que les neuf heures de décalage horaire.

C’est vrai !

Là-bas, tu n’y es pas allé juste avec ton logement pour voir le marché, tu as été accélérer.

Exactement !

Il y a une structure accélératrice ... .

Tout à fait, on est parti à deux, et on a intégré l’accélérateur ...

qui a été fondé par trois Français,

qui se sont installés dans la vallée depuis plus de dix ans,

donc, qui sont vraiment bien installés dans la vallée.

C’est intéressant parce qu’au début, quand on est parti, on s’est dit :

« on va faire un accélérateur, on ne va pas se planter. »

Et donc, on avait...

Tu veux rencontrer un accélérateur pour...

On veut participer au programme d’accélération pour gagner du temps.

Exactement, donc on avait postulé à quatre programmes différents.

Mais il y a autant que cela !

Des accélérateurs, il y en avait une soixantaine peut-être sur...

Rien qu’à San Francisco ?

Rien qu’à San Francisco !

Donc nous, on a vraiment sélectionné ceux qui étaient les plus pertinents

et orienté finetech ou avec une analyse du secteur

qui est possible dans l’accélérateur,

parce que si tu vas faire un accélérateur qui fait de l’électrolyte pur,

typiquement le « hardware » club, cela ne sert à rien.

D’accord !

Et tu as choisi ...

Donc, on a été pris au quatre, on a choisi ...

c’était la première.

Tu as été pris au quatre ?

Oui, on a été pris au quatre, donc on a eu le choix de le faire,

de faire ... .

Et on avait pris ... parce que c’était le « patch 1 », donc on s’est dit

que la visibilité allait être meilleure.

C’est leur première promotion ?

Exactement !

C’est la première fois qu’ils accompagnaient.

Ils ont accompagné combien d’entreprises là ?

Donc moi, j’ai participé à la première,

j’ai été sur place pour la deuxième,

j’ai rencontré toutes les boites dans la deuxième.

Et là, il y a la troisième qui doit commencer dans deux semaines.

Et à chaque fois, c’est entre 12 et 14 boites qui passent.

Qu’est-ce que cela t’a apporté concrètement ?

Alors, concrètement cela te permet gagner énormément de temps.

Oui !

Parce qu’ils ont déjà un réseau ultra installé,

nous, cela nous a permis de faire rencontrer des gens,

de pouvoir installer notre solution chez des gens qui était déjà sur place.

Parce qu’ils te mettent en contact ?

Exactement !

Puis ils nous ont mis en relation avec une boite qui fait du « car-sharing »,

du partage de véhicule entre particuliers.

« Car-sharing », d’accord !

Cela, c’est ... qui fait cela, c’est une autre société de... .

D’accord !

En fait, on s’est occupé de vérifier les profils sur cette plateforme-là,

puisque tu me prêtes ta voiture.

D’ailleurs, c’est l’ancien fondateur de E-Bazar.

E-Bazar ? On a fondé E-Bazar il y a plus de 30 ans.

Elle dirigeait eBay Europe et après, a créé cette société qui est la numéro un aux États-Unis.

Donc très vite, on s’est rencontré,

ils nous ont fait rencontrer des gens hyper pertinents, on a pu se développer.

Donc cela nous faisait gagner un temps fou, et aussi,

cela nous a permit d’apprendre les codes de la vallée.

En gros, il y a deux choses qui sont importantes,

c’est forcément : tout est en anglais, c’est la logique.

Donc il faut un minimum de ... .

Exactement, sinon, c’est compliqué.

Et deux : moi, ce que j’ai retenu, c’est : « be on time ».

C’est vraiment quand le rendez-vous, il est à neuf heures,

déjà, ce sont des rendez-vous de 30 min.

D’accord !

Et quand le rendez-vous est à neuf heures, à 9h00, tu dois être avec la personne.

Donc pile ? Neuf heures pile ?

Si tu es à 9h01, c’est comme si tu insultais la personne.

À ce point ?

Et si tu es à 9h04, le mec, il est déjà parti.

Donc, le quart d’heure de politesse français, c’est de l’insulte.

Tu oublies directe !

Oui, c’est hyper vrai.

Donc, il faut que tu arrives à moins de 10, histoire de...

Oui, voir moins le quart selon les bouchons, tu vois.

Donc c’est...

Le mec en face est à l’heure aussi ?

Il est toujours à l’heure et c’est pareil que quand tu invites des Américains chez toi.

Oui ! À titre perso ?

À titre perso, si tu dis « j’ai rendez-vous à huit heures du soir »,

tu n’invites jamais un Américain entre midi et deux.

Interdit !

D’accord !

Ce n’est pas du tout comme en France où tu dis : « on fait un dev... »,

cela ne se fait pas.

Cela n’existe pas !

Et donc, c’est pareil. Ce sont des codes qu’il faut apprendre.

Mais quand tu invites à huit heures, le mec, il est derrière ta porte à 7h59

et à huit heure, il appuie sur ta sonnette.

C’est assez fou, mais après, cela permet de bien s’organiser.

Il faudrait, il faut s’organiser et puis peut-être changer d’habitude pour certains.

Comme tous les Français, tu as intérêt à bien t’habituer.

OK !

« Be on time », c’est cela ?

« Be on time ».

Cela, c’est valable pour le business, c’est « Be on time »,

parce que tu disais sur ... , cela te permet d’accélérer,

parce que si tu vas trop lentement, cela ne marche pas.

C’est ça, exactement !

Après aussi, l’intérêt de ... c’était vraiment de...

Ils te mettent en relation avec des investisseurs.

Et donc ils ont un programme d’investissement pour cela en fait,

pour que tu suives un accompagnement et à la fin de la session,

tu passes devant des investisseurs pour lever de l’argent.

Tu as levé des fonds ?

Alors, nous on n’en cherchait pas.

D’accord !

Au moment où on y allait, on n’en cherchait pas.

Aujourd’hui, on se pose la question,

parce que nos concurrents, on s’est rendu compte qu’on n’était pas tout seul,

et nos concurrents, il faut savoir que sur la dernière année,

ils ont levé entre 50 et 70 000 000 de dollars.

Une paille !

Une paille !

Donc autant te dire que si tu veux aller te battre en ligue des champions comme on dit,

il va falloir faire des bons recrutements et de l’appel aux visibilités.

OK, super !

Donc ce n’est pas exclut que par l’avenir,

on passe par cette étape-là.

Et les États-Unis, cela t’a vraiment plu au point que

tu voudrais peut-être même t’y installer ?

Alors oui, pourquoi pas ?

Après, il y a un vrai problème aujourd’hui, ce sont les visas.

Les visas ?

Les visas d’aujourd’hui, là, depuis le premier juillet,

tous les visas de français sont bloqués.

C’est physiquement bloqué ? Tu ne peux plus faire des demandes de visa ?

Tu ne peux pas déposer ton dossier à l’ambassade des États-Unis,

parce qu’ils ont tout clôturé depuis le début du juillet,

en fait, ils ont eu trop de demandes ...

parce que Donald Trump a décidé d’arrêter certains types de visas.

Donc, tout le monde s’est mis sur les mêmes.

ce n’est pas qu’il y avait plus de gens d’un seul coup,

c’est que tout le monde s’est pris en même temps en fait.

Et il y a aussi plus de gens, parce que les gens se sont dit :

« cela commence à se serrer, donc c’est le moment d’y aller. »

Donc il y en a qui ont accéléré aussi leur procès de visa.

Et moi, pas de bol, j’ai voulu postuler le lendemain de la fermeture.

Au moment où j’ai postulé, ils me disent : « non, vous ne pouvez pas ».

Donc là, ce n’est toujours pas rouvert.

Et tu n’as pas de visibilité ?

Je n’ai pas de visibilité, ils ne donnent aucune info.

Par contre, Xavier qui est avec moi,

lui, il a déposé son dossier trois jours avant moi,

et donc lui, il a réussi à le déposer sauf qu’il n’a pas de date.

Il n’a pas de date, il ne sait pas quand est-ce qu’il va pouvoir repartir.

D’accord, c’est dingue !

On est arrivé.

On est arrivé, exactement !

Merci Nicolas !

Tu ne vas pas partir tout de suite aux États-Unis ?

Eh ben, non !

Tu vas retourner bosser ?

C’est cela, oui !

Je répondrais à vos questions aussi sur...

Effectivement, Valentin, n’hésitez pas à lui poser plein de questions et il répondra directement.

Puis il mettra les petits liens intéressants aussi par rapport à ce qu’on vient de discuter.

Cela marche !

Et puis, je te remercie, merci beaucoup, Valentin !

Merci, Nico ! Merci, et puis vivement les prochains !

Cela roule, c’est gentil.

Salut !

Ciao, ciao !

Bye !

Voilà, l’épisode numéro quatre est fini.

Valentin a essayé de vous expliquer un petit peu son expérience,

la différence entre entrepreneur et intrapreneur.

Il y a vraiment pas mal d’éléments intéressants, puis cette vision des US.

Donc voilà, vu des États-Unis, c’est comment faire son business,

comment y aller à fond, se faire accompagner.

Les accélérateurs qu’est-ce que c’est ?

On va mettre plein de liens en bas pour que vous puissiez voir en détail tout cela.

Et puis voilà !

Écoutez, j’espère que cela vous a intéressé.

N’hésitez pas à poser des questions,

on échange, on discute vos retours.

Je les attends, cela m’intéresse énormément

pour améliorer l’émission encore.

Voilà !

Je vous souhaite une bonne journée ! Portez-vous bien !

Et à la semaine prochaine, mardi, neuf heures

avec mon cinquième invité : Antoine Leclaire.

CEO de CREZEO, le patron de CREZEO,

qui va nous expliquer pourquoi il se lève tous les matins à trois heures du matin.

On en parle mardi prochain à neuf heures.

Salut, très bonne journée !